Micka. Ma maman vient de décéder. Elle a été mariée deux fois, à mon père puis à mon beau-père avec qui (...)
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08/02/2013 - Bon à savoir
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Réversion : Fiche 57
Dans les fonctions publiques, le principe de la réversion s’applique au conjoint survivant, veuf ou veuve et ex-conjoint, ainsi qu’aux orphelins mineurs. Il n’y a pas de plafond de ressources mais ce droit est réservé aux veuves, veufs et ex-conjoints vivant seuls.
Toute personne, homme ou femme, qui est mariée ou a été mariée avec un fonctionnaire titulaire peut bénéficier d’une pension de réversion. La pension peut être demandée, quel que soit l’âge du conjoint survivant, sous certaines conditions.
L’attribution d’une pension de réversion n’est pas automatique, il faut la demander. Si la demande est déposée après la quatrième année suivant celle du décès, le rappel des sommes dues sera limité à l’année au cours de laquelle la demande est déposée et aux quatre années antérieures.
Condition de mariage. La pension de réversion n’est attribuée au conjoint survivant que si le mariage a été contracté deux ans au moins avant la cessation du service du fonctionnaire décédé ou si le mariage a duré quatre ans. Ces conditions de durée ne sont pas exigées :
si au moins un enfant est issu du mariage ;
ou si le fonctionnaire est décédé en activité ou était titulaire d’une pension d’invalidité, à condition que le mariage ait été antérieur à l’événement qui a provoqué le décès ou l’invalidité.
En cas de remariage, le droit à la réversion disparaît pendant ce nouveau mariage.
Situation des divorcés. Si le conjoint est divorcé ou séparé de corps, il peut prétendre à la pension de réversion s’il n’est pas remarié, n’a pas conclu de Pacs ou ne vit pas en concubinage.
Situation des ex-conjoints. S’il existe plusieurs bénéficiaires, par exemple un conjoint et un ex-conjoint, la pension est partagée au prorata de la durée des mariages. La durée prise en compte pour la répartition de la pension de réversion va de la date du mariage au jour où le divorce est devenu définitif. En cas de décès de l’un des bénéficiaires, sa part n’est pas attribuée aux autres conjoints ou ex-conjoints bénéficiaires, elle passe, le cas échéant, aux bénéficiaires de la pension temporaire d’orphelin (voir les conditions et modalités ci-après).
Conditions de droit à pension. Il faut que le fonctionnaire décédé ait lui-même acquis un droit à pension. Il faut donc qu’il ait effectué :
15 ans de services effectifs pour la retraite s’il est décédé avant janvier 2011 ;
2 ans de services effectifs pour la retraite s’il est décédé à compter de janvier 2011.
Si cette condition n’est pas remplie, il y a transfert au régime général de la sécurité sociale.
Attention !Remariage
En cas de remariage ou de vie maritale, la pension de réversion n’est pas attribuée. Il faut attendre la rupture de cette union et ne pas avoir acquis d’autres droits au titre de cette nouvelle union pour que la pension soit rétablie.
Le montant de la pension est égal à 50 % de la pension dont bénéficie le conjoint décédé, sans condition d’âge, sans condition de ressources, sans condition d’activité.
Si le fonctionnaire décède en activité, son conjoint touchera 50 % de la pension qu’il aurait pu obtenir à la date de son décès, sans décote.
À la pension de réversion s’ajoutent éventuellement :
la moitié de la rente d’invalidité dont le fonctionnaire bénéficiait ou aurait pu bénéficier ;
la moitié de la majoration pour enfant obtenue, à condition que le bénéficiaire de la pension de réversion ait effectivement élevé les enfants pendant neuf ans, avant leur 16e anniversaire ;
la moitié du supplément NBI.
Seul le versement du minimum de pension de réversion est soumis à une condition de ressources. Si le total des ressources personnelles du conjoint survivant et de sa pension de réversion est inférieur au minimum vieillesse (Aspa), il perçoit un complément de pension pour atteindre ce minimum (742 € jusqu’à mars 2012, puis 777 € en avril 2012).
Les droits à pension de réversion des orphelins sont les mêmes dans le cas du décès du père ou de la mère.
Attention !Adoption
Sont exclus de la pension d’orphelin les enfants adoptés avant l’union du fonctionnaire et du bénéficiaire de la pension de réversion.
Chaque orphelin âgé de moins de 21 ans, qu’il soit légitime, naturel reconnu ou adopté, perçoit une pension égale à 10 % de la pension obtenue par le fonctionnaire ou qu’il aurait pu obtenir au jour de son décès, et augmentée, le cas échéant, de 10 % de la rente d’invalidité dont il bénéficiait ou aurait pu bénéficier.
Toutefois, il convient de préciser qu’il s’agit d’une indemnité différentielle. Le ou les orphelins bénéficient d’abord du versement des prestations familiales, et si le montant de ces prestations est inférieur au montant de la pension de réversion, une indemnité différentielle vient compléter ce revenu dans la limite de ces 10 %.
En cas soit de décès du conjoint survivant, ou d’impossibilité pour le conjoint de bénéficier de la pension de réversion (remariage ou concubinage notoire, dont Pacs), ses droits de réversion passent aux enfants âgés de moins de 21 ans et la pension de 10 % est maintenue à chaque enfant.
Enfant handicapé. La pension d’orphelin s’applique aussi aux enfants âgés de plus de 21 ans à la charge du fonctionnaire à la date de son décès et atteints d’une infirmité permanente, les mettant dans l’impossibilité de gagner leur vie.
Bon à savoirMaximum
Le total des pensions de réversion et d’orphelin ne peut excéder le montant de la pension du fonctionnaire décédé. En cas de dépassement, il est procédé à une réduction temporaire des pensions d’orphelin.