Notre activité


100 jours de grève chez Manufrance en 1937


Nous sommes au lendemain du Front populaire, après le gouvernement de Léon Blum. Partout des conventions collectives sont négociées.

Le patron Mimard tente une diversion pour séparer les employés des ouvriers, suggérant une convention du commerce pour les uns, de la métallurgie pour les autres. La CFTC participe activement à cette grève aux côtés de la CGT.

Face au refus de la direction de recevoir les délégués des deux organisations, l’ensemble du personnel vote l’occupation des locaux. Mais à l’extérieur, certains syndicats CFTC féminins et des personnalités religieuses écrivent à la Confédération pour qu’elle désavoue cette initiative.

Celle-ci, qui s’était toujours opposée aux occupations par respect du droit de propriété et par souci de moralité, accepta pourtant de soutenir ce conflit. Elle fut rassurée d’apprendre que les huit cents femmes et jeunes filles quittaient bien chaque soir à 18 h l’usine occupée !

C’est là que René Mathevet fit ses premières armes de responsable syndical.