UNION CONFÉDÉRALE CFDT DES RETRAITÉS

E. Retraites Anticipées des Fonctionnaires


40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail


Pour les fonctionnaires, l’invalidité se traduit par une liquidation anticipée de leurs droits à la retraite. Cette situation n’est pas toujours très favorable, les pensions sont particulièrement basses pour des carrières courtes. Le départ anticipé n’est pas la seule solution, les fonctionnaires ont des droits à congé maladie, longue maladie et longue durée.

Mises à jour :
 liens vers le site de la CFDT Fonctions publiques (mise à jour 24/12/25) ;
 réécriture complète de la fiche pour l’enrichir (15/3/26) ;
 ajout du montant servant au calcul de le rente (23/03/26).

Montant à connaître

Montant mensuel de l’indice 681 revalorisé servant au calcul de la rente viagère d’invalidité (point 7) : 4 206,96 € brut (depuis avril 2025).

1. Congés pour raison de santé avant la retraite pour invalidité

La retraite pour invalidité est précédée de périodes de congés pour raisons de santé :
 congé maladie dit ordinaire (CMO) jusque 12 mois maximum ;
 congé longue maladie (CLM) jusque 3 ans maximum si maladie invalidante qui nécessite un traitement et des soins prolongés ;
 congé de longue durée (CLD) jusque 5 ans maximum pour cinq maladies (affection cancéreuse, déficit immunitaire grave et acquis, maladie mentale, tuberculose ou poliomyélite) ;
 congé pour invalidité temporaire imputable au service (Citis) sur demande du fonctionnaire et sans durée maximum. Peuvent être reconnus imputables au service l’accident au travail ou en trajet ou la maladie professionnelle. Le fonctionnaire doit de déclarer l’accident ou la maladie professionnelle pour obtenir sa reconnaissance.

A la fin du congé pour raison de santé non imputable au service, l’agent est placé en disponibilité d’office pour raisons de santé. Cette disponibilité ne compte pas pour la retraite et peut être indemnisée.

En revanche, il n’y a pas de durée limitée au Citis, y compris en cas de consolidation. Le fonctionnaire bénéficiaire d’un congé pour invalidité temporaire imputable au service (Citis) conserve l’intégralité de son traitement jusqu’à ce qu’il soit en état de reprendre son service ou jusqu’à sa mise à la retraite pour invalidité.

2. Allocation d’invalidité temporaire (AIT) si congé maladie épuisé

Un fonctionnaire titulaire peut bénéficier d’une allocation d’invalidité temporaire (AIT) si :
 temporairement inapte, ne pouvant pas reprendre ses fonctions,
 ayant épuisé ses droits à congé de maladie,
 n’étant pas admis à la retraite pour invalidité,
 atteignant une invalidité réduisant au moins des 2/3 sa capacité de travail
 placé en disponibilité d’office sans droit aux indemnités journalières de maladie.

La demande sur formulaire Cerfa est adressée à so/n employeur qui la complète et l’envoie à la caisse primaire d’assurance-maladie (CPAM). Elle r)épond avec son avis au fonctionnaire et à son employeur.
L’AIT est payée par l’employeur du fonctionnaire.

3. Allocation temporaire d’invalidité (ATI) si reprise après un Citis

Le fonctionnaire victime d’un accident de service ou atteint d’une maladie professionnelle reprenant ses fonctions peut avoir droit à une allocation temporaire d’invalidité (ATI), cumulable avec son traitement. L’incapacité permanente est d’au moins 10% pour un accident de service.

Pour une maladie en lien avec l’exercice des fonctions, désignée dans l’un des tableaux de maladie professionnelle de la sécurité sociale, le droit à indemnisation peut être ouvert sans condition de taux. Pour une maladie professionnelle reconnue mais ne figurant pas dans l’un des tableaux de maladie professionnelle, un taux d’invalidité d’au moins 25% est exigé.

La demande d’allocation temporaire d’invalidité (ATI) passe par son employeur. Elle doit être déposée dans le délai d’un an :
 à compter de la reprise d’activité, si celle-ci intervient après la consolidation de l’état de santé ;
 à compter de la constatation officielle de la date de consolidation de l’état de santé, si la consolidation est fixée après la reprise d’activité.
L’employeur convoque le fonctionnaire chez un ou plusieurs médecins agréés et le dossier médical sera soumis au conseil médical pour avis.

Après la demande auprès de son employeur, elle est attribuée pour une période de cinq ans, et renouvelable dans les mêmes conditions. Cette allocation est concédée et payée dans les conditions prévues pour les pensions de retraite. Le montant est égal au taux d’invalidité multiplié par le traitement brut de l’indice majoré 245 (1 230 € depuis 2024).

Contrairement à l’AIT, l’allocation temporaire d’invalidité (ATI) est maintenue ou transformée en cas de mise à la retraite pour invalidité.
L’ATI est remplacée par une rente d’invalidité, lorsque la mise à la retraite est consécutive à l’aggravation de l’invalidité ayant ouvert droit à l’ATI.
L’ATI est maintenue après radiation des cadres pour invalidité imputable au service, si cette radiation est indépendante de l’infirmité ayant ouvert droit à l’ATI.

4. Conditions pour avoir droit à la retraite pour invalidité

L’invalidité est une « altération grave, temporaire ou permanente, de l’état de santé d’une personne ». L’invalidité des fonctionnaires est prise en charge par leur régime spécial de retraite (SRE ou CNRACL). Pour avoir droit à la retraite pour invalidité, les conditions énumérées ci-dessous sont exigées.

Être titulaire. Il faut être fonctionnaire titulaire de l’Etat ou de la territoriale ou de l’hospitalière.

Être en activité. Maladie ou accident ont été contractées au cours d’une période d’activité donnant des droits à la retraite. Pour une maladie non imputable au service, une période de 3 ans maximum de congé parental et/ou de disponibilité pour élever un enfant est prise en compte.

Être inapte. Pour avoir droit à la retraite pour invalidité, le fonctionnaire titulaire doit être définitivement inapte à exercer ses fonctions. Son incapacité permanente est une invalidité dont on ne peut pas prévoir l’amélioration.

Ne pas pouvoir être reclassé. Dans tous les cas, l’employeur doit rechercher le reclassement du fonctionnaire : soit par un aménagement de poste, soit par une préparation au reclassement (PPR), soit par un reclassement pour raison de santé. La PPR est un droit pour tout agent reconnu inapte. C’est une période de transition professionnelle d’un an ayant pour objectif le reclassement professionnel du fonctionnaire.

Ne pas avoir atteint sa limite d’âge. Pour avoir droit à la retraite pour invalidité, l’inaptitude doit être reconnue avant la limite d’âge du fonctionnaire concerné. La mise à la retraite pour invalidité doit intervenir avant cet âge limite. Voir fiche 48 les limites d’âge.

Bon à savoir

Fonctionnaire stagiaire ou agent contractuel et inaptitide

La réglementation applicable aux fonctionnaires stagiaires est différente de celle applicable aux fonctionnaires titulaires. Licencié pour une inaptitude définitive, le stagiaire bénéficie d’une pension d’invalidité jusqu’au droit à la retraite. Sa situation est traitée dans le Code général de la fonction publique, articles R327-36 à R327-41.
L’agent contractuel souffrant d’une invalidité totale ou partielle bénéficie d’une indemnisation de l’assurance invalidité de la sécurité sociale (CPAM), jusqu’à ce qu’il atteigne l’âge de la retraite.

5. Procédure pour une retraite pour invalidité non imputable au service

La mise à la retraite anticipée pour invalidité ne résultant pas du service peut intervenir :
 soit sur demande du fonctionnaire, à tout moment ;
 soit d’office si l’inaptitude résulte d’une maladie ou d’une infirmité définitive et stabilisée qui ne peut pas faire l’objet d’un traitement, ou à la fin d’un délai de 12 mois en congé de longue maladie (CLM) ou de longue durée (CLD).

L’employeur doit d’abord demander l’avis d’un médecin agréé pour :
 établir médicalement l’inaptitude absolue et définitive ;
 chiffrer le taux d’ incapacité permanente partielle (IPP) ;
 évaluer la nécessité de l’assistance d’une tierce personne.
L’employeur transmet les conclusions du médecin et saisit le conseil médical pour avis. Le fonctionnaire et son représentant du personnel peuvent demander à voir le dossier, y compris la partie médicale. Il peut assister à la séance du conseil médical et être accompagné d’un médecin ou d’un conseiller de son choix.

Le taux d’ incapacité permanente partielle (IPP) proposé par le médecin et le conseil médical doit respecter un barème indicatif (publié au JO).

La demande personnelle de retraite pour invalidité se dépose auprès de son employeur. Pour les fonctionnaires relevant de la CNRACL, le Conseil d’Etat considère que cette demande les prive d’une allocation chômage, car ce ne serait plus une privation involontaire d’emploi.

Attention

L’avis essentiel du conseil médical

Le conseil médical en formation plénière se compose de trois médecins titulaires, deux représentants de l’employeur et deux représentants du personnel. Nous vous conseillons de contacter vos représentants avant la réunion.

Pour la retraite pour invalidité, l’agent est d’abord convoqué par un médecin agréé autre que le médecin traitant. Il doit libeller les infirmités et fixer les taux, conformément au barème, pour démontrer l’inaptitude. Les conclusions sont transmises à l’agent.
Par la suite, l’agent est convoqué devant le conseil médical en formation plénière qui apprécie la réalité des infirmités, la preuve de l’imputabilité au service, le taux d’invalidité et l’incapacité permanente à l’exercice des fonctions.

Le fonctionnaire et son représentant du personnel peuvent demander à voir le dossier, y compris la partie médicale. Il peut assister à la séance du conseil médical et être accompagné d’un médecin ou d’un conseiller de son choix.

Le pouvoir de décision appartient à l’autorité investie du pouvoir de nomination, sous réserve de l’avis conforme de la CNRACL ou du SRE.

6. Procédure pour une retraite pour invalidité imputable au service

L’imputabilité au service passe par une déclaration ou une demande de reconnaissance d’accident de service ou de maladie contractée en service (voir point 1). En pratique, c’est l’équivalent de l’accident du travail ou de la maladie professionnelle gérés par le régime général.

Le fonctionnaire en Citis conserve l’intégralité de son traitement jusqu’à ce qu’il soit en état de reprendre son service ou jusqu’à sa mise à la retraite.

La mise à la retraite anticipée pour invalidité imputable au service peut intervenir :
 soit sur demande du fonctionnaire ;
 soit d’office pendant le congé pour invalidité temporaire imputable au service (Citis) si le fonctionnaires est reconnu inapte définitif et non reclassable.

L’employeur doit d’abord demander l’avis d’un médecin agréé pour :
 établir médicalement l’inaptitude absolue et définitive ;
 chiffrer le taux d’incapacité permanente partielle (IPP) ;
 dire si c’est imputable au service ;
 évaluer la nécessité de l’assistance d’une tierce personne.
L’employeur transmet les conclusions du médecin et saisit le conseil médical pour avis.

L’employeur transmet la demande au SRE (retraites de l’État) ou à la CNRACL (retraites des territoriaux et hospitaliers) et attend leur accord pour prononcer la radiation des cadres.

Le fonctionnaire préférant demander la retraite pour invalidité remet à son employeur le formulaire émis par le SRE si fonctionnaire d’État (FPE) ou par courrier à son employeur si fonctionnaire territorial ou hospitalier (FPT / FPH).

7. Montant de la retraite pour invalidité

La pension de retraite pour invalidité est calculée dans les mêmes conditions que les retraites normales (fiche 49), mais sans décote. Le traitement à retenir reste celui de l’indice détenu par l’agent durant les six derniers mois de services valables. La retraite pour invalidité donne droit au minimum garanti de retraite (fiche 49).

La condition des six mois ne sera pas opposée en cas de décès ou lorsque l’agent n’est plus en service à la suite d’un accident imputable au service.

Si le taux global d’invalidité est au moins égal à 60 %, la retraite pour invalidité ne peut être inférieure à 50 % du traitement de référence, sans décote. Ce taux est porté à 75%, rente comprise, si l’agent a exposé ses jours dans un acte de dévouement.

Taux global d’invalidité. Il est calculé selon une des deux règles :
 Règle de Balthazard ou règle de la validité restante : Infirmités simultanées, liées à un même évènement, intéressant des organes ou membres différents et de fonctions distinctes. Chaque taux est multiplié par le pourcentage de validité restante après soustraction des infirmités déjà retenues.
 Arrêt Mérotte (Conseil d’État) : Infirmités successives, qui ne présentent pas de lien d’aggravation entre elles. Les taux d’invalidité de chaque infirmité doivent être purement et simplement ajoutés pour leur valeur propre.

Rente si invalidité imputable au service. Une rente viagère d’invalidité (RVI) cumulable avec la retraite est versée en cas d’invalidité reconnue comme résultant du service (viagère = pour la vie). La RVI peut aussi être versée si la maladie se déclare après le départ en retraite et est imputable au service : c’est le cas de l’amiante.
Le montant de cette rente est égal au produit du taux d’invalidité imputable multiplié par le traitement de base.
Si le montant du traitement du fonctionnaire dépasse un montant correspondant à l’indice 681de 2004 mais revalorisé chaque année le 1er avril (voir montant en cours en haut de la fiche), la fraction dépassant cette limite n’est comptée que pour le tiers. En outre, il n’est pas tenu compte de la fraction excédant 10 fois ce montant brut.
Par ailleurs, le montant total de sa retraite et de la rente d’invalidité ne peut pas être supérieur au montant du traitement servant de base pour le calcul de la retraite. Si tel est le cas, chaque élément est réduit à due proportion

Majoration pour tierce personne. Le fonctionnaire titulaire d’une retraite pour invalidité et devant recourir à l’assistance constante d’une tierce personne pour les actes ordinaires de la vie, peut obtenir une majoration de sa pension, même si ce recours devient nécessaire postérieurement à la cessation d’activité.
Cette majoration est égale à un traitement brut à l’indice majoré 227. Elle est accordée pour 5 ans. Les droits sont réexaminés et la majoration est soit attribuée définitivement, soit supprimée en cas d’amélioration de l’état de santé.

Exceptions à la durée d’assurance requise depuis 2023 si droit à la retraite avant 60 ans. Une dérogation concerne les droits au départ anticipé autres que les catégories actives, soit une retraite pour invalidité mais aussi pour carrière longue, fonctionnaire handicapé, enfant invalide, conjoint invalide, parent de 3 enfants.
Si la date d’ouverture du droit à la retraite est atteinte avant 60 ans, la durée de services et de bonifications requise :
 pour ceux pouvant liquider leur pension avant le 1er septembre 2023 sera égale à la durée applicable avant la réforme de 2023 (voir article) ;
 pour ceux pouvant liquider leur pension à compter du 1er septembre 2023, durant une période transitoire, en fonction de la date d’ouverture du droit, sera égale à : 2023 et 2024 = 169 trimestres ; 2025 = 170 ; 2026 = 171 ; 2027 = en fonction de l’année de naissance.

8. Paiement des congés annuels non pris

L’indemnité versée pour congés annuels non pris pour raisons de santé est à présent inscrite dans les textes des fonctionnaires. Un décret du 21 juin 2025 modifie les trois décrets traitant des congés annuels pour les trois fonctions publiques. Il prévoit le versement d’une indemnité compensatrice.

Cette indemnité en fin de relation de travail est plafonnée à 4 semaines. Ses modalités de calcul sont les mêmes dans les trois fonctions publiques (arrêtés du 21 juin 2025).
Elle concerne principalement les fonctionnaires en retraite pour invalidité, mais aussi ceux partant en retraite et terminant leur carrière en congé maladie.

L’indemnisation d’un jour de congé annuel non pris est calculée de la manière suivante : (rémunération mensuelle brute x 12) / 250. Le chiffre 250 est le nombre moyen de jours ouvrés dans une année. L’indemnité compensatrice de congés annuels est soumise aux mêmes cotisations que la rémunération.

9. Situations après la retraite pour invalidité

Réintégration comme fonctionnaire titulaire possible. Après une retraite pour invalidité, un fonctionnaire peut être réintégré dans un nouvel emploi de titulaire, après avis du conseil médical. La retraite est annulée et la nouvelle période de travail sera prise en compte lors de la retraite définitive.

Attendre sa retraite du régime général. Les fonctionnaires invalides ayant cotisé au régime général avant leur entrée dans la fonction publique n’ont pas droit à la pension d’invalidité du régime général. Ils doivent attendre l’âge de la retraite pour inaptitude : lire la fiche 9. Le droit à cette retraite de base ouvre le droit à sa complémentaire (Agirc-Arrco ou Ircantec).

Cumul avec un nouvel emploi autorisé. La retraite pour invalidité est dérogatoire aux règles habituelles de cumul emploi-retraite du fonctionnaire : il a droit au cumul intégral, sans plafond ni limites. De plus les nouvelles cotisations pour la retraite donneront droit à une autre retraite selon les régimes de retraite où il va cotiser.
Ainsi s’il cotise au régime général pour la retraite de base, pour la retraite complémentaire, le contractuel cotise à l’Ircantec et le salarié du privé à Agirc-Arrco.

Indemnité complémentaire au tribunal administratif. La retraite pour invalidité imputable au service ouvre droit à une indemnisation complémentaire, fondée sur l’engagement de la responsabilité sans faute de l’employeur, au titre des préjudices subis par le fonctionnaire du fait de sa pathologie. Ce n’est pas automatique. Il faut saisir le juge administratif pour obtenir le montant, en rapport avec le taux d’IPP.


Nous ne pouvons répondre qu’aux questions sur la « pension de retraite pour invalidité ». Les problèmes rencontrés pendant les congés pour raisons de santé relèvent d’une autre réglementation et donc du syndicat CFDT de votre lieu de travail.

La CFDT Fonctions publiques vous informe

 octobre 2023 : Le reclassement du fonctionnaire inapte à l’exercice de ses fonctions
 septembre 2025 : Accident de service
 septembre 2025 : Accident de trajet
 juillet 2025 : Fiche sur le conseil médical
 juillet 2025 : Le congé maladie du fonctionnaire dans la FPE
 juillet 2025 : Le congé de longue maladie du fonctionnaire dans la FPE
 septembre 2025 : La protection sociale complémentaire en prévoyance des agents de l’État
 octobre 2025 : Prévoyance à l’État : les grandes lignes d’une prévoyance statutaire se dessine enfin pour l’invalidité non professionnelle

 février 2026 : Prévoyance à l’État : l’invalidité non professionnelle avance à petits pas
 avril 2026 : Prévoyance à l’État : Invalidité et parcours type de l’agent

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  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 19 décembre 2024 à 22:11

    Bonjour,

    Placée en disponibilité d’office pour raisons de santé à l’expiration de mes droits à congé de maladie ordinaire de 12 mois , le conseil médical a émis un avis favorable le 13/12/2024 à l’octroi de temps partiel pour raison thérapeutique à compter du 8/06/2024.

    Il mentionne une réintégration à TPTH à 50% dès réception du PV en liaison avec le médecin du travail.
    Il précise : l’intéressée est placée en disponibilité d’office pour raison de santé à compter du 8/06/2024 jusqu’a la date de réintégration effective.

    A compter du 8/06/2024 j’ai été placée en DORS provisoire avec un demi traitement .

    Ma question est : après décision favorable du conseil médical sur mon aptitude à la reprise en mi temps thérapeutique le 13/12/2024,
    celle ci sera t’elle rétroactive sur ma carrière avec une régularisation de la paye depuis le 8/06/2024 ?

    Je vous remercie par avance pour votre temps et votre réponse ;)

    Bien cordialement :)

    Répondre à ce message

    • Le 20 décembre 2024 à 12:39

      L’avis du conseil médical du 13 décembre 2024 ne peut pas s’appuyer à mon avis sur les anciens textes. J’ai publié un message le 17 décembre avec un lien vers les nouvelles règles issues de l’accord signé par la CFDT Fonctions publiques (entre autres) en 2023 et codifiées dans un décret du 27 juin 2024.

      Je reprend mon précédent message. Le ministère publie une page sur les nouvelles règles d’indemnisation des fonctionnaires d’État en congé maladie. Je remercie Steven de nous avons signalé cette page publiée le 11 décembre 2024.
      Modalités d’indemnisation des agents en cas de congés de longue maladie et de grave maladie dans la fonction publique de l’État
      Le point numéro 9 de cette page web précise « les droits à rémunération de l’agent dans l’attente de l’avis du conseil médical à expiration des droits à congé pour raison de santé ».
      Je retiens que l’agent ne sera pas pénalisé financièrement dans ce nouveau système qui s’applique dès à présent. Même si c’est complexe à comprendre.

      Répondre à ce message

      • Le 30 décembre 2024 à 17:18

        Bonjour

        Merci pour votre message et vos informations.

        Voici la réponse du CSRH de mon administration : ”S’agissant de votre rémunération, il peut vous être indiqué qu’à ce stade, votre gestionnaire ne peut effectuer de régularisation concernant la disponibilité d’office pour raison de santé.
        En effet, il vous appartient de solliciter, auprès de l’organisme de sécurité sociale local dont vous dépendez, le bénéfice des prestations en espèces de la sécurité sociale. Sans cette autorisation, le CSRH ne peut vous verser ces indemnités et effectuer en conséquence le rattrapage du demi-traitement qui vous a été versé jusqu’à présent.
        Merci pour votre avis sur cette réponse .

        Bien cordialement

        Répondre à ce message

        • Le 30 décembre 2024 à 22:31

          La disponibilité pour raison de santé (Dors) n’est pas citée dans le document en ligne du ministère ci-dessus.
          Je ne comprend pas la réponse de votre service RH car je ne connais pas votre situation.
          Lisez les nombreuses réponses de ce forum.

          Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 27 décembre 2024 à 14:50

    Bonjour à tous
    FPT en citis actuellement après passage expert et commission médicale en attente CNRACL je devais être radiée des cadres le 1/1/2025 mais la caisse de retraite ayant beaucoup de retard que va-t-il se passer ? Bien cordialement et joyeuses fêtes de fin d’année

    Répondre à ce message

    • Le 27 décembre 2024 à 17:22

      Non, votre employeur n’a pas le droit de vous radier des cadres avant que la CNRAL l’ai autorisé à le faire.
      Dit autrement, vous passez directement du Citis à la retraite pour invalidité, quand la CNRACL aura procédé au contrôle de légalité de la décision de l’employeur.

      Répondre à ce message

    • Le 29 décembre 2024 à 01:29

      Bonsoir.

      Vous serez maintenue en CITIS ( et par conséquent à plein traitement) durant le traitement du dossier de liquidation de vos droits à la retraite par la CNRACL et ce quelque soit la durée de ce traitement. Après l’étude de votre dossier, la CNRACL communiquera un avis à votre employeur, comportant en observation la date à à partir de laquelle, l’employeur peut émettre un arrêté administratif de radiation des cadres et de mise à la retraite pour invalidité. La mise à la retraite met fin au CITIS. Vous percevrez dès lors votre pension et le cas échéant une rente viagère.

      Le retard de traitement du dossier par CNRACL et votre employeur, peut-être pénible (vous restez dans une incertitude relative) mais il n’est financièrement pas défavorable à l’agent. Vous continuez durant cette période à percevoir votre plein traitement et à cotiser pour la retraite). Bonnes fêtes.

      Répondre à ce message

    • Le 30 décembre 2024 à 10:11

      Bonjour,

      Je rejoins les réponses formulées par Claude et Simon. Le CITIS doit perdurer et constitue une position financièrement favorable.

      Par ailleurs, si un taux d’IPP vous a été reconnu au titre de l’événement imputable ayant justifié votre placement en CITIS, vous avez droit, indépendamment des questions relatives à votre mise à la retraite, à une indemnisation complémentaire fondée sur l’engagement de la responsabilité sans faute de votre employeur. Cette indemnisation peut être très conséquente et nécessite dans la plupart des cas la saisine de la juridiction administrative.

      N’hésitez pas à revenir vers moi si vous l’estimez utile.

      Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

      Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 29 décembre 2024 à 15:31

    Bonjour,
    Je suis actuellement en CLD et j’ai reçu un document de la DSDEN m’informant qu’il fallait que je formule une demande de retraite pour inaptitude pour le 11 décembre 2025, soit la date de l’épuisement de mes droits à congés.
    J’envisage d’anticiper cette demande et de la formuler dès le début du mois de janvier 2025 car la procédure est très longue.
    Ma question est la suivante : Si mon dossier n’est pas finalisé au-delà du 11 décembre 2025, je me retrouve sans ressources, ou bien, la DSDEN me verse un demi-traitement et dans ce cas, sous quelles conditions ?
    Je vous remercie par avance de ce que vous pourrez faire.
    Cordialement.

    Répondre à ce message

    • Le 29 décembre 2024 à 23:23

      Vous ne pouvez être sans ressources. Vous serez placé en disponibilité d’office pour raisons de santé (Dors). Ce sujet est souvent traité dans ce forum.

      Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 20 septembre 2024 à 19:04

    Bonjour Claude,

    Je suis en accident de travail depuis le 27/12/2019,es que cela est normal que je perde des points sur mon relevé de carriére au niveau de la RAFP pour l’année 2021,2022,2023,ayant toujours le même salaire.

    2019 4 trim. CNRACL 4 trim.(A)
    RAFP 347 pts
    2020 4 trim. CNRACL 4 trim.(A)
    RAFP 352 pts
    2021 4 trim. CNRACL 4 trim.(A)
    RAFP 197 pts
    2022 4 trim. CNRACL 4 trim.(A)
    RAFP 170 pts
    2023 4 trim. CNRACL 4 trim.(A)
    RAFP 198 pts

    Merci pour votre réponse.

    Cordialement.

    Répondre à ce message

    • Le 20 septembre 2024 à 22:46

      Non, c’est surprenant. Lisez la fiche 53 qui traite de la RAFP : 53 La retraite additionnelle des fonctions publiques (RAFP)

      Répondre à ce message

      • Le 21 septembre 2024 à 13:05

        Bonjour Claude,

        Toutes mes excuses, mais je ne vois pas où cela est précisé dans la fiche 53 ,que l’on ne pert pas de point en accident de travail.

        Cordialement

        Répondre à ce message

        • Le 21 septembre 2024 à 17:12

          Je vous ai répondu non car ce n’est pas possible. La fiche 53 vous montre que cela n’existe pas. Ecrivez une réclamation à l’Établissement qui gère la RAFP pour avoir des explications. Quand vous l’aurez, venez nous l’écrire fiche 53.

          Répondre à ce message

          • Le 21 novembre 2024 à 16:29

            Bonjour Claude,

            Après renseignement auprès de la R.A.F.P , on m’a répondu que les points étaient calculés sur les primes.
            Étant en accident de travail depuis le 27/12/2019, je n’ai plus la prime de service de fin d’année qui représentait environ un 3/4 de mon salaire, c’est pour cela que mes points ont baissés.

            Cordialement.

            Répondre à ce message

    • Le 28 décembre 2024 à 17:43

      Bonjour.
      J’ai le même souci, avez vous pu avoir l’explication ? Merci cordialement

      Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 27 décembre 2024 à 17:22

    Bonjour ,

    Je suis en AT DEPUIS LE 31 MAI 2022 OPÉRÉ DE 2 HERNIES DISCALES EN JANVIER 2023 validé par le CONSEIL MEDICAL , EN DECEMBRE 2023 , puisque mon employeur avait reconnu par 2 arrêté municipaux mon AT , et que un médecin expert généraliste avait rejeter mon AT .J’ai donc fait appel ou lors de mon passage au comité médicale, LES MEDECINS EXPERTS ONT RECONNU MON AT .Depuis je n’ai que des soucis lombaires et de SCIATIQUE .Je travaillais en service espaces Vert, le dernier médecin expert m’a déjà déclaré à mon passage le 17 octobre 2024 que mon poste ne serait plus possible , que ma collectivité devrait me trouver un autre poste en interne , mais à ce jour ils n’ont rien de disponible pour moi .J’ai bientôt 59 ans , que 27 ans de collectivité territoriale, je me pose beaucoups de questions sur mon avenir financier .Mon épouse est elle même en invalidité de la CNRACL elle perçoit 549 euros par mois .Alors oui on va devoir vendre notre bien immobilier car encore un loyer à payé plus les charges ......Je vois que du noir dans notre futur proche .Mon prochain passage avec le médecin expert et prévu courant MARS OU AVRIL 2025 , et la seulement je passerais au CDG ( COMMITE MEDICAL ) , POUR UNE DEMANDE DE MISE EN INDISPONIBILITE A MES ANCIENNES FONCTION .QUE VAIS JE PERCEVOIR EN FINANCE .DEPLUS JE DUIS DIABETIQUE INSULINO DEPENDANT ET MA JAMBE GAUCHE FONCTIONNE MOIN BIEN DU A MON OPERATION ET A MON PROBLÈME DE DIABETE .JE DOIS PORTER UN ELECTRO STIMULATEUR SUR LA JAMBE 1 HEURE SUR 2 .POUVEZ VOUS ME DIRE ET ME DIRIGEZ SVP MERCI .SUR MES DROITS ET REVENU QUE JE PEUX PRETENDRE !!!! Merci de votre écoute et de votre lecture.

    Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de croire en mes considération les plus respectueuses .
    Merci .

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    • Le 27 décembre 2024 à 17:46

      Avez-vous été placé en Citis par votre employeur, donc avec maintien du traitement ?
      Pour un fonctionnaire on n’utilise pas le signe AT, mais accident imputable au service ou maladie professionnelle.
      Votre retraite pour invalidité sera calculée comme une retraite normale mais sans décote comme expliqué fiche 49 de ce guide : 49 Taux de liquidation, calcul de la pension, décote, surcote, minimum garanti...
      Votre employeur va demander l’avis d’un médecin agréé puis du conseil médical avant de fixer votre taux d’incapacité imputable au service. Ce taux vous donnera droit à une rente viagère (à vie) qui augmentera votre retraite.
      Vous aurez droit à vos autres retraites à 62 ans au titre de l’inaptitude (09 Retraite anticipée pour inaptitude, invalidité et AAH ).
      D’autre part, il s’écoule plusieurs mois entre le moment où votre employeur à rempli le dossier de retraite pour invalidité imputable au service et l’autorisation par la CNRACL de vous mettre à la retraite pour inaptitude.

      Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 26 décembre 2024 à 20:39

    Je viens de recevoir le procès-verbal de séance du Conseil médical qui a statué dans un premier temps pour la perte de mon œil droit avec appareillage d’une prothèse oculaire à 25 % tout près existant à l’affiliation et 25 % taux au dernier jour valable j’ai également subi une dépression et là j’ai 30 % au dernier jour valable je suis né le 27 février 1964 et avant mes 18 ans j’étais apprenti je ne sais pas à l’heure actuelle à quoi m’attendre pour ma mise en retraite pour invalidité. Pouvez-vous me donner la procédure pour arriver à la fin de ce cycle infernal merci d’avance bien à vous

    Répondre à ce message

    • Le 26 décembre 2024 à 22:33

      Si vous êtes déclaré inapte définitif, vous pourrez être mis à la retraite pour invalidité.
      Si vos problème de santé ne sont pas imputables au service, votre retraite pour invalidité sera calculée comme une retraite normale mais sans décote (voir fiche 49 le calcul). Le taux dépend de votre nombre de trimestres comme fonctionnaire.

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  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 19 décembre 2024 à 11:24

    Bonjour en maladie professionnelle depuis 2020 dans la fonction publique hospitalière,j ai été mise en retraite pour invalidité ce mois ci. J ai 19 jours sur un CET vont ils mettre payes, ? Il me restait des congés comment cela va t il ce passer ? Merci votre reponse

    Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 21 décembre 2024 à 15:48

    Bonjour
    Je ne comprends rien au calendrier de revalorisation des retraites pour invalidite de la fonction publique d’état soi en avril
    Pourquoi cette différence ! ?
    Aurons nous comme les autre droit à la prime de 100 euros et à quelle date car ma pension n’atteint pas 2000 euros mensuels ?
    Quel sera en fait le pourcentage de la revalorisation en 2025 et à quelles dates ?
    0, 8 pour cent me semble inadmissible
    Pouvez-vous m’éclairer svp

    Merci pour votre réponse
    Bien à vous
    Mail sylviahoudet42@gmail.com

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    • Le 21 décembre 2024 à 18:37

      Votre question est traitée fiche 51.
      En droit, les retraites pour invalidité des fonctionnaires sont assimilées aux pensions d’invalidité des salariés relevant du régime général. Mais si la votre est définitive, celle du salarié est remplacée par la retraite.
      Les pouvoirs publics préservent la revalorisation des retraites pour invalidité mais pas des retraites normales. Ainsi les retraites normales ont sauté une année sans revalorisation et pas celles pour invalidité. Toutes étaient en avril, puis les normales sont passées en octobre puis en janvier. Les retraites normales ont failli voir leur revalorisation repoussée à juillet. Regardez le tableau de la fiche 51.
      En conclusion vous êtes gagnants sur la durée par rapport aux autres retraites.
      51 Paiement, revalorisation, recours et cotisations sociales des pensions des fonctionnaires

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  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 17 décembre 2024 à 13:40

    RE bonjour

    Je reviens vers vous concernant la demande de reversement de mon demi-traitement par le rectorat durant l’attente de ma mise à la retraite pour invalidité.
    Je viens enfin de recevoir le titre de perception de la DRIFP aujourd’hui 17 décembre, alors que leur courrier a été envoyé le 11 décembre et que la date d’émission de ce titre est du 18 novembre… Et cela par simple courrier !!! Et si celui-ci s’était égaré ou perdu ! De plus, il me demande de leur régler la somme de 16 000 euros avant le 15 janvier, soit dans moins d’un mois, et il est inscrit que toute somme non acquittée à la date limite de paiement sera majorée de 10 % selon l’article 55 III B de la loi 2010-1658 du 29 décembre 2010...
    Comme me l’a dit Maître GALY ce paiement est suspensif durant la demande de remise gracieuse et de sa réponse voir si cela se termine devant le tribunal administratif.
    Et ce que je ne comprends pas, venant d’un comptable, il me demande aussi de payer du trop perçu issu d’AVRIL 2022 alors que cette dette ou date est forclose en décembre 2024 !
    Dans ce courrier, il me signifie que je peux contester le montant de ce titre devant la DRIFP. Ma question est la suivante : cette demande de remise gracieuse doit, elle aussi, s’adresser au rectorat ou c’est la DRIFP qui lui transmettra ce courrier, et si oui, les délais de réponse seront-ils allongés et de combien de temps ?
    Encore merci pour votre réponse.

    Répondre à ce message

    • Le 17 décembre 2024 à 14:06

      Vous avez déjà eu des réponses à votre situation dans ce forum.
      Utilisez auprès de la DRIFP la réponse officielle du ministère à une question écrite d’un sénateur. Elle s’applique aux trois fonctions publiques.

      Réponse du Ministère auprès du ministre de l’intérieur et des outre-mer et du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé des collectivités territoriales et de la ruralité publiée le 14/09/2023.

      Conformément à l’article 17 du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 pris pour l’application de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif à l’organisation des conseils médicaux, aux conditions d’aptitude physique et au régime des fonctionnaires territoriaux, la décision de reprise de service, de reclassement, de mise en disponibilité ou d’admission à la retraite de l’agent territorial, à l’expiration des douze mois consécutifs de congé de maladie ordinaire, doit être précédée de l’avis du conseil médical. La même procédure est prévue à l’article 37 du décret précité à l’égard de la décision de reprise de service ou de réintégration, de reclassement, de mise en disponibilité d’office ou d’admission à la retraite à l’expiration de la dernière période de congé de longue maladie ou de longue durée. Pendant toute la durée de la procédure requérant l’avis du conseil médical, le paiement du demi-traitement est maintenu à l’agent jusqu’à la date de la décision de reprise de service ou de réintégration, de reclassement, de mise en disponibilité ou d’admission à la retraite.
      Issu du décret n°2011-1245 du 5 octobre 2011 relatif à l’extension du bénéfice du maintien du demi-traitement à l’expiration des droits statutaires à congé de maladie, de longue maladie ou de longue durée des agents de la fonction publique de l’État, de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière, le maintien exceptionnel du demi-traitement poursuit l’objectif de lutter contre la précarité financière des agents publics en raison des saisines parfois tardives des instances médicales et de leurs délais d’examen des dossiers. En complément, mettant un terme à une jurisprudence anciennement établie, le Conseil d’État a reconnu que : « la circonstance que la décision prononçant la reprise d’activité, le reclassement, la mise en disponibilité ou l’admission à la retraite rétroagisse à la date de fin des congés de maladie n’a pas pour effet de retirer le caractère créateur de droits du maintien du demi-traitement » (Conseil d’État, 9 novembre 2018, n° 412684). Aussi, le demi-traitement ne présente pas un caractère provisoire et reste acquis à l’agent, y compris si la position statutaire dans laquelle il est placé à l’issue de la procédure n’ouvre pas droit au versement d’un demi-traitement.
      Eu égard à la finalité poursuivie par le maintien du demi-traitement garanti à l’agent territorial, le Gouvernement n’envisage pas une modification des dispositions statutaires. En outre, la réforme des instances médicales intervenue aux termes du décret n°2022-350 du 11 mars 2022 relatif aux conseils médicaux dans la fonction publique territoriale, vise, en rationalisant les cas de saisine des conseils médicaux, à réduire les délais de traitement des dossiers par ces instances. Cette évolution contribue ainsi à ne plus faire peser les conséquences financières des délais de traitement des instances médicales sur les finances des collectivités territoriales.
      Publiée dans le JO Sénat du 14/09/2023 - page 5401

      Le ministre cite une décision du Conseil d’État. Si on ne vous répond pas, n’hésitez à aller au Tribunal administratif avec les références données par le ministre. Sur place le greffier vous renseignera sur les documents à joindre à votre recours.

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    • Le 17 décembre 2024 à 17:08

      Bonjour,

      L’envoi des titres par lettre simple et avec un delta significatif entre la date de rédaction et la date d’envoi est malheureusement parfaitement courante. Je ne rentrerai pas dans les détails car ce n’est pas le cœur du problème qui vous concerne mais une telle pratique présente également des failles pour l’administration.

      Je vous confirme que sur le plan juridique, le recours gracieux à l’encontre du titre qui peut être formé devant la DRFIP est suspensif du recouvrement de la créance concernée.

      Cela n’empêche malheureusement pas, dans certains cas qui restent assez rares, que les Finances vous relancent à ce propos.

      Le recours est à adresser à la DRFIP qui le transmettra à votre employeur. Celui-ci aura un délai de six mois pour y répondre, s’il ne le fait pas à l’issue de ce délai, une décision implicite de rejet naîtra et vous pourrez alors saisir le tribunal administratif.

      Je prêche bien évidemment pour ma paroisse, mais la contestation de titres de perception en matière de créances de l’Etat obéit à des règles de procédure spécifiques qu’il convient de respecter, et je ne peux donc que vous inviter à vous faire assister par un avocat. Recherchez d’ailleurs à ce titre si vous disposez d’une protection juridique.

      N’hésitez pas à revenir vers moi si vous l’estimez utile.

      Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

      Répondre à ce message

      • Le 20 décembre 2024 à 14:29

        Merci pour votre réponse ... mon courrier de demande de remise gracieuse est parti ce matin je vous tiendrai au courant de leur réponse. Mais cette am j’ai lu ceci !

        l’opposition à poursuite pour contester la régularité formelle de l’acte de poursuite peut être :

         ? le Trésor public doit apporter la preuve que vous avez bien reçu la notification de l’acte en cas
        d’envoi par lettre simple au lieu d’un recommandé avec avis de réception,
         ? l’avis doit comporter votre nom tel qu’il figure dans votre acte de naissance,
         ? l’avis doit comporter l’indication du montant de votre dette,
         ? l’avis doit comporter la signature du comptable public qui met en œuvre la procédure …

        Or j ai reçu le titre par lettre simple et il n y a aucune signature....j aurai donc pu faire le mort et dire que je n ai jamais rien reçu !?

        Répondre à ce message

        • Le 20 décembre 2024 à 17:25

          Bonjour,

          Les notifications en courrier simples sont très courantes en la matière. Elles présentent effectivement certaines failles pour l’administration mais aussi pour le fonctionnaire concerné.

          En effet, si vous agissez comme si vous n’aviez reçu, les Finances vont continuer leur procédure jusqu’à la récupération effective de la somme litigieuse par une saisie sur vos comptes bancaires.

          En contestant, et donc en reconnaissant que vous avez reçu le courrier simple, vous vous assurez la suspension du recouvrement, ce qui n’est pas négligeable.

          Ainsi, tant que votre recours sera pendant devant l’administration puis devant le juge, aucune mesure de recouvrement concrète ne peut être valablement mise en œuvre.

          Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

          Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 18 décembre 2024 à 17:32

    Bonjour,

    Dans le cadre d’une mise à la retraite pour invalidité imputable au service, est ce que la CNRAC peut refuser ? Et quels sont les cas de refus. Je cherche de partout sans rien trouver merci d’avance
    cordialement Gilles

    Répondre à ce message

    • Le 20 décembre 2024 à 11:54

      La CNRACL vérifie la légalité e la décision de l’employeur. Elle vérifie en particulier la conformité avec le barème d’invalidité, un document officiel.

      Répondre à ce message

    • Le 20 décembre 2024 à 17:31

      Bonjour,

      Dans les grandes lignes, la CNRACL vérifie que la mise à la retraite est bien prononcée au titre d’un événement imputable au service et si le taux d’invalidité reconnu est cohérent.

      Ces deux points peuvent constituer des axes d’avis défavorables de la CNRACL.

      Mais le cas échéant, le titre de pension qui sera émis pourra être éventuellement contesté.

      Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

      Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 19 décembre 2024 à 13:25

    Bonjour,

    En cas de contestation du calcul fait par le SRE selon la règle de Balthazar, comment doit on procéder ? on refuse de signer l’homologation du SRE avant mise en retraite pour invalidité ? Et comment est on rémunérer pendant ce recours, on reste en dispo d’office ?

    (ils appliquent la règle de balthazar alors que les 2 pathologies ne sont pas liées et se sont déclarées avec 10ans d’intervalle )

    Grand merci.

    Répondre à ce message

    • Le 19 décembre 2024 à 23:46

      Le taux global d’invalidité est calculé selon une des deux règles :
       Règle de Balthazard : Infirmités simultanées, liées à un même évènement, intéressant des organes ou membres différents et de fonctions distinctes.
       Arrêt Mérotte (Conseil d’État) : Infirmités successives, qui ne présentent pas de lien d’aggravation entre elles.
      Ce taux global détermine le montant de la rente viagère.

      Répondre à ce message

    • Le 20 décembre 2024 à 14:55

      Les réponses à ces questions m’intéressent aussi

      Répondre à ce message

    • Le 20 décembre 2024 à 17:32

      Bonjour,

      A mon sens vous devriez signer le document demandé en émettant des réserves quant au taux retenu.

      Une fois votre bulletin de pension communiqué, vous pourrez le contester afin d’espérer voir le taux réévalué.

      N’hésitez pas à revenir vers moi si vous l’estimez utile.

      Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

      Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 18 décembre 2024 à 16:48

    Bonjour Me Galy, Bonjour Claude,
    Je suis IDE de la FPH actuellement en CITIS. Je vous ai déjà contacté par le passé et je me permets de revenir vers vous car mon dossier de retraite a été traité par la CNRACL (en 3 jours !). Le 6 novembre la CNRACL a émis un avis favorable à ma demande de retraite anticipée pour invalidité imputable au service à 60% + rente d’invalidité, à partir d’avril 2025. Cet avis a été émis via leur logiciel informatique à ma gestionnaire retraite qui a fait une copie d’écran de la décision et m’en a informée. Aujourd’hui celle-ci apprend que la CNRACL, après "vérification", est revenue sur sa décision et applique finalement le calcul selon BALTHAZAR, ce qui abaisse mon taux d’IPP à 52% avec tout ce que cela implique. Quelle déception...
    Comment la CNRACL a pu émettre un avis favorable puis revenir dessus ? Est ce légal ?
    Ma gestionnaire retraite va envoyer un mail de "réclamation".
    Est ce que je peux contester le changement d’avis et/ou le calcul selon Balthazar, et si oui, comment ?
    Merci d’avance pour votre aide

    Répondre à ce message

    • Le 20 décembre 2024 à 11:57

      Le taux global d’invalidité est calculé selon une des deux règles :
       Règle de Balthazard : Infirmités simultanées, liées à un même évènement, intéressant des organes ou membres différents et de fonctions distinctes.
       Arrêt Mérotte (Conseil d’État) : Infirmités successives, qui ne présentent pas de lien d’aggravation entre elles.
      Ce taux global détermine le montant de la rente viagère.

      Répondre à ce message

    • Le 20 décembre 2024 à 14:54

      En 3 jours ?! comment cela est il possible ? A quel âge avez vous demandé votre retraite par invalidité ?
      Concernant le taux d’invalidité retenu, il est possible de demander un recours dans les 2 mois suivant leur décision, en principe, cela est écrit dans leur courrier (CNRACL)

      Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 17 décembre 2024 à 19:41

    Bonjour cher collègue,

    Placé en dispo d’office pour raisons de santé depuis le 7/02/2023, le conseil médical à validé une mise en retraite pour invalidité en session plénière le 12/12/2024.
    L’arrêté de radiation des cadres et la mise en retraite seront datés :
     du jour de l’homologation de l’avis par le SRE ?
     du lendemain de la décision du conseil médical ?
     du jour de placement en dispo ?
     une autre date ?

    Merci d’avance pour votre boulot et votre temps

    Bien cordialement,🙏🙏🙏

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  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 17 décembre 2024 à 00:53

    Bonjour,
    Dans la FPE, je suis actuellement "en disponibilité dans l’attente de ma mise en retraite pour invalidité".
    J’ai mis des guillemets à ma situation car, malgré les 2 conseils médicaux ayant rendu avis (septembre et octobre 2024), aucun arrêté n’est venu confirmer ma mise en DORS.
    Je "serais" donc en DORS depuis mai 2024.
    Je perçois, cependant, une indemnité correspondant à une DORS "de fait" puisque, à la différence de ce que je percevais en demi-traitement en congé maladie, je ne perçois plus aucun montant correspondant à des IFSE depuis mai. Ce qui me semble cohérent.
    Ce qui me semble moins cohérent est que je cotise toujours au SRE depuis mai 2024... alors que les trimestres ont bien cessé de s’ajouter à ma carrière depuis cette date (relevé ensap).
    En disponibilité, il est légalement prévu que le décompte de trimestres soit suspendu. Je ne conteste, donc, pas ce point.
    Mais n’est-il pas anormal que je cotise toujours ?
    Car, de fait, je perçois une indemnité correspondant, certes, à un demi-traitement mais diminué des cotisations retraite...
    Comment, selon vous, pourrais-je réagir ? Selon quelle référence réglementaire ?
    Merci, tout court, de votre travail sur ce forum et, d’avance, pour vos éclairages.

    Répondre à ce message

    • Le 17 décembre 2024 à 11:39

      Rappelons les règles de cette Dors si spéciale pour les seuls fonctionnaires titulaires.
      Il peut être placé d’office en disponibilité pour raison de santé (Dors) s’il a épuisé ses droits à congé de maladie ou congé de longue maladie (CLM) ou congé de longue durée (CLD).
      La Dors dure six mois ou un an mais ne peut pas dépasser 3 ans. La Dors et son renouvellement sont prononcés par l’employeur après avis obligatoire du conseil médical.
      On ne peut pas être moins bien indemnisé par l’employeur que par la Sécurité sociale.
      La période ne compte pas dans les services effectifs, donc pour le montant de la retraite.
      La disponibilité est prononcée par arrêté ministériel, soit d’office, soit à la demande de l’intéressé. Voir Décret n°85-986 articles 42 et 43.
      Prélever des cotisations retraite et ne pas y avoir droit est une aberration. Si l’employeur ne les prélève pas, il ne se passe rien pourtant. Dans les secteur privé, il n’y a pas de cotisations sur les indemnités journalières mais elles donnent droit à des trimestres gratuits. Seul le tribunal administratif peut trancher sur ce point, à mon avis.

      Répondre à ce message

    • Le 17 décembre 2024 à 17:14

      Bonjour,

      Votre situation est malheureusement classique. Je m’explique : par principe, la mise à la retraite ne peut être prononcée de manière rétroactive. L’une des exceptions à ce principe est caractérisée lorsque l’employeur la prononce afin de régulariser la position administrative de l’agent concerné.

      Ainsi, en ne vous plaçant officiellement dans aucune position administrative, votre employeur s’assure de pouvoir prononcer à terme votre placement rétroactif en retraite pour invalidité.

      L’objectif prévisible de cette manœuvre est de solliciter à terme le reversement du "demi-traitement" versé dans l’attente de votre mise à la retraite pour invalidité. Cependant, et comme cela a été maintes fois rappelé dans ce forum, cette logique est infondée. Les employeurs publics peuvent l’ignorer ou espérer que l’agent concerné ne connaîtra pas ses droits à ce titre.

      En ce qui concerne la question des cotisations retraite ce que vous relevez paraît effectivement incohérent.

      Il faudrait interroger votre employeur à ce propos.

      N’hésitez pas à revenir vers moi si vous l’estimez utile.

      Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

      Répondre à ce message

      • Le 19 décembre 2024 à 17:07

        “« « Bonjour » »”,

        Je suis dans le même cas que ce Mr ..En effet en DORS depuis 2 ans et demi je cotise 183 euros par mois mais ces cotisations ne m’apportent rien sur le montant de ma retraite qui du coup est dérisoire ( contact CNRACL c’est normal c’est pour les autres ! ) INCOHERENT je vous l’accorde mais c’est justement le problème en DORS on est sans issue ..bloquée niveau échelon donc salaire et au niveau retraite
        J’ai été très mal renseignée ces dernières années, et je me retrouve à 63 ans ( burn out 59 ans ) avec une retraite dérisoire car mon âge est dépassé mais je n’ai pas cotisée assez de trimestre . Ma question est celle-ci ; l’expert que j’ai rencontré veut me mettre à la retraite pour invalidité .. Comment se calcule -t -elle exactement ? Et surtout vu que j’ai atteints l’âge de la retraite mais que je n’ai pas assez de trimestres validés consideront- ils que l’invalidité durera jusqu’au 67 ans âge requis maximum pour partir à la retraite dans FPT
        D’avance merci pour vos réponses
        Cordialement

        Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 13 décembre 2024 à 15:25

    Bonjour,

    Je suis titulaire de la fonction publique hospitalière depuis 1989 et mon départ en retraite (âge limite) est prévu fin février 2025.
    D’une part, j’ai contracté une maladie professionnelle en mars 2018. J’ai travaillé à temps plein et à mi-temps jusqu’en février 2020 où j’ai subi un accident de travail (deuxième partie de ce message) qui me maintient encore à l’heure actuelle en arrêt.
    Pour cette maladie professionnelle, ma DRH a reçu le certificat de consolidation en décembre 2022 et je n’ai été expertisée qu’à la fin août 2024…
    L’expert a proposé le taux de 12 % qui n’a pas été transformé en ATI par ma DRH. J’ai lu quelque part qu’il aurait fallu que j’en fasse la demande express. Est-ce juste ?
    J’ai su par une collègue représentante à la commission d’il y a deux jours, que ce taux a été réduit à 7 % mais je n’ai pas encore reçu le courrier. Je souhaiterais connaître mes droits quant à la demande d’une ATI aujourd’hui et si celle-ci est possible, sur quelle période elle prendrait effet. Si je fais appel de la décision, devrais-je repasser une expertise et si oui, l’expert peut-il être le même que celui qui a fixé les 12 % ? Dans ces cas-là, est-il possible et/ou souhaitable d’être accompagnée par un conseil ?
    D’autre part, comme signalé en début de message, je suis en arrêt pour un accident du travail suite à trois agressions sur mon lieu de travail (2013, 2018, 2020). J’avais repris le travail après les deux premiers accidents mais pas après le dernier. Par contre, il n’y a pas eu de consolidation car les évènements se sont succédés sans que j’aie pu récupérer et la dernière expertise (2024) considère effectivement mon état actuel comme lié à ces trois agressions dont les effets sont cumulatifs. Comment la fin de cet accident de travail se passe-t-elle avec mon départ en retraite ? Mon médecin spécialiste me parle de consolidation à demander en janvier 2025, avant la date de ma retraite. Est-il nécessaire ou avantageux pour moi d’accepter cette consolidation en janvier ? Pourrais-je être en arrêt maladie ordinaire pour un autre motif ? ou même, si celui-ci est différent tout en restant dans le même ordre de pathologie ?
    Je vous remercie par avance pour votre réponse qui m’éclairera.

    Répondre à ce message

    • Le 14 décembre 2024 à 08:54

      Bonjour,

      L’ATI est due lorsque l’agent reprend ses fonctions après un événement imputable au service et si le taux reconnu est supérieur à 10 %.

      Au regard de ce que vous décrivez vous auriez dû vraisemblablement la percevoir entre votre reprise suite à votre maladie professionnelle de 2018 et votre accident de travail. Votre employeur aurait dû vous inviter à former une telle demande.

      Il est possible de la réclamer de manière rétroactive auprès de votre employeur, et en cas de refus, devant le tribunal administratif.

      En ce qui concerne votre seconde interrogation plusieurs points sont à envisager. Votre accident de service vous ouvre vraisemblablement droit à une retraite pour invalidité et à la rente correspondante. Cependant, ce type de retraite n’est mobilisable qu’en amont de l’atteinte de l’âge légal.

      Il faudrait donc formuler dès à présent une demande de mise à la retraite pour invalidité en espérant que votre employeur entende la mettre en œuvre en lieu et place d’une mise à la retraite classique.

      En ce qui concerne votre position administrative, vous devriez être en CITIS et à plein traitement depuis votre dernier accident de service. La fixation d’une date de consolidation n’impacte pas vos droits au CITIS, elle acte simplement de la stabilisation de votre état de santé.

      En outre, et sur la base du taux d’IPP qui a été reconnu au titre de votre maladie professionnelle et de celui qui sera reconnu quant à votre accident, vous avez droit, indépendamment des questions relatives à votre mise à la retraite, à une indemnisation complémentaire fondée sur l’engagement de la responsabilité sans faute de votre employeur. Cette indemnisation peut être conséquente et nécessite dans la plupart des cas la saisine de la juridiction administrative.

      N’hésitez pas à revenir vers moi si vous l’estimez utile.

      Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

      Répondre à ce message

      • Le 16 décembre 2024 à 12:56

        Etes vous sur, Maître Galy, qu’il faille plus de 10% d’ipp pour obtenir une rente viagère d’invalidité, dans le cadre d’une maladie professionnelle, donc imputable au service , lorsque cette maladie est sur le tableau des maladies professionnelles ?

        Répondre à ce message

        • Le 16 décembre 2024 à 22:23

          Bonsoir,

          Effectivement, mon post a été mal rédigé sur ce point. L’octroi de l’ATI n’est conditionnée à un taux d’invalidité minimal de 10 % qu’au titre d’un accident de service.

          Pour les maladies inscrites au tableau, aucun taux minimal n’est exigé à ma connaissance (Article L824-1 du CGFP).

          Pour les maladies hors tableau, il faut que leur origine professionnelle soit démontrée pour qu’elles ouvrent droit à l’ATI. L’une des conditions de cette démonstration est que la pathologie concernée ait provoqué un taux d’incapacité permanente d’au moins 25 %.

          Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

          Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 13 décembre 2024 à 11:33

    bonjour
    en allant sur mon dossier retraite cnracl ce matin je m appercois que ma mise en conges pour invalidite temporaire imputable au service
    n est pas repertorier
    du 21/05/2024 AU 31/05/2024
    IL EST MARQUE ACTIVITEE
    donc je n est pas pu avoir de pourcentage invalidite
    je ne sait pas si j aurez pu avoir droit a A T I
    comment faire
    MERCI

    Répondre à ce message

    • Le 14 décembre 2024 à 08:41

      Bonjour,

      Les périodes de CITIS sont assimilées à des périodes d’activités car votre traitement et vos droits sociaux sont identiques à ceux auxquels vous auriez droit en temps normal.

      Votre situation me paraît donc parfaitement conforme.

      Votre employeur a cependant l’obligation de faire procéder à une expertise de votre état de santé de manière régulière.

      C’est à cette occasion que sera déterminée un éventuel taux d’IPP qui pourra servir de fondement au versement d’une ATI si vous reprenez vos fonctions.

      Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

      Répondre à ce message

      • Le 15 décembre 2024 à 07:39

        bonjour
        pour sur mon relever de carriere les autre accident de service imputable sont marquer ainsi que mes arrets maladie.il ni a que celui la du 21:05:2024 au 31:05:2024 qui n est pas mis dessus.
        AURREZ T IL OUBLIER DE LE DECLARER AU CRNACL
        MERCI

        Répondre à ce message

        • Le 15 décembre 2024 à 17:42

          Bonjour,

          Interrogez votre employeur ou la CNRACL, ce sont les seuls interlocuteurs à pouvoir répondre à votre question.

          Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

          Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 13 décembre 2024 à 11:49

    Bonjour,
    je viens de me connecter à mon compte cnracl ( je suis attente de la retraite invalidité FPH) et je viens de voir que depuis aujourd’hui, il est noté : Votre demande de retraite est en attente d’une intervention de votre employeur.
    Est ce que vous savez ce que cela veut dire ?
    Je vous remercie

    Répondre à ce message

    • Le 14 décembre 2024 à 08:43

      Bonjour,

      A mon sens et en première lecture cela peut correspondre à plusieurs hypothèses : soit la CNRACL a sollicité un élément d’information auprès de votre employeur, soit elle lui a transmis son avis et il lui appartient de prendre une décision en conséquence.

      Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

      Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 9 décembre 2024 à 13:05

    Bonjour,
    Actuellement en citis depuis septembre 2023 je dois passer pour la deuxième fois devant un médecin expert mandaté par la RH de la Mairie (mon employeur), ces derniers m’indiquent que si je suis consolidé je basculerai en maladie ordinaire. Ma question est : sachant qu’il y a de fortes chances que je ne puisse pas reprendre mon travail suite à ce gros accident avec une invalidité importante tant sur le plan physique (plusieurs fractures) que psychologique (suivi depuis plusieurs mois par un neurologue),
    si l’experte estime qu’il faut que je sois mis en retraite pour incapacité permanente imputable à mon AT, est ce que le temps que je sois radié des cadres (apparemment il faut compter 6 mois) puis-je être maintenue en AT ou dois-je obligatoirement basculer en maladie ordinaire ?
    Merci à vous

    Répondre à ce message

    • Le 9 décembre 2024 à 22:51

      C’est faux, ce médecin agréé ou votre employeur ne connait pas les nouvelles règles dues au Citis. Elles sont indiquées dans cette fiche et répétées dans ce forum.
      Vous restez en Citis jusqu’à la mise à la retraite pour invalidité ou le reclassement.
      La consolidation autorise l’employeur à commencer la procédure de mise à la retraite pour inaptitude définitive. Il devra demander l’avis d’une médecin agréé (appelé médecin expert) puis du conseil médical avant de décider.

      Répondre à ce message

      • Le 10 décembre 2024 à 09:24

        Bonjour,

        Une nouvelle fois, je rejoins l’analyse de Claude. La consolidation n’a aucune incidence juridique sur le CITIS. Seules la reprise ou la mise à la retraite peuvent mettre un terme à ce type de congé et la position de votre employeur est donc erronée.

        Tant que vous n’êtes pas apte à la reprise, ou qu’une décision de mise à la retraite n’est pas prise vous concernant (ce qui, au regard de votre situation, ne pourrait vraisemblablement intervenir avant 1 an au moins) vous devez rester en CITIS.

        Par ailleurs, un taux d’IPP sera probablement fixé lors de la prochaine expertise. Le cas échéant, cela vous ouvrira droit à une indemnisation sur la base de l’engagement de la responsabilité sans faute de votre employeur qui peut être conséquente.

        N’hésitez pas à revenir vers moi à cette occasion.

        Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

        Répondre à ce message

      • Le 12 décembre 2024 à 11:31

        Merci beaucoup pour votre réponse claire et rapide.
        Bonne continuation.
        Gregory

        Répondre à ce message

    • Le 11 décembre 2024 à 17:24

      C’est un nœud assez courant malheureusement...

      1 - Le médecin expert ne décide pas de votre situation administrative. Il est missionné pour faire des constats médicaux. La situation administrative de l’agent est décidée par l’employeur public, en considérant les conclusions du médecin expert et en appliquant le code des fonctions publiques.

      2- Si votre état de santé est consolidé lors de ce prochain rendez-vous et que cette consolidation conduit au constat de votre inaptitude définitive, le médecin expert conclura que votre arrêt est justifié et pour des raisons légales que cet arrêt est à prendre en charge au titre d’une pathologie indépendante évoluant pour son propre compte, donc au titre de la maladie ordinaire. Il y a une raison légale à cela, la même pathologie ne peut être prise en charge deux fois, au titre de l’accident de travail puis au titre de la maladie ordinaire.

      3 - Certains employeurs ou DRH interprètent abusivement les conclusions des experts et considèrent que les états pathologiques s’annulent et se remplacent. Alors qu’ils se cumulent. Si vous êtes en CITIS, car vous vous êtes coupé une jambe, vous serez consolidé car la jambe ne repoussera pas. Le fait d’avoir par dessus la grippe ne vous fait pas réapparaitre une jambe par magie et ne met pas fin à votre prise en charge en CITIS.

      4 - Comme le disent en chœur Claude et Maitre Galy, le code des fonctions publiques est clair, le CITIS prend fin soit quand l’agent est apte à la reprise ou lorsqu’il est mis à la retraite. Je précise bien "lorsqu’il est apte à la reprise" car certains employeur se basent sur une réponse ministérielle ( souvent citée dans les documentations des centres de gestion) , précisant qu’un agent peut à l’issue de son CITIS bénéficier d’un congé de maladie ordinaire. Cela est en effet possible, si et seulement , l’agent n’a pas été reconnu définitivement inapte.

      5 - Si l’employeur ne veut rien entendre, il faudra tenter un recours gracieux et le cas échéant saisir le tribunal administratif.

      Répondre à ce message

      • Le 12 décembre 2024 à 11:41

        Encore une fois, merci beaucoup pour votre réponse claire et précise. En effet j’ai rendez-vous pour la deuxième fois devant le médecin expert qui va certainement me déclarer consolider pour la partie physique (plusieurs fractures et opérations) cheville, épaule, poignet lors d’un accident sur un refus d’obtempérer dans le cadre de mes fonctions et toujours suivi par un neurologue à hauteur de deux fois par semaine depuis 8 mois pour des troubles du stress post-traumatique, j’ai été percuté par un vehicule puis traîné sur 10 mètres. Je ne pourrais plus jamais reprendre mon travail qui était plus qu’une vocation. Comme j’ai lu qu’il fallait un certains délais pour être radié des cadres je voulais avoir une réponse claire à ma question, c’est chose faite, merci à vous.

        Répondre à ce message

        • Le 12 décembre 2024 à 23:49

          Bonsoir Gregory.

          Attendez tout de même de rencontrer le médecin expert, puis de prendre connaissance de ses conclusions. Un état pathologique est considéré comme "consolidé" quand il est stabilisé et qu’il ne présente pas ou peu de possibilité d’évolution positive ou négative. Votre intérêt est de rester en CITIS le plus longtemps possible, pour continuer à percevoir votre traitement et cumuler des droits à la retraite.

          Répondre à ce message

        • Le 13 décembre 2024 à 14:24

          Bonjour,

          A la lecture de votre post et comme l’indique Simon, j’insiste sur le fait que sur le plan juridique la consolidation n’a pas d’incidence juridique sur vos droits au maintien du CITIS qui est la position la plus favorable vous concernant.

          Par ailleurs, et au regard de la gravité des événements que vous avez subis, je réitère mes propos concernant l’éventualité d’engager une procédure indemnitaire.

          Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

          Répondre à ce message

          • Le 14 décembre 2024 à 16:22

            Merci Maître pour vos réponses et conseils. Concernant ma demande d’indemnités pour les préjudices que j’ai subi cela sera prise en charge par le tiers responsable, en l’occurrence l’assurance de la responsabilité civile des parents du mineur.

            Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 12 décembre 2024 à 15:17

     : Demande de renseignements sur la procédure d’indemnisation en justice pour accident de service

    Madame, Monsieur,

    Suite à un accident imputable au service survenu en janvier 2023, j’ai été déclaré inapte à toute fonction par le médecin expert désigné par le rectorat (ipp 80%), ce qui a conduit à envisager une retraite anticipée, conformément à son avis. Cette retraite anticipée a été confirmée par la commission médicale en octobre 2024, avec un taux d’incapacité permanente partielle (IPP) de 80%. Le rectorat m’a placé ( prolongé) en CITIS en attendant le traitement de ma retraite par le SRE.

    Je souhaiterais savoir quand et comment je peux faire une demande de procédure d’indemnisation en justice pour cet accident de service (pour un taux a 80%). Faut-il attendre que ma mise en retraite soit effective avant de formuler cette demande ? Quelles sont les démarches à suivre, les documents nécessaires, et les délais à respecter ?

    Je vous remercie par avance pour vos conseils et votre aide dans cette démarche.

    Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

    Répondre à ce message

    • Le 13 décembre 2024 à 06:12

      Vous êtes dans un forum public accessible à tous, organisé par la CFDT Retraités pour renseigner les adhérents de la CFDT. N’écrivez pas comme si vous vous adressiez à votre hiérarchie.
      Et nous ne conseillons pas, nous renseignons. C’est vous qui décidez.
      Pour répondre à votre question, tant que le SRE n’aura pas statué sur la légalité de la décision de votre employeur, il me semble prématuré d’aller au tribunal administratif.

      Répondre à ce message

    • Le 13 décembre 2024 à 14:17

      Bonjour,

      La procédure en responsabilité que j’évoque à l’occasion de certains de mes posts trouve son fondement dans deux éléments liés : la reconnaissance d’un événement imputable au service et la reconnaissance d’un taux d’IPP suite à cet événement.

      Il est également par principe nécessaire qu’une date de consolidation de votre état de santé ait été arrêtée. Cependant ce point rencontre certaines exceptions.

      Cette procédure n’a pas de lien direct avec la procédure de mise à la retraite pour invalidité, elle peut donc être engagée quand bien même si cette procédure de mise à la retrtaite n’est pas aboutie. Comme le relève Claude, le SRE se prononce quant à la légalité de votre dossier de mise à la retraite établi par votre employeur mais cela n’impacte pas la procédure indemnitaire.

      Pour de plus amples informations, je vous invite me contacter par le biais de mon site internet qui est aisément identifiable.

      Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

      Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 12 décembre 2024 à 10:02

    Je suis fonctionnaire territoriale titulaire et dépend de l’IRCANTEC (27 heures)

    Avis du conseil médical du CDG : inaptitude définitive et absolue à mes fonctions d’ATSEM avec reclassement à étudier.

    Suite au courrier du conseil médical départemental me mettant en inaptitude définitive et absolue à l’ensemble de mes fonctions du grade avec reclassement à étudier. La secrétaire de mairie m’a envoyé le mail en copie le 26 novembre. j’ai demandé un entretien avec le maire que j’ai eu le 10 décembre. Le DGS m’a dit n’avoir aucun poste pour moi, mais que je devais lui dire mon choix de PPR (avec un projet professionnel) et que le 26 décembre, si je n’avais pas de projet, je serai licenciée pour inaptitude et de plus qu’il pouvait me mettre de toute façon à partir du 29 janvier en disponibilité pour inaptitude (sans ressources). Mon médecin traitant vu le 9 décembre m’a fait un rectificatif d’arrêt en mettant “maladie professionnelle”, suite au conseil d’une personne.

    Mes questions :

    1) Si le rectificatif est accepté par La CPAM, est ce que cela change quelque chose à ma situation ?
    2) Peut on me mettre en disponibilité pour inaptitude pendant un arrêt de travail ?
    3) Si je suis licenciée, est ce que je peux rester en arrêt maladie ?

    Je voudrais savoir quelle est la meilleure solution pour limiter la casse au vu de mon âge. Est iil préférable que mon médecin demande la reconnaissance en maladie professionnelle jusqu’à l’âge de ma retraite ? J’ai 57 ans.

    Merci pour votre retour

    Répondre à ce message

    • Le 13 décembre 2024 à 06:06

      Vous n’êtes pas concerné par cette fiche.
      L’agent contractuel est traités comme le salarié du privé et bénéficie d’un congé maladie de 12 moins consécutifs versées par l’employeur en totalité, ou en partie en complément de la CPAM.
      Ensuite, tout dépend de l’assurance maladie. Les périodes de rémunération à plein ou à demi-traitement sont épuisées, vous ne percevrez plus que les indemnités journalières pour maladie de la Sécurité sociale, et si vous remplissez les conditions pour en bénéficier.
      Si votre inaptitude est reconnue définitive par le médecin conseil de la CPAM, vous pouvez bénéficiez d’une pension d’invalidité jusqu’au droit à la retraite normale (fiche 9).
      La reconnaissance d’une maladie professionnelle répond à des règles particulières et c’est aussi le médecin conseil qui décide au final. Consultez le site Ameli.

      Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 10 décembre 2024 à 22:46

    Bonjour,
    je suis titulaire de la FPT depuis 2011, détachée depuis 2017 vers la fph. Je suis tombée malade en octobre 2020 et ai été reconnue en maladie professionnelle avec citis. Je viens d’être convoquée par la médecine statutaire afin d’évoquer la suite... Le médecin qui m’a reçue m’a dit vouloir prononcer une consolidation avec séquelles importantes (en s’appuyant sur l’examen d’aujourd’hui et sur les comptes rendus des spécialistes qui me suivent pour ma pathologie). Elle estime qu’il n’y a aucune possibilité pour moi de retravailler a ce jour soit plus de 4 ans après la maladie contractée en service et qu’aucun reclassement sera possible au vu de mes troubles actuels. Elle pense que la retraite pour incapacité s’impose. J’ai pris une claque...
    De plus j’ai peur car je ne sais pas quel sera le taux d’invalidité prononcé (même si mon médecin Interniste demande une invalidité à 80% et qu’elle m’a dit vouloir s’aligner sur ses conclusions les experts jusque là avaient chiffré une incapacité à 30% environ, l’écart est énorme je ne sais donc pas a quoi m’attendre). Elle me demande de me rapprocher de l’assistante sociale du personnel afin de simuler les pensions et rentes mais l’assistante sociale aura besoin de connaître le taux d’invalidité qu’elle prononcera j’imagine... Je suis un peu perdue, j’ai beaucoup de peine à imaginer à 44 ans ne plus exercer mon métier d’infirmière que j’aime tant... J’ai peur que la retraite anticipée soit une mauvaise décision, je voudrais être sûre d’être protégée dans toute cette histoire.
    Aussi pour le calcul de mes trimestres est ce que les périodes de stages comptent ? Et est ce que les trois années passées il y a longtemps dans un autre hôpital peuvent aussi compter (c’était de 2006 à 2009) ?
    Merci par avance de vos lumières sur mon cas...

     ?

    Répondre à ce message

    • Le 11 décembre 2024 à 22:01

      Bonjour Fleur.D,
      Les trimestres qui vont compter pr votre retraite invalidité sont vos années cotisés à la cnracl.
      Allez sur votre compte cnracl et vs allez voir si ces périodes ont été prises en compte à la cnracl ou à l’ircantec.
      Une fois que vs avez vu le nombre de trimestres cotisés à la cnracl, regardez le montant du minimum garanti qui peut vous être octroyé ( sur le site cnracl ) et pr finir, votre taux qui vs sera attribué, il faut multiplier ce taux par votre salaire brut de base.
      Le montant total entre votre retraite invalidité, votre rente ne peut être supérieur à votre revenu brut ( de votre échelon) .
      A cela s’ajoute le Ségur ( au prorata des années passées). Tt en ne dépassant pas votre salaire de base brut comme expliqué plus haut.
      Bon courage

      Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 10 décembre 2024 à 17:11

    Bonsoir,
    Je suis enseignante, âgée de 59 ans. Je suis actuellement en congé de longue maladie J’ai quelques questions avant de savoir si je vais demander ma retraite pour invalidité : Quel est le délai entre le moment de la demande et la réponse ? Comment est-on payé pendant ce laps de temps ? Touche-t-on son salaire intégral ? Enfin, que se passe-t-il lorsqu’on atteint l’âge légal de départ à la retraite ? Perçoit-on une retraite normale ?

    Bien cordialement,
    Mme Boisseau

    Répondre à ce message

    • Le 10 décembre 2024 à 17:47

      J’ai déjà répondu dans ce forum.
       Le délai varie mais l’employeur doit demander l’avis d’un médecin agréé, puis du conseil médical avant de décider. Ensuite il adresse une dossier complet au SRE qui vérifie la légalité de la décision. Tout cela prend plusieurs mois.
       Le congé longue maladie a une durée limite. Et votre intérêt est d’être mise à la retraite à la fin de ce congés. Ensuite vous basculez en disponibilité (Dors) qui ne compte plus pour la retraite.
       La retraite normale ne peut intervenir qu’à votre limite d’âge (fiche 47).
       La retraite pour invalidité est calculée comme une retraite normale mais sans décote (fiche 49).

      Répondre à ce message

      • Le 10 décembre 2024 à 23:31

        Merci pour votre réponse. Je ne comprends pas quand vous écrivez que je bascule en disponibilité. A quel moment et pour quelle raison ? Enfin, je pourrai prendre ma retraite à 63 ans et 3 mois, avec une décote, aurais-je alors ma retraite normale ? (moins les trimestres qu’il me manqueront pour une retraite à taux plein)

        Bien cordialement,
        Mme Boisseau

        Répondre à ce message

        • Le 11 décembre 2024 à 12:29

          Vous savez que le congé longue maladie a une durée limitée. A la fin de ce congé, l’employeur vous place en disponibilité pour raisons de santé (Dors) avec des indemnités égales à celles du privé, soit 50%.
          Mais si vous prenez votre retraite normale sans avoir une carrière complète, vous subirez la décote décrite fiche 49. Mais si vous ne pouvez plus reprendre votre emploi, si le médecin considère que votre inaptitude est définitive, vous pouvez bénéficier de la retraite pour invalidité décrite dans cette fiche. Dans ce cas, il n’y a pas de décote et votre retraite est calculée comme une retraite normale (fiche 49).

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  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 10 décembre 2024 à 11:13

    Claude ,
    j’ai une question qui me tracasse .peut on touche ARE de la collectivité et percevoir la rente prévoyance dans ce cas et je met leur condition :

    L’assureur garantit le versement d’une rente en cas d’invalidité permanente survenue avant l’âge légal de
    départ à la retraite.
    Est considéré en état d’invalidité permanente l’agent :
    affilié à la CNRACL, mis à la retraite pour invalidité et se trouvant dans l’impossibilité médicalement
    constatée d’exercer son activité professionnelle ou l’agent relevant du régime général de la Sécurité
    Sociale, atteint d’une invalidité classée en 2ème ou 3ème
    catégorie ou titulaire d’une rente d’incapacité
    permanente au moins égal à 66 % en cas de maladie professionnelle ou d’accident du travail,

    et reconnu inapte à exercer une quelconque activité professionnelle.

    Répondre à ce message

    • Le 10 décembre 2024 à 17:38

      Non, c’est incompatible à mon avis car cette question relève du contrat prévoyance. Je lis que vous devez avoir une IPP de 66%, c’est beaucoup et avec ce taux on ne peut pas travailler, donc être inscrite comme demandeur d’emploi et donc avoir droit à l’allocation chômage.

      Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 10 décembre 2024 à 11:05

    Bonjours,

    je viens d’etre mis a la retraite pour invalidité le 1 décembre 2024 .selon le gouvernement une revalorisation de 2% LE 1 JANVIER 2025.
    Dans mon cas serais je augmenté ou pas ou alors en avril 2025 pour les invalides ?

    Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 10 décembre 2024 à 11:56

    bonjour,je vais etre mise en retraite anticipée pour inaptitude ,est-ce que je peux me mettre autoentrepreneuse pour avoir un complémént,merci

    Répondre à ce message

    • Le 10 décembre 2024 à 16:46

      Oui, la retraite pour invalidité est dérogatoire aux règles de cumul (fiche 54). Vous avez le droit de retravailler sans plafond ni limites, y compris comme salarié. Les cotisations de votre nouvelle activité seront prises en compte pour votre future retraite du régime général.

      Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 10 décembre 2024 à 14:06

    Bonjour,

    Est ce qu’une mise en retraite d’office pour inaptitude à l’âge de 60 ans sera soumise à une décote et à une prise en compte des trimestres manquants ?
    Merci
    Cordialement
    TJ

    Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 9 décembre 2024 à 13:36

    rebonjour
    donc je ne toucherai que la retraite cnracl pour incapacite
    et pour la carsat se sera a quel age
    sachant que j aurez 62 ans en mars 2024
    merci

    Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 8 décembre 2024 à 10:26

    bonjour
    je suis en accident de service imputable depuis le 10 septembre 2024
    j ai etait operer pour hernis discale l5s1 en 2007
    apres 2 accident de service imputable en 2020 et mai 2024
    apres irm protrusion discale l5 s1 postero laterale gauche irritative avec la racine s1
    protrusion foraminale gauche l4 l5 avec contact racine
    mon medecin traitant me dit de demander invalidite
    es que c est a moi de demander ou a ma drh
    quand fazut il demander pour ne pas perdre la rente viagere et ne pas perdre trop argent car j aurer 62 ans le 21/03/2025
    comment faire
    merci

    Répondre à ce message

    • Le 8 décembre 2024 à 18:30

      Faire la demande ne changera pas vos droits à la retraite pour invalidité et à la rente viagère. Mais à conditions d’être mis à la retraite pour invalidité imputable su service avant votre limite d’âge. Je suppose que vous n’êtes pas en catégorie active.

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      • Le 9 décembre 2024 à 07:33

        bonjour
        je suis fonctionnaire territorial categoris sedentaire
        quel est la limite age . j aurer 62 ans en mars 2024
        comment est calculer la pension sachant que je n est que 20 ans en fonctionnaire territorial
        merci

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        • Le 9 décembre 2024 à 11:41

          Comme indiqué fiche 47, la limite d’âge d’un sédentaire est de 67 ans.
          Le calcul de la pension de retraite est expliqué fiche 49. La retraite pour invalidité est calculée comme une retraite normale mais sans décote.
          Avec 20 années de service, vous aurez une petite retraite au prorata de vos années de service. Comme vous n’aurez pas droit à la retraite du régime général car les règles sont différentes, vous aurez le droit de retravailler sans plafond ni limites, ou si ce n’est pas possible de travailler, demander l’AAH.

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          • Le 9 décembre 2024 à 12:00

            rebonjour
            on ne peut pas avoir la retraite fonctionnaire et celui du regime general
            20 ans fonctionnaire et 18 ans regime general
            si je suis en incapacite suite a accident de cervice
            merci

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            • Le 9 décembre 2024 à 12:03

              On a toujours le droit de travailler, comme tout travailleur handicapé, mais avec un emploi adapté.
              Non pour le régime général, sauf à un certain âge. Les règles du régime général sont expliquée fiche 9.

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    • Le 9 décembre 2024 à 14:40

      Bonjour,

      Comme l’indique Claude, formuler une demande de mise à la retraite pour invalidité paraît opportun lorsque vous serez à proximité de l’atteinte de l’âge légal.

      A défaut, et lorsque vous êtes à plusieurs années de ce plafond, il me paraît opportun d’attendre. Cela s’explique par deux raisons majeures : en principe plus le temps passe, plus longtemps vous restez en CITIS, ce qui est une position très favorable. En outre, si vous demandez vous-même votre mise à la retraite pour invalidité, vous n’aurez en principe pas droit à l’allocation de retour à l’emploi si jamais le reste des conditions d’octroi de cette aide vous est à terme ouvert.

      Par ailleurs, si des taux d’IPP vous ont été reconnus suite à vos accidents de service, vous pouvez prétendre à une indemnisation fondée sur le régime de responsabilité sans faute de votre employeur. Cette indemnisation est complétement distincte et autonome de la pension et de la rente et peut être particulièrement conséquente. Elle nécessitera cependant dans la majeure partie des cas la saisine du tribunal administratif.

      N’hésitez pas à revenir vers moi si vous l’estimez utile.

      Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

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    • Le 9 décembre 2024 à 22:02

      Si le fonctionnaire est mis à la retraite pour limite d’âge, il perd le droit à la rente viagère s’il y avait droit. Et c’est une retraite normale, ce n’est plus une retraite pour invalidité, imputable au service ou non imputable.
      Par conséquent, pour un sédentaire, la limite d’âge est de 67 ans et pour une catégorie active elle est entre 62 ans et 64 ans, selon l’année de naissance (voir fiche 47).

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  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 9 décembre 2024 à 00:39

    Bonjour, j’ai 60ans et 9 mois
    Depuis mars, je suis en attente pour départ à la retraite invalidité de la fonction publique hospitalière. Avec un IPP de 10% (accident amputable au service) en catégorie sédentaire. À l’indice de salaire 656.
    Au bout de 1 an et 3 mois d’attente, la DRH m’a jointe au téléphone le 5 décembre pour m’annoncer que la CNARCL avait traité mon dossier et que j’étais en retraite depuis le 1er décembre.
    Mais aussi que la pension d’invalidité étais déjà additionné au montant total de ma pension retraite pour invalidité.
    Dans la simulation je devais percevoir 1900€brut de pension retraite invalidité.
    Aujourd’hui avec l’addition de l’IPP je vais percevoir 2030€ .
    Est ce normale que les 10%IPP ne reviennent qu’à 130€ déplus sur le montant brut total de ma retraite invalidité ?

    Est ce réglementé de me prévenir par téléphone le 5 du mois pour un effet d’application au 1er de ce même mois ?

    Actuellement toujours en arrêt maladie qui coure jusqu’au 31 décembre. Ai je le choix de partir seulement au 1er janvier 2025 ?

    Répondre à ce message

    • Le 9 décembre 2024 à 11:50

      Votre retraite est calculée comme une retraite normale mais sans décote comme expliqué fiche 49. Une estimation n’a pas de valeur juridique. Vous pouvez calculer vous même vos droits à la retraite pour les contrôler.
      Attendez de recevoir la notification écrite de la CNRACL pour l’analyser.
      Votre employeur vous paye jusqu’à la mise à la retraite. C’est la CNRACL qui fixe la date. Consultez votre compte retraite à la CNRACL.

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    • Le 9 décembre 2024 à 20:02

      Bonjour Pereira,
      C’est peut-être parce que si vs additionnez votre retraite invalidité + votre rente viagère vous dépassez votre revenu mensuel brut.
      L’addition des 2 ne doit pas dépasser votre salaire brut.
      Bonne soirée

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  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 4 décembre 2024 à 17:19

    Bonjour Claude,

    J ai reçu aujourd’hui le décompte définitif pour ma retraite au titre de l’invalidité.
    Je tenais à vous remercier pour tous vos conseils, vos informations que vous pouvez donner sur ce site.
    Merci aussi à toutes les personnes qui m ont envoyée un message.

    Merci encore pour votre travail.

    Répondre à ce message

    • Le 5 décembre 2024 à 10:54

      Merci pour vos encouragements à continuer à renseigner.

      Les renseignements contenus dans nos messages et ceux donnés par notre site sont permis par le bénévolat des militants et les cotisations des adhérents. Vous appréciez, rejoignez-nous !

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    • Le 5 décembre 2024 à 20:19

      Voilà enfin une bonne nouvelle !

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      • Le 6 décembre 2024 à 10:54

        Bonjour Simon

        Oui une excellente nouvelle. Le chemin a été très long 9 mois.
        Heureusement que ce site existe, vous avez pu me rassurer.
        Je suis très contente d avoir quitté l établissement, cela va.m aider à aller mieux

        Merci beaucoup

        Répondre à ce message

    • Le 8 décembre 2024 à 09:59

      Bonjour Maddie
      Quand avez vous vu remarqué de l’activité sur le traitement de votre dossier ? Ont ils respecté la date de radiation des cadres proposée par l’employeur ?
      J’ai regardé sur mon compte cnracl, onglet "mes contrats" il y est indiqué un numéro de contrat du fonds d’action social que je n’avais pas avant. Avez vous la même chose ?
      Bien cordialement

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      • Le 9 décembre 2024 à 13:31

        Bonjour Patricia,

        Ma demande a été envoyée par mon employeur en mars 2024 et je viens d être mise à la retraite au titre de l.invalidité en décembre.
        Mon dossier a commencé à bouger en novembre. Je l’ai su par mon employeur car j ai téléphoné à plusieurs reprises. C est très difficile d avoir des infos. J ai aussi appelé la cnracl. Mon dossier était incomplet ... cela a traîné.....cela a mis 9 mois. En ce qui concerne votre question , je ne peux y répondre,. J ai souvent été sur l’onglet mes demandes.
        Bon courage à vous
        Cordialement

        Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 8 décembre 2024 à 10:02

    Bonjour à tous
    J’attends depuis fin août le traitement de mon dossier auprès de la CNRACL... c’est long bien entendu.
    J’ai regardé sur mon compte cnracl, le suivi de la demande ne bouge pas mais dans l’onglet "mes contrats" il y est indiqué un nouveau contrat avec un numéro pour fonds d’action social CNRACL, je n’avais pas ce contrat auparavant. On les trouve après avoir cliqué sur mon compte, puis à gauche "mes contrats"
    Quelqu’un sait à quoi correspond ce contrat ? pourquoi est il apparu ?
    Merci bonne journée

    Répondre à ce message

    • Le 8 décembre 2024 à 18:28

      Quand vous serez en retraite, vous aurez droit à l’action sociale de la CNRACL.

      Répondre à ce message

      • Le 8 décembre 2024 à 18:31

        Merci pour votre réponse. je trouve cela un peu bizarre que ce contrat apparaisse avant même que le traitement de la demande de retraite par invalidité soit terminé. C’est un processus normal donc ?

        Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 8 décembre 2024 à 10:29

    En arrêt depuis 2017, en accident de travail imputable au service, aujourd’hui,le comité médical en formation restreinte a émis un avis : inapte à toutes fonctions et retraite en invalidité.
    J’ai 60 ans.
    J’ai reçu un courrier de ma commune me stipulant que suite à cet avis, le médecin expert devrait remplir un dossier. Et s’il juge nécessaire,ce médecin expert demanderz à me revoir !
    Si j’ai bien compris : un premier dossier médical a été rempli AF3.
    Ce médecin expert a demandé un taux de 30pour cent en 2022
    Ce taux peut il augmenter ?.
    Je vous remercie pour votre réponse.
    Bien cordialement.
    Christine

    Répondre à ce message

    • Le 8 décembre 2024 à 18:37

      Le comité médical restreint donne un avis. L’employeur peut enclencher la procédure de mise à la retraite pour invalidité imputables au service. Il doit d’abord demander l’avis d’un médecin agréé puis du conseil médical plénier où siègent des représentants du personnel (contactez les le moment venu). Ensuite l’employeur peut décider.
      Le taux d’IPP doit correspondre à une barème officiel fixé par décret. Chacun donne un avis et c’est l’employeur qui décide dans un régime spécial.

      Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 23 novembre 2024 à 03:51

    Bonjour,

    Je suis agent public non titulaire dans la fonction publique d’état et je suis inapte de façon définitive et absolue. Je dépends des anciennes ’instances médicales à savoir, le comité médical et la commission de réforme.

    Je voudrais savoir si l’ avis d’inaptitude définitive à toutes fonctions émis par le comité médical doit-il être obligatoirement confirmé par la commission de réforme pour que mon inaptitude définitive soit reconnue par l’employeur et/ou le tribunal ?
    Le comité médical m’a indiqué dans un avis datant du mois de juin 2020 que j’étais inapte à toutes fonctions de façon définitive et absolue mais la commission de réforme n’a jamais été saisie.
    L’avis d’inaptitude définitive à toutes fonctions émis par le comité médical est il valable si la commission de réforme n’a pas été saisie suite à cet avis ?

    Je vous pose ces questions car mon employeur n’a pas voulu tenir compte de l’avis du comité médical et refuse de me licencier pour inaptitude physique, il continue à me verser mon salaire.
    J’ai 31 ans d’ancienneté et je suis à 5 ans de la retraite. Je pense que mon employeur attend sagement mon départ à la retraite ainsi il n’aura pas besoin de me licencier ni de me verser des indemnités de licenciement.

    Mon employeur refuse de reconnaître mon inaptitude définitive et par conséquent refuse de me licencier. Si je l’assigne devant le tribunal administratif, l’avis du comité médical sera-t-il pris en compte par le juge ou bien ordonnera t-il de nouvelles expertises médicales et dans ce cas aux frais de qui ?

    Je vous remercie d’avance pour votre aide.

    Bien à vous

    Répondre à ce message

    • Le 23 novembre 2024 à 11:24

      Les contractuels ne relèvent pas du code du travail. Ils relèvent du code de la sécurité sociale pour la retraite de base et la complémentaire.
      L’employeur ne peut pas vous mettre à la retraite avant la limite d’âge. L’indemnité de licenciement ne disparait pas quand vous avez droit à la retraite, son montant se réduit un peu progressivement.
      D’autre part, le maintien de votre salaire en congé maladie a une limite et coûte probablement plus cher à votre employeur qu’un indemnité de licenciement pour inaptitude. Par contre cela vous empêche de reprendre un autre emploi et lui évite aussi de vous proposer une reclassement.

      Répondre à ce message

      • Le 24 novembre 2024 à 17:25

        Bonjour Claude

        Merci de m’avoir lu mais vous n’avez pas tout à fait répondu à ma question.
        Je vais essayer d’être plus précis. Voilà ce qu’il en est de ma situation :

        À la fin de mon congé de longue maladie, mon employeur a continué à me verser un demi traitement en attendant l’avis du conseil médical. Celui-ci m’a déclaré, dans un avis en date du 9 juin 2020, inapte de façon définitive et absolue.
        Mon employeur ne m’a pas licencié ni reclassé et il continue, toujours, à me verser un demi traitement, soit 50% de mon salaire mensuel.

        Ne devrait il pas reprendre le versement intégral de mon salaire, c’est-à-dire à plein traitement, comme cela se fait dans le privé ?
        À ma connaissance, dans le privé, en cas d’inaptitude définitive, si le salarié n’est pas reclassé ni licencié l’employeur a l’obligation de reprendre le versement de son salaire.
        Je précis que personnellement j’exerce dans la fonction publique mais je ne suis pas fonctionnaire, je suis agent contractuel en CDI et je suis à 5 ans de la retraite.
        Mon employeur refuse de reprendre le versement intégral de mon salaire.

        Si j’attaque mon employeur en justice, est-ce que le tribunal va enjoindre à mon employeur de reprendre le versement de mon salaire à plein traitement, que dit la loi dans mon cas précis ?

        N’ayant pas l’énergie ni les moyens de me battre contre mon administration, je n’ai pas encore pris la décision d’aller devant le tribunal. Je ne sais pas si j’obtiendrai gain de cause. Je voudrais donc avoir un avis sur ma situation.

        Je vous remercie d’avance pour votre écoute et votre aide.

        Répondre à ce message

        • Le 24 novembre 2024 à 22:18

          Si comme contractuel vous ne bénéficiez pas des mêmes règles que les titulaires, en cas d’arrêt longue maladie ce ne sont pas non plus les règles du privé améliorées par des conventions collectives. Vous ne bénéficiez pas du code du travail.
          N’ayant qu’une documentation sur la retraite, je vous laisse rechercher les textes concernant votre situation.

          Répondre à ce message

          • Le 25 novembre 2024 à 13:17

            Bonjour Claude,

            Merci quand même d’avoir pris le temps de me répondre.

            Peut être que maître Charles Galy aurait il un avis sur la question au cas où il tomberait sur mon message...

            Répondre à ce message

            • Le 28 novembre 2024 à 10:20

              Bonjour,

              A mon sens, votre licenciement aurait dû être prononcé par votre employeur à la fin de votre CLM.

              Il est très étonnant, bien que cela vous soit plutôt favorable, que vous continuiez, depuis 2020, à percevoir un demi-traitement.

              Je n’ai pas connaissance d’une disposition qui vous ouvrirait droit à un plein traitement alors que vous n’êtes plus apte à vos fonctions depuis 4 ans.

              Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

              Répondre à ce message

              • Le 30 novembre 2024 à 00:43

                Bonjour maître,

                Merci pour votre réponse.

                Nous sommes bien d’accord j’aurais dû être licencié à la fin de mon congé de longue maladie mais mon employeur refuse de me licencier et il continue toujours à me verser un demi traitement.

                D’après mes recherches, en cas d’inaptitude, si le salarié n’est pas reclassé ni licencié, l’employeur a l’obligation de reprendre le versement du salaire antérieur à l’arrêt maladie, c’est à dire l’intégralité du salaire mais apparemment cela ne concerne pas le secteur public. Personnellement je ne suis pas fonctionnaire, je suis agent contractuel en CDI. Du coup je ne sais pas si ce dispositif peut
                s’appliquer à ma situation.

                Sinon, que dois-je faire pour l’obliger à me licencier ?

                Avec mes remerciements.

                Cordialement

                Répondre à ce message

                • Le 30 novembre 2024 à 18:52

                  Bonsoir,

                  Les règles applicables aux salariés de droit privé ne sont pas applicables au titre des agents publics, titulaires ou contractuels.

                  Je le redis, je n’ai pas connaissance d’une disposition qui vous ouvrirait droit à un plein traitement.

                  Forcer votre employeur à vous licencier impliquerait probablement une saisine du tribunal. Attention cependant, votre employeur pourra, à l’issue ou en cours de procédure, vous licencier de manière rétroactive et vous réclamer le demi-traitement versé (dans une limite de deux ans appréciée à compter de la date de la décision prononçant votre licenciement).

                  Avez-vous évoqué la question de votre licenciement avec votre employeur ? Si celui-ci refuse de le prononcer, avance-t-il une raison ?

                  Je ne parviens pas à saisir dans quelle mesure un employeur public préfère verser à tort un demi-traitement pendant plusieurs années plutôt que de prononcer un licenciement sauf à ce que l’indemnité due soit particulièrement conséquente.

                  Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

                  Répondre à ce message

                  • Le 2 décembre 2024 à 15:19

                    Bonjour maître,

                    Je vous remercie pour votre réponse.

                    Oui je vous confirme qu’en cas de licenciement pour inaptitude physique je devrais bénéficier d’une indemnité de licenciement, en tout cas c’est ce qui m’a été dit par mon syndicat.
                    Et comme j’ai 31 ans d’ancienneté et je suis à 5 ans de la retraite, mon employeur refuse de me licencier il attend que je parte à la retraite pour éviter de me verser des indemnités de licenciement, en tout cas c’est comme ça que je vois les choses.

                    Vous me dites qu’en cas de licenciement rétroactif, je devrai rembourser le demi traitement, je croyais que l’employeur public ne pouvait pas réclamer le remboursement du demi traitement lorsque ce demi traitement est versé dans l’attente d’une décision administrative. Le demi traitement est considéré comme étant définitivement acquis à l’agent y compris en cas de décision rétroactive. Je ne sais pas là non plus ce qu’il en est réellement mais cela m’inquiète car cela fait plusieurs années que mon employeur me verse ce demi traitement.

                    Merci d’avance de m’éclairer sur ce point si vous avez un avis

                    Cordialement

                    Répondre à ce message

                    • Le 4 décembre 2024 à 09:27

                      Bonjour,

                      Au regard de ce que vous évoquez, c’est effectivement certainement l’indemnité de licenciement qui est bloquante.

                      Il faudrait donc engager une procédure afin de forcer votre employeur à vous licencier si tel est votre souhait.

                      Le principe du droit acquis au maintien du demi-traitement est constant en matière de mise à la retraite pour invalidité. Or votre ne situation ne correspond pas à cela mais à un licenciement. Il serait donc possible que, si votre employeur vous licencie à la date à laquelle il aurait dû prononcer ce licenciement, soit à l’issue de votre CLM, celui-ci cherche à récupérer le demi-traitement versé depuis. Je ne suis pas certain que cette posture serait juridiquement fondée mais il me semble probable que votre employeur l’envisage le cas échéant.

                      Cependant, il existe une prescription de deux ans en matière de récupération des traitements indument versés. Ainsi, la somme qui pourrait être, éventuellement, récupérée à bon droit par votre employeur ne concernerait "que" les deux dernières années de demi-traitement versé.

                      Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

                      Répondre à ce message

                      • Le 7 décembre 2024 à 10:22

                        Bonjour maître

                        Merci à vous pour toutes ces informations.
                        Je vais suivre vos recommandations et saisir le tribunal pour forcer mon employeur à me licencier.

                        Cordialement

                        Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 2 décembre 2024 à 11:54

    Bonjour a tous et merci par avance pour vos précieux retours.
    je suis en accident de service pour dépression sévère depuis plus de trois ans.
    mon administration m’a adressé à trois reprises auprès d’un expert psychiatre qui a confirmé l’imputabilité au service de mon état de santé.
    Lors de la dernière expertise il a déclaré la consolidation de mon état à la date de l’expertise le 26/09/2024. Suite à cela mon dossier est passé en Conseil médical restreint fin novembre. Je reçois ce matin l’avis du Conseil Médical qui déclare ma mise en retraite pour invalidité definitive à toutes fonctions sans possibilité de reclassement.
    Mes questions sont les suivantes :
    N’étant fonctionnaire que depuis 2016 qu’en est il du régime général ?
    Que dois-je faire ?
    Je ne suis pas d’accord avec cette mise à la retraite car je n’ai pas l’âge légal (j’ai 60ans) et je n’ai pas le nombre de trimestres requis. J’avais lu qu’il était possible de rester en CITIS jusqu’à la retraite, est-ce que ça peut s’appliquer à ma situation ?
    Que va t-il advenir de moi désormais ?
    Je suis complètement perdue et je ne sais pas du tout ce qui m’attend.
    je vous remercie par avance z os conseils et votre bienveillance.
    Bon courage à vous tous

    Répondre à ce message

    • Le 4 décembre 2024 à 01:00

      Bonjour.

      1 - Il est parfaitement normal d’être perdue et un peu choquée, lorsque l’on se voit montrer la porte de la fonction publique. Prenez quelques jours pour digérer la nouvelle. Nous sommes tous passés par là.

      2 - Cette liquidation anticipée de vos droits à la retraite ne concerne que votre carrière dans la fonction publique. Concernant le régime général, il vous faudra attendre l’âge légal de départ.

      3 - Votre courte carrière dans la fonction publique ne vous ouvrira sans doute pas droit à une pension vous permettant de vivre. Si le taux d’IPP qui a été évalué par le médecin expert, puis vérifié par le comité médical, dépasse 10%, une rente viagère d’invalidité viendra s’ajouter au montant de votre pension. Une fois à la retraite, vous pourrez travailler dans le privé (tout en percevant votre pension) sans plafond, ni limite. Notez que si vous avez un contrat de prévoyance, vous pouvez demander un complément de pension. Mais celui-ci ne sera pas maintenu si vous reprenez une activité professionnelle.

      4 - L’agent victime d’un accident de service est maintenu en CITIS jusqu’à sa reprise effective ou jusqu’à sa mise à la retraite. Votre cas respecte donc la règle. Vous serez maintenus en CITIS jusqu’ à votre radiation des cadres et votre placement en retraite pour invalidité.

      Claude ou Maitre Galy pourront vous éclairer sur les possibilités de contestation qui s’offrent encore à vous.

      Je vous conseille de mon côté de "profiter" de la longue période de constitution du dossier de liquidation par votre employeur puis son traitement par la CNRACL (plus ou moins 9 mois) , pour vous préparer à cette situation nouvelle. C’est à dire : commencer par calculer le montant de votre pension d’invalidité, le montant du minimum garanti (le montant le plus avantageux vous sera attribué), le cas échéant du montant de votre rente viagère d’invalidité. Puis de voir si votre situation personnelle/ le cas échéant Familiale vous permet d’attendre l’age légal avec ces revenus (qui risquent d’être faibles). Est ce qu’il est envisageable pour vous de reprendre une activité professionnelle pour compléter ces revenus ? Si oui laquelle ?

      Répondre à ce message

    • Le 4 décembre 2024 à 09:20

      Bonjour,

      Le CITIS ne prend effectivement fin qu’avec la reprise du service ou la mise à la retraite et ce peu important le motif de cette mise à la retraite (atteinte de l’âge légal ou invalidité).

      Ainsi, la mise à la retraite qui sera prononcée à votre égard justifiera a priori votre sortie de CITIS. Il en irait autrement si vous souhaitiez contester l’inaptitude prononcée à votre égard. Pour cela, il faudrait disposer d’éléments médicaux concordants et étayés permettant d’écarter le caractère définitif et absolu de votre inaptitude.

      Si tel n’est pas le cas, la suite des événements est relativement claire : votre employeur va saisir le service des retraites dont vous dépendez pour avis. Une fois cet avis rendu, votre employeur prononcera alors votre mise à la retraite et donc votre sortie du CITIS. Attention, cette mise à la retraite ne peut pas être prononcée avec un effet rétroactif. Vous percevrez ensuite votre pension.

      A priori, votre invalidité étant due à votre accident de service, votre mise à la retraite doit être considérée comme imputable au service et vous devriez bénéficier d’une rente d’invalidité en plus de votre pension.

      Par ailleurs, vous pouvez chercher à engager la responsabilité de votre employeur au titre des conséquences dommageables de votre accident de service. Cela implique très souvent la saisine du tribunal administratif mais peut aboutir, en fonction du taux d’IPP reconnu suite à votre accident de service, à une indemnisation conséquente et indépendante de la rente et de la pension.

      Votre mise à la retraite devrait à terme prononcée sur le fondement de votre invalidité et vous pourrez donc retravailler sans limite de plafond.

      N’hésitez pas à revenir vers moi si vous l’estimez utile, notamment au titre de la procédure en responsabilité.

      Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

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      • Le 5 décembre 2024 à 09:34

        Bonjour,
        Sauf erreur de ma part si cette personne en Citis n’est pas demandeuse de la retraite pour invalidité c’est la formation plénière qui doit se prononcer !

        Répondre à ce message

        • Le 5 décembre 2024 à 10:51

          C’est exact.

          Répondre à ce message

        • Le 5 décembre 2024 à 21:47

          Bonsoir,

          Effectivement, je n’avais pas relevé que c’était le Conseil médical restreint qui s’est vraisemblablement prononcé en l’espèce.

          Si tel est bien le cas, cela constituera un motif d’illégalité de la décision de mise à la retraite qui pourrait être prononcée. Mais l’illégalité ne sera alors due qu’à un vice de procédure et cela forcera uniquement l’employeur concerné à relancer la mise à la retraite pour invalidité et non à maintenir l’agent concerné en CITIS jusqu’à l’âge légal.

          Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

          Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 8 octobre 2024 à 20:22

    Bonsoir,
    Les indemnités versées en attendant d’être mis en retraite pour invalidité posent encore des problèmes aux agents, j’en suis un nouvel exemple. Malgré le fait que j’ai transmis tous les textes juridiques (décrets, jurisprudence récente, nouveau décret de 2024), la DPE me réclame ce qu’elle nomme des "indus" et qui n’en sont pas pour que je rembourse le mi-traitement versé.
    Ils me harcèlent et m’envoient des courriers sans cesse et je n’ai plus la force ni le courage de faire valoir mes droits. J’ai tout écrit, tout rappelé, tout indiqué, mais rien n’y fait. Le ministère et son service juridique ne répondent pas à la DPE, donc ils appliquent "une note interne" qui leur a été donné.
    Le médiateur ne fait rien, les services juridiques ne répondent pas.
    Je suis à bout...

    Répondre à ce message

    • Le 9 octobre 2024 à 00:13

      Comme l’employeur ne peut pas se servir sur votre retraite, il doit demander l’autorisation au tribunal administratif. Vous pensez que nous connaissons tous la DPE ?

      Répondre à ce message

      • Le 9 octobre 2024 à 11:14

        Bonjour,
        Oui, pardon, vous avez raison. La DPE est la division des personnels enseignants. Vous dites donc que ce sera à eux de me faire un "procès" pour récupérer le montant que j’ai perçu avant que mon dossier soit traité et que légalement, je n’ai pas à rembourser ?

        Répondre à ce message

        • Le 9 octobre 2024 à 11:40

          La réponse du ministre publiée dans ce site est la jurisprudence utilisable. En principe, elle s’impose à tout fonctionnaire, d’autant qu’il justifie sa réponse par les insuffisances de l’employeur.

          Répondre à ce message

          • Le 9 octobre 2024 à 19:32

            Merci pour cette information complémentaire. Pourtant, les services de gestion m’ont dit que le ministère de l’Education Nationale, en juin 2024, leur demandait de continuer à engager des mises en recouvrement, ce qui est mon cas.
            Que dois-je faire alors que la loi est claire, que je n’ai pas les moyens de rembourser ces sommes, qu’ils continuent à ne pas répondre sur la base juridique ? Que me conseillez vous ?

            Répondre à ce message

            • Le 9 octobre 2024 à 22:13

              Je vous renseigne, je ne peux pas vous conseiller. Écrivez au nouveau ministre pour lui demander d’appliquer la réponse faite par le ministre copié dans mon message du 3 octobre dernier.

              Répondre à ce message

            • Le 11 octobre 2024 à 08:18

              Bonjour,

              La logique avancée quant au fait que le demi-traitement versé dans l’attente d’une décision de mise à la retraite pour invalidité reste acquis à l’agent n’a pas été remise en cause par la jurisprudence qui est toujours, à ma connaissance, uniforme à ce sujet.

              Il reste cependant parfaitement possible qu’en interne l’administration continue à aller à l’encontre de cette position. L’idée est simple : l’administration peut parfaitement engager une posture illégale dès lors qu’elle estime que celle-ci ne sera pas suffisamment contestée par les agents concernés. Les fruits de cette posture (la récupération illégale des demis-traitements concernés auprès des agents ne la contestant pas) seront vraisemblablement plus élevés que les effets négatifs (les condamnations éventuelles prononcées suite aux contestations des agents s’opposant, à mon sens à bon droit, à une telle récupération illégale).

              Il est par ailleurs parfaitement envisageable, malheureusement, que l’administration n’ait toujours pas connaissance de cette règle tenant au maintien du demi-traitement versé dans l’attente d’une décision de mise à la retraite pour invalidité

              En tout état de cause, vous concernant, je ne peux que vous conseiller à engager une contestation de cette récupération.

              N’hésitez pas à revenir vers moi,

              Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

              Répondre à ce message

              • Le 28 octobre 2024 à 19:20

                Bonjour,
                Comme vous je dois les rembourser...
                Ils se base sur ces références :

                Objet : Demande de reversement

                Référence :

                 Loi de finances rectificative pour 2011 numero 2011-1978 du 28 décembre 2011 modifiant l article 37-1 de la loi 2000-321 du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leur relation avec l administration.

                 Décret numéro 90-675 du 18 juillet 1990 portant statuts particuliers des inspecteurs d académie - inspecteurs pédagogiques régionaux et des inspecteurs de l éducation nationale.

                Mais quels rapport avec le schmilblik !!...
                J ai beau essayer de chercher je ne comprends pas en quoi ses références m obligé à les rembourser...

                Répondre à ce message

                • Le 29 octobre 2024 à 22:06

                  Bonsoir,

                  L’article 37-1 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations prévoit le délai applicable en matière de récupération des traitements indûment versés par les employeurs publics. Ce délai est de deux ans mais encore faut-il que l’employeur public soit fondé à récupérer les traitements concernés, ce qui ne paraît pas être le cas vous concernant.

                  Le décret n°90-675 du 18 juillet 1990 portant statuts particuliers des inspecteurs d’académie - inspecteurs pédagogiques régionaux et des inspecteurs de l’éducation nationale ne prévoit à ma connaissance aucune disposition spécifique en la matière.

                  Il s’agit très probablement d’une référence globale à l’égard de vos fonctions.

                  Je vous rejoins sur le fond, et ce sans surprise : les textes avancés n’ont aucun rapport avec la situation qui vous concerne et il me paraît que votre employeur tente simplement de vous convaincre du prétendu bien-fondé de sa position.

                  A mon sens, il vous appartient de contester ce raisonnement.

                  N’hésitez pas à revenir vers moi si vous l’estimez utile.

                  Maître Charles Galy - Avocat en fonction publique

                  Répondre à ce message

                  • Le 31 octobre 2024 à 17:09

                    Merci pour votre réponse.
                    Effectivement je suis administratif dans l’Éducation Nationale (Adjoint gestionnaire) et donc mon statut n’a rien à voir avec ceux cités dans ces références !
                    Je reformule une question n’ayant pas trouvé de réponse : en attente de l’avis de perception des finances que je n’ai toujours pas reçu, sera-t-il stipulé sur celui-ci que si je ne paie pas dans un délai notifié par leur soin je serai contraint de payer des pénalités de retard. Et, une contestation devant un TA suspend-elle ce paiement (en attente de la décision) ?

                    Répondre à ce message

            • Le 26 octobre 2024 à 15:44

              Bonjour Milady
              Je suis dans la même situation que vous sauf que je viens de m’apercevoir que les finances publiques avaient fait un prélèvement (partiel, de 700 et quelques euros) directement sur mon compte. J’avais reçu une lettre recommandée m’informant du remboursement à faire, et j’y avais répondu par mail en donnant également les références nécessaires. Je n’ai pas reçu de réponse à ce mail ni d’échéancier annonçant des prélèvements.
              Ma banque m’avait envoyé un message me disant que j’avais un message à consulter dans mon espace personnel, et comme j’ai tardé à consulter ce message, il est trop tard pour s’opposer au prélèvement.
              Effectivement, il semble bien difficile dans cette situation d’avoir gain de cause sans aller au tribunal administratif.
              Courage ! (je dis ça autant pour vous que pour moi !)

              Répondre à ce message

              • Le 29 octobre 2024 à 14:03

                Nathalie,

                Comptez vous aller devant un tribunal administratif et si oui accompagné d ’un avocat ?

                Répondre à ce message

                • Le 31 octobre 2024 à 09:11

                  Rebonjour,

                  Je prêche évidemment pour ma paroisse mais il n’est plus à prouver qu’être assisté par un conseil aguerri à la procédure administrative et aux règles de la fonction publique est un atout de poids dans ce genre de procédure.

                  Au delà de la question de la compétence juridique, cela décharge grandement les fonctionnaires du "poids" de la procédure et de la pression que celle-ci peut impliquer.

                  Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

                  Répondre à ce message

                • Le 1er novembre 2024 à 19:53

                  Je m’y prépare psychologiquement comme je peux !
                  J’ai déjà tenté de faire appel au tribunal administratif sans avocat il y a quelques années pour un autre problème (allègement de service accordé de façon dégressive malgré une reconnaissance de handicap) et ma requête a été rejetée avec le motif que je n’avais pas fourni les documents nécessaires.
                  Je pense donc qu’il est effectivement plus sûr de faire appel à un avocat pour éviter ce genre d’écueil. Toutefois les démarches à faire et les frais à engager sans être assuré du résultat ont un effet décourageant...

                  S’il y a des personnes sur ce forum qui ont déjà fait cette démarche auprès du tribunal administratif, pourriez-vous en témoigner ?

                  Répondre à ce message

                  • Le 2 novembre 2024 à 14:50

                    Bonjour,

                    En la matière, les chances de succès sont très sérieuses et les frais avancés au titre des honoraires d’avocat sont majoritairement à hauteur du forfait de remboursement des frais d’avocat que vous pouvez obtenir à la demande du tribunal si vous obtenez gain de cause. Il est également possible que vous disposiez d’une assurance de protection juridique prenant en charge vos frais d’avocat.

                    Les procédures sont longues, environ deux années au plus, mais permettent de suspendre le recouvrement forcé des sommes litigieuses, et surtout le délai précité est un "simple" délai d’attente. L’avocat, s’occupe avec votre accord de rédiger la requête et vous informe de toutes les étapes de la procédure ce qui vous décharge grandement du poids mental rattaché à celle-ci.

                    Je ne peux faire la promotion directe de mon activité sur ce forum mais je connais parfaitement cette procédure et vous invite à revenir vers moi si vous l’estimez utile.

                    Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

                    Répondre à ce message

                  • Le 5 décembre 2024 à 00:26

                    bonjour ,
                    comme vous dites sans assurance du resultat meme avec un avocat , et ce n’est pas gratuit si vous avez des economies vous devez payer , personne ne fais appel au TA !
                    , je regarde regulierement ce forum depuis 6ans et je n’ai pas vu de temoignages de personnes ayant obtenu gain de cause sans payer !
                    une personne avait temoigner avoir depenser 9000€ pour rien !

                    Répondre à ce message

                    • Le 5 décembre 2024 à 21:41

                      Bonsoir,

                      Il ne faut pas confondre le fonctionnement de l’aide juridictionnelle et celui des assurances de protection juridique dont très souvent les bénéficiaires ignorent l’existence.

                      Pour le reste, je ne peux que vous contredire : de nombreux agents ont recours à la juridiction administrative et les assister à ce titre constitue l’immense majorité de mon activité professionnelle à l’instar de nombreux confrères. Consultez les décisions rendues par les TA si vous voulez vous en convaincre.

                      Les honoraires sont libres et sont fixés par un accord entre l’avocat et son client mais je peux vous assurer que le coût que vous avancez est immensément au dessus des honoraires classiques en la matière.

                      Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

                      Répondre à ce message

              • Le 24 novembre 2024 à 09:04

                Bonjour,
                Je voudrais faire une "mise à jour" . Il y a une erreur dans ce que j’avais dit : l’argent qui a été prélevé sur mon compte correspond à un impôt et non au remboursement du demi-traitement — désolée, les oublis font partie de mes difficultés ! J’ai pu éclaircir cela grâce à la perspicacité de Maître Galy que j’avais contacté et que je remercie encore ici.
                A ce jour, je n’ai donc pas de nouvelles du rectorat (j’avais contesté par mail leur courrier me demandant le remboursement fin septembre). Je sais par expérience que les démarches ne sont pas rapides, je doute fort qu’ils s’en tiennent là donc je m’attends à une relance mais pour l’instant je n’ai rien reçu.
                Voilà ! Bon courage à tous

                Répondre à ce message

          • Le 28 octobre 2024 à 18:29

            Ou puis je télécharger cette réponse car moi aussi je suis dans ce cas et j essaie de trouver tout ce que je peut pour montrer mon bon droit... Merci

            Répondre à ce message

            • Le 28 octobre 2024 à 22:36

              Nos réponses n’ont pas de valeur aux yeux de votre employeur. Utilisez la réponse officielle du ministère à une question écrite d’un sénateur. Elle s’applique aux trois fonctions publiques. Elle est régulièrement publiée dans ce forum mais il faut lire les autres réponses.

              Réponse du Ministère auprès du ministre de l’intérieur et des outre-mer et du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé des collectivités territoriales et de la ruralité publiée le 14/09/2023.

              Conformément à l’article 17 du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 pris pour l’application de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif à l’organisation des conseils médicaux, aux conditions d’aptitude physique et au régime des fonctionnaires territoriaux, la décision de reprise de service, de reclassement, de mise en disponibilité ou d’admission à la retraite de l’agent territorial, à l’expiration des douze mois consécutifs de congé de maladie ordinaire, doit être précédée de l’avis du conseil médical. La même procédure est prévue à l’article 37 du décret précité à l’égard de la décision de reprise de service ou de réintégration, de reclassement, de mise en disponibilité d’office ou d’admission à la retraite à l’expiration de la dernière période de congé de longue maladie ou de longue durée. Pendant toute la durée de la procédure requérant l’avis du conseil médical, le paiement du demi-traitement est maintenu à l’agent jusqu’à la date de la décision de reprise de service ou de réintégration, de reclassement, de mise en disponibilité ou d’admission à la retraite.
              Issu du décret n°2011-1245 du 5 octobre 2011 relatif à l’extension du bénéfice du maintien du demi-traitement à l’expiration des droits statutaires à congé de maladie, de longue maladie ou de longue durée des agents de la fonction publique de l’État, de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière, le maintien exceptionnel du demi-traitement poursuit l’objectif de lutter contre la précarité financière des agents publics en raison des saisines parfois tardives des instances médicales et de leurs délais d’examen des dossiers. En complément, mettant un terme à une jurisprudence anciennement établie, le Conseil d’État a reconnu que : « la circonstance que la décision prononçant la reprise d’activité, le reclassement, la mise en disponibilité ou l’admission à la retraite rétroagisse à la date de fin des congés de maladie n’a pas pour effet de retirer le caractère créateur de droits du maintien du demi-traitement » (Conseil d’État, 9 novembre 2018, n° 412684). Aussi, le demi-traitement ne présente pas un caractère provisoire et reste acquis à l’agent, y compris si la position statutaire dans laquelle il est placé à l’issue de la procédure n’ouvre pas droit au versement d’un demi-traitement.
              Eu égard à la finalité poursuivie par le maintien du demi-traitement garanti à l’agent territorial, le Gouvernement n’envisage pas une modification des dispositions statutaires. En outre, la réforme des instances médicales intervenue aux termes du décret n°2022-350 du 11 mars 2022 relatif aux conseils médicaux dans la fonction publique territoriale, vise, en rationalisant les cas de saisine des conseils médicaux, à réduire les délais de traitement des dossiers par ces instances. Cette évolution contribue ainsi à ne plus faire peser les conséquences financières des délais de traitement des instances médicales sur les finances des collectivités territoriales.
              Publiée dans le JO Sénat du 14/09/2023 - page 5401

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    • Le 10 octobre 2024 à 21:39

      Bonjour Milady,

      Prenez un avocat spécialisé.

      Répondre à ce message

      • Le 28 octobre 2024 à 18:25

        Je suis dans le même cas....combien coûte un avocat spécialisé ? et ait on sur de notre bon droit, cad de l emporter devant un tribunal ...

        Répondre à ce message

        • Le 28 octobre 2024 à 19:18

          Bonsoir,

          Les honoraires d’avocats sont variables mais pour un tel recours vous pouvez vraisemblablement vous attendre à une somme comprise entre 1 000 et 2 500 euros. Cependant, le remboursement des sommes que vous pouvez engager à ce titre est systématiquement demandé au tribunal lors de l’introduction d’une requête. Il est très souvent obtenu à hauteur d’environ 1 500 euros lorsque la requête est accueillie.

          En ce qui concerne vos chances de succès, il m’est impossible de vous affirmer sans aucun doute que vous obtiendrez gain de cause dès lors qu’il existe un aléa inhérent à toute procédure devant le tribunal. Cependant, la jurisprudence quant à la question du maintien du demi-traitement versé dans l’attente d’une mise à la retraite pour invalidité est plus que constante et vos chances sont a priori très sérieuses.

          La réponse ministérielle évoquée par Claude est présente dans ce forum, ainsi que des décisions de jurisprudence que j’ai pu citer. Remontez les dernières pages, vous les trouverez sans difficultés.

          N’hésitez pas à revenir vers moi si vous l’estimez utile.

          Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

          Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 3 décembre 2024 à 17:22

    Bonjour

    J attends ma retraite au titre de l.invalidite depuis le mois de mars 2024. Il manque toujours un document....j en peux plus. Je suis à mi salaire, ils ne se rendent pas compte des difficultés que cela peut engendrées.
    Maintenant je n’arrive plus à accéder au suivi de mon dossier car il est noté " un incident technique ne nous permet pas ......" je ne peux plus rien savoir sur la mise à jour de mon dossier. Êtes vous aussi dans ce cas ?
    Je vous remercie pour vos retours.

    Répondre à ce message

    • Le 4 décembre 2024 à 00:21

      Bonsoir Maddie. Je suis désolé d’apprendre que vous êtes encore dans l’attente. Concernant le message d’incident technique, je ne l’ai pas ce soir. Mais je l’ai eu assez régulièrement par le passé.

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  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 26 novembre 2024 à 11:26

    Bonjour Claude,
    Je suis en citis depuis septembre 2021 reconnu maladie professionnelle avrc un taux de 25 %, dû au service pour dépression sévère. Je viens de passer une 2ème fois devant un psychiatre mandaté par la direction qui a prolongé l’arrêt jusqu’au 10 mars 2025. Du coup, mon médecin traitant a fait la prolongation d’arrêt maladie professionnelle jusqu’à cette date comme demandé par la direction. Mon médecin et la psychiatre qui me suivent tous les mois ont décidé d’un commun accord que mon médecin traitant ferait un certificat de consolidation avec séquelles car pour eux après la fin de l’arrêt en mars 2025 rien ne changera, ils ne voudront jamais que je retravaille car trop de risques pour ma santé. Ma question est : à quelle date exacte mon médecin doit il faire le certificat début mars ou fin février avant la fin de l’arrêt du psychiatre expert mandaté par la direction ? Merci pour votre réponse.
    Bonne journée

    Bruno

    Répondre à ce message

    • Le 28 novembre 2024 à 23:30

      Le Citi se termine, soit par une mise à la retraite pour inaptitude définitive, soit par une reprise d’activité. Vous êtes reconnu en maladie professionnelle, à ma connaissance, il n’est pas nécessaire de produire sans cesse des arrêts de travail.

      Répondre à ce message

      • Le 29 novembre 2024 à 09:58

        Bonjour,
        je suis en Citis depuis 5 ans, FPE, je dois voir le médecin et envoyer une prolongation dans les délais ( 48h ).
        Le volet 3 à l’administration du collège dans lequel je suis et qui en a besoin pour demander un remplaçant.
        les volets 1 et 2 au rectorat impérativement.
        Ces trois volets doivent être envoyés par courrier mais j’ai pris l’habitude dès le départ d’envoyer un exemplaire en courriel en plus, le courrier peut s’égarer sait on jamais !!! et de cette façon j’ai une trace du respect des délais.
        Les prolongations Citis sont en relation avec les prolongations de mon médecin.
        Je suis expertisée une fois par an pour justifier le maintien en Citis.
        Cordialement

        Répondre à ce message

        • Le 1er décembre 2024 à 22:00

          Bonjour Elodie,

          Je confirme, lorsque j’étais en arrêt citis, mon employeur demandait les arrêts de travail, malgré l’avis de l’expert. Chaque arrêté citis dépend de l’arrêt de travail. Je trouve ça un peu lourd.

          Répondre à ce message

          • Le 1er décembre 2024 à 22:13

            Lisez le Code de la fonction publique : articles L822-18 à L822-25.
            « L822-23. La durée du congé pour invalidité temporaire imputable au service est assimilée à une période de service effectif.
            L’autorité administrative peut, à tout moment, vérifier si l’état de santé du fonctionnaire nécessite son maintien en congé. »
            Le site Service public écrit : « Pendant votre congé pour invalidité temporaire imputable au service, vous devez vous soumettre aux examens médicaux demandés par votre administration :
             Votre administration peut faire procéder à tout moment à votre examen par un médecin agréé
             Si votre Citis dure plus de 6 mois, votre administration fait procéder obligatoirement à un examen au moins 1 fois par an. »

            Répondre à ce message

          • Le 1er décembre 2024 à 22:30

            Je complète : l’arrêté d’entrée en congé d’invalidité temporaire fixe en principe une durée renouvelable si l’état de santé le nécessite.

            Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 28 novembre 2024 à 16:41

    Bonjour,

    Je reviens encore vers vous, je suis perdue mon dossier retraite au titre invalidite est encore bloqué.
    Mon employeur n envoie jamais le bon document.
    Nous sommes le 28 et la cnracl et mon employeur avaient proposés la date du 1er décembre pour etre radiée.
    Mon dossier est encore en cours, comment cela va se passer ?
    Je n ai rien signé est ce normal ? Je n ai pas encore reçu le décompte définitif..

    Pouvez vous m éclairer, je suis à bout...je suis perdue et l échéance arrive, j ai tellement hâte de tourner la page pour essayer d aller mieux.

    Merci d avance

    Répondre à ce message

    • Le 28 novembre 2024 à 23:24

      Tant que votre dossier n’est pas complet, votre retraite ne sera pas prononcée par la caisse et l’employeur devra attendre avant de vous radier des cadres. Ne vous inquiétez pas inutilement.

      Répondre à ce message

      • Le 28 novembre 2024 à 23:29

        Bonsoir Claude

        Merci pour votre message.si c est repousse il.faudra encore attendre 1 mois ou peux t on etre mis à la retraite en cours de mois.
        Merci.pour votre retour

        Cordialement
        .

        Répondre à ce message

    • Le 29 novembre 2024 à 09:38

      Bonjour Maddie,
      Comment avez vu su que la cnracl proposait la date de 1er décembre pr votre radiation ?
      Parce que moi mon dossier et en cours de traitement ou en étude depuis le 13 septembre et j’ai tjs rien.
      J’ai appelé la cnracl qui n’est pas capable de me donner une date pr ma radiation...
      Merci et bonne journée

      Répondre à ce message

      • Le 1er décembre 2024 à 16:07

        Bonjour

        C est mon employeur qui me l.a dit.
        La cnracl a proposé cette date, mon employeur a accepté cette date.
        Malheureusement mon employeur n envoie jamais le bon document alors je pense que cela va être reporté.
        Elle aurait tout envoyé vendredi dernier ! J attends je ne sais plus, je dois dire que cela me fatigue beaucoup . Mon dossier a été envoyé en mars.
        J espère que cela va se régler très vite .

        Cordialement

        Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 28 novembre 2024 à 18:39

    Reconnue pour une retraite en invalidité pour une Fibromyalgie dans la fonction publique
    ai je le droit à une aide complémentaire de mon versement de la cnracl

    Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 28 novembre 2024 à 10:50

    Bonjour,

    fonctionnaire titulaire de la fonction publique territoriale et en retraite pour invalidité, ma mutuelle ne me verse plus la garantie qui me permettait de ne pas perdre en salaire car j’ai plus de 62 ans. Leur argument étant : la nouvelle réforme prévoit un départ anticipé à la retraite à 62 ans pour les invalides. Dans mon contrat, il est indiqué que la garantie courre jusqu’à l’âge légal de départ en retraite. Suis-je dans le droit de réclamer une indemnisation jusque 64 ans ?

    Je vous remercie pour votre réponse

    Répondre à ce message

    • Le 28 novembre 2024 à 23:18

      Votre prévoyance fait état de la réglementation pour le régime général. Mais comme vous relevez du régime des fonctionnaires, vous ne bénéficiez pas de cette retraite anticipée. Informez les de quel régime de retraite vous dépendez.

      Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 27 novembre 2024 à 15:26

    Claude,
    je suis a la retraite a partir du 01 décembre 2024. officielement.Actuellement j’ai dans ma prévoyance la rente en cas d’invalidité et la perte retraite a l’age légal .64 ans.
    la Prévoyance Collecteam doit me verser 95 % de mon salaire sur le net soit 2220 euros. et le déduire de ma retraite invalidité qui, est 1635 euros pour 37 ans de service avec
    majoration 10 % pour les 3 enfants.
    Dons en faisant 95% / 2220 EUROS NET =2109 -1635 retraite a déduire =474 euros a verser tous les mois jusqu’a mes 64 ans age legal selon le contrat.
    a condition : de ne pas retravailler et impossibilité d’exercer une activité professionnelle ???? Public ou privé et ne pas s’inscrire france travail SOUS PEINE D EPERDRE LA RENTE INVALIDIDTE.
    Pouvez vous me confirmer si c’est cela selon vous ?
    mERCI

    Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 24 novembre 2024 à 18:29

    Bonjour,

    7ans en arrêt CLD suite à un accident de service, je suis en retraite pour invalidité. Mon employeur public refuse de m’indemniser la totalité de mon CET (15 jours) m’informant que le décret 2002-634. N’ouvre pas droit à l’indemnisation totale que seul le décès permet aux ayants droits de se faire indemniser de la totalité.
    Est-ce que je dois abandonner ces jours que je n’ai pas pu poser en activité ?

    Merci pour votre aide
    Cordialement
    Lilas

    Répondre à ce message

    • Le 26 novembre 2024 à 21:58

      Bonjour,

      Le décret n°2002-634 du 29 avril 2002 portant création du compte épargne-temps dans la fonction publique de l’Etat et dans la magistrature prévoit en son article 10 que les droits acquis au titre du CET sont conservés par l’agent qui est mis à la retraite pour invalidité.

      Cela inclut en principe le droit à indemnisation du CET prévu par le même décret.

      A mon sens, vous avez donc matière à contester la position de votre ancien employeur.

      Par ailleurs, il est probable que vous ayez également droit à une indemnité compensatrice de congés payés non pris pour raisons de santé.

      N’hésitez pas à revenir vers moi si vous l’estimez utile.

      Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

      Répondre à ce message

    • Le 27 novembre 2024 à 09:44

      Peut on savoir combien de jours l’administration propose de vous indemniser ?

      Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 24 novembre 2024 à 16:47

    Bonjour,voilà actuellement en citis maladie professionnelle FPT je pense que je v reprendre le travail avec un taux de 12%.Voici ma question ayant déjà un taux de 7% accident de service,ces deux taux vont il être additionner pour une demande d ATI lors de ma reprise sachant qu il sont imputable au service l un comme l autre merci d’avance pour votre réponse.

    Répondre à ce message

    • Le 25 novembre 2024 à 16:08

      Bonjour,

      Les taux devraient effectivement être additionnés, sauf à ce que la pathologie issue de votre premier AT ait favorisé l’apparition de celle issue de votre maladie professionnelle.

      Dans ce cas, les taux seront appréciés selon la règle de la validité restante.

      Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

      Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 25 novembre 2024 à 03:34

    Bonjour

    J’ai 50 ans et je suis agent au cadre permanent à la SNCF depuis 22 ans je suis en AT reconnue depuis 3 ans.

    La caisse de prévoyance me propose la réforme avec un pourcentage d’invalidité.

    Comment calculer la valeur de ma pension de réforme ? et comment est déterminé le pourcentage d’IPP pour la rente ?
    Je précise que j’ai un suivi psychologique important
    Merci pour votre réponse

    Répondre à ce message

    • Le 25 novembre 2024 à 10:07

      Vous relevez d’une régime spécial ayant ses propres règles mais copiées sur celui des fonctionnaires.
      L’IPP est proposée par des médecins agréés et le conseil de réforme dans lequel siège des représentants du personnel. Votre retraite ou pension de réforme résulte de la durée validée dans le régime spécial. Vous trouverez dans le site CPRF le décret qui régit le régime des cheminots de la SNCF.

      Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 26 octobre 2024 à 01:32

    Bonjour ,
    Actuellement infirmière titulaire de la FPH, je suis en CLM depuis bientôt 3 ans.
    La médecine du travail m’as déclaré inapte à mon poste et le chu ne semble pas vouloir faire un effort pour un poste aménagé voir un reclassement. Cet été on m’a proposé de faire une demande de retraite anticipée pour incapacité ce que j’ai accepté par dépit mais aussi par dégoût de l’institution qui semble vouloir se debarsser de moi. Je viens de recevoir un courrier disant que le comité médical m’as mit 15% d’invalidité et inapte à mon poste et à tte fonction. J’attends donc une confirmation et réponse définitive. Après cela je serais contrainte de trouver un emploi dans le privé car la pension (600€ environ) ne sera pas suffisante pour vivre. Je m’interroge sur le cumul mais également sur le droit à l’allocation chômage. J’ai cru comprendre que je n’y aurais pas droit car la demande vient de moi même si le chu m’as fait comprendre que si je n’acceptait pas il le
    ferais à ma place. De plus puis-je immédiatement après prétendre à une formation pour changer de
    metier ? Je me sens perdu et démunie. Merci

    Répondre à ce message

    • Le 26 octobre 2024 à 18:15

      La jurisprudence du Conseil d’État permet à l’employeur dépendant de la CNRACL de ne pas verser d’allocation chômage car il parait que la privation d’emploi due à la maladie devient volontaire si la personne malade demande cette retraite pour invalidité.
      Vous aurez le droit de retravailler sans plafond ni limites et d’améliorer vos autre retraites. Vous pouvez travailler dans le privé et le public (contractuelle). Par contre si une autre établissement de santé public vous embauche comme fonctionnaire titulaire, votre retraite sera supprimée et sera recalculée en prenant en compte les nouvelles périodes travaillées.

      Répondre à ce message

      • Le 26 octobre 2024 à 21:00

        Je vous remercie pour votre réponse. Vous précisez que l’allocation chômage serait de faite post employeur donc chu. Si après avoir repris un travail dans le privée pourrais-je prétendre à l’allocation chômage si je me retrouve sans poste adapté après un premier poste ou plusieurs ? Cette interdiction d’allocation chômage est-elle définitive et à vie ou juste en sortant de la fph. Je me permets également de redemander quel sera mon avenir en terme de formation, j’ai un compte formation. Que pourrais-je faire en étant à la retraite et pourrais je le faute de suite ou faudra-t-il d’abord cotiser dans le privée pour prétendre à une formation par pôle emploi par exemple ? Merci

        Répondre à ce message

    • Le 26 octobre 2024 à 18:21

      Bonjour ivarte,
      Je suis comme vous, fonction publique hospitalière mais aide soignante, déclaré inapte et ma DRH m’a bien fait comprendre de faire ma demande de retraite invalidité et malheureusement comme c’est nous qui l’a faisons, nous n’aurons pas le droit au chômage... Tt bénef pour eux ! Et pourtant quand je leur ai posé la question, ils m’ont répondu qu’on peut s’arranger pour pouvoir en bénéficier et moi bêtement et surtout pr en finir de cette mise au placard qui dure depuis 6 ans j’ai fait la demande...
      Concernant la formation je pense prendre rdv avec France travail même si je ne suis pas encore en retraite invalidité, juste pour m’informer sur ce que je peux faire ensuite ( si ils savent me répondre...)
      Je viens de lancer la procédure avec mon avocat pour les préjudices indemnisables ( je suis en maladie pro).
      Bon courage

      Répondre à ce message

    • Le 25 novembre 2024 à 08:01

      Bonjour Ivarte
      Je suis dans la même situation que vous à l exception que je refuse la mise en retraite d office qui m a été imposée par le CHU car mon état de santé s’est largement amélioré et avec l accord unanime des médecins qui m ont suivie pendant ma maladie , je suis apte à retrouver un poste.
      Toutefois l hôpital refuse de me réintégrer et se cache derrière des "procédures légales " et persiste à vouloir me mettre en retraite pour invalidité, ce que je considère comme un licenciement détourné .
      Comme vous, je me sens perdue, d autant plus que l hôpital refuse de communiquer , me laissant sans réponses ni accompagnement.
      De plus, j avais entamé des démarches afin de bénéficier d une formation mais étant radiée des effectifs de la Fonction Publique, mes droits au CPF ont été supprimés et je peine à trouver de la jurisprudence concernant les congés annuels générés pendant le CLM.
      J aimerais solliciter l aide d un avocat mais je suis dans un situation financière précaire et je suis maintenue dans l angoisse de ne pas savoir à "quelle sauce je vais être mangée ".
      Merci des réponses que vous pourrez apporter je ne sais plus vers qui me tourner.
      Merci de m éclairer

      Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 25 novembre 2024 à 08:05

    Bonjour.merci pour ce site ou l on trouve beaucoup de réponses.cependant je n arrive pas à trouver ce qui est pris en compte pour le calcul du minimum garanti pour une pension pour invalidite. Ma question est donc est ce que les trimestres en congé longue maladie (clm et cld) en citis en maternité et congé parental sont pris en compte.qyand on parle du calcul <à 15 ans de service...doit on compter ces années passé en congé maladie...etc.?car j ai 30 ans d ancienneté mais beaucoup interrompu avec congé parental et malheureusement maintenant citis et ensuite cld pour maladie grave.merci

    Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 24 novembre 2024 à 13:14

    Bonjour
    Avant tout Bravo pour ce site si précieux.

    J’ai une question sur les articles du code des pensions de la fonction publique lart L27&L29.
    L27 concerne la mise en retraite d office pour invalidité imputable au service.
    L29 concerne la mise en retraite pour invalidité non imputable au service.
    Je lis dans vos explications que l invalidité soit imputable ou non au service, cela ne fait aucune différence pour l agent d être mis d office en retraite pour invalidité, si déclaré inapte à toutes fonctions avec séquelles consolidées.
    Avec cette procédure je ne vois pas pourquoi il y a deux différents articles quand le résultat est le même concernant la mise en retraite d office pour invalidité.
    Pourriez vous svp éclairer ma petite lanterne sur ce point ?
    Merci

    Répondre à ce message

    • Le 24 novembre 2024 à 16:36

      Soit elle est imputable au service et vous avez droit à une rente à vie, soit elle l’est pas et il n’y as de rente. Il y deux parties différentes car en droit c’est très différent.

      Répondre à ce message

      • Le 24 novembre 2024 à 17:10

        Merci Claude
        Ma question concernait en fait le délai du congé maladie. Les deux articles sont similaires dans la mise en retraite d office pour invalidité.
        Dès que l inaptitude définitive et absolue est déclarée, il n est nullement mentionné dans ces deux articles que l agent doit avoir épuisé ses droits à congés.
        Si la pathologie est sur la liste d un cld par exemple, l employeur n a pas à attendre 8 ans pour mettre d office en invalidité dans le cas d un citis.
        Le cld est beaucoup plus intéressant.
        Le citis me paraît être une belle arnaque

        Répondre à ce message

        • Le 24 novembre 2024 à 22:29

          Ne vous fiez pas aux apparences. Le droit aux CLD suppose une longue maladie avec rémission possible. LSi les médecins considèrent qu’il n’y aura pas rémission, que l’inaptitude est définitive, la retraite pour invalidité est possible.
          Le Citis s’est avéré une réelle amélioration par rapport à la situation précédente car il y a maintien du salaire et reclassement.

          Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 24 novembre 2024 à 18:54

    Bonjour,
    J ai 56 ans.Actuellement en cld .j ai encore 1 an en plein traitement et deux ans en demi traitement. J aimerais savoir si je demande une retraite anticipée fonctionnaire pour inaptitude .ma pension n etant pas énorme, elle devrait être d environ700e..pourrais je bénéficier du minimum garanti ou me sera til verser qu à 67ans.?peut on également bénéficier du chômage même si la demande de mise à la retraite est demandée par moi même. Merci

    Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 24 novembre 2024 à 14:54

    Je vais avoir 61 ans en février 2025 . Je suis en retraite pour invalidité cnarcl depuis avril 2024 arrivée à l’âge légal est-ce que le montant de ma retraite sera le même ? Merci à vous

    Répondre à ce message

  • 40 La retraite anticipée pour invalidité ou inaptitude au travail Le 31 octobre 2024 à 20:16

    Bonjour à tous,

    Je souhaite avoir l’avis d’un expert au sujet de ma situation qui est la suivante :

    À la fin de mon CLD, j’ai bénéficié d’une allocation d’invalidité temporaire (à ne pas confondre avec l’allocation temporaire d’invalidité) pour une période de 3 ans, du 29 septembre 2021 au 28 septembre 2024.

    Le 29 juillet 2024 j’ai saisi par courrier recommandé le rectorat ainsi que le conseil médical afin qu’ils réexaminent ma situation car l’allocation d’invalidité temporaire qui m’a été octroyée arrive à échéance le 28 septembre 2024.
    Jusqu’à ce jour je n’ai reçu aucune réponse ni de la part du rectorat ni de la part du conseil médical et je me retrouve sans ressources depuis le 28 septembre 2024.

    Actuellement je ne perçois plus mon allocation d’invalidité temporaire ni mon salaire. Le rectorat a-t-il le droit de me laisser sans traitement ?

    Quelle est la décision qui doit être prise par le rectorat à la fin de mon allocation d’invalidité temporaire qui a expiré le
    28 septembre 2024 ?
    Quelle sera ma situation à partir du 28 septembre 2024 et comment vais-je être rémunérée ?

    De mon côté, que dois-je faire face à l’inertie de l’administration qui ne prend aucune décision et me laisse sans ressources ?

    Je vous remercie d’avance pour votre conseil et votre aide.

    Cordialement,

    Jade

    Répondre à ce message

    • Le 2 novembre 2024 à 19:14

      Rebonjour,

      Aucun expert n’est en mesure de répondre à ma problématique ?

      Merci d’avance à toute mesure qui aurait une réponse à ma situation.

      Cordialement,

      Répondre à ce message

      • Le 2 novembre 2024 à 22:16

        Il n’y a pas d’expert ici ! C’est un métier.
        Je renseigne bénévolement tout le mode dans ce forum, sous la fiche d’une guide écrit pour les syndiqués.

        Répondre à ce message

    • Le 4 novembre 2024 à 09:43

      Bonjour,

      A priori vous avez été placée en disponibilité pour raison de santé à l’issue de votre CLD. Cette position statutaire est en principe parfaitement compatible avec une absence de traitement.

      En ce qui concerne l’AIT, elle ressort en première lecture,et au regard des dispositions des articles D712-13 et suivants du code de la sécurité sociale, de la compétence initiale de la CPAM.

      L’administration procède par la suite au versement de l’AIT suite à l’intervention d’un avis du conseil médical.

      Dans votre situation, où la question qui se pose est le renouvellement de vos droits à l’AIT, l’administration devrait à mon sens procéder à une nouvelle saisine du conseil médical pour instruire votre demande.

      Il est donc relativement étonnant que vous ne soyez informée de rien à ce sujet par votre employeur.

      Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

      Répondre à ce message

      • Le 7 novembre 2024 à 15:41

        Bonjour maître,

        Merci pour votre réponse.

        Malheureusement mes demandes auprès de mon employeur et du conseil médical sont restées sans réponse.

        Le 29/07/2024 j’ai demandé à mon employeur de saisir le conseil médical pour réexaminer ma situation. Le courrier est reçu par l’employeur le 3/08/2024 et rejet implicite de l’employeur le 3/10/2024. Visiblement celui-ci refuse de saisir le conseil médical.
        Je souhaite donc saisir le tribunal administratif pour contraindre l’employeur à procéder à la saisine du conseil médical.
        Y a-t-il un délai pour saisir le tribunal administratif ? Théoriquement j’ai jusqu’au 3/12/2024 pour le faire.

        Le 2/09/ 2024 j’ai également écrit au conseil médical pour lui demander de réexaminer ma situation. Le Courrier est reçu le 4/09/ 2024, rejet implicite le
        4 /11/2024. À priori, j’ai donc jusqu’au 4 /01/2025 pour saisir le tribunal administratif.

        Finalement quelle est la date limite pour saisir le tribunal administratif ?
        Le 4 /01/2025 c’est-à-dire 2 mois après le rejet implicite de ma demande par le conseil médical ou bien le 3/12/2024 c’est-à-dire 2 mois après le rejet implicite de ma demande par l’employeur ?

        J’ignore laquelle des 2 dates fait office de référence, le 4/01/2025 ou bien le 3/12/2024 ?

        Merci d’avance pour votre réponse.

        Très cordialement,
        Jade

        Répondre à ce message

        • Le 7 novembre 2024 à 20:44

          Bonsoir,

          Vous pouvez considérer que vous avez jusqu’au 3 décembre pour contester le refus implicite de votre employeur de saisir le conseil médical.

          Je priorise cette décision plutôt que le refus du conseil médical dès lors que je ne pense pas en l’état, et donc sans recherche, que le conseil médical puisse de lui-même engager une procédure.

          Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

          Répondre à ce message

          • Le 11 novembre 2024 à 16:15

            Bonjour maître,

            Merci pour votre réponse.

            Je voulais toutefois vous préciser que je souhaite saisir le tribunal administratif pour demander une résiliation judiciaire de mon contrat de travail car mon cas relève d’un licenciement pour inaptitude physique puisque je suis définitivement inapte à toutes fonctions mais mon employeur refuse de me licencier (je précise que je ne suis pas titulaire, je suis fonctionnaire stagiaire, ex-contractuelle)

            Ma drh que je viens de contacter m’a annoncé que l’AIT va être reconduite automatiquement pour une période de 3 ans, sois 6 ans au total, et ce sans passer par le conseil médical c’est la nouvelle procédure m’a telle expliqué. Je vais donc recevoir l’arrêté de prolongation de l’ AIT dans les prochaines jours ou les prochaines semaines.

            Je précise que j’avais déjà contesté l’attribution de cette AIT pour la période du 29 septembre 2021 au 28 septembre 2024 (l’arrêté attribuant l’ AIT m’avait été notifiée, à l’époque, avec un an de retard et ne mentionnait pas de délai de recours) j’ai donc contesté cet arrêté par courrier recommandé en date du 25 août 2024 reçu le 29 août 2024 et rejet implicite de l’employeur le 29 octobre 2024.
            Comme je l’ai indiqué dans mon précédent message, J’ai aussi demandé à l’employeur de saisir le conseil médical afin de réexaminer ma situation, par courrier recommandé reçu le 3 août 2024 et rejet implicite de l’employeur le 3 octobre 2024.

            Je voudrais donc savoir quand devrai-je saisir le tribunal administratif pour demander la résiliation judiciaire de mon contrat de travail, y a-t-il un délai pour ce genre de recours ?
            Sachant que l’AIT va être reconduire prochainement par mon administration, dois-je attendre la prolongation de l’AIT pour saisir le tribunal administratif ou bien faudra-t-il le saisir avant le 3 décembre 2024, ou le 29 décembre 2024 ?

            Je vous remercie encore une fois pour votre réponse et désolée de vous enquiquiner avec tous ces détails mais les délais de recours ont leur importance dans la présente requête (je souhaiterais également savoir si vous plaidez ce genre de dossier et quels sont vos honoraires pour ce type de procédures)

            Très cordialement
            Jade

            Répondre à ce message

            • Le 12 novembre 2024 à 17:49

              Bonsoir,

              Les règles applicables diffèrent entre titulaires et stagiaires. Il aurait été opportun de mentionner ce point dès le début de vos posts.

              En ce qui concerne l’hypothèse de la "résiliation judiciaire", je dois avouer ne pas pouvoir vous aider sans recherche poussée dès lors que je n’ai pas connaissance d’une telle mesure au titre du régime de la fonction publique.

              Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

              Répondre à ce message

              • Le 14 novembre 2024 à 19:46

                Bonsoir Maître ,
                Je vous remercie pour votre réponse.

                Dans ce cas, je vais saisir le tribunal administratif pour demander l’annulation de l’ait car mon employeur vient de prolonger l’ait au-delà du 3 octobre 2024 ce qui est illégal dans mon cas (l’ait est octroyée pour une durée maximale de 3 ans non renouvelables, de plus je suis définitivement inapte à toutes fonctions)

                Ma question est la suivante :
                Si le tribunal administratif annule la prolongation de l’ait, c’est-à-dire à partir du 3 octobre 2024, comment vais-je être rémunérée à compter du 4 octobre 2024 puisque ça ne sera plus l’ait qui sera versée ?
                Mon employeur devra t-il reprendre le versement de mon salaire à compter du 4 octobre 2024 et si oui, à plein traitement ou à demi traitement ?
                A-t-il le droit, juridiquement, de me laisser sans traitement à partir du 4 octobre 2024 si le tribunal administratif annule l’ait ?

                Je vous remercie d’avance pour votre réponse si vous en avez une.

                Très cordialement,

                Jade

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                • Le 15 novembre 2024 à 13:11

                  Bonjour,

                  L’AIT implique que votre employeur considère que votre inaptitude n’est que temporaire. Il est donc logique, si vous avez épuisé vos droits à congé de maladie, que vous soyez placée sans traitement et que vous bénéficiez du versement de l’AIT.

                  Je vous invite à ce titre à prendre connaissance des articles 24 et suivants du décret n°94-874 du 7 octobre 1994 fixant les dispositions communes applicables aux stagiaires de l’Etat et de ses établissements publics qui prévoient notamment :

                  "2° Le fonctionnaire stagiaire qui est inapte à reprendre ses fonctions à l’expiration d’un congé pour raison de santé est placé en congé sans traitement pour une période maximale d’un an renouvelable deux fois.

                  La mise en congé et son renouvellement sont prononcés après avis du conseil médical qui aurait été compétent par application du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l’organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d’aptitude physique pour l’admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires, si l’intéressé avait la qualité de fonctionnaire titulaire
                   ;

                  3° Lorsque, à l’expiration des droits à congé avec traitement ou d’une période de congé sans traitement accordés pour raison de santé, le fonctionnaire stagiaire est reconnu par la commission de réforme dans l’impossibilité définitive et absolue de reprendre ses fonctions, il est licencié ou, s’il a la qualité de fonctionnaire titulaire, remis à la disposition de son administration d’origine
                  ."

                  Si votre inaptitude était définitive, cela impliquerait que votre employeur puisse vous licencier pour inaptitude physique.

                  J’ai donc du mal à comprendre votre intérêt à contester l’octroi de l’AIT.

                  Je n’ai par ailleurs pas connaissance d’un délai maximal de 3 ans en matière de versement de l’AIT.

                  Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

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                  • Le 16 novembre 2024 à 20:46

                    Bonjour maître,

                    La durée maximale d’un congé sans traitement est d’un an renouvelable 2 fois, comme vous venez de le rappeler . Or, personnellement cela fait plus de 3 ans que mon employeur me maintient en congé sans traitement et me verse une ait tout en sachant que je suis définitivement inapte à toutes fonctions. Donc tout ceci est illégal.
                    Mon employeur ne peut pas me maintenir en congé sans traitement au-delà de 3 ans et continuer à me verser l’ait qu’il vient de prolonger au-delà du 3 octobre 2024, date de fin de mon congé sans traitement qui a donc duré 3 ans (du 4 octobre 2021 au 3 octobre 2024)

                    Comme je vous l’ai indiqué dans mon message précédent, je souhaite saisir le tribunal administratif pour demander l’annulation de la PROLONGATION de l’ait. Mon employeur devrait me licencier puisque je suis définitivement inapte à toutes fonctions et non pas continuer à me verser indéfiniment l’ait.
                    L’ allocation d’invalidité temporaire (l’ait) comme son nom l’indique est versée au fonctionnaire qui est Temporairement dans l’incapacité à reprendre ses fonctions, ce qui n’est pas mon cas.

                    Ma question, à laquelle vous n’avez pas vraiment répondu, est la suivante : si le tribunal annule la prolongation de l’ait au-delà du 3 octobre 2024, comment vais je être rémunérée à partir du 4 octobre 2024 puisque ça ne sera plus l’ait qui sera versée ? Mon employeur devra t-il reprendre le versement de mon salaire à partir du 4 octobre 2024 ? et si oui, à plein traitement ou à demi traitement ? Si le tribunal annule la prolongation de l’ait, mon employeur a t-il le droit, juridiquement, de me laisser sans traitement ?

                    Merci d’avance pour votre réponse et désolée encore une fois d’insister sur cette question.

                    Très cordialement,

                    Jade

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                    • Le 18 novembre 2024 à 16:33

                      Bonjour,

                      Au regard de ce que vous décrivez, votre employeur pouvait vous licencier au 4 octobre 2024.

                      Si vous obtenez l’annulation de la prolongation de l’octroi de l’AIT, il sera très probablement enjoint à votre employeur de régulariser votre situation. Ce qui impliquera donc vraisemblablement un licenciement rétroactif au 4 octobre 2024.

                      Dans cette hypothèse votre ancien employeur ne vous devra aucun salaire à proprement parler à compter du 4 octobre 2024.

                      Il reste possible, mais sans que je puisse vous l’assurer, que votre employeur reste redevable de l’ARE dans l’hypothèse d’un licenciement.

                      Maître Charles Galy - Avocat en droit de la fonction publique

                      Répondre à ce message

                      • Le 20 novembre 2024 à 19:15

                        Bonsoir maître,

                        Merci infiniment pour toutes ces réponses. Vous avez suffisamment éclairé ma lanterne.

                        Encore une fois un grand merci.

                        Très cordialement,

                        Jade

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                      • Le 23 novembre 2024 à 21:26

                        Bonsoir maître,
                        désolée de revenir encore vous demander des informations, mais juste une petite question concernant votre réponse ci-dessus :
                        Si je suis licenciée rétroactivement
                        au 4 octobre 2024, cela signifie que je vais continuer à percevoir l’AIT jusqu’à la date du jugement ? Autrement dit, je continuerai à percevoir l’AIT en attendant la décision du tribunal, est-ce bien cela ?

                        Encore une fois merci infiniment pour tous les efforts que vous déployez et le temps que vous prenez pour nous éclairer

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