41 L’habitat inclusif et la résidence-autonomie
Des solutions alternatives à la maison de retraite sont possibles. Elles sont adaptées à la perte d’autonomie et permettent le lien social et intergénérationnel. Différents organismes proposent des solutions adaptées aux personnes en situation de handicap ou âgées.
1. L’habitat inclusif
Solution de logement pour les personnes âgées et/ou en situation de handicap, l’habitat inclusif permis par la loi Élan de 2018, est en plein essor.
Le développement d’un « nouveau modèle d’habitat accompagné, partagé, et inséré dans la vie locale » (API) pour les personnes handicapées ou âgées, est considéré comme un outil complémentaire de la transformation de l’offre sociale et médico-sociale.
Il existe trois sources de financement : l’aide à la vie partagée (AVP) versée par le département, le forfait habitat inclusif (FHI) alloué par les agences régionales de santé (ARS) et d’autres sources (caisses de protection sociale).
Différents acteurs participent à ces innovations : Action Logement, bailleurs sociaux et de nombreuses associations. Les collectivités territoriales et notamment le département sont l’élément indispensable au développement de ce type d’habitat.
2. La vie dans une résidence-autonomie
Il s’agit d’un groupement ou d’un immeuble de logements autonomes disposant généralement d’équipements ou de services collectifs (restauration, blanchissage, salle de réunion, infirmerie, etc.) dont l’usage est facultatif ou défini dans le contrat de location ou le règlement intérieur.
L’hébergement est à la charge des personnes âgées qui peuvent bénéficier de l’aide sociale et d’une aide au logement (APL ou ALS).
Ils offrent aux résidents un logement indépendant avec cuisine et/ou sanitaire.
Les retraités ont le statut de locataire en signant un bail de location. Ils disposent de locaux d’animation communs et de services collectifs.
Pour y avoir accès, il faut être peu dépendant, être âgé de plus de 60 ans ou être reconnu inapte au travail.
Les résidences autonomie proposent à leurs résidents des prestations minimales, individuelles ou collectives, qui concourent à la prévention de la perte d’autonomie ainsi que des prestations d’animation de la vie sociale.
BON À SAVOIRL’allocation personnalisée d’autonomie (APA) en résidence-autonomie
Le locataire dans une résidence-autonomie bénéficie de l’attribution de l’APA à domicile.
Voir fiche 14 et suivantes.
3. Les maisons d’accueil et résidences pour personnes âgées (Marpa)
Les Marpa accueillent des personnes âgées autonomes ou en légère perte d’autonomie. Organisées en appartements indépendants, elles disposent d’espaces de vie collectifs. Ce sont souvent de petites unités gérées soit par une association, soit par une commune.
L’aide personnalisée au logement (APL)
La demande doit être effectuée rapidement dès l’entrée dans les lieux.
Elle doit être formulée auprès de la Caf ou de la MSA suivant le régime de protection sociale du demandeur.