46 Le reste à charge en établissement d’hébergement
Face au prix de journée élevé dans les Ehpad en regard du niveau des pensions, il est nécessaire de connaître les différentes solutions d’aides financières.
– complète le 18 décembre 2025 ;
– des montants 2026 (17/1/26).
Montants 2026
Montant mensuel laissé au conjoint à domicile (=Aspa) : 1 043 €
Réduction d’impôt plafonnée à : 10 000 €
Montant mensuel minimum conservé si aide sociale (1% Aspa annuelle) : 125 €
1. Faire face à des tarifs très variables
Quitter son domicile pour aller dans un établissement d’hébergement est un pas difficile.
Il s’accompagne aussi d’un important changement pour les ressources financières de la personne âgée qui s’intègre dans une structure collective assurant aussi bien son hébergement que l’entretien d’un cadre de vie, aussi bien ses soins que les aides dont elle a besoin pour faire face à ses pertes d’autonomie.
Le tarif journalier à charge des résidents est très variable d’un établissement à un autre, d’une région ou d’une ville à une autre. Des écarts importants existent, par exemple, entre la province et la région parisienne, entre les zones rurales ou urbaines.
Face à cette situation, à quelles aides financières peut-on faire appel ?
En savoir plus : Bienvenue dans l’espace annuaire du site officiel
Bon à savoirQue faire si en couple ?
Lorsque les conjoints, résident, l’un à domicile, l’autre dans un établissement, le conjoint restant à domicile doit pouvoir faire face à ses dépenses courantes. Le montant est égal au moins au montant de l’Aspa (allocation de solidarité aux personnes âgées.
2. Les aides fiscales
Les séjours dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ou dans une unité de soins de longue durée donnent droit à une réduction d’impôt égale à 25% des frais d’hébergement et de dépendance, dans la limite de 10 000 euros par personne hébergée. Les frais de soins ne sont pas concernés puisqu’ils sont pris en charge par l’assurance maladie.
S’agissant d’une réduction, les personnes exonérées de l’impôt sur le revenu ne sont pas concernées.
3. La compensation des pertes d’autonomie
Les pertes d’autonomie sont compensées par le versement de l’APA. Cette allocation est servie par le conseil départemental directement aux personnes âgées si elles sont à domicile, dans un logement-foyer ou hébergées dans une famille d’accueil.
Par contre, dans les établissements (Ehpad), cette allocation est versée généralement à l’établissement. L’Ehpad refacture aux personnes âgées le tarif « dépendance » appliqué aux résidents classés dans les niveaux 5 et 6 de la grille Aggir.
Ce tarif est fixé à 6,10€ par jour (valeur 2025) dans les départements en expérimentation du forfait global unique, relatif aux soins et à l’entretien de l’autonomie (point 6 fiche 45).
4. L’allocation personnalisée au logement (APL)
Les personnes âgées hébergées en maison de retraite peuvent bénéficier de l’allocation personnalisée au logement (APL) seulement si l’établissement est conventionné par la Caf. Le montant de l’APL est évalué en fonction du niveau de ressources de la personne âgée et du coût d’hébergement. La demande est à faire auprès de la Caf ou de la MSA.
5. L’allocation de logement social (ALS)
Cette allocation logement a pour but d’alléger le coût de la location subi par une personne et ne peut pas se cumuler avec l’APL. Les personnes ne pouvant pas bénéficier de l’APL peuvent bénéficier de l’ALS. La demande est à faire auprès de la Caf ou de la MSA.
6. L’aide sociale à l’hébergement (ASH) des personnes âgées
Cette aide, accordée par le conseil départemental, est destinée aux personnes dont les revenus sont inférieurs au coût de l’hébergement : elles doivent être accueillies dans un Ehpad habilité par le conseil départemental à recevoir des bénéficiaires de l’aide sociale. Si l’Ehpad n’est pas habilité, la personne âgée peut cependant y avoir droit dans certaines conditions.
L’aide sociale à l’hébergement (ASH) est une prestation légale accordée par le conseil départemental, dont les règles d’attribution sont définies par le règlement d’aide sociale du département.
Son attribution est précédée par une procédure de règlement amiable auprès des obligés alimentaires (les enfants uniquement) (voir fiche 8). En cas de désaccord et de carence du bénéficiaire ou de son représentant légal, le Président du département peut demander au juge des affaires familiales de fixer la dette alimentaire et de décider son versement au département, à charge pour celui-ci de le reverser au bénéficiaire augmenté, le cas échéant, de la quote-part de l’aide sociale. Elle est récupérable sur succession (voir fiche 9).
Le droit au pécule
Une somme minimale doit être laissée à la libre disposition du bénéficiaire de l’ASH accueilli en établissement, après paiement des prestations à sa charge au titre du tarif dépendance et des frais d’hébergement. Ce montant minimal est fixé à 1% du montant annuel de l’Aspa.