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8 mars : journée internationale de la femme - A la retraite, la pauvreté se décline au féminin


Ce qui n'est pas fait aujourd'hui dans le monde du travail, pour lutter contre les inégalités d'accès à l'emploi, de rémunération, de carrière, entre les hommes et les femmes, sera, au moment de la retraite, payé au prix fort… par les femmes.

On l’oublie trop souvent, le maintien de la situation actuelle aura des conséquences incalculables demain.

Une enquête sur les conditions de vie des retraités aux revenus modestes que la CFDT Retraités a menée le mois dernier montre que les femmes représentent les trois-quarts de la population concernée vivant avec moins de 1000 € mensuels.

Les femmes seules avec un revenu moyen de 930€ par mois, inférieur donc au seuil de pauvreté, sont les plus menacées. Leur pension est constituée à moins de 60% de droits acquis en direct, la pension de réversion complétant le tout.

Les femmes ont deux fois plus souvent que les hommes une carrière professionnelle incomplète, principalement en raison de la présence et l’éducation des enfants. Autre conséquence : les femmes sont deux fois plus nombreuses que les hommes à être parties à la retraite après 65 ans.

Au quotidien, le « reste à vivre » s’avère très insuffisant. Les dépenses de première nécessité, telles que le logement, l’énergie, la santé, avec le coût du reste à charge et de la complémentaire santé, l’alimentation grèvent 75% des petits budgets.

Ces précarités associées, parfois au grand âge et la perte d’autonomie, sont facteurs d’un risque de basculement définitif dans la misère.

La CFDT Retraités souhaite la mise en œuvre de solidarités plus actives envers les retraitées actuelles à l’heure où de toute part une réforme des retraites s’impose, sauf à continuer de fabriquer d’autres générations de retraitées pauvres, à la seule raison qu’elles sont nées femmes.