Actu revendicative


A la retraite, les revendications subsistent


Mosellan d'origine, membre du bureau de l'Union confédérale des retraités, Gilbert Jérôme vient de céder sa responsabilité de secrétaire général de l'Union régionale des retraités de Lorraine à Pierre Brockers pour rejoindre la commission exécutive où il anime le pôle « action revendicative ».

Questions à Gilbert Jérôme, secrétaire général adjoint de l’UCR CFDT

Quelle mémoire gardes-tu de ce congrès de Metz ?

Le congrès a été un évènement fort en convivialité, et important en démocratie. Il a permis de débattre de sujets importants qui font la vie des retraités, de vérifier si l’ensemble des décisions qui avaient été prises au congrès précédent avaient été respectées. En quelques années, on a construit une UCR capable d’apporter du dynamisme à notre action revendicative. On a élaboré de vrais outils capables d’armer les militants dans leur action de tous les jours. Je veux notamment parler de l’information, avec la nouvelle formule de Fil Bleu et du contenu très pertinent du Retraité Militant. Pensons aussi à la formation syndicale où nombre de modules ont été considérablement augmentés.
A Metz, nous avons atteint l’âge de la maturité avec des équipes qui se sentent responsables de la conduite d’un vrai mouvement de syndicalisme retraités.

Quels vont être les enjeux de la prochaine mandature ?

A côté des revendications liées au pouvoir d’achat, la santé, la perte d’autonomie, sont apparus d’autres objectifs revendicatifs notamment sur les questions de logement révélées par la table ronde du congrès, et sans doute sur d’autres aspects sur lesquels il faut vraiment qu’on s’attelle : les transports, l’exclusion sociale, le développement durable qui sont des sujets essentiels pour nous aussi !
La CFDT Retraités a dans le même temps envie de construire l’action de terrain. Il ne suffit pas d’être compétent en termes de revendications, d’analyse des situations. Il faut aussi faire preuve de persuasion auprès des retraités pour qu’ils adhérent à nos propositions, qu’on fasse corps pour agir ensemble et obtenir des résultats. Car l’action syndicale a besoin d’obtenir des résultats.

Le sociétal à côté du social devient donc un objet de l’action revendicative ?

Tout à fait. Les retraités participent à de nombreuses associations. Nos relations avec les associations méritent d’être développées pour avoir une vue d’ensemble beaucoup plus large sur ce qui fait la préoccupation de tous les jours des retraités.

Que dirais-tu à ceux qui viennent d’arriver en retraite, qui ont besoin d’un peu de recul et qui te disent « laissez-moi en paix pendant un ou deux ans et après on verra… » ?

Ceux qui arrivent en retraite ont leur projet de vie. Dans les mois qui précèdent l’arrêt de l’activité professionnelle, chacun met à jour son listing des activités qu’il va développer quand il sera en retraite. Mais les retraités ont besoin de solidarité, de lien social, de contact avec les autres. Et ce que le syndicalisme retraités CFDT propose c’est justement ce lien, cette préoccupation de vouloir agir ensemble. Car quand on est en retraite, les revendications ne disparaissent pas. Elles subsistent.

Et cependant il s’agit autant de recevoir que de donner…

En effet, il faut savoir donner. Et c’est là que le thème du congrès prend tout son sens : l’avenir doit être solidaire. Et ce qui est intéressant c’est de pouvoir faire vivre cette solidarité sur les sujets que l’on porte.

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