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Les déserts médicaux ne sont pas des mirages


Lors d’une récente conférence à Orléans, au premier semestre de cette année, Pierre-Louis Bras, ancien directeur de la Sécurité sociale – et actuel président du COR – a affirmé que les déserts médicaux n’existaient pas. Cette provocation ou réelle pensée de cet inspecteur général des Affaires sociales ne correspond pas au ressenti des malades potentiels que nous sommes, au point de nous faire oublier les progrès réalisés dans certains territoires. Dossier réalisé par Jean-Pierre Delhoménie

Sommaire du dossier
- Les déserts médicaux ne sont pas des mirages
- Trois notions de déserts médicaux se complètent
- Des initiatives sur le terrain
- CFDT Retraités : « Accéder à des soins de qualité pour tous et partout »
- Un énième plan de lutte gouvernemental contre les déserts médicaux
- « Le maintien de la liberté d’installation sans limite n’est plus soutenable. »

54,7 ans

C’est l’âge moyen des médecins présents dans les zones sous-denses (contre 53,4 ans sur l’ensemble du territoire). La proportion de médecins généralistes de plus de 60 ans y est plus élevée.
Source : Drees, Déserts médicaux, mai 2017

En France

Le nombre de médecins diplômés à l’étranger est de plus de 22 000 (en augmentation) soit 11,8 % du total des médecins en activité régulière.
Source : Drees, Déserts médicaux, mai 2017

3 536 médecins

exercent dans des maisons de santé, soit seulement 4 % de l’ensemble des généralistes. Il existe des écarts de densité médicale entre départements métropolitains : ils vont de 1 à 4 pour les masseurs kinésithérapeutes et de 1 à 7 pour les infirmiers.
Source : Drees, Portrait des professionnels de santé-juillet 2016

Avec 237 médecins

pour 100 000 habitants les Hauts-de-France ont une densité médicale plus faible que la moyenne (284 pour 100 000). Or la surmortalité est de 21 % par rapport à la moyenne nationale et la surmortalité prématurée de 30 %.
Source : Drees, L’état de santé de la population an France-2017