Actu revendicative


Allez les Verts !


À Saint-Étienne, les Verts jouent au foot ! Leur palmarès les a rendus célèbres dans toute la France. Et ce sont bien les seuls à avoir été acclamés sur les Champs-Élysées après une défaite en finale des Champions d'Europe. La célèbre devise visible en arrivant au stade Geoffroy Guichard à Saint-Étienne.

Que de commentaires journalistiques, livres, disques, sur la légende des Verts ! Mais ce n’est pas une légende. C’est du concret, du réel. Oui, l’Association sportive de Saint-Étienne (ASSE) est bien à ce jour la première par son palmarès inégalé en France depuis l’invention du football (voir encadré).

Les amateurs de foot ont vu passer ici des joueurs devenus célèbres : Michel Platini, Dominique Rocheteau (l’ange vert), Laurent Blanc, Robert Herbin, Rachid Mekloufi, Jean-Michel Larqué, Georges Bereta (l’enfant du pays), j’en passe et des meilleurs...

D’accord, aujourd’hui nous sommes dépassés par notre adversaire héréditaire, l’Olympique Lyonnais. Mais vous verrez, cela ne va pas durer. Lorsqu’ils auront mis leur fric, tout leur fric, dans les actions à la Bourse et que les joueurs ne seront plus au top, alors tout s’écroulera. Ne voyez là aucune réaction partisane et chauvine du rédacteur !

Un jeu qui brasse beaucoup d’argent

Car enfin, oui, c’est un jeu. Mais un jeu qui brasse maintenant beaucoup d’argent, trop d’argent, à tel point que cela pourrit la qualité et les résultats. Le foot soulève des passions telles qu’il y a parfois des blessés et même des morts.

Comment penser qu’un club coté en Bourse ne deviendra pas, comme une entreprise, une convoitise pour des actionnaires en mal de dividendes. Imaginons un arbitre qui aurait placé ses économies dans ce club et qui arbitrerait un match disputé par ce même club ?

Vous dites impartialité ? Et ces joueurs qu’on paie à prix d’or, vendus comme des boîtes de conserve ou des costumes trois pièces, 100 millions par-ci, 50 par-là. Certes la France n’est pas la plus avide en la matière, l’Espagne, l’Italie, la Grande-Bretagne, notamment, font des ponts d’or à certains joueurs. Leurs salaires sont l’équivalent de mille Smic par mois, et encore.

Il faut dire que les États de ces pays sont un peu laxistes sur la gestion de leurs clubs et qu’ils ne sont pas avares de facilités d’impôts. Mais qui donc a dit, donnez leur du pain et des jeux...
Bon, il fallait que cela soit dit, soyons sport.

L’engouement du public est exceptionnel

L’ASSE comme tous les autres clubs français n’est pas dans ce cas de figure de placement en Bourse. Le stade Geoffroy Guichard, construit en 1931 par le patron des établissements « Casino », comme le nom l’indique, est propriété de la commune depuis 1968. Depuis, il a été restructuré plusieurs fois et en particulier pour la Coupe du Monde 1998 tout en conservant ses quatre coins ouverts laissant passer les clameurs. La proximité immédiate d’une usine sidérurgique et les galeries de mine dans les profondeurs du sous-sol le situent bien dans Saint-Étienne !

L’engouement du public est tellement exceptionnel qu’à chaque match des dizaines de milliers de supporters, qui encouragent l’équipe, viennent de différents départements, voire même bien au-delà de la région Rhône-Alpes. Ce n’est pas pour rien que ce fameux stade a pris naturellement le nom, lu par tous les joueurs des équipes adverses rentrant sur le terrain « ici vous entrez dans le Chaudron ». Ca vous fout un coup au moral !

C’est qu’avec ses dix titres de Champion de France et ses six Coupe de France, Saint-Étienne possède encore le plus beau palmarès du foot français.

Anecdote : l’AS Saint-Étienne est la seule équipe, au-delà du foot, à avoir défilé sous les acclamations de centaines de milliers de personnes, sur les Champs-Élysées, alors qu’elle venait de perdre la finale de la Coupe d’Europe des champions devant le Bayern de Munich. C’était en mai 1976 !

Dix fois Champion de France

- 1956 - 1957
- 1963 - 1964
- 1966 - 1967
- 1967 - 1968
- 1968 - 1969
- 1969 - 1970
- 1973 - 1974
- 1974 - 1975
- 1975 - 1976
- 1980 - 1981

Six Coupe de France

- 1962
- 1968
- 1970
- 1974
- 1975
- 1977