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Nous donnons du sens à un syndicalisme hors de l’entreprise, en société


« Aborder le syndicalisme Retraités n’est pas très “sexy”. Vieillesse, maladie, perte d’autonomie, pouvoir d’achat… Les questions traitées renvoient les salariés à leur propre vieillesse », déclare Dominique Fabre, secrétaire générale.

Gilbert Jérôme (secrétaire général adjoint) le constate : « La retraite c’est une autre vie, avec des activités liées au temps libéré, qu’on met à profit pour une organisation syndicale, des associations, un mandat politique, le tout dans le cadre d’un épanouissement personnel et familial où quatre générations se côtoient avec, en sandwich, les nouveaux retraités ! »

Pour Gilbert, une évidence s’impose. « Passer de 15 millions de retraités aujourd’hui à 24 millions à l’horizon 2060 n’est pas sans conséquence. Les droits à la protection sociale ne sont pas des questions que l’on peut reporter. » Et le secrétaire général adjoint de compléter : « La retraite, c’est au moins pour la CFDT le souci de la solidarité intergénérationnelle. C’est là où les prestations sociales prennent tout leur sens. »

Compatible avec tous les âges

Les questions sont posées. Et le constat est clair. « En 70 ans, le syndicalisme retraité a progressé. Il est nécessaire de l’adapter en permanence », observe Dominique Fabre. Mais, dans cette société, quelle part les retraités peuvent-ils prendre sur l’avenir et l’emploi des jeunes et sur la lutte contre les pauvretés ?

Gilbert Jérôme insiste : « Nous devons avoir l’exigence de développer un travail de proximité. La proximité se joue sur les territoires et sur des sujets transversaux comme la mobilité, les transports collectifs, l’habitat, l’isolement et le lien social. La CFDT Retraités doit être un mouvement national à résonances locales. »

Dans ces conditions, le syndicalisme de société est plus qu’une opportunité à saisir. C’est une chance à bâtir. Pour Dominique Fabre, les choses sont claires : « Il nous faut être encore plus précis sur ce que représente le syndicalisme Retraités. Comment réellement partager la vie des fédérations, de l’interprofessionnel, des régions ? Comment donner une image réelle et positive ? »

« Nous devons donner du sens à un syndicalisme, non pas en entreprise, mais en société. Avec des actions précises et un programme revendicatif construit. Nos revendications doivent, dans les cinq ans, être incontournables, avec le souci, non pas du bien particulier, mais du bien commun. À l’extérieur, nous devons aussi être reconnus comme les représentants des usagers, engagés dans un syndicalisme qui porte les valeurs de l’intérêt général. Il est donc urgent de changer aussi l’image du syndicalisme dans l’opinion. »

Et Dominique Fabre d’insister : « Notre syndicalisme d’engagement et réformiste démontrera qu’il est compatible avec tous les âges de la société. »

Daniel Druesne

Dominique Fabre, Secrétaire générale
Gilbert Jérôme, Secrétaire général adjoint

Sommaire du dossier sur les 70 ans de la CFDT Retraités

- La CFDT Retraités refonde en permanence le progrès social
- L’histoire commence par une association des vieux travailleurs
- Trois anciens secrétaires généraux témoignent
- Thomas Kipp toute sa vie aux côtés de la CFDT
- L’engagement continu pour l’Europe de la CFDT Retraités
- Nous donnons du sens à un syndicalisme hors de l’entreprise, en société
- Laurent Berger : « La CFDT a besoin de ses militants retraités ! »