Stats et études


Beaucoup trop de sel dans les assiettes


L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) recommandait en 2002 de réduire la consommation de sel de 25%. Depuis, aucune amélioration notable, or l’excès de sel est un facteur de risque des maladies cardio-vasculaires. En 2009, l’Institut national du cancer (Inca) recommande aussi de réduire la consommation de sel et de ne pas en ajouter soi-même.

Nos besoins physiologiques sont de l’ordre de 1 à 2 g par jour, or la consommation moyenne de l’adulte est de plus 6 g chez l’adulte et 5 g chez l’enfant. Même si la part de sel rajoutée par nos soins ne représente que 10%, le sel est dans des aliments comme le pain, le fromage, la charcuterie, les pâtisseries et viennoiseries, les soupes et d’une façon plus générale tous les plats préparés.

On peut dénoncer la démission des pouvoirs publics qui préfèrent s’en remettre à la bonne volonté de chacun ou du secteur de l’agro-alimentaire plutôt que légiférer.

Il faut savoir que plus on ingurgite de sel, plus on consomme de bouteilles d’eau et de soda vendus et ce sont les mêmes sociétés que l’on retrouve…

Quelques conseils :
- évitez de saler les plats avant de les avoir goûtés comme par exemple pendant la cuisson. Un truc tout bête, ne laissez pas la salière sur la table ;
- pour relever le goût des plats, utilisez du citron, des fines herbes, des épices, de l’ail, de l’échalote… à la place du sel ;
- privilégiez les plats faits maison aux plats cuisinés ; sinon, regardez bien la teneur en sodium, vous aurez des surprises ;
- privilégiez les aliments naturels contenant déjà des quantités de sel correspondant à nos besoins physiologiques (viandes, œufs, poissons, fruits et légumes) ;
- mangez au moins 5 fruits et légumes par jour car leur richesse en potassium permet de diminuer l’hypertension et les maladies cardio-vasculaires ;
- limitez le fromage à une portion par jour.