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Castres passionnément


Cette ville a été marquée par le textile, pour témoignage les bâtisses le long des rives de l'Agout de tisserands, teinturiers, tanneurs et apprêteurs. C'est un excellent point de départ pour découvrir d'admirables paysages, la Montagne Noire, les monts de Lacaune, le Sidobre...

Un peu d’histoire

La ville se développe autour du monastère bénédictin fondé vers 810 sur les bords de l’Agout. Castres devient une étape sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, avec la vénération des reliques de saint Vincent (fin IXe).
Dès le XIe siècle, la ville a le privilège d’avoir son propre gouvernement, avec une assemblée de « capitouls » (idem Toulouse).
Elle échappe à la croisade des Albigeois, en se soumettant rapidement à Simon de Montfort.

Avec la Réforme (1563), Castres devient une place forte du calvinisme dans le Languedoc. Avec l’arrivée d’Henri IV, la promulgation de l’édit de Nantes, la ville retrouve son calme avec la création d’une des quatre chambres pour régler les différends entre catholiques et protestants. Durant cette période, les commerçants et les magistrats construisent de riches hôtels particuliers, dont le palais épiscopal.
Les affrontements reprendront après la révocation de l’édit de Nantes, pour ne cesser qu’après la Révolution.

Il y a 100 ans, 31 juillet 1914, « ils ont tué Jaurès »

Jaurès est né à Castres en 1859 et passe son enfance dans la banlieue sur les bords de l’Agout. Élu député républicain du Tarn en 1885 et député socialiste de Carmaux, il est très engagé dans les actions des mineurs. Il perd son siège de député, suite à sa prise de position en faveur de Dreyfus. Après la création de la SFIO, il prend la tête du parti socialiste unifié. Les rumeurs de guerre se font entendre ; Jaurès, excellent tribun, met sa voix puissante au service de la paix.
Il est assassiné au Café du Croissant à Paris le 31 juillet 1914.
Deux jours plus tard, l’Allemagne déclare la guerre à la France.

Découvrir le vieux Castres

L’hôtel de ville est installé dans l’ancien palais épiscopal, selon les plans de Mansart (1669), et abrite au premier étage le musée Goya. L’unique vestige de l’abbaye Saint-Benoît est la tour romane Saint-Benoît avec son magnifique portail.
La cathédrale Saint-Benoît est bâtie à l’emplacement de l’ancienne abbaye. De style baroque, ses proportions sont impressionnantes.
Le musée Goya est une merveille, avec une collection exceptionnelle léguée en 1893 par le fils d’un peintre castrais, Marcel Briguiboul.
Le musée Jean-Jaurès retrace la vie et l’œuvre du fondateur de L’Humanité.

À ne pas manquer

- le quai des Jacobins et sa vue magnifique sur les rives de l’Agout, où les demeures aux couleurs vives des tisserands, teinturiers et tanneurs se reflètent dans l’eau ;
- l’église Notre-Dame-de-la-Platé de style baroque ;
- de nombreux hôtels particuliers : Nayrac, Viviès, Jean-Leroy, Poncet.

Les environs

Lautrec, avec ses fortifications, mais aussi la capitale de l’ail rose (excellente conservation).
Ferrières, avec le musée du Protestantisme.
Brassac, son vieux pont gothique et les tours du château.
Montredon-Labessionné et son planétarium-observatoire.

Jean-Claude Segonnes

Les maisons, sur l’Agout, témoignent de l’activité des tisserands, teinturiers et autres tanneurs. (photo Ville de Castres)