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Changer les politiques territoriales du vieillissement (5/6)


L’hébergement gérontologique en France, s’est structuré autour de deux pôles : l’hébergement collectif pour personnes âgées avec les Ehpad et les logements regroupés, logements-foyers, devenus des résidences autonomies.

Sommaire du dossier
- De nouvelles formes d’habitat pour les retraités (1/6)
- Les diverses formes d’habitat (2/6)
- L’habitat participatif et solidaire, une réalité en Allemagne (3/6)
- L’intergénérationnel au quotidien (4/6)
- Changer les politiques territoriales du vieillissement (5/6)
- Un cadre de vie adapté à toutes les générations (6/6)

Aujourd’hui, ce modèle tend à se diversifier grâce à l’ouverture des établissements vers l’extérieur, avec la création de différents dispositifs d’accueil de jour et par le renforcement de l’aide à domicile. Pourtant, force est de constater que la médicalisation des lieux d’accueil, avec ses modes de financements, a pris le pas sur les formes d’habitat intermédiaire.

L’habitat alternatif s’appuie sur des partenariats

Des associations de citoyens, locales ou des associations à caractère social, des organisations syndicales comme Action Logement dont la CFDT est partenaire… Face à l’absence de financement structuré et de réglementation adaptée, le préfet, de façon variable, autorise ou bloque certains projets.

Le projet de loi « Grand âge et autonomie » prévoit dans ses objectifs de « développer des modes d’habitats intermédiaires pour les personnes âgées plus autonomes. Les idées mises en avant sont la création d’une offre conciliant l’hébergement en établissement et le domicile seul, les échanges et la proximité entre les générations et la connexion de ces solutions avec la société ». Cependant, des contraintes réglementaires et une peur du changement freinent le développement de ces logements innovants.

C’est un enjeu pour les années à venir, confirmé par le rapport du collectif Habiter Autrement (qui regroupe des acteurs associatifs promoteurs d’habitat alternatif, dont la Fédération Habitat et Humanisme).
« En mobilisant les budgets du logement social pour le financement de l’ensemble de ces nouveaux habitats (logement + parties communes). Actuellement, les “aides à la pierre” sont attribuées uniquement pour le logement sans prendre en compte les parties communes (salle d’activité...) indispensables pour le “vivre ensemble” qui est au cœur de ces nouveaux modèles d’habitat. »

Ce rapport propose que soit autorisée, « au niveau national (et non de façon variable selon les départements), la possibilité de mettre en commun les moyens ouverts par les aides APA (allocation personnalisée d’autonomie), PCH (prestation de compensation du handicap) pour financer, entre habitants, un service partagé leur redonnant ainsi un droit à la solidarité ». Des financements peuvent être mobilisés pour l’animation des lieux comme l’aide à la personne (réduction ou crédit d’impôt en temps réel, intégration dans le plan d’aide, mise en place d’un forfait comme dans le secteur handicap…).

Continuer à pouvoir vieillir dans un territoire en côtoyant tous les âges de la société, est une revendication légitime. « Parce que choisir son lieu de vie est un droit essentiel à tout âge, parce qu’un habitat adapté prévient la perte d’autonomie. »

Habitat et Humanisme, promoteur de l’habitat alternatif.