Actu revendicative


Colloque intersyndical et européen sur les retraites


Cinq pays, cinq systèmes, mais les mêmes soucis. C'est le constat qu'ont pu faire les 500 participants au colloque sur les retraites, organisé par la CFDT, la CGT, l'Unsa et la CFTC, le 17 janvier, à la Cité des sciences à Paris.

Cinq exemples de réforme pour alimenter le débat national, sur un dossier où le passé commun des Européens leur promet un destin partagé. La même histoire, les mêmes guerres, ou presque, ont généré les mêmes trous démographiques. Et les mêmes défis face au financement des pensions à venir. Quel poids dans le PIB ? Quel âge de départ ? Avec quel taux de remplacement ? Ou encore quelle place à la capitalisation ?

Les syndicalistes d’Italie, d’Espagne, de Belgique, de Suède et d’Allemagne ont présenté leurs réformes nationales, en cours ou en devenir.

Les réactions CFDT

Pour sa part, Jean-Marie Toulisse s’est félicité que « dans toute l’Europe, le climat change », évoquant la possibilité d’une réforme par consensus, comme en Suède ou en Espagne. Les objectifs de la confédération ne sont pas très différents : assurer « un fort taux de remplacement » afin de « préserver le climat de confiance entre générations ». Par le biais, notamment, d’une retraite à la carte, et sur la base d’un financement clair et stable.

« C’est parti », a lancé François Chérèque. « La première réunion visible, en nombre, ce sont les organisations syndicales en France qui la font. C’est un symbole fort pour une réforme ». Une façon aussi de défendre le modèle social européen, en organisant ce débat avec la CES. Même si les exemples présentés ne sont « ni des modèles, ni des repoussoirs ».

Le secrétaire général de la CFDT a tiré trois leçons des interventions des invités européens : le courage de faire une réforme, le dialogue qui l’a précédée et le consensus pour y parvenir, dans ces pays, « au-delà des clivages ». En direction des hommes politiques, il a averti : « ne faites pas des retraites un enjeu politicien », ajoutant que sur ce point, par contre, c’était « mal parti ».