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Complémentaire santé : une nécessité


Depuis les années soixante-dix, les dépenses liées à la maladie augmentent et vont continuer à croître sous l’effet des progrès techniques et de l’allongement de l’espérance de vie. Les dépenses de soins sont moins bien remboursées par la sécurité sociale. Sans cette protection complémentaire, beaucoup ne pourraient pas accéder à des soins de qualité.

La sécurité sociale, qui ne couvre qu’une partie des frais engagés par l’assuré social, recentre ses prises en charge sur le très gros risque, affections de longue durée, hospitalisation… Ce désengagement renvoie sur les complémentaires santé une part croissante de financement, en particulier pour les soins médicaux, l’optique, le dentaire…

Les tarifs de l’ensemble des complémentaires augmentent. Plusieurs éléments l’expliquent : l’augmentation régulière de la demande de soins, les déremboursements successifs de l’assurance de base, la hausse des taxes… Ainsi pour le contrat de la CFDT Retraités, la mise en place et le doublement de la taxe sur les contrats responsables ont impacté le seul exercice de 2013. Les mutuelles, qui avaient espéré la suppression de celle-ci, avaient attendu pour la répercuter sur leurs tarifs.

En moyenne, une complémentaire prise par un couple de particuliers revient à 3 000 euros. Et plus les garanties sont importantes, plus la cotisation annuelle est élevée. Face à la forte augmentation des tarifs des complémentaires santé, les mutuelles ont développé des offres à bas coût, qui valent entre 5 et 10 euros par mois et par assuré. Elles sont généralement restreintes à l’hospitalisation, incluant uniquement la prise en charge des frais d’honoraires et de séjour. Très limitées, elles laissent un reste à charge très important.

La CFDT Retraités a fait le choix de proposer à ses adhérents une complémentaire santé de groupe. En effet, au moment de la retraite, beaucoup de salariés perdent le bénéfice du contrat qu’ils avaient dans le cadre de leur entreprise. Les contrats individuels tendent à augmenter en fonction de l’âge. Le contrat collectif est garant de la solidarité entre ses membres, indépendamment de leur âge.

Les études menées par la DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), reprises par le Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance-maladie, ont démontré que les contrats collectifs sont plus protecteurs que les contrats individuels.

Néanmoins, un certain nombre de personnes ne bénéficient pas encore aujourd’hui d’une complémentaire santé, pour des raisons financières en particulier. Les plafonds pour bénéficier de l’aide à la complémentaire santé ont été relevés. C’est un outil proposé par les caisses d’assurance-maladie qu’il faut faire connaître.

Marie-Solange Petit, secrétaire nationale de la CFDT Retraités

Une consommation responsable

En vigueur depuis le 1er janvier 2006, les contrats responsables ont été instaurés pour accompagner le dispositif du médecin traitant. Leur but est de "responsabiliser" les patients et leur complémentaire santé, d’où leur nom de "contrat responsable". Pour être reconnus, ces contrats doivent respecter un certain nombre de conditions : ils ne peuvent ni compenser la baisse de remboursement de 20 %, ni rembourser les 8 premiers euros de dépassements d’honoraires, lorsque le patient est hors parcours de soins. La prise en charge du forfait de 1 euro est également exclue. Les contrats responsables des mutuelles comprennent la prise en charge d’au moins deux prestations de prévention.

Une consommation responsable implique donc aussi le patient. Les mutuelles ont des conventions avec des praticiens, qui s’engagent, de leur côté, à modérer leurs tarifs.
À compter du printemps, les adhérents au contrat de groupe UCR CFDT / Filia Mgen pourront bénéficier du réseau Istya (optique) et Audistya (audioprothésiste).