Déclarations 2001 à 2003


Contre la réforme de l’APA


L’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA), mise en place par le Gouvernement précédent, a succédé à la Prestation Spécifique Dépendance (PSD) du Gouvernement JUPPE (janvier 1997). L’APA est, incontestablement, un progrès. Malgré des imperfections et des insuffisances, elle a ouvert la possibilité à des centaines de milliers de personnes en situation de perte d’autonomie de trouver des réponses à leurs besoins.

Le Premier ministre RAFFARIN et ses ministres FILLON et FALCO ne supportent pas le coût de ce dispositif. Plutôt que de rechercher des financements adaptés dans le cadre d’une réforme du financement par la Sécurité sociale, ils préfèrent laisser la gestion aux Conseils généraux et appeler les bénéficiaires à augmenter leur contribution par un relèvement du ticket modérateur de 5 à 12 %, et sans tenter de rétablir un équilibre entre le domicile et l’hébergement.

Par ailleurs, ils envisagent le retour au recours sur succession, de remettre un plafond pour l’ouverture des droits et sortir les personnes en « GIR 4 » du dispositif, sans qu’une formule de remplacement soit proposée.

Une fois de plus, ce sont les personnes en grande difficulté physique et sociale qui sont sollicitées, alors que 90% des éligibles à l’APA ont des ressources inférieures à 1 050 Euros par mois.

Comme sur d’autres dossiers, le Gouvernement entend conclure à la hâte le 15 décembre sur l’APA, et sans concertation avec les représentants des personnes âgées.

Les UCR CGT - CFDT - FO - CFTC - CFE-CGC et la FGR-FP exigent une concertation immédiate avec les Pouvoirs publics, afin d’exprimer leur point de vue et appellent les retraités, les personnes âgées et leur famille à soutenir leur démarche.

Le 26 novembre 2002