Notre activité


Daniel va jusqu’au bout de ses engagements !


Durant quatorze ans, Daniel Rabardel a assumé les fonctions de trésorier de l’Union confédérale CFDT des retraités. En octobre 2017, il a « pris sa retraite de trésorier », mais son départ ne signifie pas pour autant une retraite consacrée aux loisirs. Homme d’engagement, Daniel siège depuis 38 ans au Ceser Île-de-France, au titre de la CFDT et il vient encore de s’engager pour un nouveau mandat.

Ceser = conseil économique, sociale et environnemental

Daniel, pourrais-tu nous évoquer les conditions de ton arrivée au Ceser Île-de-France ?

Après la guerre d’Algérie, j’ai repris mon poste en 1962 à la SNCF sur la ligne de la Bastille. Assez vite, face à la lourdeur de la hiérarchie, j’ai commencé à remettre en cause cette discipline et, entouré de collègues CFDT, j’ai adhéré en 1965. Rapidement, j’ai été élu et trésorier des cheminots de la ligne de Vincennes. Ensuite, j’ai accédé à de nouvelles responsabilités qui m’ont conduit à l’Union régionale CFDT des cheminots de Paris-Est et à l’Union CFDT des cheminots de la direction générale.

En 1980, lors du départ à la retraite d’un collègue, René Almy, secrétaire général de la CFDT transports équipement d’Île-de-France, proposa ma candidature à Jean-Pierre Bobichon pour siéger, au titre de la CFDT, à ce que l’on appelait alors le Comité économique et social de la région parisienne pour suivre les problèmes de transport et d’aménagement du territoire. À l’époque, c’était le préfet qui saisissait le Comité car la Région n’avait pas d’autonomie. Mais nous donnions notre avis sur tout !

Trente-huit ans au Ceser, n’as-tu jamais connu la lassitude, le découragement ?

Mon domaine de prédilection a toujours été les transports et l’aménagement urbain et dès le départ, j’avais intégré la vision novatrice de la CFDT, promouvant la décentralisation et la création de villes nouvelles. Durant ces 38 années, j’ai rendu 20 rapports et avis, avec toujours autant d’intérêt et de conviction. Pour autant, je ne me suis pas cantonné à ces seuls thèmes. J’ai eu à traiter des dossiers variés et touchant aux finances, à l’agriculture, à la vie quotidienne des Franciliens.

Je me souviens du rapport de Marie-Odile Sasso relatif aux modes d’accueil de la petite enfance en Île-de-France, du rapport de Jean-Paul Rueff sur l’accès à la culture des Franciliens. J’ai également été rapporteur sur les projets de parc naturel du Gâtinais français, du parc régional de la vallée de Chevreuse.

J’ai également pu suivre, au fil des ans, l’évolution du CESER, avec la création des régions en 1982 et les compétences qui en ont découlé, notamment les avis sur la mise en place des contrats de plan État-Région, puis en 2008, l’ajout du E de la compétence environnementale.

Parmi tous ces rapports, quels sont ceux ou celui dont tu es le plus fier ?

Ma plus grande fierté est un rapport présenté en 1994 sur l’intégration des voies navigables d’Île-de-France au réseau national européen. Ce rapport vise à limiter le développement du transport routier pour favoriser le fluvial avec la création d’un canal à gabarit européen allant de Compiègne à Cambrai. Ce projet de canal Seine-Nord Europe, dont la mise en service est prévue en 2023, est aussi une façon de raccrocher l’Île-de-France à l’Europe du Nord. C’est aussi ma fibre européenne qui s’exprime.

Tu sembles aborder ton nouveau mandat au Ceser avec toujours autant d’enthousiasme. Sur quels dossiers envisages-tu de t’investir ?

Je vais pouvoir me consacrer plus ardemment à mon mandat au Ceser et notamment au suivi du contrat de plan État-Région pour la réalisation du canal Seine-Nord Europe, suite logique du fameux rapport de 1994 !

Nicole Chauveau

*Daniel Rabardel a également siégé douze ans au Conseil économique et social national (Cese) et neuf ans au comité des partenaires du Syndicat des transports d’Île-de-France (Stif).

Daniel Rabardel