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De la xénophobie à la solidarité


Montée des populismes, du nationalisme et du racisme, ces rejets de l’autre, des réfugiés, jusqu’à la violence en Europe et dans le monde ont de quoi inquiéter.

Ces peurs et replis identitaires rappellent de mauvais souvenirs dans notre histoire. En situation de crise, les idéologies extrêmes se rejoignent parfois.

Notre démocratie et nos valeurs sont ébranlées. Les milieux populaires délaissés, incertains de leur avenir, craignant d’être déclassés, adhèrent plus facilement aux fantasmes et à la recherche de boucs émissaires. Un simple fait divers se transforme en généralité. Les victimes des persécutions et des guerres deviennent des coupables. Les actes terroristes entraînent des peurs et des amalgames.

Si notre pays est aussi touché par ces phénomènes, on peut cependant se réjouir d’une intégration mieux réussie qu’ailleurs. Malgré les discriminations, les emplois occupés par des personnes d’origine étrangère y sont plus nombreux, notamment dans la Fonction publique. Les unions et les mariages mixtes sont une réalité. Le multiculturalisme s’exprime dans tous les arts. Nos champions du Mondial de foot issus des cités font partie de l’identité française. À l’Eurovision, la France a choisi la chanson « Mercy » pour exprimer la détresse des réfugiés en Méditerranée. Parmi les personnalités préférées des Français, on cite Omar Sy, hier Zinedine Zidane et Yannick Noah. Et enfin, la solidarité dans l’accueil des réfugiés mobilise des citoyens et des associations jusqu’aux frontières, au risque de l’illégalité.

À l’heure des futures élections européennes, répondre aux inquiétudes, s’attaquer aux inégalités et aux idées reçues est primordial. Il s’agit aussi de renforcer les droits sociaux européens et de parvenir à une politique migratoire digne, maîtrisée et juste.

Jacques Rastoul

Jacques Rastoul