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Décharges sauvages, une plaie pour l’écologie


La décharge sauvage est un dépôt clandestin de déchets réalisé par des particuliers ou des entreprises. Les dépôts sauvages interdits par la loi du 15 juillet 1975 font toujours partie de notre paysage.

Les promeneurs ont souvent, au détour d’un chemin, la désagréable vision d’un amoncellement de déchets et gravats, déposés sans aucun respect de la nature. En octobre dernier, le maire de Signes, dans le Var, réagit contre un pollueur qui venait de déposer des gravats sur un terrain de la commune. Alors que la police est en route, le camion du pollueur, pour une raison inconnue, recule sur l’élu et le tue. Plus récemment à Laigneville dans l’Oise, le maire constate la présence d’un dépôt d’ordures ménagères en pleine campagne. L’analyse des ordures permet de retrouver les coordonnées du pollueur. Peu après, les camions de la ville redéposent 10 tonnes de détritus dans son jardin. Le tout accompagné d’une facture de 800 euros.

Une réglementation largement bafouée

Le secteur du bâtiment génère 42 millions de tonnes de déchets alimentant souvent des décharges sauvages. L’enlèvement et le nettoyage de ces dépôts représentent un coût annuel estimé entre 340 et 420 millions d’euros. Le projet de loi anti-gaspillage pour une économie circulaire indique des solutions concrètes :
- permettre la reprise gratuite des déchets des professionnels en déchetterie, à condition qu’ils soient triés par grands flux de matière (ferraille, bois, gravats, etc.) ;
- définir la localisation de nouveaux points de collecte des déchets des professionnels afin d’alimenter le maillage territorial existant.

Le Code de l’environnement (art. L541-2 et 3) stipule que toute personne qui produit ou détient des déchets de nature à porter atteinte à la santé de l’homme et à l’environnement est tenue d’en assurer ou d’en faire assurer l’élimination. Le Code pénal précise que le maire, titulaire du pouvoir de police sur la commune, peut assurer d’office l’élimination desdits déchets aux frais du responsable. Il peut dresser une contravention de voirie à ceux qui utilisent les décharges sauvages pour leurs ordures et leurs encombrants.

Geo Goubier

Nos objets ont plein d’avenirs !

En modifiant nos habitudes de consommation, nous pouvons allonger la durée de vie de nos objets et réduire notre quantité de déchets. Emprunter, louer, acheter d’occasion, réparer permet d’optimiser l’utilisation de nos objets. Pour s’y retrouver et adopter les bons réflexes, le ministère de la Transition écologique et solidaire et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) ont créé un site "longuevieauxobjets" de conseils pratiques, d’actualités et d’outils pour partager ses objets entre voisins ou diagnostiquer les pannes de ses appareils.

Acheter neuf mais responsable

Si l’achat d’un produit neuf répond à un besoin réel, autant faire les bons choix et contribuer à préserver les ressources de la planète tout en faisant du bien à son porte-monnaie. Pour s’y retrouver et ne pas se tromper, des labels environnementaux indiquent les produits qui sont plus résistants, facilement démontables, réparables, simples à entretenir ou bénéficiant d’une extension de garantie… Découvrez tous ces labels classés par catégorie de produits sur le site de l’Ademe.

Consigne des bouteilles en plastique

Selon une étude Ipsos, 89 % des Français se déclarent favorables à l’instauration de la consigne pour recyclage et 92 % se déclarent être « prêts à rapporter leurs emballages de boissons consignés en point de collecte ». Le projet de loi « relatif à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire », qui prévoit la mise en place d’un système de consigne, a été définitivement adopté le 30 janvier 2020.