Action internationale


Déclaration des 27 : « l’Europe est notre avenir commun »


À l'occasion du cinquantième anniversaire de la signature des traités de Rome, les 27 chefs d'État ou de gouvernement membres de l'Union européenne ont fait une déclaration. Adoptée à Berlin le 25 mars dernier, elle affirme que « l'homme est au coeur de notre action. Sa dignité est inviolable. Ses droits sont inaliénables. Femmes et hommes sont égaux. » Extraits puis commentaire CFDT. De gauche à droite : le président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering, la chancelière d'Allemagne, Angela Merkel et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso

Pendant des siècles, l’Europe a été une idée, un espoir de paix et de compréhension. Cet espoir s’est aujourd’hui concrétisé. L’unification européenne nous a apporté la paix et la prospérité. (...) C’est grâce au désir de liberté des hommes et des femmes d’Europe centrale et orientale que nous avons pu mettre un terme définitif à la division artificielle de l’Europe. (...)

1. Nous mettons en oeuvre nos idéaux communs au sein de l’Union européenne.

L’homme est au coeur de notre action. Sa dignité est inviolable. Ses droits sont inaliénables. Femmes et hommes sont égaux. Nous aspirons à la paix et à la liberté, à la démocratie et à l’état de droit, au respect mutuel et à la responsabilité, à la prospérité et à la sécurité, à la tolérance et à la participation, à la justice et à la solidarité. (...) L’Union européenne repose sur l’égalité des droits et la solidarité. Ainsi, nous concilions de manière équitable les intérêts des différents États membres. (...)

2. Nous devons relever de grands défis qui ignorent les frontières nationales.

Notre réponse, c’est l’Union européenne. (...) Nous nous mobilisons pour que les conflits dans le monde se règlent de manière pacifique et que les hommes ne soient pas victimes de la guerre, du terrorisme ou de la violence. L’Union européenne veut encourager la liberté et le développement dans le monde. Nous voulons faire reculer la pauvreté, la faim et la maladie et continuer de jouer un rôle majeur dans ce domaine. (...)

3. L’Union européenne continuera à se nourrir à la fois de son ouverture et de la volonté des États membres d’approfondir son développement interne.

Elle continuera de promouvoir la démocratie, la stabilité et la prospérité au-delà de ses frontières. (...) Il nous faut adapter la construction politique de l’Europe aux réalités nouvelles. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, cinquante ans après la signature des Traités de Rome, nous partageons l’objectif d’asseoir l’Union européenne sur des bases communes rénovées d’ici les élections au Parlement européen de 2009.
Car nous le savons bien, l’Europe est notre avenir commun.

Source : Déclaration intégrale sur www.eu2007.de/fr

L’Europe a besoin d’un nouveau texte

Le mérite de cette déclaration est d’exister dans une période incertaine sur l’avenir de l’Union européenne après la non adoption par la France et les Pays-Bas du projet de Traité constitutionnel.

Les valeurs fondamentales de l’Union y sont réaffirmées. Mais surtout une date butoir est fixée - juin 2009 au plus tard - pour l’adoption d’un texte amendé. Il doit donner les bases de fonctionnement de la maison Europe. Il doit confirmer la charte des droits sociaux fondamentaux. Il doit aussi respecter les 18 États membres ayant approuvé l’actuel projet de Traité.

Avec la Confédération européenne des syndicats, nous veillons à l’élaboration de ce nouveau texte, participons aux débats et à la mobilisation publique.

Il ne peut être adopté que par voie de référendum (en France) si l’on ne veut pas discréditer un peu plus l’action politique en réglant en catimini par la seule voie législative l’adoption d’un mini traité pour une mini Europe....ou bien alors il ne fallait pas utiliser la procédure du référendum en 2005.