Notre activité


Des améliorations en vue pour les emplois à domicile ?


Changer de regard est essentiel car la société ne peut fonctionner sans ces emplois qui doivent devenir de vrais métiers – que des hommes pourraient pratiquer – rémunérés à hauteur des responsabilités et qualifications requises.

Changer l’image, sortir du « sale boulot », de l’héritage des domestiques – lors de la Révolution française, comme les femmes, ils n’avaient pas le droit de vote.

Pourquoi serait-il plus dégradant de faire le ménage que de vendre des légumes sur le marché ou de couper les cheveux ?

Analysons les tâches en les comparant à celles d’autres métiers, dans d’autres secteurs : les caissiers qui manient de l’argent, les secrétaires de direction à qui on demande discrétion et polyvalence, le commercial à qui on demande d’organiser lui-même son travail, la puéricultrice quand l’employée de maison a la charge de bébés…

Il faut construire des parcours professionnels avec des formations, des diplômes et un déroulement de carrière, ce qui en France est en cours. Un plombier, un coiffeur, un garagiste ont un diplôme. N’est-il pas étrange qu’on ait davantage d’exigences pour ses robinets, ses cheveux, sa voiture que pour sa maison, ses enfants, ses aînés ?

Alors que dans le monde entier règne le travail au noir, la France peut s’enorgueillir d’avoir été le premier pays à prendre des mesures pour blanchir le travail au noir, dès 1994, en créant le chèque emploi service, puis en 2004 le CESU, ainsi qu’en créant des déductions fiscales.

Parallèlement, des associations d’aide à domicile et les Caisses d’allocations familiales ont créé dès 1945 des services pour venir en aide aux familles.

Le résultat est à la fois un morcellement du secteur où des personnes qui font peu ou prou le même travail se définissent par le statut de leur employeur (un particulier, une association, une municipalité) et ont du mal à se battre ensemble pour faire reconnaître leurs qualifications, mais aussi de grandes avancées si on regarde ce qui se passe ailleurs dans le monde.