Actu revendicative


Des obstacles à vivre ensemble


La France est peu accueillante à l’égard des migrants ou des populations d’origine étrangères, comparée à l’Allemagne et à l’Espagne. On ne parle que de chiffres, jamais de la qualité de l’accueil.

La précarisation de l’emploi, l’affaiblissement du rôle de l’école et des églises affaiblit le lien social. Le lien social structurel semble en déclin. Le lien social volontaire se développe, selon François Dubet.

La perte d’autonomie, le vieillissement de la personne âgée, la maladie, le veuvage renforcent la solitude et réduisent progressivement la vie relationnelle.

La ghettoïsation de quartiers où sont concentrés les plus pauvres, les personnes étrangères et d’origine étrangère, accentue la difficulté du vivre ensemble.

L’abondance de lois pour encadrer l’immigration, les étrangers, accentue la stigmatisation.

Plus on est pauvre, précaire, peu diplômé et moins on a un réseau de relations qui aide à s’en sortir. D’où l’importance d’être lié à une vie associative.

La moitié des personnes éligibles au RSA n’en fait pas la demande. Les raisons : la volonté de ne pas dépendre de l’aide publique, la compléxité des démarches, le manque d’information, le souhait de ne pas être contrôlé (Odenore et ATD).

Tous concernés par la dépendance des personnes âgées. Ce sujet est partagé par 77% des 35 à 75 ans, que ce soit pour eux mêmes ou pour leurs proches (Sofres).

Une personne âgée en perte d’autonomie dans sa famille. 36% des Français déclarent avoir dans leur entourage un proche dans ce cas, une réalité en augmentation de 4 points depuis 2005 (Baromètre du grand âge 2011).

Expression d’un besoin, "la fête des voisins" a essaimé dans tout le pays.