Actu revendicative


Deuxième séance de la négociation 2009 sur les retraites complémentaires


La deuxième séance de négociation sur les retraites complémentaires, le 9 février 2009, a été consacrée à la présentation de nouvelles projections financières des régimes de retraite complémentaire Agirc et Arrco et aux conséquences que les partenaires sociaux en tiraient sur les axes de travail à prioriser pour la suite de la négociation .

Cet article utilise le compte rendu réalisé par les négociateurs et envoyé à toutes les organisations de la CFDT, dont les retraités que nous sommes.

Quatre articles rendent compte des négociatiions :
- Première séance de négociation sur les retraites complémentaires
- Deuxième séance de la négociation 2009 sur les retraites complémentaires
-  Troisième séance de négociation sur les retraites complémentaires
- Dernière séance de négociation sur les retraites complémentaires

Positions exprimées par la CFDT

Pour la CFDT, le contexte actuel de crise ne permet pas d’agir sur le court terme. Nous ne connaissons ni l’ampleur ni la durée de la crise. La CFDT estime qu’il faut se garder d’un optimisme ou d’un pessimisme excessif. Dans le climat particulier dans lequel se déroule la négociation, il faut veiller à ne pas envoyer de mauvais signaux. Par exemple l’annonce d’une baisse programmée des retraites complémentaires accentuerait le marasme actuel en matière de consommation.

La CFDT trouve des éléments positifs dans les travaux présentés. Ainsi nous constatons que l’AGFF a un effet positif en termes de financement et qu’elle permet le départ avant 65 ans. Ce n’est ni le moment de l’intégrer, ni de la supprimer !

La CFDT a fait le choix de privilégier la durée de cotisation et non l’âge. En effet nous jugeons que le recul de l’âge de départ ferait payer ceux qui ont été les plus contributifs (durée de travail longue et souvent espérance de vie plus faible).

Sur le taux de rendement, il faut le stabiliser reste à savoir à quel niveau et quand ?
En matière d’efforts à consentir, nous souhaitons qu’ils soient partagés entre actifs et retraités.

Au concept de régime « Agirc au premier euro » (choix de « sécession »), nous préférons et réaffirmons la solidarité entre les régimes.

Sur l’élargissement de l’assiette à l’intéressement et à la participation, la CFDT estime que ce type de revenu est aléatoire et générerait des ressources non garanties pour les régimes. En outre en créant de nouveaux droits dérivés des cotisations sur ce type de rémunération on ne résout pas la problématique actuelle.

Expression du patronat

Le Medef, au nom de la délégation patronale, fait quelques commentaires généraux. Sur la crise, le Medef souhaite rester optimiste. Sur les assiettes de cotisations, le Medef estime que celles-ci sont inchiffrables. Personne ne connaît précisément les impacts de la création d’une cotisation retraite sur l’intéressement. L’intéressement et la participation sont un des moyens de développer la rémunération et les déclarations récentes du président de la République ne vont pas dans le sens d’une diminution de ce type de rémunération.

Sur la répartition, le Medef réaffirme son attachement au système et rappelle que la capitalisation ne représente que 3% du montant des retraites.

Sur les carrières longues, le Medef réitère sa proposition de négocier la pénibilité avec l’objectif de prendre en compte les carrières longues.

Par ailleurs, le Medef rappelle son opposition à une augmentation de cotisations et précise que faute d’accord, les partenaires sociaux seront réduits à se retrouver au ministère du Travail.

Le Medef a bien saisi que l’âge de départ est important pour les syndicats. Il constate que nous sommes les seuls en Europe à ne pas avoir porté nos regards sur l’âge de départ en retraite. Il manifeste a nouveau son souhait de remettre à plat le système de retraite en général.

En conclusion

Après une suspension de séance pour permettre au patronat de vérifier l’accord de ses mandants, il a été décidé de consacrer la prochaine réunion du 17 février à l’examen des points autres que l’équilibre financier : avantages familiaux, garantie minimale de points, harmonisation des rendements Arrco/Agirc, dotations de gestion et d’action sociale.

Il s’agit de laisser le temps à chacun (jusqu’à la réunion suivante le 12 mars) de faire le point sur les conséquences à tirer de ces projections.

Il y aura des bilatérales pour mieux préparer les décisions.

Source : Infos rapides n°14 du 11 février 2009.

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