Stats et études


Diminution de la pauvreté chez les retraités


Le taux de pauvreté monétaire des retraités qui était voisin de 30% en 1970 est tombé à 4% en 2001.

Le seuil de pauvreté 2001, égal à 50 % du revenu médian de l’année, s’élevait mensuellement à 602 euros pour une personne seule et 903 euros pour un couple (estimation fin 2003 de 650 à 975 euros).

La création du Minimum contributif, la validation gratuite des périodes non cotisées et l’accès au taux supplémentaire à l’Arrco résultat de l’action opiniâtre de la CFDT, expliquent en grande partie ce recul de la pauvreté chez les retraités auquel il faut ajouter l’obtention de l’allocation logement.

En revanche, pendant la même période, le taux de pauvreté s’est accru de 38% chez les salariés. Sur les 3,5 millions de pauvres on dénombre un million de travailleurs pauvres dont 630 000 qui ont travaillé toute l’année. Il y a une rotation annuelle importante dans cette population.

L’aspiration des salariés âgés à partir en retraite s’explique en partie par la garantie de revenus qu’offre le statut de pensionné. La CFDT y a répondu par l’obtention du départ anticipé pour les carrières longues.

Le rapport met l’accent sur l’importance des prestations sociales dans la lutte contre la pauvreté. Il stigmatise la dégradation continue sous tous les gouvernements de l’allocation logement qui rend de plus en plus précaire la situation des « pauvres » notamment ceux logés dans le secteur libre.

Source : Rapport 2003/2004 de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion.