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En Europe, ça bouge chez les acteurs sociaux


Les acteurs sociaux européens ont adopté un programme de travail en toute indépendance pour la période 2019-2021. Il vise à redynamiser et à intensifier le dialogue social européen.

Le 6 février dernier, les acteurs sociaux européens ont adopté leur programme de travail en toute indépendance pour la période 2019-2021, avec six priorités : le digital, l’amélioration des performances du marché du travail et des systèmes sociaux, les compétences, le traitement des aspects psycho-sociaux et des risques sur le lieu de travail, le renforcement des capacités pour un dialogue social performant, l’économie circulaire. Ce programme vise à redynamiser et à intensifier le dialogue social européen.

Pour affirmer le pouvoir des acteurs sociaux au niveau européen, Luca Visentini, secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES), réclame davantage d’accords contraignants en lieu et place des protocoles, ainsi qu’une capacité d’influence dans la transposition de directives européennes dans les législations des États membres.

La négociation collective et la convention du même nom apparaissent comme des instruments clés pour rétablir et permettre la cohésion sociale. Le dialogue social doit contribuer à établir des marchés du travail justes, responsables, et efficaces. Les partenaires sociaux ont le devoir d’accompagner le processus de transformation de l’économie au bénéfice d’un progrès économique et social.

Le 14e congrès de la Confédération européenne des syndicats

Ce congrès s’est tenu à Vienne du 21 au 24 mai, en pleine période d’élections du renouvellement du Parlement européen.

Le président sortant de la CES, le belge Rudy De Leeuw, n’a pas souhaité se porter candidat au renouvellement de son mandat. Le seul candidat à la présidence de la CES est Laurent Berger…

Comme les élections européennes, le congrès de la CES devra faire face au défi nationaliste. Beaucoup de travailleurs ont rejoint les forces populistes. Dans ce contexte, de multiples défis seront portés à réflexion, égalité, mobilité, migration, transition numérique et changement climatique, enjeu démographique.

Mais aussi l’avenir de notre démocratie avec trois grandes priorités : une économie juste et forte, une démocratie et une justice sociale, un socle de normes sociales ambitieuses.

Un travail a déjà été amorcé avec les treize initiatives du socle européen des droits sociaux.

Pour lutter contre le populisme, un des défis majeurs de ces élections européennes, Luca Visentini appelle à un renforcement de la négociation collective en faveur de l’égalité, de l’inclusion et de la cohésion sociale.

Jean-Pierre Bobichon

Pour en savoir plus : www.etuc.org

La Confédération européenne des syndicats, avec ses 45 millions d’adhérents, ses 90 organisations provenant de 39 pays (plus que la seule Union européenne) et ses 10 fédérations européennes professionnelles, est l’un des acteurs majeurs de la mise en place concrète du « socle européen des droits sociaux ».
La Fédération européenne des retraités et des personnes âgées (Ferpa), créée en 1993, regroupe 16 millions d’adhérents. Elle défend les intérêts des retraités et personnes âgées à l’échelle européenne et dans les instances internationales.
Les organisations des syndicalistes cadres sont regroupées au sein d’Eurocadres, et 45 conseils syndicaux interrégionaux se sont constitués dans les espaces frontaliers des États membres de l’Union européenne.