Notre activité


Enfants esclaves : une réalité indigne


Il est rarissime qu’un prix Nobel fasse référence au monde du travail.

Cela est passé quasiment inaperçu, mais aux côtés de la Pakistanaise Malala Yousafzai, militante en faveur des jeunes filles, un autre prix Nobel de la paix 2014, l’Indien Kailash Satyarthi, est nommé pour son action d’aide, notamment aux enfants réduits à l’état d’esclaves dans les usines indiennes.

Ce zoom médiatique pointe justement du doigt États et exploiteurs locaux connus pour le peu de cas qu’ils font des enfants au travail.

Il ne saurait pour autant exonérer les pays occidentaux souvent trop complaisants avec ces pratiques. Car malgré des chartes de bonnes pratiques et des condamnations de principe, ces derniers ferment trop souvent les yeux pour profiter des très bas coûts nés d’un commerce honteux.

Aujourd’hui, au-delà d’indignations sans lendemain, des actes s’imposent. Durables et suivis. Il y a urgence. Car le Nobel n’est pas un cache-misère !

Jean-Paul Rueff