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Établissements et services en faveur des adultes et familles en difficulté sociale


La Drees diffuse sur son site des tableaux détaillés permettant d’éclairer, au travers de plusieurs milliers d’indicateurs, la situation des personnes sans-domicile hébergées fin 2016 dans les établissements prévus à cet effet : centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), centres d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada), maisons relais, etc.

Les chiffres publiés portent sur le statut, les capacités d’accueil et l’activité des établissements, ainsi que sur les caractéristiques des personnes accueillies : âge, sexe, origine, activité et prestations perçues, motif de l’entrée en hébergement, durée passée dans l’établissement, destination après la sortie…
Certains tableaux décrivent également le personnel des établissements et leurs fonctions.

Fin 2016, 140 400 places d’hébergement (hors nuitées d’hôtel et lieux mobilisés uniquement de manière temporaire) sont proposées aux adultes et familles en difficulté sociale dans les 3 000 établissements prévus à cet effet. Ces derniers relèvent soit de l’hébergement dit généraliste (centres d’hébergement et de réinsertion sociale [CHRS], « autres centres d’accueil »…), soit du dispositif national d’accueil des demandeurs d’asile et des réfugiés (centres d’accueil pour demandeurs d’asile [Cada], centres provisoires d’hébergement [CPH], établissements d’accueil temporaire service de l’asile [AT-SA]…). 132 200 personnes sont hébergées, soit un taux d’occupation de 94 %.

Dans l’ensemble des établissements, hors places d’urgence, les adultes accueillis sont majoritairement des hommes (59 %), pour l’essentiel seuls et sans enfant (45 % des adultes hébergés). Les mères isolées sont surreprésentées par rapport à leur poids dans l’ensemble de la population : elles représentent 14 % des adultes hébergés. Près d’un tiers (30 %) des personnes hébergées sont des mineurs. 60 % des personnes hébergées sont ressortissantes d’un pays extérieur à l’Union européenne et 32 % sont demandeurs d’asile.

Les motifs d’admission dans les centres d’hébergement sont variés et peuvent se conjuguer. 11 % des adultes hébergés ont été admis principalement parce qu’ils vivaient dans la rue, 7 % parce qu’ils ont perdu leur logement ou occupaient un logement surpeuplé ou insalubre. 9 % des admissions font suite à une sortie de prison (2 %), de service psychiatrique (3 %) ou d’autres institutions (4 %). Les problèmes familiaux représentent 12 % des motifs d’admission et touchent surtout les femmes. En particulier, 17 % des femmes hébergées dans les centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) le sont suite à des violences conjugales, et 5 % suite à une rupture conjugale.

Source : drees.solidarites-sante.gouv.fr/études-et-statistiques.

Jean-Pierre Druelle et François Jabœuf