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Des propositions de la commission pour l’avenir de l’Europe


Le livre blanc de la Commission européenne esquisse cinq scénarios pour l’avenir de l’Europe à l’horizon 2025. Il a marqué le début de nombreux débats dans les États membres. Trois cents dialogues citoyens ont eu lieu dans 80 villes.

Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, a présenté le 13 septembre dernier « l’état de l’Union » devant le Parlement européen.
Six approches sont à retenir :
1. Jean-Claude Juncker marque ses différences sur la réforme de la zone euro avec Emmanuel Macron : « Nous n’avons pas besoin d’un budget à part de la zone euro, ni de structure parallèle. Il faut une ligne budgétaire forte de l’eurozone dans le cadre de notre budget de l’Union. » ;
2. Fusionner les présidences du Conseil européen et de la Commission en souhaitant que « pour des raisons d’efficacité, le commissaire de l’Économie et des Finances soit le vice-président de l’Eurogroupe » ;
3. Création d’une « autorité commune » contrôlant partout dans l’Union européenne les recours aux travailleurs détachés, « parce qu’il ne peut pas y avoir de travailleurs de seconde classe » ;
4. Appel solennel aux « responsables en Turquie pour libérer les journalistes, et cesser d’insulter nos États membres, leurs responsables politiques en les traitant de fascistes et de nazis » ;
5. « Une Europe ouverte du libre-échange » réciproque, sans naïveté, « défendant toujours ses intérêts stratégiques, dans un nouveau cadre européen pour l’examen des investissements » ;
6. Il a affirmé sa fierté de l’industrie automobile, et s’est dit choqué quand clients et consommateurs sont sciemment trompés… Les constructeurs devraient faire amende honorable et investir dans les voitures propres, celles de demain.
Ces six approches font l’objet d’une feuille de route adressée au président du Parlement européen, M. Tajani, au président permanent du Conseil européen, M. Tusk.

Perspectives

Le 29 mars 2019, le Royaume-Uni quittera l’Union. Le 30 mars 2019, se tiendra un Conseil européen pour prendre les orientations qui s’imposent pour décider sur la base des perspectives exprimées devant le Parlement européen. Ce rendez-vous se déroulera à Sibiu, en Roumanie, qui exercera la présidence tournante de l’Union, puis fin mai 2019 se tiendront les élections pour la constitution du nouveau Parlement européen, sans les Britanniques quarante ans après la première élection des parlementaires aux suffrages universels
Parmi ses conclusions, Jean-Claude Juncker considère que « l’Europe n’est pas vouée à l’immobilisme. Elle doit la refuser. Helmut Kohl et Jacques Delors m’ont appris que l’Europe n’avance que quand elle fait preuve d’audace. Avant de devenir réalité, le marché unique, l’espace Schengen et la monnaie unique étaient considérés comme de simples vues de l’esprit. Pourtant, ces trois projets ambitieux sont la réalité d’aujourd’hui ».

Jean-Pierre Bobichon

Pour en savoir plus : www.touteleurope.eu

Rendez-vous syndical le 16 novembre

À la veille du sommet social à Göteborg, en Suède, la CES organise un grand rendez-vous syndical européen pour exprimer l’absence d’approche de la Commission européenne au sujet des possibles pertes d’emplois dans les domaines climatiques et numériques et le manque d’attention à propos du socle des droits sociaux. Luca Visenti, secrétaire général de la CES, a salué plusieurs points, et notamment, la détermination de Jean-Claude Juncker pour obtenir la révision de la directive détachement, la proposition de mise en place d’une autorité européenne du travail tout en espérant que les syndicats seront associés dans l’élaboration et le suivi de cette proposition « l’annonce d’une stratégie de politique industrielle. Enfin, La CES reconnaît les efforts faits par Jean-Claude Juncker concernant la situation des réfugiés et dénonce le manque de réponse de certains États membres qui est « proprement honteuse ».
Pour en savoir plus : www.etuc.org

Jean-Claude Juncker "Il ne peut pas y avoir de travailleurs de seconde classe."