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Les réfugiés frappent toujours à nos portes


Dans son rapport annuel « Perspectives des migrations internationales » l’OCDE considère que l’action permanente des États est jugée urgente, systématique et coordonnée.

Environ 4,8 millions de personnes, soit 10 % de plus par rapport 2015, auraient quitté leur pays d’origine pour s’installer durablement dans l’un des États membres de l’OCDE. Ce n’est ni par plaisir ni par envie de tourisme, c’est contraints et forcés pour échapper aux tueries aveugles, aux barbaries de toutes sortes, à la mort au bout de l’enfer.

En 2015, les pays de l’OCDE ont enregistré un nombre de demandes d’asile le plus important depuis la Seconde Guerre mondiale. Près de 1,65 million de personnes, dont 25% de Syriens, ont présenté une demande d’asile dans un pays de l’OCDE. Une majorité d’entre elles se trouvent en Europe.

120 millions de personnes vivant dans les pays de l’OCDE sont originaires d’un autre pays et une personne sur cinq est migrante ou famille de migrants. Ces réalités posent des problèmes structurels et environnementaux : logements décents, transports, éducation, travail, couverture sociale… Il ne faut surtout pas les sous-estimer et il faut s’efforcer de trouver des solutions tout en mettant fin aux attitudes et positions indignes de rejet de l’autre trop souvent exacerbées par des responsables politiques.

Au plan européen}

Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, dans son discours sur l’état de l’Union prononcé devant le Parlement européen en septembre dernier a rappelé que le mot solidarité est employé 16 fois dans les traités que les 28 États membres de l’Union européenne ont ratifié.

« Cette solidarité s’exprime concrètement, a-t-il expliqué, quand des collines brûlaient au Portugal, ce sont des avions italiens qui ont éteint les flammes, quand des inondations ont privé d’électricité une partie de la Roumanie, la lumière a été rétablie à l’aide de générateurs suédois, quand des réfugiés ont débarqué sur les plages grecques, ce sont des tentes slovaques qui leur ont servi d’abris… »

À partir de l’exemple du « service civique volontaire » à la française, le président de la Commission européenne veut la mise en place d’un « corps européen de solidarité » pour qu’il soit opérationnel avant la fin de cette année, avec la perspective de voir 100 000 jeunes volontaires d’ici à 2020 s’engager dans des actions de solidarités, qui se faisant pourront développer leurs compétences, avoir un travail et vivre une expérience humaine de grande valeur.

Actions de solidarités concrètes

Les préfets ont pour instruction de trouver 9 000 places d’hébergement pour les migrants. Trois types de structures, notamment, accueillent des migrants :
- Les Centres d’accueil et d’orientation (CAO). Ils sont conçus pour alléger le bidonville de Calais. 3 000 places ont été créées depuis fin 2015 pour 5 500 personnes accueillies. 9 000 places sont encore à trouver d’ici fin 2017.
- Les Centres d’accueil des demandeurs d’asile (CADA.) Ils disposent de plus de 30 000 places dont 10 000 créées depuis 2012. 6 000 places sont attendues d’ici fin 2017.
- Les centres d’hébergement d’urgence comptent 120 000 places dont 20 000 réservées aux demandeurs d’asile. 5 000 places supplémentaires sont prévues d’ici la fin de l’année.

Jean-Pierre Bobichon

Duos de demain

Pour soutenir cette volonté d’entraide et afin de favoriser l’intégration des personnes réfugiées en France, France terre d’asile a considéré nécessaire d’impulser une grande initiative de solidarité, une opération de parrainages intitulée : « Duos de demain ». La CFDT Île-de-France a rejoint l’initiative en intégrant son comité de pilotage. Pour toutes questions relatives à la mise en œuvre de cette solidarité concrète, vous pouvez prendre contact avec Sylvie Polvèche (spolveche [chez] iledefrance.cfdt.fr