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CONGRES UTR 35 le 14 novembre 2025, à Sainte MARIE
Accueil Congrès par Agnès ROUXEL et Jean Blanchard
Bonjour et merci d'être venus aussi nombreux.
Au nom de l’Union Locale des Retraités-es CFDT du Pays de Redon, je vous souhaite la
bienvenue dans notre belle région.
Grâce au témoignage de Jean Blanchard et de nos archives nous allons vous parler du
syndicalisme en pays de Redon depuis les années 50 jusqu'à aujourd’hui avec la lutte pour notre
hôpital.
Mais avant, un petit tour dans la commune de Ste Marie :
Cette salle a été nommée salle des Ardoisière, ce fut un bon choix qui nous rappelle qu'au 19ème
siècle, le travail dans les multiples carrières d'ardoises sur le territoire de Sainte Marie constituait
une activité intense et majeure. L'histoire ne nous dit rien sur les conditions de travail des ouvriers
dans les bas fonds de ces carrières, ni sur la remontée des blocs de schiste en surface pour être
transformés en pierres pour la construction des maisons, ou la taille des ardoises pour les toitures
et des palis de clôtures. Pour ne pas se tromper, on peut dire que c'était rudimentaire et dangereux.
C'était l'époque Sainte Marie n'avait pas encore le statut de commune, elle était soumise à la
grande commune voisine de Bains Sur Oust. Les habitants, sous classés, s'étaient mobilisés pour
obtenir leur autonomie ; cette aspiration à l'indépendance de la commune se déroulait dans une
période politiquement trouble sous Napoléon 3 qui avait déclaré la guerre à la Prusse. Le combat
des habitants fut long mais le conseil général d'Ille et vilaine finit par accorder à Sainte Marie le
statut de commune autonome. Aujourd’hui elle a toute sa place au sein de Redon Agglomération.
Pour ce qui est des multiples combats de la classe ouvrière en pays de Redon , les militants les
plus âgés, dont notre centenaire Pierre Rivière, nous disent que: en 1951, il y eut une grève qui
dura trois semaines, c'était la première grande depuis la fin de la guerre (39-45). Pour les ouvriers
qui résidaient dans la ruralité environnante, et surtout pour les mères au foyer, c'était
l'incompréhension. Elle disaient « on vit quand même mieux que sous l'occupation allemande ! »
Syndicalement , tout était à construire ! En 1956, lors de la répression sanglante de Budapest par
les chars soviétiques, nous CFTC Redon (y compris au national), nous étions la seule organisation
syndicale à manifester contre cette invasion barbare. Pourquoi la seule organisation ? La CFTC
était totalement libre et indépendante des partis politiques, ce qui n'était pas le cas de la CGT,
soumise au PC.
Dans ce contexte, notre organisation syndicale, alors CFTC, était très minoritaire mais bien
impliquée dans le combat qui se menait à contre courant de l'Héritage de l'état de soumission .
Quant aux syndicalistes, ils étaient classés de meneurs qui empêchaient les ouvriers de travailler
et les privaient de leur salaire. Le « tout ça finira mal » faisait partie des conversations. Des
ouvriers de Saint Nazaire, repliés sur Redon pendant la guerre pour cause de destruction de leurs
usines par les bombardements, revenaient par la navette SNCF pour soutenir les grévistes
Redonnais, ils étaient classés de voyous.
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Depuis cette époque, les mouvements sociaux ouvriers et paysans ont été nombreux, et pour
certains très violents. Comme à l'automne 1967 - au cours desquelles les CRS lançaient de
puissantes grenades, au point de briser les vitrines des magasins de la rue des Douves- ce qui fit
dire à certains, que les événements de1968 avaient commencé à Redon. Depuis, il y a eu aussi les
intenses mobilisations contre la fermeture de plusieurs usines. Ainsi FLAMINAIRE les briquets,
MOTTAIS agencement intérieur bois et alu des paquebots dont le « FRANCE », SEMES bois
d’œuvre, FAURECIA équipementier automobiles, GARNIER constructeur de matériel agricole.
Pour cette dernière entreprise, le seul projet des pouvoirs publics fut de mandater des vautours en
cols blancs dont certains n'avaient pour ambition que de transférer la fabrication des pressoirs
horizontaux construits chez GARNIER, vers CHAMAILIERE pour donner une chance
supplémentaire à GISCARD D'ESTAING de se faire élire président de la République (en 1974).
Pour le 1er mai 1975, étant donné la situation catastrophique de l'emploi dans le pays de Redon, la
CFDT avait refusé de s'allier à la CGT pour le traditionnel « 1er mai au monument aux morts », il
fallait laisser les morts en paix et se préoccuper de l'avenir. Décision fut prise de poser, à titre
symbolique, une re pierre sur la seule zone industrielle de Redon BRIANGAUD redevenue à
l'état de friches et broussailles. Ce fut une journée historique sortie de l'ordinaire.
L'unité avec la CGT ne s'est réellement reconstituée qu'en 2024 dans le combat pour les Retraites
et pour l’hôpital.
Redon Agglomération rayonne sur les communes des départements d'Ile et Vilaine, du Morbihan
et de la Loire Atlantique et fait partie de deux régions administratives, ce qui n'est pas simple ; la
preuve en est le lancinant combat pour un hôpital à hauteur des besoins pour une population de
120 000 habitants..
« L’hôpital de Redon notre bien commun »
Depuis 2017, le centre hospitalier cumule les déconvenues financières qui mettent en cause sa
survie avec tous les services nécessaires à un territoire peuplé d'au moins 120 000 habitants sur
un rayon de 30 km et éloigné des CHU, (RENNES,NANTES, St NAZAIRE et VANNES).
En 2012, a été créé le Comité d'Appui avec Paul Molac et Yves Daniel députés, Vincent Bourguet
maire de Redon et président du conseil de surveillance de l’hôpital et Jean-Louis Fougère
président de la communauté de commune .
Aujourd’hui ce comité renouvelé est toujours actif et des réunions périodiques ont lieu dans les
différentes communes de Redon Agglomération pour informer la population sur les avancées du
projet par ailleurs très lentes et très modestes, L'ARS s'engage à participer à hauteur de 30
millions d’euros pour un projet de 67 millions d’euros (qui risque d'augmenter avec les années).
En premier la démolition de l’hôtel dieu pour construire sur cet emplacement le nouvel hôpital.
A ceux qui ne voient les retraités-es que sous l'angle d'un coût financier, nous leur disons haut et
fort que les retraités sont indispensables au bon fonctionnement de la société, nous sommes la
mémoire vive qui motive notre combat permanent.
Redon le 14 novembre 2025
ULR retraités CFDT du Pays de Redon
Agnès ROUXEL et Jean BLANCHARD