Copie de notre mail du 24 mai 2025
Monsieur le Député, Monsieur le Sénateur,
Parciper au débat sur la n de vie relève de notre responsabilité en tant
qu’organisaon qui concourt à la construcon du bien commun.
Comme vous le savez, le 22 janvier, le Premier ministre a annoncé sa volonté de
porter, sur la n de vie, non pas une, mais deux proposions de textes devant le
Parlement, l’une portant sur les soins palliafs, l’autre sur l’aide à mourir.
Le débat à l’Assemblée naonale a commencé le 12 mai par l’examen de la
première proposion de loi. Dans un climat sérieux et apaisé, un accord a été
trouvé. Le texte réarme en parculier l’obligaon de la créaon d’unités de soins
palliafs dans tous les départements (ce qui gurait déjà dans la loi Claeys-Leone
II, mais n’a pas été suivi d’eet, puisque plus de 20 départements manquent encore
de ces structures). Le projet de loi a été approuvé le 16 mai. L’engagement du
gouvernement est aendu sur des moyens nanciers pérennes.
L’examen de la deuxième proposion a commencé le 19 mai, dans un climat plus
tendu.
Le rapporteur a cherché à trouver un point d’équilibre, respectant la volonté
majoritaire des Français, favorable à l’aide à mourir, posion exprimée à plusieurs
reprises (notamment dans le rapport de la convenon citoyenne sur la n de vie,
organisée à la demande du Président de la République).
À son congrès de Rennes en 2018, la CFDT a armé pour chaque citoyen « le droit à
mourir dans la dignité en étant acteur de sa propre mort ». Elle a veillé, à chaque
étape, à soutenir les iniaves législaves proposées en ce sens. La CFDT Retraités,
quant à elle, agit aujourd’hui avec ses partenaires du Pacte progressiste.
Elle ent à rappeler ses posions qui s’appuient sur ses valeurs d’émancipaon et
de solidarité.
Elle rappelle qu’il s’agit de revendiquer un droit pour tous les citoyens, et la liberté
pour chacun d’y recourir. Comme pour les autres droits, la liberté doit être
armée : laisser chacun libre de décider de sa mort, pour lui-même, en tant
qu’individu. Les condions d’accès à ce droit sont importantes. La mort idéale est
une mort accompagnée, ce qui implique l’aenon à l’entourage proche, aux
équipes soignantes... Les risques et les dérives sont à mesurer, les cadres juridiques
et instuonnels à préciser, les moyens en personnel et en formaon à développer.
Elle arme aussi la nécessité d’égalité entre les citoyens, et de résorber, autant que
possible, les inégalités entre riches et pauvres, neement marquées aujourd’hui,
quand on regarde la possibilité, pour celles et ceux qui en ont les moyens nanciers,