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Une journée « copropriété » par la CFDT Retraités Île-de-France


À l’initiative de la commission Cadre de vie de l’URRIF (Union régionale des retraités d’Île-de-France), une journée d’informations sur la copropriété s’est tenue à Paris le 28 novembre 2016. Avec une soixantaine de participants, on peut dire que le sujet était attendu.

En effet, nous sommes partis du constat que de nombreux retraités de notre région vivaient en copropriété mais qu’ils connaissaient bien peu son fonctionnement et se trouvaient démunis face à la gestion pratiquée par les syndics.

Cette journée, animée par les membres de la commission Cadre de vie et deux juristes de l’ADIL (Agence départementale d’information sur le logement) du 93, s’est déroulée en deux temps.

Le matin, après un rappel de l’existant, les deux juristes ont présenté le statut juridique et le fonctionnement d’une copropriété :
- réglementation générale, règlement propre à chaque copropriété ;
- ses organes : syndicat des copropriétaires, conseil syndical, syndic ;
- l’assemblée générale, rôle et vote des décisions, les recours.

Dans l’après-midi, les participants répartis en dix groupes ont travaillé sur les thèmes suivants avec restitution en fin de journée :
1. Le passage à la retraite et la baisse de nos ressources ;
2. Les travaux en copropriété ;
3. L’adaptation du logement et son accès ;
4. Comment s’impliquer dans la vie de sa copropriété.
La restitution a été très riche et aussi en suggestions, ce qui donne matière à poursuivre nos actions dans ce domaine.

Le passage à la retraite n’est pas sans conséquence lorsque l’on est copropriétaire. Du fait de la baisse de leurs revenus, du poids des charges et des gros travaux à effectuer, ceci conduit certains d’entre eux à ne pas voter pour la réalisation des travaux indispensables voire de suspendre le paiement de leurs charges et arriver en situation de surendettement.

Avec l’avancée en âge, si l’adaptation du logement est de la responsabilité de chaque copropriétaire, il n’en est pas de même pour l’aménagement des parties communes (largeur des portes, rampes d’accès, ascenseurs) dont la réalisation doit faire l’objet d’une décision collective qui est souvent refusée par des copropriétaires plus jeunes et des copropriétaires bailleurs.

Si des aides financières existent, elles sont trop souvent méconnues. Par ailleurs, pour le reste à charge, il est très difficile pour un retraité d’obtenir un prêt bancaire, ou à des conditions désavantageuses (taux du prêt, coût des assurances ou de l’hypothèque).

Cette journée aura permis non seulement d’être mieux informé de ses droits mais aussi de définir quelques pistes d’action en direction des retraités copropriétaires qu’ils soient ou non adhérents :
- faire circuler les informations ;
- les inciter à participer aux assemblées générales et au conseil syndical ;
- être porteur de la situation particulière des retraités auprès des pouvoirs publics et des organismes représentatifs des syndics professionnels.

Jean-Claude Montaigu

Le passage à la retraite n’est pas sans conséquence lorsqu’on est copropriétaire.