Actu revendicative


Impôt progressif ou impôt régressif ?


L’économiste Thomas Piketty décompose les prélèvements obligatoires en quatre grandes catégories :

  • les cotisations sociales et autres taxes sur les salaires sont régressives : du fait de leur plafonnement, elles pèsent très peu sur les revenus du capital et sur les hauts salaires, moins lourdement que sur les revenus bas et moyens ;
  • les impôts sur la consommation, TVA et autres impôts indirects, comme la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) et les diverses taxes (tabac, alcool, loto, PMU, assurances…) sont régressifs. En effet, les plus pauvres consomment la quasi-totalité de leur revenu, alors que les plus aisés peuvent en épargner une large part ;
  • les impôts sur le capital (impôt sur les bénéfices des sociétés (IS), taxe foncière (TF), impôt sur la fortune (ISF) et droits de successions sont progressifs. En raison de la très forte concentration des patrimoines, capital et financier sur les classes aisées alors que les plus pauvres n’ont presque rien ;
  • les impôts sur le revenu (CSG et IRPP) sont faiblement progressifs pour les revenus modestes et moyens, mais franchement régressifs pour les hauts revenus.