Actu revendicative


Intervention auprès des groupes parlementaires


La CFDT Retraités a écrit à tous les groupes parlementaires (Assemblée nationale et Sénat) pour demander des modifications du projet de loi de réforme de l'assurance maladie. Voici le contenu de cette lettre.

Lettre de l’UCR-CFDT aux Présidents des groupes parlementaires

Paris, le 30 juin 2004

Objet : débat sur la réforme de l’Assurance Maladie

Monsieur le Président,

Pour la CFDT, l’assurance maladie doit reposer sur un socle de solidarité qui se résume à : « chacun contribue selon ses moyens et bénéficie de prestations égales selon ses besoins ».

L’augmentation de 0,40 point du taux de la CSG sur les pensions de retraite qui passe de 6,20 à 6,60 % ne déroge pas à ce principe avec toutefois une exception importante : le maintien de la cotisation d’assurance maladie de 1 % sur les pensions des régimes de retraite complémentaire (ARRCO et AGIRC pour les salariés).

Il n’y a aucune raison pour que les retraités du secteur privé soient soumis à une contribution spéciale sur les retraites complémentaires.

Par contre, la création d’une Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA) pour la gestion de l’APA introduit une différence fondamentale, basée sur l’âge, dans l’accès aux prestations.
C’est inadmissible.

L’Union Confédérale des Retraités CFDT avec sa Confédération conditionne l’augmentation de la CSG sur les retraites à :
- la suppression de la cotisation d’assurance maladie de 1 % sur les pensions des régimes complémentaires de retraite,
- l’intégration dans la Sécurité Sociale de la gestion de l’APA.

En outre, comme tous les assurés, nous sommes inquiets de l’augmentation du forfait hospitalier et de l’instauration d’une franchise d’un euro par consultation. Ces deux mesures vont pénaliser gravement les plus bas revenus, parmi lesquels de nombreux retraités qui n’ont pas les moyens de se financer une complémentaire santé qui avoisine les 1 000 euros par an.

Un crédit d’impôt annuel de 150 euros par personne est envisagé par le Gouvernement. Il est limité aux foyers dont les revenus ne dépassent pas 15 % du plafond de ressources servant à l’attribution de la CMU (soit 630 euros par mois). C’est insuffisant pour permettre à de nombreux retraités, notamment aux veuves âgées, d’y avoir accès.(...)

Jacques SENSE,
Secrétaire général