Action internationale


L’Europe active, utile et efficace


L'Union européenne est revenue à la Une de l'actualité avec la poursuite du processus de ratification du projet de traité de Lisbonne, le dangereux conflit entre la Géorgie et la Russie, et la crise financière.

Le côté positif des périodes de grandes tensions est de redécouvrir le rôle de l’Union européenne avec ses institutions et une Présidence réactive associant pleinement la Commission européenne.

Les 27 chefs d’État réuni mi-octobre en Conseil européen ont pris acte du retrait des troupes russes des zones adjacentes à l’Ossétie du sud et à l’Abkhazie. Un conflit armé et durable a été évité. Un sommet Union européenne / Russie se tient à Nice le 14 novembre. La gestion de ces difficultés a imposé l’urgence d’initiatives coordonnées avec des succès qu’il aurait été difficile d’espérer, y compris en matière de crise financière.

Les présidences se suivent…

Espérons qu’il en sera de même - à partir du 1er janvier 2009 - avec la prochaine présidence Tchèque, qui s’interroge pour hisser le drapeau européen sur le palais présidentiel durant la période de sa présidence… tout un symbole négatif.

Au même moment, le Parlement européen adopte un rapport pour que le drapeau européen, l’hymne européen tiré de « l’Ode à la joie » de la neuvième symphonie de Beethoven, la devise « Unie dans la diversité » et la journée de l’Europe le 9 mai, soient reconnus comme symboles officiels. Cet acte politique va à l’encontre du compromis conclu avec le projet de traité de Lisbonne.

A propos de la ratification du projet de traité de Lisbonne, un pays s’est prononcé contre (l’Irlande), 22 pays ce sont prononcés favorablement, 2 sont en attente de ce que fera l’Irlande (Pologne et Tchéquie) et 2 autres sont en cours de ratification (Allemagne et Suède).

L’Europe parle d’une seule voix

Les 27 adoptent le plan d’action concerté des 15 pays de la zone euro (16 en janvier avec la Slovaquie). Ce plan préserve la stabilité du système financier. Il s’oriente vers l’encadrement des agences de notation et leur surveillance, une concertation internationale, la restauration de la confiance en matière d’épargne et veut encadrer les « parachutes dorés. Une cellule de crise financière est mise en place au niveau européen.

Le Conseil européen veut prendre des mesures pour soutenir la croissance et l’emploi : c’est ainsi que la Banque européenne d’investissements mobilise 30 milliards d’euros au profit des PME.

Il faut aussi aborder le volet social d’une mondialisation maîtrisée. Les partenaires sociaux à l’échelle mondiale et européenne doivent être associés à ces rencontres internationales et, plus largement, la société civile organisée par le biais, par exemple, de l’Association internationale des conseils économiques et sociaux et institutions similaires (AICESIS).

Le Conseil européen confirme sa détermination à tenir les engagements ambitieux en matière de politique climatique et énergétique. Cette volonté rejoint le point de vue de la Confédération européenne des syndicats qui considère que « la crise financière ne doit pas conduire à reporter l’adoption du paquet énergie ».

L’Europe bouge. Elle a su se faire entendre, dans la dernière période, sur la scène internationale. A nous de poursuivre notre action pour que ce soit dans le sens que nous voulons.

Sommet social européen tripartite

Lors du Sommet social européen tripartite du 15 octobre, la Confédération européenne des syndicats (CES) demande une réponse unifiée face à la gravité de la crise et elle appelle les décideurs politiques à tirer des leçons pour l’avenir. Il faut passer des discours aux actes concrets. Il faut réguler le fonctionnement des marchés financiers, éviter les dérapages futurs et mettre tous les marchés au service des intérêts généraux de tous. C’est dans cet esprit que la CES propose la création d’un Fonds européen de recapitalisation, la mise en place d’un Conseil européen des partenaires sociaux au sein de la Banque centrale européenne.