Action internationale


L’Europe doit être présente dans la campagne présidentielle


L'association « Sauvons l'Europe » s'adresse aux candidats à l'élection présidentielle. Le Non n'a rien donné, il n'y a pas de plan B. Le nouveau président, dès son élection, devra se prononcer sur les propositions de la présidence allemande.

Nous l’attendons des candidats, nous qui nous sommes mobilisés, avec la société civile, sitôt après le référendum, pour que l’ambition européenne demeure.

Certains avaient avancé qu’une nouvelle dynamique naîtrait du « non », proclamé salvateur et rénovateur. On sait aujourd’hui qu’il n’en est rien, sinon le refuge étroitement national.

Avec la Finlande tout récemment, et l’entrée de la Bulgarie et de la Roumanie au 1er janvier 2007, ce sont dix-huit pays qui auront ratifié le projet de Constitution, soit les deux tiers des États et 56 % de la population européenne.

La France risque de voir l’Europe se poursuivre sans elle. Elle a tout à y perdre et ne peut manquer un grand rendez-vous de la réconciliation avec l’Europe. Elle doit s’y préparer dès aujourd’hui et animer le débat européen avec les présidences portugaise et slovène, qui précèderont la présidence française au second semestre 2008.

Le président de la République, dès son élection, sera confronté à l’urgence de se prononcer sur les propositions formulées au cours de la présidence allemande et d’engager la responsabilité de la France.

La relance doit s’organiser autour de trois pôles

Le premier est le caractère intangible de la Charte des droits fondamentaux, actuelle deuxième partie du Traité constitutionnel qui incarne l’identité européenne fondée sur les droits de l’Homme, la protection des personnes, le progrès social et la sauvegarde des équilibres planétaires. Le scénario de sortie de crise ne peut pas faire l’impasse sur ce texte.

Le deuxième est l’affirmation de l’indispensable cadre européen pour le développement de politiques qui améliorent la vie des citoyens, en les associant à travers les différents modes de représentation et de participation démocratiques.

Le troisième est la nécessité d’asseoir des institutions rénovées, plus efficaces et plus lisibles, avec un Parlement européen renforcé face à des acteurs politiques plus responsables, un budget commun plus conséquent. L’ambition d’une politique étrangère commune et cohérente, d’une politique de défense unifiée, doit être poursuivie. (...)

Tels sont les principaux points de l’interpellation afin que l’Europe redevienne synonyme d’espoir, de protection et de débats démocratiques.

Les premiers signataires sont Jean-Pierre Mignard (Club Témoin et Sauvons l’Europe), Joël Roman (Sauvons l’Europe), Bettina Laville (Club Convictions), Marcel Grignard (CFDT).

Rejoignez en ligne les signataires de cette adresse aux responsables politiques : www.sauvonsleurope.org