Actu revendicative


L’action humanitaire ne s’improvise pas


L’humanitaire fait recette. En 2006 il y a 40 000 associations répertoriées comme humanitaires contre 20 000 en 2000, soit un doublement en six ans (étude de Viviane Tchernonog, CNRS Université de Paris).

On peut se réjouir de voir nos concitoyens se mobiliser et venir en aide à leurs prochains, lointains ou proches.

Cette mobilisation se concrétise par la création d’une myriade d’associations aux ressources et donc aux capacités opérationnelles limitées. Les ONG (organisations non gouvernementales) capables de conduire des missions significatives sur des terrains de crise se chiffrent à quelques dizaines.

L’engagement humanitaire ne s’improvise pas. Un événement récent l’a fort bien démontré. Il faut des hommes et des femmes préparés, formés, compétents, capables d’affronter des situations complexes. Dans le cas contraire, on court vite à la catastrophe.

Envoyer des professionnels sur le terrain suppose naturellement de payer ces professionnels, mais aussi une administration, une capacité d’expertise et une logistique conséquentes et donc des moyens financiers. Une association créée sur la simple générosité de quelques militants ne peut pas le garantir.