Notre activité


L’essor des vêtements de seconde main


Pour des raisons économique et environnementale, les consommateurs se tournent de plus en plus vers le marché du vêtement d’occasion.

Les achats de seconde main rencontrent un succès croissant. Selon une étude de l’Institut français de la mode (IFM), les Français achètent de moins en moins de vêtements neufs. Les contraintes économiques expliquent pour une part cette tendance puisque 60 % des Français reconnaissent avoir réduit leurs achats de vêtements neufs, faute de moyens.

Mais il y a une autre raison à cela : l’urgence écologique. L’industrie textile fait partie des plus polluantes du monde, les consommateurs sont de plus en plus sensibilisés, ils veulent acheter mieux et plus durable. Cette prise de conscience se traduit par un changement de comportement. En 2018, 30 % des consommateurs disent avoir acheté un vêtement d’occasion contre 15 % en 2010. « Prolonger la vie d’un veston ou d’un chemisier, c’est refuser l’acte d’achat impulsif soumis au diktat de la publicité et choisir d’être un citoyen avant d’être un consommateur », affirme Oxfam. C’est également une réponse à la surconsommation.

Une plus-value sociale

Alors acheter en seconde main permet à de nombreuses personnes d’accéder à des produits qu’elles n’ont pas les moyens ou l’envie d’acheter neufs et c’est bénéfique pour l’environnement. Le réemploi offre des bénéfices directs pour l’environnement. Tant qu’on réutilise un objet ou un appareil, on lui évite de devenir un déchet. De plus, la collecte, la réparation créent des emplois. Près de 5 000 personnes travaillent dans les métiers de recyclage et de la récupération. C’est également un secteur très actif dans la formation et la réinsertion de personnes en difficulté.

Effet déclencheur

Ce nouveau marché bouscule les grandes enseignes qui se sont mises en mode recyclage. Elles sont de plus en plus nombreuses à proposer à leurs clients(es) de rapporter en boutique un sac d’anciens textiles contre des réductions.
Considérée il y a quelques années comme un effet de mode, la consommation écoresponsable devient progressivement un mouvement de fond et touche tous les secteurs.

Corinne Grincourt