Actu revendicative


L’homme est une espèce parmi d’autres


La biodiversité rend aux sociétés humaines d'indispensables services, aujourd'hui menacés. Préserver et restaurer la biodiversité constituent un enjeu écologique et sociétal. Comment reconsidérer notre rapport avec le vivant et assurer un autre développement ? Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) dans un rapport présenté en juin 2011 par Marc Blanc (CFDT) recommande d'accroître la mobilisation de l'ensemble des acteurs, en commençant par l'État.

Le constat est paradoxal : alors que nous devrions préserver la biodiversité pour notre propre survie, nous sommes en train de la détruire en menaçant ainsi l’avenir des générations futures. Une situation plus qu’alarmante !

La biodiversité est souvent évoquée au travers de la crise du vivant, notamment la disparition des espèces animales et végétales, et la fragilisation des écosystèmes. Un peu comme s’il s’agissait d’intervenir sur les gènes des vivants de la planète et donc de la multiplicité des interactions entre eux dans un milieu en changement. Comme tout vivant, l’homme doit apprendre à vivre en harmonie avec son environnement.

Les activités humaines (production, consommation, pollution, étalement urbain, développement des infrastructures de transport…) entraînent des pertes irréversibles de biodiversité allant, depuis 50 ans, à une vitesse qui n’a jamais été égalée dans l’histoire de notre planète.

Du bleu du champ de lin aux lémuriens, que restera-t-il demain ?

Compensation

Cette accélération de la disparition des espèces prend une ampleur inquiétante et conduit les experts scientifiques à la qualifier de « 6e crise d’extinction majeure de la vie sur Terre », la dernière en date étant la disparition des dinosaures… »

Étalée dans le temps, cette crise a permis l’adaptation de nouvelles espèces. Mais celle que nous vivons aujourd’hui est différente par son origine, (elle a des causes liées à l’activité humaine), et par son échelle de temps, fulgurante comparée à la précédente.

Il est aujourd’hui indispensable d’agir pour enrayer ce phénomène en préservant la biodiversité et en partageant les richesses de la planète pour construire un avenir commun. Dans les entreprises, plusieurs d’entre elles dans nos champs agissent déjà pour la biodiversité, soit par obligation en application de la loi de 1976 sur la protection de la nature, soit à leur initiative.

C’est ainsi qu’elles ont l’obligation de compenser les terres utilisées par leurs projets avec des ratios pouvant atteindre un pour dix. D’autres agissent en lien avec des associations environnementales, sans concertation avec les représentants du personnel.

Le Grenelle de l’Environnement prévoit l’obligation pour les entreprises d’élaborer un rapport social ET environnemental. Cet outil est de nature à renseigner les militants sur la stratégie de leur entreprise vis-à-vis de l’environnement et de la biodiversité, dans les CCE, Comité de groupe ou Comité d’entreprise européen. Et d’éclairer les choix de tous les citoyens.

Disparition programmée

Les ressources de la pèche sont fortement menacées. Partout dans les eaux de la planète, les populations de poissons sont en chute libre. Globalement, 1 poisson sur 3 est menacé d’extinction.
Plus encore, le taux d’extinction actuel des espèces est 100 à 1000 fois plus élevé que le rythme d’extinction naturel. Et ce déclin s’accentuera encore dans les décennies à venir du fait notamment du changement climatique, de l’expansion économique…
Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) 1 espèce sur 4 est menacée chez les mammifères, 1 sur 8 chez les oiseaux…. Des milieux abritant faune et flore sont également en danger comme les mangroves, les zones humides, les haies et les forêts, les récifs coralliens.

Marc Blanc

En savoir plus

http://lecese.fr/travaux-publies/la-biodiversite-relever-le-defi-societal