Notre activité


La future loi reconnaît les aidants


Le projet de loi d’orientation et de programmation pour l’adaptation de la société au vieillissement pour la première fois officialise le rôle des aidants, dans le code de l’action sociale et de la famille. Cela permettra de clarifier les bénéficiaires potentiels des droits ouverts par le projet de loi et leur représentation dans différentes instances (ex : commissions habitat-mobilité…).

Cette loi préconise :
- la rénovation et l’augmentation de l’Apa (allocation perte d’autonomie) et la réévaluation de la grille Agir, complétée par des paramètres environnementaux ;
- la réduction du reste à charge pour l’emploi d’aides à domicile pour accomplir les actes essentiels du quotidien ;
- la mise en place de dispositifs de répit et leur financement ;
- la prise en charge de la santé de l’aidant par au moins une visite chez le médecin traitant et par la prise en charge des examens nécessaires ;
- la création d’un volet prévention dans la future loi de la santé, pour mieux articuler les soins et l’accompagnement de la perte d’autonomie ;
- la mobilisation contre l’isolement des personnes âgées et des aidants par un objectif d’équité sociale et de solvabilité pour tous (adaptation du logement, professionnalisation de l’aide à domicile).

Cette loi tant attendue est une nouvelle fois reportée. Il s’agit d’une première étape structurante. Certes insuffisants, des moyens pour ces actions sont alloués. Mais, vu l’ambition de la loi, d’autres volets et moyens seront nécessaires.

Photo DD

La CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie)

Elle finance des actions de formation gratuite pour les aidants familiaux et aussi des projets de recherche et d’action pour les aidants (DVD, guides, études…). Voir sur le site www.cnsa.fr le compte rendu des rencontres scientifiques pour l’autonomie en 2014.

Le baluchonnage

L’article 37 prévoit l’expérimentation de prestations de suppléance à domicile du proche aidant de toute personne ayant besoin d’une surveillance régulière, assurée par des professionnels pouvant intervenir plusieurs jours de suite. La CFDT demande une négociation entre partenaires sociaux, car ce droit déroge au code du travail.

Le reste à charge

C’est la somme qui reste à payer pour la prise en charge de la dépendance, une fois déduites les sommes reçues de la collectivité.