Actu revendicative


Le choc de la maternité


La maternité a des conséquences négatives sur la carrière des femmes, mais n'a quasi pas d'impact sur le statut professionnel des hommes vivant en couple, selon l'enquête récente du Centre d'études et de recherches sur les qualifications (Cereq). D'après cette enquête, « après la naissance d'un premier enfant, 17% des mères passent à temps partiel, 11% changent de poste, 7% démissionnent et 4% prennent un congé parental à temps complet, quand 91% des pères ne déclarent aucun changement dans leur situation professionnelle ».

L’arrivée d’un deuxième enfant renforce ce clivage. Lorsqu’elles sont mères de famille de trois enfants et plus, moins de sept femmes sur dix, dont quatre seulement à temps complet, sont « actives ». Elles ne sont plus que trois sur dix, dont la moitié à temps partiel, à avoir une activité professionnelle lorsqu’au au moins un enfant est âgé de moins de trois ans.
Quant aux hommes, la présence des enfants n’affecte quasiment pas leur carrière. Au contraire, le taux d’activité le plus bas avec 85% est enregistré pour les hommes qui n’ont pas d’enfants. Ce sont toujours les femmes qui assument l’essentiel des charges domestiques. Cette « spécialisation » vers des rôles conjugaux traditionnels s’accentue au fur et à mesure que la famille s’agrandit.
Cette division des tâches persiste même lorsque la femme a la situation professionnelle la plus avantageuse dans le couple : 25% des femmes qui déclarent gagner au moins autant et travailler au moins autant de temps que leur conjoint assurent tout de même l’essentiel des tâches domestiques.

Taux d’activité en fonction des enfants (personnes vivant en couple)