Actu revendicative


Le drame des Harkis


Les accords d'Évian prévoyaient qu'il n'y aurait pas de revanche envers les populations des différents camps. Il n'en fut rien.

Aucun historien n’est en capacité de dire le nombre de harkis exécutés au départ des dernières troupes françaises. L’État algérien a jeté un voile sur ce drame pas très glorieux pour les deux pays. Les plus modérés parlent de 10 à 20 000 tués. D’autres vont jusqu’à 150 000.

Le 3 juin 1962, Ben Bella promet le pardon aux 130 000 harkis qui avaient servi la France. Mais 6 à 7 000 harkis étaient toujours détenus dans des camps bien après cette déclaration.

D’autres effectueront, sans la moindre précaution, des travaux de déminages aux frontières. Mais ce sont surtout des civils qui se seraient livrés à des exactions, des massacres, des viols envers les harkis.

De son côté, par crainte d’un redéploiement de forces d’extrême droite en métropole, par un télégramme adressé deux semaines plus tôt, le ministre Louis Joxe demande au Haut-commissaire « de rappeler que toute initiative tendant à installer en métropole des Français musulmans est strictement interdite. »

Les harkis, considérés comme des supplétifs