Stats et études


Le niveau de vie des retraités comparable à celui des actifs selon le Cor


En 2011, on décomptait moins de ménages pauvres parmi les retraités que parmi les actifs. C’est ce que dit le dernier document de travail du Cor sur le thème « évolutions récentes du niveau de vie et de la pauvreté des retraités ». Les écarts se creusent désormais au sein même de la population retraitée.

Selon les dernières données disponibles, sur la période 1996-2011, le niveau de vie moyen des actifs et des retraités a progressé parallèlement, mais de manière ralentie depuis le début de la crise en 2008. Le niveau de vie moyen des retraités est désormais quasi équivalent à celui des actifs (1 563 €/mois pour les premiers et 1 688 €/mois pour les seconds).

Toutefois, selon l’Insee, l’augmentation du niveau de vie ne serait liée, dans les deux catégories de population, qu’à la progression des revenus les plus élevés. Le niveau de vie mesure les revenus par unité de consommation.

Autre constat mis en avant par le Cor : alors que la part des actifs pauvres augmente (passant de 10,2 % à 10,9 % entre 2010 et 2011), celle des retraités diminue (passant de 10 % à 9,3 % sur la même période). Cette amélioration provient, pour les aînés, de la revalorisation des pensions et de l’arrivée à la retraite de personnes ayant eu des carrières plus favorables que les aînées.

Elle est due également à la revalorisation exceptionnelle du minimum vieillesse en avril 2011 (+ 4,7 % pour une personne seule et + 2,1 % pour un couple). Par comparaison, le RSA s’élevait à 467 € mensuels pour une personne seule en 2011, et l’allocation de solidarité pour personnes âgées (Aspa) à 742 € par mois.

La hausse des inégalités au sein de la population retraitée s’est accrue sur la même période (1996-2009). Les écarts s’accroissent entre les retraités disposant de revenus du patrimoine et ceux n’en disposant pas, « alors que les inégalités résultant des seules pensions de retraite se sont réduites ». Et les inégalités progressent entre les nouveaux retraités avec des carrières relativement plus favorables et les précédents pensionnés (qui comptent de nombreuses femmes isolées au sein des populations les plus âgées).

Source : Conseil du Cor du 22 janvier 2014 (www.cor-retraites.fr).