Stats et études


Le plaisir de bien se nourrir


La nourriture reste heureusement le plaisir le plus important des Français. Les nouvelles générations n'ont pas la même approche du repas que leurs aînés. Les enfants aiment davantage le sucré tandis que leurs parents n'ont pas toujours le temps de mijoter des petits plats. La course au temps les amène souvent à choisir le sandwich.

Tentons de garder un bon équilibre de vie, sans se torturer l’esprit. Une première règle toute simple est de manger un peu de tout, raisonnablement et si possible en choisissant les produits frais, légumes et fruits, notamment de saison, qui n’ont pas fait des milliers de kilomètres pour venir jusqu’à l’étal du primeur (le lieu de production doit être indiqué).

Ne faisons pas une fixation sur les « cinq fruits et légumes par jour » qui ont eu un réel impact sur les consommateurs. Ce qui compte c’est le volume de fruits et légumes que nous absorbons par jour : entre 400 et 800 grammes. En effet, 60% de la population consomme moins que cela.

Demain végétariens ?

Autre règle : ne rejetons pas les féculents au prétexte qu’ils font grossir. Là également tout est question de dosage. D’une manière générale, les féculents sont des légumes amylacés, riches en amidon, glucides que l’organisme assimile lentement. Cette famille des féculents comprend les légumineuses, lentilles, fèves, haricots blancs, pois chiches, etc. Les tubercules, la pomme de terre notamment. Les céréales, blé, avoine, orge, seigle, sarrasin… Le riz et le maïs sont aussi des céréales. Le pain, les pâtes et la semoule sont à base de céréales.

Choisir ses viandes et poissons : le grand dilemme de nos générations. Il faut réduire ses consommations de viandes. Tous les élevages d’animaux produisent dix fois plus de Co2 que la culture de légumes. Les déjections du porc contiennent énormément de molécules azotées qui partent dans les sols et les eaux. Les deux tiers de la production de maïs et de blé sont destinés aux animaux et leur métabolisme en fait de grands émetteurs de gaz à effet de serre. Il ne s’agit pas de devenir tous végétariens mais de réduire nos consommations de viandes.

La psychose de l’interdit

Mieux vaut le poisson et les viandes maigres. Pour un bon équilibre alimentaire nous n’avons besoin que de 20 grammes de protéines animales par jour rappelle la FAO. Les poissons gras : harengs, maquereaux, sardines par exemple, les œufs et les légumineuses apportent heureusement ces protéines ainsi que les fruits et légumes.
Enfin les pouvoirs publics recommandent de prendre trois produits laitiers par jour pour combler les besoins en calcium et prévenir l’ostéoporose, mais cette préconisation est controversée. Nous en reparlerons. D’ici là bon appétit et ne sombrez pas dans la psychose de l’interdit !

Georges Goubier

Source : Spécial 60 millions de consommateurs n°148.

Les vertus de la pomme de terre

La pomme de terre est indispensable à nos besoins en énergie. Elle est riche en glucides et pauvre en lipides. Ses sucres lents n’apportent que de 80 à 85 kilocalories pour 100 grammes lorsqu’elle est cuisinée sans apport de matière grasse. Elle donne un sentiment de satiété primordiale pour ne pas trop manger. Si vous l’achetez « bio », mieux vaut garder la peau. La pelure de pomme de terre renferme de nombreuses protéines, des vitamines et des fibres qui rendent cet aliment encore meilleur pour la santé.