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Les dépenses des ménages en 2017


Selon l'Insee, les ménages les plus modestes dépensent davantage pour leur logement et les plus aisés pour les transports.

Bien que les disparités de structure de consommation selon le niveau de vie s’atténuent au fil des ans, des contrastes persistent entre les ménages les plus aisés et les plus modestes. En 2017, les dépenses de logement sont celles qui différencient le plus nettement les ménages selon leur niveau de vie, devant les dépenses d’alimentation, de transport, de loisirs et culture, et de restauration et hôtels.

La part des dépenses de logement, hors remboursements d’emprunts immobiliers, est plus élevée pour les ménages modestes, plus souvent locataires, les familles monoparentales et les personnes seules. Le logement pèse moins dans le budget quand la taille du ménage augmente. Il est plus lourd pour les personnes seules (24 % de leur consommation en 2017) et les familles monoparentales (20 %), que pour les couples avec enfants (13 %). La part de locataires explique aussi une partie des écarts : ils sont 63 % parmi les familles monoparentales, 51 % parmi les personnes seules et 31 % parmi les couples avec enfants.

Les ménages ultramarins consomment moins que ceux de la métropole. Les quatre principaux postes de dépenses sont identiques : transports, logement, alimentation et biens et services divers, à l’exception de Mayotte. Les transports devancent souvent le logement et l’alimentation. L’alimentation, 2e ou 3e poste de dépenses dans les quatre DOM hors Mayotte, représente entre 16 % et 17 % du budget. La part des dépenses de communications, systématiquement plus élevée dans les DOM, reflète un surcoût des services téléphoniques et d’Internet.

Sur les quarante dernières années, la part des dépenses d’alimentation à domicile converge selon le niveau de vie et la catégorie socioprofessionnelle, tandis que les écarts s’accroissent sur le logement.

Source : Enquête Budget de famille - Insee Résultats
Jean-Pierre Druelle et François Jabœuf