Notre activité


Les emplois aidés : l’arroseur arrosé


Face au chômage (surtout) des jeunes, c’est une tradition en France, depuis le premier plan Barre en 1976, d’inventer une utilité sociale rémunérée, affublée de noms barbares : TUC, CES… pour les jeunes en échec scolaire.

Chaque gouvernement s’est ingénié à inventer un nouveau dispositif pour un jeune sans emploi, avec ou sans formation, à mi-temps ou à plein temps, avec ou sans diplôme. Au début, ils étaient réservés à l’éducation populaire puis à toutes les associations, aux collectivités locales puis à l’éducation scolaire et même au privé.

Tous les partis d’opposition aux différents gouvernements n’ont eu de cesse de critiquer ces « emplois inutiles » qui n’en étaient pas, conçus pour faire baisser les chiffres du chômage au détriment des jeunes mal utilisés. Notre nouveau gouvernement, qui veut créer de nouveaux modèles d’emplois, a décidé de supprimer ces emplois tant critiqués.

Face à cette annonce, toute la société civile se mobilise pour dénoncer la fin du dispositif et les dangers que cela va provoquer pour toutes les structures : danger pour la cohésion sociale et territoriale des quartiers, pour le sport, la culture, le soutien scolaire, les sorties d’école, l’aide à la parentalité, l’insertion sociale… mais aussi pour la santé, le social, le développement économique, l’aide à la personne…

Mais qu’en est-il des jeunes et des adultes qui réussissent ainsi leur insertion par une activité ? Une étude de la DARES de 2017 confirme que 67 % des titulaires de contrats aidés du secteur marchand et 41 % du secteur non marchand sont en emploi à la fin de leurs contrats.

Danielle Rived

Danielle Rived