Presse


Lettre aux médias n°11 du 22 septembre 2017


Retraités = machine à sous ?

Mais que se passe-t-il dans cette société pour que les retraités soient assimilés à des machines à sous ? La moyenne des pensions est en France de 1 376 € brut par mois ! En dessous du Smic ! Et les retraites, indexées sur les prix, n’ont pas été augmentées depuis quatre ans. Certes, on vient d’annoncer une augmentation de 0.8 % sur les seules pensions de base, pour, quelques jours plus tard, décider d’une nouvelle « année blanche » en 2018 et décaler la revalorisation éventuelle d’octobre en janvier 2019 ! Le procédé est devenu courant.
Toucher une pension fait-il de nous des « nantis » ?
Si les retraités disposent aujourd’hui d’un niveau de vie équivalent à celui du reste la population, c’est au prix d’une vie entière au travail ! À la CFDT Retraités, nous avons toujours défendu la solidarité entre salariés et retraités. Nous avons toujours été force de proposition quand il s’agissait de participer aux relèvements des comptes sociaux. Nous prenons nos responsabilités face aux évènements sociétaux, et notre part familiale et citoyenne au sein de la société. Les retraités du papy-boom sont qualifiés de « génération sandwich », écartelés entre leurs ascendants et leurs descendants auxquels ils apportent une aide régulière qu’elle soit financière ou humaine.
La contribution sociale généralisée (CSG) ne finance aujourd’hui que les prestations universelles (maladie, famille) ou des prestations de solidarité. Elle est une contribution à laquelle nous sommes très attachés pour son caractère universel et solidaire.
Et que découvrons-nous ? Qu’à partir de 1 200 € par mois, nous sommes les cibles privilégiées du nouveau président et de son gouvernement par le biais d’une augmentation de la CSG de 1,7 % pour financer l’assurance chômage. Une hausse de la CSG compensée pour toutes les catégories de salariés par une baisse de cotisations maladie… Pas les retraités !
Avec cette réforme, la solidarité est en marche… arrière. Certes un salarié payé au Smic verrait sa situation s’améliorer de 260 euros par an. Une personne rémunérée à 3 000 € brut par mois gagnerait 530 €. Et celle rémunérée à 5 000 € brut, 880 € ! Mais avec 1 300 € de retraite mensuelle, un retraité perdrait 260 € par an !
Dès lors nous nous revendiquons :
- la reconnaissance de notre part de la croissance ;
- la suppression de la cotisation maladie à hauteur de 1 % sur les retraites complémentaires ;
- la suppression de la taxe d’habitation pour tous ;
- la prise charge universelle du vieillissement de la population en diminuant le reste à charge qui incombe aux personnes âgées et aux familles, notamment en Ehpad (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) ;
- une égalité de traitement de l’assurance maladie complémentaire qui est entièrement à la charge des retraités et oblige beaucoup d’entre eux à renoncer à des soins.
La justice doit garantir l’équité entre salariés et retraités !

Dominique Fabre, Secrétaire générale de la CFDT Retraités

Action de rentrée : Une initiative pédagogique et responsable

Prendre à partie l’opinion, expliquer, recueillir les avis et les soutiens, interpeller tous les élus… l’UCR propose une stratégie d’action pour peser dans la bataille de l’opinion et des élus par la diffusion d’un tract et par la signature d’une carte pétition. Il est en effet nécessaire de faire pression sur le législateur en interpellant les parlementaires dans les régions et les départements sur le caractère inéquitable de cette mesure.
Pour la CFDT Retraités, une action au plus près des retraités peut être plus efficace qu’une manifestation aux mots d’ordre confus.

Toutes les équipes locales de la CFDT Retraités disposent :
- d’un tract argumenté sur la hausse de la CSG ;
- d’une carte postale à l’attention du Président de la République.

Dès le 27 ou 28 septembre, le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) qui traitera de l’augmentation de la CSG sera connu. La discussion en séance publique à l’Assemblée nationale (1re lecture) aura lieu du 24 au 27 octobre.
Les responsables de la CFDT Retraités, circonscription par circonscription, vont durant un mois, solliciter une rencontre avec leurs parlementaires afin d’argumenter près de ceux qui seront appelés à voter, ou pas, la réforme de l’assurance chômage en remettant en cause l’équité de la CSG. Ce sont eux qu’il faut mettre devant leurs responsabilités.
Ce tract sera distribué largement particulièrement à l’occasion de la Semaine Bleue dont la CFDT Retraités est l’un des membres nationaux.

La carte postale rappelle nos revendications : les retraités ne sont pas des « nantis » comme le Président et son gouvernement le martèlent depuis plusieurs semaines. Signées par le maximum de personnes concernées, ces cartes seront remises aux élus ou aux préfets avant la mi-octobre.

De son côté, la CFDT Retraités au plan national adressera un courrier à tous les présidents de groupes parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat. Et réitérera sa demande de rendez-vous avec le ministère qui, jusqu’à ce jour, a fait la sourde oreille.

Attention changement de correspondant
Votre contact presse : Nicole Chauveau CFDT Retraités 49 avenue Simon Bolivar 75950 Paris Cedex 19 Mobile : 06 63 71 29 40