Notre activité


Libertés et droits d’expression… à défendre


La CFDT, depuis sa création, a combattu au niveau national et international pour la liberté des peuples. La CFDT est intrinsèquement et viscéralement aux côtés de toutes celles et ceux privés de droits fondamentaux.

La CFDT s’est largement démarquée, par-delà son histoire, en apportant son soutien au syndicat Solidarnosc en Pologne, au peuple chilien durant la dictature de Pinochet, à l’Algérie lors des heures difficiles de la guerre et plus récemment en défendant les libertés syndicales en Chine.

Rapide tour d’horizon international

En Érythrée, le Président Isaias Afwerki brise, par l’oppression, le journalisme indépendant, et devient le premier geôlier de journalistes de l’Afrique avec au moins 23 journalistes derrière les barreaux. En Corée du Nord, l’emprisonnement est la forme d’intimidation et de harcèlement la plus efficace utilisée contre les journalistes. 9,7 % seulement de la population a un portable et n’a pas le droit de relayer une information qui porterait atteinte à l’image de l’État. Les méthodes et la censure sont les mêmes en Azerbaïdjan, en Iran, en Syrie, en Chine, pays les plus répressifs à l’égard des journalistes ou de la population qui auraient la malheureuse idée de s’exprimer !

Les lignes directrices de l’Union européenne sur les Droits des citoyens et citoyennes permettent aux représentations de l’UE dans chaque pays de la planète de s’emparer des questions de droits et libertés fondamentales.

… et sur le plan européen

La Pologne et la Hongrie, déjà épinglées pour non-respect de l’État de droit, sont à nouveau mises en avant dans le rapport de la Commission européenne. Ces deux pays ont fait l’objet d’une procédure prévue à l’article 7 pour violation de l’indépendance de la justice, en 2017 et 2018. Leurs gouvernements ont été auditionnés par le Conseil en 2018 pour la Pologne et en 2019 pour la Hongrie.

Aucune position n’a toutefois été adoptée. La procédure prévoit des sanctions telles que la suppression des droits de vote du pays visé, sous réserve de l’unanimité des États membres… Face à la lenteur de la procédure, la conditionnalité des financements européens au respect de l’État de droit est la mesure la plus rapide pour faire respecter les valeurs fondamentales de l’Union européenne.

Pour la CFDT, un droit n’est jamais acquis

LA CFDT n’est pas dupe et pense qu’un droit n’est jamais acquis. La liberté de circulation, objet d’un article spécifique dans la Déclaration des droits de l’homme mais aussi pilier du droit européen, ne doit pas faire oublier que la question des frontières, sur lesquelles surfent notamment tous les partis d’extrême droite, reste un combat quotidien. Ces partis trouvent de plus en plus de sympathisants « pro-frontières » laissant penser que leur rétablissement réglerait les problèmes d’emploi, de sécurité et de crise sanitaire ! De même pour les migrants et les mineurs isolés arrivés sur notre territoire parce qu’ils n’avaient de toute façon plus rien à perdre et tout à gagner en premier lieu la vie. L’envahissement ne menace pas la France, pas plus que le grand remplacement.

Aucune politique ne peut être soutenable si elle s’appuie sur des préjugés et des peurs plutôt que sur la raison. La CFDT a une position très claire sur ce sujet. Liberté d’expression, de conscience, de religion, liberté syndicale… Droit d’association, de grève, de manifestation… Le combat est encore long, la CFDT sera toujours aux côtés des femmes et des hommes de France, d’Europe et d’ailleurs pour les soutenir, faire pression sur leurs dirigeants, mettre en lumière et dénoncer toute forme de répression. Elle facilitera les actions collectives pour un monde plus juste, pour un monde meilleur, pour des États de droit, partout et pour toujours.

Jean-Pierre Bobichon

L’emprisonnement des journalistes, arme des régimes répressifs.