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CFDT Retraités Lot

Bienvenue sur le site de l’Union Territoriale CFDT des Retraités du Lot

Nos coordonnées et nos permanences

CFDT Retraités Lot (UTR)
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Lundi 14 sept : Etats généraux de la séniorisation en visio

Réunion en vioconférence.
Voici le lien zoom pour la réunion de lundi 14. On ouvre à 10h du mat :
https://zoom.us/j/93927762290

Xavier Bertrand et Marie-Anne Montchamp nous font l’amitié de venir dialoguer sur deux enjeux majeurs : la création de la 5eme branche et les enjeux de santé et du care.
On a prévu trois réactions de seniors et acteurs du secteur (Dominique Fabre, Secrétaire Générale de la CFDT Retraités, Joel Jaouen, président de France-Alzheimer et Bernard Denis, président de l’Union Francophone des Patients Partenaires) sans oublier les échanges avec les zoomers (et donc à votre bon coeur si vous voulez intervenir).

Il y aura ensuite la présentation du Sondage de Notre Temps sur les attentes en termes de logement, par Marie Auffret, rédactrice en chef et les réaction de notre ami Jean-Philippe Arnoux.

Il n’y a pas de codes pour s’inscrire

A ne pas manquer

– Les lieux de dépistages du COVID
Le dépistage se fait à Cahors, Gourdon, Souillac, St Céré, Figeac, Capdenac Gare… Les adresses sur la Carte détaillée de l’Occitanie et de la France sur le lien :
https://www.occitanie.ars.sante.fr/covid19-un-test-de-depistage-des-les-premiers-symptomes
– Cycle Repérage des fragilités des aînés à domicile
Suite à l’action menée par le Pôle de gérontologie et d’innovation Bourgogne-Franche-Comté afin de sensibiliser les services à domicile aux risques de fragilité des aînés dans le contexte de la crise Covid19, retrouvez sur YouTube les 5 tutoriels vidéos réalisés pour l’occasion. Lien : https://www.youtube.com/channel/UCnQo9jxLsG7SA_GJVSMrXRA
– OUI LES AÎNÉS SONT UTILES
LIVRE BLANC POUR VALORISER LE RÔLE SOCIAL ET L’UTILITÉ DES AÎNÉS
https://www.fondation-korian.com/sites/fondation/files/documents/livre%20blanc..pdf
– Port du masque : ce qu’il faut savoir
Dans quels lieux doit-on porter un masque ? À partir de quel âge ? De quel modèle s’agit-il ? Y a-t-il des exceptions ? Que risque-t-on en cas de non-respect de cette obligation ? Service-public.fr vous explique.
https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A14276?xtor=EPR-141
– est-il vraiment nécessaire de laver son masque en tissu à 60 °C ?
Selon l’Académie nationale de médecine, un lavage à 30 °C avec un détergent classique suffit "pour détruire le virus".
https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-est-il-vraiment-necessaire-de-laver-son-masque-en-tissu-a-60c_4099783.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20200910-[lestitres-coldroite/titre3]
– Départements en zone rouge : qu’est-ce que ça change ?
De nombreux départements de la métropole sont classés en zone rouge (30,31, 34 pour l’Occitanie). Qu’est-ce que cela veut dire ? Quels sont les indicateurs d’une zone à circulation active du virus (ZCA) ? Qui le décide ? Qu’est-ce que ça change en pratique ? Quelles mesures peuvent être prises ? Service-public.fr vous explique.
https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A14277?xtor=EPR-100
– Expérimentation du formulaire national de demande d’aide à l’autonomie pour les personnes âgées à domicile
La conception du formulaire national de demande d’aide à l’autonomie pour les personnes âgées à domicile, commun aux départements et aux caisses de retraite a débuté en 2019. Ce projet répond à un double objectif : simplifier les démarches administratives des personnes âgées et garantir l’accès à leurs droits. La première étape a permis d’élaborer le formulaire en associant ses futurs utilisateurs : personnes âgées et proches aidants, professionnels des départements et des caisses de retraite.
L’étape qui s’est engagée le 1er septembre 2020 permettra de tester le nouveau formulaire en conditions réelles. Dans l’Allier, en Mayenne, en Savoie, à Paris et dans le Val de Marne, les personnes âgées souhaitant bénéficier d’aide pour leur vie quotidienne utiliseront ce formulaire mis à disposition par leur caisse de retraite (Carsat ou MSA) ou leur département. Lien :
https://www.cnsa.fr/actualites-agenda/actualites/experimentation-du-formulaire-national-de-demande-daide-a-lautonomie-pour-les-personnes-agees-a-domicile

Vieillesse et activité doivent aller de pair (source gerontoLiberté)

Le mot vieillesse peut se trouver associé aux mots sagesse, expérience, savoir. Il peut aussi évoquer solitude, handicaps, maladie, charge encombrante pour la famille et la société. De très nombreuses études ont montré que les seniors qui avaient une attitude positive vivaient plus longtemps que les autres avec un risque diminué de démence, dont la maladie d’Alzheimer évoluée. Ceux qui avaient de la vieillesse une perception négative avaient davantage de problèmes de santé et récupéraient moins vite que ceux qui pensaient que la vieillesse leur apportait savoir et sagesse.
Un aidant pourra orienter son accompagnement d’une personne âgée en conséquence en suivant les suggestions des auteurs des études.
Il est important de veiller à conserver une bonne forme physique, de conserver des centres d’intérêt, éventuellement d’en créer de nouveaux. Les partager avec d’autres personnes permet de lutter contre la solitude, de valoriser un savoir, une expérience, d’élargir son cercle de connaissances, de se sentir utile pour la société. Un senior internaute trouvera parmi l’infinité de blogs existants le sujet qui l’intéresse, où son savoir sera apprécié. Dans une maison de retraite il pourra organiser des groupes de conversation, des équipes de jardinage, ou toute autre activité susceptible de permettre aux résidents de ne pas rester isolés dans leurs chambres.

Actualités

– les complémentaires santé vont payer une taxe de 1,5 milliard d’euros
les echos du 4/9 Les assureurs santé ont fortement limité leurs dépenses pendant la crise du coronavirus. En compensation, ils se verront prélever une contribution sur le chiffre d’affaires en deux temps, pour 2020 et 2021.
Chute des consultations, déprogrammation des opérations chirurgicales, prise en charge à 100 % des téléconsultations par l’Assurance-maladie : les assureurs santé ont vu leurs dépenses dégringoler cette année à cause de la crise du coronavirus. C’est pourquoi le gouvernement leur a expliqué avant les vacances qu’ils subiraient une taxation exceptionnelle , au bénéfice du système de santé. Elle sera votée dans le cadre du budget de la Sécurité sociale cet automne. Les assureurs santé savaient donc qu’ils devraient passer à la caisse, mais ignoraient encore les détails et le montant. Ils sont fixés depuis jeudi soir. Lors d’une réunion tardive, selon nos informations, le ministre de la Santé Olivier Véran et le ministre délégué aux Comptes publics Olivier Dussopt leur ont présenté une facture de 1,5 milliard d’euros environ. C’est moins que la baisse de leurs dépenses, qui est estimée pour cette année à 2,2 milliards d’euros, argue le gouvernement.
Ce prélèvement sur le chiffre d’affaires se fera en deux temps. D’abord 1 milliard au titre de 2020, mais qui ne sera versé qu’en 2021. Puis 500 millions pour 2021. Ce montant pourra être ajusté en fonction des dépenses effectivement constatées cette année. En effet, les complémentaires santé ont fait valoir qu’il y aurait probablement un « rebond » de la consommation de soins suite à l’épidémie, et une dégradation générale de l’état de santé nécessitant des soins plus coûteux.
— La taxe sur les complémentaires santé se répercutera-t-elle sur les assurés ?
On peut le craindre… L’instauration d’une nouvelle taxe de solidarité sur les complémentaires santé, qui devrait rapporter 1,5 milliard d’euros sur deux ans au budget de la Sécurité sociale, fait réagir les assureurs qui menacent de la répercuter sur les cotisations des assurés.
La menace a plané durant tout l’été. Considérant que les deux mois de confinement ont permis aux complémentaires santé d’économiser entre 2,2 et 2,5 milliards d’euros, le gouvernement a décidé d’instaurer une contribution de solidarité qui devrait rapporter 1,5 milliard sur deux ans : 1 milliard en 2021 (au titre de l’année 2020) et 500 millions en 2022. La réaction de la Fédération française de l’assurance ne s’est pas fait attendre. Le jour même, l’organisation professionnelle a exprimé « son incompréhension », considérant que « ce projet se fonde sur une évaluation incomplète des effets de la crise ».
– LES MASQUES EN TISSU SONT LAVABLES À LA MAIN
L’Académie nationale de médecine donne de nouvelles instructions concernant le lavage des masques en tissu. Il s’avère que le protocole strict conseillé auparavant n’est plus d’actualité. Lavage en machine, eau à 60 degrés, nombre de lavages maximal... Vous avez certainement entendu parler de ces conseils d’entretien des masques en tissu. Ces dernières se voient remises en cause et simplifiées par un communiqué publié ce lundi par l’Académie nationale de médecine. Le port de masque s’étant généralisé jusqu’à devenir obligatoire dans les lieux publics clos ainsi qu’en extérieur dans de nombreuses villes, ce communiqué de l’Académie vise le à rendre "compréhensible, acceptable et routinier". Les consignes concernant le nombre de lavages des masques en tissu sont également remises en cause car l’Académie nationale de médecine indique qu’ils "sont réutilisables après chaque cycle de lavage - séchage tant que leurs qualités (maillage du tissu et intégrité des brides) ne sont pas altérées". Autrement dit, si un masque prévu pour 30 lavages est encore visiblement en bon état après son 30e lavage, il reste efficace.

Actualités des personnes âgées

– la Caisse des dépôts s’engage à créer ou rénover 15.000 places d’Ehpad
Annonçant vouloir contribuer au plan de relance de l’économie du gouvernement, la Caisse des dépôts prévoit notamment de le faire via un soutien aux Ehpad, synonyme de création ou de rénovation de 15.000 places d’hébergement.
– Ehpad : il faut "adapter le système" à la "triple peine"
Il faut "adapter le système de santé et médico-social" à "la triple peine" Covid-19/grippe/gastro-entérite qui risque de toucher cet hiver les résidents d’Ehpad, a prévenu la déléguée générale du Syndicat national des établissements et résidences privés pour personnes âgées (Synerpa), se déclarant notamment favorable à l’obligation de vaccination contre la grippe pour les salariés d’Ehpad.
– contrôler les EHPAD par le Défenseur des droits
Courant juillet, deux députés présentaient un rapport d’information faisant le bilan de l’action du Défenseur des droits, dix ans après sa création. Ils préconisent, entre autres, d’étendre son périmètre d’action aux Ehpad. Un sujet qui divise.
– dans les Ehpad : « Nous ferons tout pour éviter un reconfinement »
Brigitte Bourguignon, ministre déléguée en charge de l’Autonomie, estime que les maisons de retraite sont bien mieux préparées et équipées face au Covid-19. (le parisien du 30/8
– Brigitte Bourguignon veut créer un conseil pour représenter le grand âge
….
– Ehpad et Covid : "J’ai peur de la suite"
Media social du 2/9 Dans le cadre de la commission sénatoriale d’enquête sur le Covid-19, des responsables des Ehpad ont analysé le déroulé des événements et la réponse des établissements. Même si quelques leçons ont été tirées, l’inquiétude est grande vis-à-vis d’un personnel épuisé. À quoi sert une commission d’enquête parlementaire après une telle catastrophe sanitaire et humaine ? Après une séquence sur le domicile, les sénateurs ont eu beau affirmer que leur commission ne pouvait être assimilée à un tribunal, la marge entre les deux était parfois mince. Et cela peut se comprendre au vu du traumatisme laissé dans le pays par cette hécatombe (quasiment la moitié des 30 000 décès a eu lieu en Ehpad avec parfois un passage en hôpital). Au vu des nombreuses questions posées par la vingtaine de sénateurs présents, ce 1er septembre, la sensibilité est très aiguisée et les inquiétudes toujours vives.
– Crise sanitaire : « Rien ne justifie l’isolement des personnes âgées »
Media social le 3/9Les représentantes d’Una, de l’Unccas et de l’Association française des aidants étaient auditionnées, ce 1er septembre, par la commission d’enquête sénatoriale sur la gestion de la prise en charge à domicile pendant la crise sanitaire. Elles appellent à ne plus jamais isoler les personnes âgées sous prétexte de contamination. Tirer les leçons de la gestion de la crise sanitaire pour mieux anticiper les éventuelles futures pandémies. C’est l’objectif de la commission d’enquête sénatoriale créée fin juin qui a repris ses travaux le 1er septembre en consacrant sa première table ronde à la prise en charge à domicile.
– Les aidants mis à rude épreuve pendant le confinement
ASH LE : 02.09.2020 Selon une enquête publiée par l’association Je t’aide, plus de la moitié des aidants ont dû se substituer aux professionnels pendant le confinement pour réaliser certains soins ou gestes médicaux. Des tâches supplémentaires qui ont engendré chez beaucoup d’entre eux un très fort « sentiment de charge d’aide ».

5ème branche Autonomie : L’Uniopss apporte sa contribution

28/08/2020 Dans le cadre de la mission confiée par le gouvernement à Laurent Vachey sur la création d’une 5e branche Autonomie, l’Uniopss a adressé courant août une contribution sur ce sujet majeur, dans laquelle elle rappelle les enjeux et propose des orientations concrètes pour réussir ce grand chantier. Laurent Vachey, Inspecteur général des finances, par lettre de mission du gouvernement mène actuellement une large concertation sur la création d’une 5ème branche Autonomie. Objectif : formuler des recommandations et des propositions qui figureront dans le rapport du gouvernement présenté aux Parlementaires d’ici le 30 septembre 2020.
L’Uniopss, qui a soutenu de longue date la création d’une 5ème branche spécifique à l’autonomie, ne peut que se féliciter de l’initiative prise par le gouvernement qui reconnaît les enjeux d’accompagnement et d’aide à l’autonomie, quel que soit l’âge des personnes, indépendamment de leur état de santé et dans une logique d’accompagnement tout au long de la vie.
Elle a donc souhaité prendre part à cette concertation en proposant une contribution sur ce sujet majeur, concernant à la fois le périmètre, la gouvernance et le pilotage, ainsi que les financements et nouvelles ressources. Selon l’Uniopss, « la construction de la 5ème branche doit être guidée par l’idée que le cœur de mission des politiques d’autonomie est bien d’accompagner les personnes qui en ont besoin, vers leur autonomie. Les dispositifs, les services, les établissements, ne sont pas des fins en soi. Ils doivent être des leviers, à un moment donné, dans des parcours vers l’autonomie. » L’enjeu est donc de « construire avec chaque personne un parcours de vie accompagné, ce qui implique un réel changement de méthode, de culture, de posture, ainsi qu’un changement technique dans la manière de faire ». lien avec le texte complet
https://www.uniopss.asso.fr/sites/default/files/fichiers/uniopss/5eme_branche_contribution_uniopss_-_aout_2020.pdf

5e branche

La France affrontera le choc de la dépendance à partir de 2030
Alors que la fin de l’année va être occupée par les débats autour de la future loi « Grand âge » , le think tank Matières grises (porté par Luc Broussy et Jérôme Guedj) publie une note qui repose bien les éléments statistiques, pour éclairer les choix politiques.
Dans la décennie 2020-2030, la classe d’âge qui va le plus progresser est celle des 75-85 ans : ils devraient passer de quatre millions en 2020 à plus de six millions 10 ans plus tard. En revanche, la croissance des plus de 85 ans va être très modérée : le nombre de très âgés devrait même diminuer entre 2025 et 2027, sur des volumes limités cependant (moins de 20 000 entre ces deux dates).
A partir de 2030, c’est l’inverse : les 75-85 ans vont connaître une croissance limitée alors que les très âgés feront un saut en avant : + 58 % sur 10 ans et + 88 % sur 20 ans (2030-2050) !
Pour Matières grises, donc, « la France n’aura à affronter son Alpe-d’Huez démographique qu’à partir de 2030 ». Traduction : nous avons 10 ans pour nous préparer à la forte poussée des très vieux, ceux qui ont souvent besoin d’un accompagnement en établissement ou à domicile. Car, « à partir de 2030, le besoin de financement va croître de façon quasi-exponentielle ». Selon le rapport de Dominique Libault, il fallait déjà tabler sur 9 ou 10 milliards d’euros à l’horizon 2030...

La réforme des retraites bouge encore

source Challenges 27/8
Le Premier ministre, Jean Castex, vient de commander au Conseil d’orientation des retraites un rapport sur la situation financière des retraites, "avec un premier point d’étape fin septembre". "La réforme des retraites sera poursuivie", assure-t-il.
Le déficit des retraites préoccupe au sommet de l’Etat. Le 14 août, le Premier ministre a adressé un courrier au Conseil d’orientation des retraites (COR), l’organisme public d’expertise sur le sujet, pour commander un état des lieux financier des régimes de retraite. Depuis novembre 2019, date du dernier diagnostic complet du COR, "la situation s’est dégradée, la crise sanitaire et le confinement ayant provoqué une crise économique majeure", note Jean Castex qui réclame des prévisions de l’évolution des déficits, en particulier à l’horizon 2030, "avec un premier point d’étape fin septembre". En juin, le COR avait effectué une première estimation d’un déficit approchant les 30 milliards d’euros en 2020, soit un record historique.
Outre les effets de la crise sanitaire, le Premier ministre invite les experts du COR à intégrer les augmentations récentes accordées aux fonctionnaires hospitaliers, à revoir leurs hypothèses de productivité du travail et à se baser sur les dernières prévisions de croissance du gouvernement. Le rapport devra aussi distinguer au sein du déficit des retraites ce qui découle de la baisse exceptionnelle des cotisations sociales liées à la crise sanitaire et au chômage de ce qui relève d’"évolutions plus structurelles susceptibles de peser durablement sur l’équilibre des régimes". Avant même la crise sanitaire, le COR tablait en effet sur un déficit des retraites compris entre 8 et 17 milliards d’euros en 2025 selon le niveau de croissance économique.
Calendrier serré
Fort de ce nouveau diagnostic, Jean Castex compte relancer la concertation avec les syndicats et le patronat sur la réforme des retraites. "La réforme des retraites, dont les travaux ont été suspendus par le président de la République le 16 mars dernier compte tenu de la crise sanitaire, sera poursuivie, écrit-il, car nous devons construire pour les futures générations un système plus lisible, plus juste et plus équitable." Mais, contrairement à son prédécesseur Edouard Philippe, le nouveau Premier ministre ne mêlera pas dans une même réforme la création du régime unique à points et la résorption des déficits. Au passage, il demande au COR de chiffrer les efforts nécessaires pour rééquilibrer les comptes en jouant sur "le montant de la pension moyenne, l’âge moyen de départ à la retraite et le taux de prélèvement".
"Le sujet de la réforme des retraites fait l’objet de plusieurs notes depuis quelques semaines, observe un conseiller de l’exécutif. On se demande ce qu’on peut sauver des anciens projets de loi, si le sujet financier doit être remis sur la table et si Emmanuel Macron peut se présenter devant les Français en 2022 sans avoir avancé sur ce chantier." Mi-juillet, Jean Castex avait assuré aux syndicats et au patronat que la concertation sur la réforme des retraites était repoussée au moins jusqu’à la fin de l’année.
"Nous continuons de croire qu’un système universel est plus juste mais la priorité n’est pas celle-ci aujourd’hui", avait alors réagi le leader de la CFDT, Laurent Berger. Le 26 août, lors des universités d’été du Medef, le patron des patrons, Geoffroy Roux de Bézieux, a interpellé Jean Castex sur le recul de l’âge de départ à la retraite. "Ce débat sur le "travailler davantage", nous devrons l’avoir de nouveau, M. le Premier ministre, dans le cadre du dialogue social sur les retraites, a-t-il lancé. Pas maintenant, c’est certain, la priorité c’est la relance, mais pas non plus en 2022." La fenêtre de tir est étroite.

Attentes des seniors dans le contexte

Structures collectives ou solutions individuelles ?
synthèse par SilverEco
A la demande de O2, Harris Interactive a réalisé une enquête* auprès des seniors et des parents de jeunes enfants afin de connaître leur regard sur les différents modes d’hébergement et d’accueil dans le contexte de la crise Covid-19. Plus précisément, il s’agit de comprendre la perception comparée entre hébergement dans une structure collective d’accueil et maintien à domicile auprès des seniors, et entre garde des jeunes enfants dans une structure collective et à domicile auprès des parents d’enfants de moins de 11 ans.
Quels sont les principaux enseignements de cette enquête ?
Les seniors préfèrent de loin, quand c’est possible, le maintien à domicile plutôt que l’hébergement dans une structure collective pour leur vieillissement.
Dans l’ensemble, les personnes de 50 ans et plus se font une idée majoritairement négative des structures collectives d’hébergement pour les personnes âgées : seulement 37% en ont une bonne image (il s’agit avant tout de personnes âgées de 75 ans et plus, ou ayant elles-mêmes un parent résidant dans une structure collaective), quand 62% en ont une mauvaise image. Cette perception négative est largement orientée par l’opinion qu’ils se font des EHPAD (63% de mauvaise image) et n’est pas compensée par le fait que des structures comme les résidences seniors avec services bénéficient d’une réputation nettement meilleure (bonne image : 81%). De fait, quand on leur demande ce qu’ils pensent spontanément de ces structures collectives d’hébergement, ce sont essentiellement des termes et des idées très négatives qui émergent en priorité (comme les notions de « mouroir », de « tristesse », de « solitude » et d’« isolement », sans parler du « coût » et du « manque de personnel » associés à ce type d’établissement. Et cette image est loin de s’être améliorée au cours des derniers mois, dans le contexte de crise du coronavirus et de forte surmortalité enregistrée au sein des EHPAD : l’image de ces derniers s’est dégradée auprès de 51% des seniors (elle ne s’est améliorée que pour 12% d’entre eux), et celle des maisons de retraite / foyers-logement s’est dégradée pour 35% (contre 15% d’amélioration).

Le maintien des personnes âgées à leur domicile bénéficie en revanche d’une perception bien plus positive en comparaison. 91% des seniors déclarent en effet avoir une bonne image de ce maintien à domicile avec accompagnement de professionnels des services à la personne, et 78% de la prise en charge des personnes âgées au domicile de membres de leur famille. Et contrairement à ce qu’on peut observer concernant les EHPAD, la perception du maintien des personnes âgées à domicile est plus positive qu’il y a quelques mois (son image s’est améliorée pour 37% des seniors quand elle ne s’est dégradée que pour 15% d’entre eux). Bref, la crise du coronavirus, avec la place centrale qu’elle a donnée à la situation alarmante dans les EHPAD, a contribué à consolider une préférence déjà existante pour le maintien à domicile des personnes âgées à leur domicile quand cela est possible. D’ailleurs, lorsqu’elles pensent à leur propre vieillissement, la très grande majorité des personnes âgées de 50 ans et plus déclarent qu’elles préféreraient vieillir à leur domicile (88%, et encore plus parmi celles qui résident dans une maison individuelle) plutôt que dans une structure collective d’accueil (3%), 9% n’ayant aucune préférence entre les deux.

Quel que soit le domaine concerné, la comparaison se révèle toujours nettement au bénéfice de l’hébergement à domicile. C’est particulièrement le cas pour certains aspects : le prix de l’hébergement (69% jugent l’hébergement à domicile plus avantageux, contre 8% pour l’hébergement dans une structure collective d’accueil), l’épanouissement personnel de l’individu (67% contre 9%), la personnalisation des services (65% contre 12%), l’entretien de l’hébergement (64% contre 15%) ou la gestion de la vie quotidienne de la personne (61% contre 17%). Mais c’est également vrai, de manière seulement un peu moins marquée, dans les autres domaines. Il n’y a guère que la sécurité de la personne qui donne lieu à un débat entre ces deux solutions (39% jugent l’hébergement à domicile préférable dans ce domaine, contre 36% qui privilégient la structure collective).
On peut enfin noter que, malgré cette préférence très marquée pour le maintien de l’hébergement des personnes âgées à domicile, la majorité des personnes interrogées déclarent se sentir mal informées sur les conditions dans lesquelles ce maintien à domicile est possible. Il en est ainsi de la connaissance des différentes solutions pour maintenir les personnes âgées le plus longtemps possible à domicile (59% se disent mal informés sur ce point), des acteurs auxquels s’adresser sur ce point (60%), des aides rendant ce maintien possible (64%), le coût de ces différentes solutions étant l’aspect le plus mal connu (66%).

* Enquête réalisée par Harris Interactive en ligne du 13 au 16 juillet 2020. Échantillons de 562 personnes, représentatif des Français âgés de 50 ans et plus, et de 500 parents d’enfants de moins de 11 ans (issus d’un échantillon représentatif de Français âgés de 18 à 60 ans). Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

Les débats autour du virus

– Covid-19 : des personnes âgées ont-elles été sacrifiées ?
Un article de la revue médicale JMM commenté oar Bernard Pradines
http://free.geriatrics.overblog.com/2020/07/covid-19-des-personnes-agees-ont-elles-ete-sacrifiees.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail
– Tests : plus besoin d’une ordonnance pour en bénéficier
Afin de faciliter le dépistage du Covid-19 (SARS-CoV-2), les tests PCR sont totalement pris en charge par l’assurance maladie et ne nécessitent pas de prescription d’un médecin. Un arrêté publié le 25 juillet 2020 au Journal officiel prévoit également que les prélèvements puissent être pratiqués sous certaines conditions par un infirmier diplômé d’État, un aide-soignant, un étudiant en médecine, un sapeur-pompier ou encore un secouriste. Des précisions avec Service-public.fr.
Lien : https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A14195?xtor=EPR-141
– le débat autour du port du masque à l’extérieur
De Lille à Nice, le port du masque est désormais obligatoire dans les rues de nombreuses villes alors que l’épidémie de Covid-19 gagne à nouveau du terrain. Pour faire vos courses au marché ou votre promenade en front de mer, n’oubliez pas votre masque : de plus en plus de communes en France rendent désormais obligatoire son port à l’extérieur. Après Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), Perros-Guirec (Côtes-d’Armor), Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) ou encore Orléans (Loiret), c’est au tour de Lille et de Nice d’imposer la mesure dans certaines rues de la ville, effective à partir du lundi 3 août. Dans le département de la Mayenne, où plusieurs foyers épidémiques se sont déclarés, 69 communes sont désormais concernées.
https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/masques-sanitaires/coronavirus-on-vous-explique-le-debat-autour-du-port-du-masque-a-l-exterieur_4065301.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20200804-[lestitres-colgauche/titre1]
– Seniors : saurons-nous tirer les leçons du confinement ?
Victimes privilégiées par le nouveau coronavirus, les personnes âgées ont aussi souffert du confinement, révélant par la même occasion des difficultés structurelles dans leur accompagnement. A l’aube d’une deuxième vague, sommes-nous en mesure d’inventer un autre modèle ? https://www.franceculture.fr/emissions/linvitee-des-matins/seniors-saurons-nous-tirer-les-lecons-du-confinement?actId=ebwp0YMB8s0XXev-swTWi6FWgZQt9biALyr5FYI13OoSNWkiy7_sfw2COrpmx1jG&actCampaignType=CAMPAIGN_MAIL&actSource=601490#xtor=EPR-2-[LaLettre04082020]
– Inquiétudes sur la congestion dans les centres de dépistage
Des professionnels des centres de dépistage déplorent que la décision du ministère de la Santé de rendre tous les tests gratuits pour mener une politique de « dépistage massif » ait provoqué une congestion dans les laboratoires, au moment même où ceux-ci étaient privés d’une partie de leurs effectifs. Les services de santé effectuent 576.000 tests par semaine, selon les dernières données fournies par le ministère de la Santé, contre 200.000 à la fin du confinement en mai. Interrogé par l’agence Reuters, le ministère a assuré que sa stratégie visant notamment à dépister les malades asymptomatiques fonctionnait, tout en reconnaissant qu’elle avait entraîné des « problèmes localisés ».

Pouvoir d’achat des retraites

– – Retraite complémentaire : incertitudes sur la prochaine revalorisation
Les pensions Agirc-Arrco, régime de retraite complémentaire des salariés du privé, devaient évoluer au minimum comme l’inflation jusqu’en 2022. La crise liée au Covid-19 pourrait remettre en cause cet engagement.
– Mise à jour du tableau de suivi de l’évolution du pouvoir d’achat d’un couple de retraité moyen.

– 2018, une personne sur quatre a du mal à boucler ses fins de mois
En France, fin 2018, selon le Baromètre d’opinion de la DREES qui interroge plus de 3 000 personnes, une personne sur quatre a souvent du mal à boucler ses fins de mois. De même, une sur quatre aurait beaucoup de mal à faire face à une dépense imprévue de 500 euros. La moitié de ces personnes ont un emploi.
Les situations d’insécurité financière touchent particulièrement les ouvriers et employés : un tiers d’entre eux affirment avoir souvent des difficultés pour boucler leurs fins de mois et un quart s’estime pauvre, alors que ces situations affectent moins d’une personne sur dix parmi les cadres et professions intermédiaires. Avoir des revenus variables d’un mois sur l’autre constitue un facteur aggravant du sentiment d’insécurité économique : c’est le cas d’un ouvrier et employé sur quatre pour à peine un cadre et profession intermédiaire sur six.
Les retraités font un peu moins souvent part d’insécurité financière que les actifs (un sur six a souvent du mal à boucler ses fins de mois). Les écarts observés sur ces questions par rapport aux actifs restent toutefois globalement de faible ampleur. Parmi les retraités non propriétaires de leur résidence principale, deux personnes sur dix se disent très pessimistes pour leur avenir personnel (contre une personne sur dix chez les autres retraités).
Source ; https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/etudes-et-statistiques/publications/etudes-et-resultats/article/en-2018-une-personne-sur-quatre-a-souvent-du-mal-a-boucler-ses-fins-de-mois
– Des évolutions du niveau de vie contrastées au moment du départ à la retraite
source https://www.insee.fr/fr/statistiques/4308750
En moyenne, les personnes ayant liquidé leur retraite en 2013 ont un niveau de vie plus bas en 2016, trois ans après leur départ à la retraite, que celui qu’elles avaient en 2010, trois ans avant leur départ : – 6,9 % pour les femmes et – 9,1 % pour les hommes. C’est le cas pour six nouveaux retraités sur dix.
Les situations des nouveaux retraités sont diverses. Le niveau de vie moyen des personnes appartenant aux 10 % les plus modestes en 2010 augmente de 69 % entre 2010 et 2016, tandis que celui des 10 % les plus aisées baisse de 27 %. La liquidation des droits à la retraite conduit en particulier à augmenter le niveau de vie moyen des personnes qui ont connu des situations difficiles en fin de carrière sur le marché du travail.
Trois ans avant le départ à la retraite, 10 % des nouveaux retraités de 2013 sont pauvres. Ils ne sont plus que 7 % dans cette situation trois ans après leur départ, mais ce sont souvent les mêmes personnes qui sont pauvres avant et après le départ à la retraite.

– Aide à domicile

– les stratégies des couples vieillissants face au besoin d’aide
Dans le cadre d’une série d’études sur l’aide à un proche âgé à domicile, la Drees s’attache à la situation des couples vieillissants. Quand le besoin d’aide apparaît, certains couples restent soudés et font face ; parfois, ce n’est plus possible
Fréquemment, la question du soutien des personnes âgées à domicile est comprise comme l’aide à des personnes isolées, veuves ou seules. Un point de vue très réducteur.
Comme le rappellent les chercheuses Sylvie Renaut, Célia Broussard, Malorie Peyrache et Julie Rochut dans leur étude Vieillir à deux : aides et entraide dans le couple, « plus de la moitié des personnes de 60 ans ou plus à domicile vivent à deux, uniquement avec leur conjoint, soit 8,3 millions d’individus ». À partir de 80 ans, il reste tout de même 38 % des personnes à vivre en couple.
– ce que vous voulez savoir sur l’aide à domicile : un hors-série 2020
https://tinyurl.com/yy3nvfdq
– le confinement ne doit pas être la règle pour les âgés
Alors que le coronavirus opère un retour inquiétant – quoique dans des proportions bien moindres qu’au printemps –, certains établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) reprennent des dispositions radicales : confinement généralisé et suspension des visites. Interrogé à ce sujet le 26 août, le Premier ministre a réaffirmé que la règle ne pouvait être le confinement généralisé pour les personnes âgées. Dans ce contexte, l’association de directeurs AD-PA demande à tous les professionnels de « faire preuve de discernement », en s’appuyant sur l’avis du Comité national d’éthique pour qui « le droit commun doit s’appliquer tout autant aux personnes vivant à domicile qu’en établissement ». Si un confinement doit être mis en place, par exemple, il doit concerner les seules personnes testées positives et pour une durée maximale de 15 jours. « Le confinement est une arme pour lutter contre la propagation de l’épidémie qui doit être maniée avec agilité, afin de ne pas porter atteinte à la santé psychique des personnes âgées vulnérables », souligne l’AD-PA.

Actualités des aidants

Aider un proche âgé à domicile - Résultats des post-enquêtes qualitatives CARE-Ménages
source DREES
Ce dossier présente les résultats des post-enquêtes qualitatives de l’enquête CARE-Ménages, qui a interrogé en 2015 des seniors et leurs aidants sur des thématiques diverses comme leur état de santé, les aides dont ils bénéficient au quotidien, le financement d’une dépendance éventuelle ou la répartition des efforts entre proches et professionnels. Les post-enquêtes avaient pour but de détailler des configurations d’aide en réinterrogeant des personnes ayant répondu à l’enquête quantitative et, selon les cas, de comprendre les formes d’investissement dans l’aide ou d’articulation entre l’aide et les autres activités des aidants. (…)
Les résultats transversaux qui émergent de ces quatre recherches, pourtant diverses, sont nombreux. Toutes soulignent l’ambivalence que l’aide peut recouvrir, pour les aidants comme pour les aidés. Entre fardeau et plaisir, sentiment d’utilité et de perte de temps, l’aide est souvent vécue comme un investissement intense qui peut être source tantôt de reconnaissance et de passion, tantôt de souffrance et de déception. Pour bien saisir cette aide multiforme, les post-enquêtes montrent qu’il est nécessaire de l’inscrire dans une écologie familiale, rendant difficile d’étudier les rapports à l’aide sous un angle strictement individuel. L’une des sources de tension importantes, qui revient elle aussi dans les différentes enquêtes, est la gestion du temps, ou plutôt des temps. Il s’agit alors de comprendre comment les personnes articulent, voire superposent des temps sociaux différents, entre temps personnel, temps professionnel et temps d’aide.
Enfin, ces travaux ont le grand intérêt de souligner comment les rapports d’aide viennent déplacer, bousculer ou renforcer des rapports sociaux préexistants, entre familles mais aussi au sein des familles. Le développement de relations d’aide s’inscrit dans une histoire familiale antérieure, qui avait assigné à chacun des rôles et des places potentiellement bouleversés par les relations d’aide.
En définitive, ces travaux, qui montrent l’extrême complexité et diversité des situations d’aide, donnent à voir les multiples enjeux dans lesquels sont pris les aidants et les aidés. Dans une optique de politiques publiques, ils incitent à réfléchir de nouveau aux moyens de désindividualiser les politiques d’aide aux aidants, de penser des dispositifs qui prennent en compte l’ambivalence fondamentale de la notion d’aide et les inégalités sociales qui structurent les relations d’aide, entre hommes et femmes, entre générations, entre urbains et ruraux.
Lien : https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/dd64.pdf

Passage à la retraite et comportements des retraités

source COR ; lien : https://www.cor-retraites.fr/node/539
Le niveau de vie augmente lors du passage à la retraite pour les 40 % les plus modestes
le niveau de vie augmente souvent. Ainsi le niveau de vie baisse en moyenne pour les 60% les plus aisés, mais il augmente pour les 40% les plus modestes. Sur l’ensemble des nouveaux retraités en 2013, il ne baisse en moyenne que de 8%.
Passage à la retraite et emploi du temps
Le temps libéré (environ 4h par jour en moyenne) se répartit entre les besoins physiologiques (+1h) et les loisirs (+2h40). Le temps consacré aux tâches domestiques, y compris bricolage et jardinage, augmente mais dans une moindre proportion, car les retraités n’ont généralement plus à s’occuper de leurs enfants, contrairement aux actifs. Seules 2 % des journées des retraités sont dites « actives », tournées vers le travail, l’associatif ou l’aide à l’entourage.
Les loisirs à domicile augmentent de manière significative (+2h), ils constituent la quasi-totalité du temps de loisirs soit plus de 5 heures par jour et cela s’accentue avec l’âge, surtout en ce qui concerne les activités passives.
 ? Quelles différences selon le genre et le niveau de vie ? Les hommes dégagent en moyenne 1h30 de temps de plus que les femmes pour les loisirs et le bricolage-jardinage. Ils consacrent aussi plus de temps aux tâches ménagères que durant leur vie active, mais les inégalités perdurent puisque les femmes y passent toujours deux fois plus de temps (soit 3h50 par jour). Les seniors les plus aisés ont davantage de journées « actives » (plus d’activités à l’extérieur, associatives…) que les plus modestes, mais ces écarts tendent à se réduire après 75 ans.
II. Passage à la retraite et activités socialement utiles
 ? La retraite favorise-t-elle l’engagement civique et associatif ? L’adhésion à une association et le bénévolat ne semblent pas plus fréquents parmi les retraités que parmi les plus jeunes, mais les retraités les plus impliqués dans le bénévolat y consacrent davantage de temps. Le passage à la retraite favorise l’engagement associatif, surtout chez les diplômés et ceux qui ont travaillé tardivement. Les seniors (60 ans et plus) sont aussi surreprésentés parmi les élus locaux, notamment parmi les maires et les conseillers départementaux.
Parmi les activités domestiques ou de loisirs des retraités, certaines sont considérées comme socialement utiles, car bénéficiant à des personnes extérieures au ménage : bénévolat, garde des petits-enfants, travaux pour les enfants, etc. En 2010, un retraité consacrait en moyenne 110 heures par an à ces activités, et la valeur des services produits par les retraités pour autrui représentait 0,7 à 1,2 % du PIB. Toutefois, cette évaluation demeure incomplète car elle ne prend pas en compte les éventuels soins à une personne âgée avec qui l’on cohabite (seuls les soins à une personne extérieure sont inclus).
Parmi les 3,9 millions d’aidants familiaux s’occupant d’un senior fragile ou en perte d’autonomie vivant à domicile, près de la moitié sont des retraités. Environ 1,5 million d’aidants familiaux cohabitent avec le senior aidé : il s’agit principalement de conjoints (plus d’un million) ou d’enfants (plus de 300 000, dont un quart a plus de 60 ans). On peut ainsi estimer qu’environ un million de retraités aident quotidiennement une personne âgée avec qui ils cohabitent.
III. Passage à la retraite, modes de vie et bien-être
 ? La retraite rend-elle heureux ? La satisfaction dans la vie semble augmenter avec les perspectives de départ à la retraite les années avant le départ pour se stabiliser ensuite.
De manière générale, les retraités se déclarent moins optimistes vis-à-vis de l’avenir que le reste de la population. Il s’agit avant tout d’un effet de l’âge. Les retraités se démarquent aussi par un important pessimisme sur leur situation financière future, alors que leurs revenus sont supposés être plus stables que ceux des actifs.

Bilan du confinement

– Pratiques et opinions des médecins généralistes pendant le confinement lié au Covid-19
Début avril, la DREES a réalisé une enquête flash auprès des médecins généralistes pour connaître leurs opinions et pratiques pendant le confinement lié au covid-19. Les résultats de cette enquête montrent dans quelle mesure l’activité des généralistes a été bouleversée mais aussi plus largement ce qu’ils pensent de cette crise sanitaire.
L’activité des médecins généralistes pendant le confinement
Le volume horaire de 9 généralistes sur 10 a diminué pendant la première quinzaine d’avril, entraînant une baisse du temps de travail moyen comprise entre 13 % et 24 %. Dans la perspective d’un éventuel afflux de patients au moment de la levée du confinement, 7 médecins généralistes sur 10 se déclarent prêts à augmenter leur temps de travail au –delà de leurs horaires habituel avant la crise.
Par ailleurs, les médecins généralistes ont pris des dispositions pour le diagnostic de patients suspectés d’être infectés par le coronavirus mais aussi pour leur surveillance. À ces fins, 7 sur 10 ont mis en place de la téléconsultation, tandis que 4 sur 10 ont eu recours aux visites à domicile. Pour autant, seulement 1 médecin généraliste sur 10 déclare que plus de la moitié de ses consultations a pour motif principal le coronavirus, cette proportion est de 1 sur 4 dans les départements les plus touchés par l’épidémie.
Les demandes de soins pour stress, troubles anxieux ou dépressifs ont augmenté par rapport à la normale pour plus d’1 médecin sur 2 alors que les autres motifs de consultations (suivi de pathologies chroniques, suivi de grossesse, suivi pédiatrique) ont fortement diminué pour la majorité des médecins. Afin de réaliser le suivi de leurs patients les plus à risque, la moitié des médecins ont adopté une démarche active pour les joindre.
Perception des risques et opinions des médecins généralistes face à la crise sanitaire
4 médecins généralistes sur 10 considèrent l’épidémie Covid-19 particulièrement grave contre 7 personnes sur 10 en population générale et un quart des médecins estiment que leur risque d’être contaminé est élevé.
À la mi-avril, 6 médecins sur 10 estiment ne pas pouvoir se protéger efficacement lors des consultations. Parmi eux, deux tiers déclarent s’en sortir par le « système D ». 1 médecin généraliste sur 3 craint de contaminer ses patients lors des consultations, compte tenu des moyens de protection dont il dispose et 1 médecin sur 6 s’est fait dépister à la mi-avril.
6 médecins sur 10 font confiance au ministère chargé de la santé pour gérer l’épidémie, et la moitié pour informer les professionnels de santé. 2 médecins sur 3 jugent que les recommandations officielles diffusées sur le site du Ministère sont claires, mais 2 sur 3 pensent également qu’elles changent trop souvent.
https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/etudes-et-statistiques/publications/etudes-et-resultats/article/comment-les-medecins-generalistes-ont-ils-exerce-leur-activite-pendant-le-12120

Le renoncement aux soins ?

— Quelle part de la population renonce à se soigner faute d’argent en France ?
Article complet sur le lien : http://www.observationsociete.fr/revenus/pauvrete/qui-renonce-a-se-soigner-faute-dargent-en-france.html
Combien de personnes renoncent à se soigner faute d’argent ? Les données divergent beaucoup. Selon l’enquête de l’Insee « Statistiques sur les ressources et conditions de vie », 0,8 % des personnes interrogées disent avoir renoncé à un examen ou à un traitement médical faute d’argent au cours des douze derniers mois et 2,7 % à un traitement dentaire, soit 3,5 % au total (données 2017 pour les 16 ans et plus). Chez les 20 % les plus modestes, les proportions sont respectivement de 1,8 % et 5,7 %, soit 6,5 % au total. Dans la même enquête, le niveau de renoncement aux soins était estimé à 10 % pour l’ensemble de la population vint ans plus tôt, à la fin des années 2000. L’extension de la couverture maladie complémentaire a amélioré sans nul doute le recours aux soins, mais l’ampleur de la baisse interroge.
Une seconde étude porte sur le même sujet : l’enquête Santé et protection sociale, publiée en 2017, constitue un vaste diagnostic santé mené tous les deux ans par l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes). Elle aboutit à un taux de renoncement déclaré pour raisons financières sur 12 mois de 17 % pour les soins dentaires chez les 18 ans et plus en 2014, 10 % pour l’optique, 5 % pour les médecins généralistes et 4,5 % pour les autres types de soins. Enfin, selon le baromètre annuel d’opinion du ministère des Affaires sociales, 20 % des Français ont renoncé à aller chez le dentiste en 2014, dont la moitié faute d’argent. Les années des données ne sont pas identiques et la formulation des questions peut aboutir à des réponses très différentes 1, mais l’ampleur de l’écart entre ces trois sources mériterait au moins une explication. De 2,7 % à 17 % en passant par 10 % pour le renoncement aux seuls soins dentaires, il s’agirait de s’entendre.
Seule l’enquête de l’Irdes permet d’en savoir plus sur qui, concrètement, renonce à des soins faute d’argent. Elle montre tout d’abord que près de la moitié (45,9 %) des cas de renoncement est liée aux soins dentaires, particulièrement chers et mal remboursés, même par les couvertures complémentaires. L’optique en représente plus du quart. C’est beaucoup moins pour l’accès au médecin (14 % des motifs de renoncement qui joue).
Qui indique renoncer à aller chez le dentiste faute d’argent ? Logiquement, les plus pauvres : le taux de renoncement atteint 28 % parmi les 20 % les plus démunis. On notera que 7,5 % des 20 % les plus aisés sont dans ce cas, ce qui là encore mériterait une explication. Une partie de la population, favorisée, dit renoncer aux soins faute d’argent alors qu’elle en a les moyens. Visiblement, elle ne renonce pas à cause de son revenu mais parce qu’elle trouve le coût trop élevé ce qui n’est pas la même chose. Logiquement, le taux de renoncement est très supérieur dans les catégories populaires : il dépasse 20 % chez les ouvriers et les employés (même 27 % chez les employés du commerce, souvent des femmes, vendeuses ou caissières). Enfin, on s’en doute, le fait d’avoir une couverture maladie est le facteur essentiel puisque le taux de renoncement aux soins monte à 40 % pour ceux qui en sont dépourvus.
Il faut considérer ces données, déclaratives, avec précaution. La part de la population qui renonce à se soigner faute d’argent a fortement diminué et n’a rien à voir à ce que notre pays a pu connaître il y quelques décennies. Les mesures dites « reste à charge zéro », prises en vue de l’amélioration des remboursements pour le dentaire et l’optique, vont réduire encore l’effet du niveau de vie dans le renoncement aux soins. Pour partie, le problème se déplace vers d’autres facteurs : l’éloignement géographique, le sexe, l’offre locale, etc. (voir notre article). Cela ne signifie pas que l’argent ne compte plus en matière de santé. Même s’il ne restait que 5 % de Français dans ce cas, cela représenterait tout de même trois millions de mal soignés à cause de leurs revenus. Une partie de la population, la plus pauvre, reste mal couverte. De manière plus large, le renoncement persiste en ce qui concerne les soins très coûteux qui demeurent mal remboursés ainsi que l’accès aux médecins qui pratiquent des dépassements d’honoraires. Tous les malades n’ont pas accès aux mêmes médecins et doivent parfois attendre plusieurs mois pour être soignés. L’accès aux soins progresse mais une médecine à deux vitesses existe toujours en France.
— Quels sont les éléments qui déterminent le recours aux soins
Revenus, diplôme, milieu social, lieu d’habitation, sexe, âge… le recours aux soins dépend d’un ensemble de facteurs dont il est difficile de distinguer l’influence respective. Les progrès ont été considérables dans ce domaine au cours des dernières décennies. Pour autant, les pratiques demeurent fortement différenciées et une partie de la population renonce aux soins.
Articjle : http://www.observationsociete.fr/sante/sante-sante/les-determinants-du-recours-aux-soins.html

Les expressions étranges de l’actualité

 ?
– « Backtracking » Divers États ont mis à profit les technologies numériques pour lutter contre la propagation du coronavirus. La Corée du Sud recourt par exemple à la géolocalisation des personnes malades via leurs téléphones portables. Pour s’assurer du respect de la quarantaine, la Pologne utilise quant à elle une application mobile reposant sur des selfies pris par les patients. Voir l’article : https://tinyurl.com/rv5azob
– « Big One » ? c’est le nom donné à un séisme dévastateur qui devrait survenir sur la côte ouest des États-Unis. Le dernier grand tremblement de terre de cette région a été provoqué par un mouvement le long de la faille de San Andreas, en 1906. Les Echos reprennent ce terme pour craindre que l’épisode épidémique que nous traversons n’est qu’une répétition avant une pandémie plus dévastatrice ? « Le grignotage de la biodiversité et les capacités d’adaptation de l’infiniment petit fournissent plus d’occasions aux virus les plus inhospitaliers de se répandre, craignent les experts. Ils plaident pour la tranquillité des espaces et de la vie sauvage. »
 ? – « brigades d’anges gardiens » On avait commencé à parler de « brigades sanitaires », fortes d’environ 20 000 à 30 000 personnes chargées d’établir ces listes des « cas contacts », pour les « inviter à se faire tester ».
« Pour cela, l’article 6 du projet de loi d’urgence sanitaire va créer une base de données pour ces enquêtes épidémiologiques, nous explique Dalloz (Pierre Januel). Ce fichier pourra contenir des données de santé et d’identification sur les personnes infectées et celles ayant été en contact avec elles, le cas échéant sans leur consentement. Il pourra également être nourri des données de Santé publique France, de l’Assurance maladie et des Agences régionales de santé (ARS). Les services de santé et les laboratoires autorisés à réaliser les tests pourront avoir accès aux données. ». Des « brigades sanitaires » incluant entre 3000 et 4000 salariés de l’Assurance maladie et renforcées par des membres de la Croix-Rouge et des Centres communaux d’action sociale, s’il le faut.
 ? – « brigades sanitaires » Voir brigades d’anges gardiens….
– « cas contacts » Les personnes qui ont été en contact avec des personnes infectées.
– « Cluster » terme utilisé dans de multiples sens mais qui dans la période signifie foyer de contagion. En anglais on dit « Disease cluster ».
– « contact tracing » un « système d’information », une méthode qui vise à identifier les chaînes de contaminations virales. Ou plus précisément à « identifier toute personne susceptible de transmettre le virus » en « répertoriant les personnes malades et les personnes contacts des personnes malades ». Le « contact tracing » sera ainsi mis en place autour des personnes atteintes du coronavirus et de leur entourage « pour une durée maximale d’un an ». Il se fera à cinq degrés différents, a précisé Olivier Véran. Tout d’abord,
– le recueil des résultats des tests, lorsqu’ils sont positifs, par les laboratoires. Ensuite, ce qu’on appelle le
- « tracing de niveau 1 », qui sera exercé par les médecins, les professionnels de santé de premier recours, pour définir le premier cercle des cas de contacts potentiels.
– Puis le « tracing de niveau 2 », organisé par l’Assurance maladie : il visera à « enrichir la liste des contacts potentiels au-delà de ce premier cercle », de « vérifier qu’aucune personne potentiellement malade n’ait pu échapper aux premiers tracings » et « donner des consignes prophylactiques aux intéressés ».
– Enfin le « tracing de niveau 3 » organisé comme c’est le cas depuis le début de l’épidémie, par les ARS : il s’agit d’aller identifier des chaînes de contamination, des chaînes de transmission, des « clusters ». Les ARS seront aussi « chargées de faire respecter » les consignes sanitaires.
– « Déconfinement » Si le verbe déconfiner (sortir du confinement) existe, le terme « déconfinement » n’est pas reconnu par le Larousse et le litrré… Seules l’encyclopédie Universalis l’a intégré dans les termes de physique nucléaire, et Wikipedia dans son sens actuel. Pour mémoire son opposé « confinement » est défini par le littré : Action de confiner, de reléguer, et terme de droit criminel. La peine de l’isolement dans les prisons. Tout un programme !!!
– « deux corps du roi » Utilisé par des journalistes à l’occasion des « sorties » de E. Macron, il faut faire appel à l’historien Patrick Boucheron (2006) écrit ainsi : « Parce qu’il est naturellement un homme mortel, le roi souffre, doute, se trompe parfois : il n’est ni infaillible, ni intouchable, et en aucune manière l’ombre de Dieu sur Terre comme le souverain peut l’être en régime théocratique. Mais dans ce corps mortel du roi vient se loger le corps immortel du royaume que le roi transmet à son successeur » La conception britannique de ce double corps du roi, analogue à certaines théories christologiques, peut conduire à une opposition interne à celui-ci : ainsi, le Roi peut s’opposer au roi. En particulier, le Roi en son conseil, c’est-à-dire le Parlement, peut prétendre s’opposer au roi, en parlant pour le Roi lui-même. Cette interprétation spécifique à la Grande-Bretagne la distingue des versions absolutistes en vigueur sur le continent.
— « distanciation sociale » est une traduction de l’anglais « social distancing » utilisé dans la prévention des épidémies de grippe. Il était estimé que le vaccin contre la grippe n’est que de 23% efficace. En tant que tel, on recommandais que des mesures supplémentaires de prévention de la grippe soient prises. Une étude estimait qu’on pouvcait réduire le risque de la grippe simplement en évitant les interactions sociales.
– « épidémie », « pandémie », « endémie » L’épidémie est le développement et la propagation rapide d’une maladie contagieuse, le plus souvent d’origine infectieuse, dans une population. La pandémie est une épidémie étendue à toute la population d’un continent, voire au monde entier. L’endémie se traduit par la persistance d’une maladie infectieuse au sein d’une population ou d’une région.
— « Eprus » établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires, créé en 2006 dont la mission principale était « l’acquisition, la fabrication, l’importation, le stockage, la distribution et l’exportation des produits et services nécessaires à la protection de la population face aux mesures sanitaires graves », y compris bien sûr les, vaccins et les fameux masques chirurgicaux et FFP2 ! La crise H5N1 avait en effet mis en évidence diverses faiblesses dans la réponse logistique de l’Etat. L’EPRUS a a été fusionné en 2016 avec Santé publique France.
– « être médusé par les événements »...Méduse une des trois gorgones de la mythologie grecque. Elle avait un don qu’Athéna lui avait donné, celui de « pétrifier » les rares inconscients qui osaient la regarder dans les yeux.
– « gestes barrières » Cette formule existait déjà avant le COVIS-19. En 2019, la Sécu visait à faire adopter 4 types de gestes pour limiter la transmission des virus en hiver. Ces « gestes barrières » font barrage aux virus et contribuent à se protéger et protéger son entourage disait AMELI.fr sur son site. Au nombre de 4 : Se laver les mains ; Éternuer dans son coude ; Utiliser un mouchoir à usage unique ; Porter un masque jetable quand on est malade. Ce dernier geste a semble-t-il été oublié dans la bataille de ce printemps 2020.
– “Great Lockdown”, ou le “Grand Confinement” en référence aux précédentes crises, la “Grande Dépression” des années 30 et la “Grande Récession” de 2009 qui a suivi la crise financière mondiale. C’est l’économiste en chef du Fonds monétaire international, Gita Gopinath, qui a employé l’expression ce mardi 14 avril en dévoilant les dernières prévisions pour l’économie mondiale face à la crise du coronavirus.
– « Illectronisme » l’incompréhension du fonctionnent et du maniement des ordinateurs, du web, des smartphones, etc. Bref, des nouvelles technos.
– « immunité de groupe » l’immunité collective, c’est-à-dire ce moment où le virus arrête de lui-même sa circulation parce que suffisamment d’entre nous l’avons eu.
– « patient zéro ». Le mythe du « patient zéro », est un grand classique des épidémies : Le coupable originel dont on veut la photo,… De préférence étrangère. Un journal gouvernemental chinois, le Global Time, a d’abord accusé un cycliste de l’armée américaine en visite à Wuhan en octobre 2019 d’être à l’origine de la pandémie Corona. En Italie, on en est sûr, « l’Homo Wuhan » serait un allemand de 33 ans qui avait reçu une collègue de Shanghai infectée à Munich. Ainsi croit-on se souvenir, d’une poignée de coupables certifiés de la Grande Peste de 1348. Des cadavres tatares dévorés par les bubons que le khan Djanibek aurait catapultés à l’intérieur de la forteresse génoise de Gaffa en Crimée. Mais le plus célèbre des « patients zéros » c’est celui de l’épidémie de sida qui explose en 1981. Il s’agirait d’un steward canadien, Gaëtan Dugas. Sauf que tout était faux y compris le prélèvement sanguin. Le virus du sida circulait depuis belle lurette en Afrique, puis aux Caraïbes dans les années 1960, et aux États Unis . G Malaurie pour Historia
– « Prévalence » : En épidémiologie, la prévalence est une mesure de l’état de santé d’une population, dénombrant le nombre de cas de maladies à un instant donné ou sur une période donnée. Pour une affection donnée, on calcule ainsi le taux de prévalence…
– « Résilience » – De plus en plus utilisé, il n’a rien à voir avec le verbe résilier. La résilience est un terme utilisé en psychologie pour désigner la capacité d’un individu à prendre la mesure d’un traumatisme physique ou psychologique pour réussir à le surmonter et à se reconstruire, aller de l’avant. Il s’agit pour la personne de comprendre et d’évaluer les ressorts psychiques relatifs à un obstacle, un choc traumatique, pour mieux les dépasser et s’épanouir malgré les dégâts psychologiques causés. La résilience sera souvent impulsée par une réflexion sur soi, par la parole ou par un accompagnent thérapeutique.
— « RO » ou « Ro » : Le taux de reproduction de base d’une maladie infectieuse en épidémiologie. C’est le n— en d’infections secondaires produites lorsqu’un individu infecté est introduit dans une population où l’ensemble des individus sont sensibles. Si le R0 est inférieur à 1, il n’y a pas de situation épidémique ; dès qu’il est supérieur à 1, il y a épidémie. Dans le cas de Covid-19, ce nombre se situe entre 2 et 3. C’est donc bien une situation épidémique typique. Pour la grippe espagnole de 1918-1919, le R0 était de 2, 3 ; la tuberculose, c’est 10, donc extrêmement contagieux ; la rougeole, de 12 à 18.
– « Seconde ligne ». Quand Emmanuel Macron parle de la « première ligne » et de la « seconde ligne » des Français mobilisés face au Codiv-19, pas sûr qu’ils pensent tous au fort de Vaux à Verdun en 1916. En dessous d’une diagonale La Rochelle-Grenoble, ce sont plutôt les deux premières rangées des avants du rugby qui viennent à l’esprit.
- « StopCovid » Cette application sur smartphone, présentée le 8 avril dernier par le ministre chargé de la Santé Olivier Véran et par le secrétaire d’État au Numérique Cédric O, aura pour objectif de prévenir leurs détenteurs s’ils ont été en contact avec un malade du Covid-19. Basée sur le volontariat, elle utilise la technologie Bluetooth qui se limite à un périmètre restreint : quelques mètres tout au plus.
– « super-spreader » individu capables d’infecter beaucoup plus de personnes que le R0 moyen.
– « Symptomatique » Qui caractérise, ou qui est l’indice, le signe révélateur ou avant-coureur de la maladie. et son contraire « asymptomatique »Se dit d’une maladie, d’un trouble qui ne s’accompagne pas de symptômes
– « taux de létalité » Il définit le nombre de morts par rapport au nombre de cas déclarés.
– « Thanatophobie » crainte morbide de la mort

Une série d’articles à lire sur le coronavirus

— Covid-19 : chronique d’une émergence annoncée, deux textes à lire de Ph. Sansonetti Spécialiste des maladies infectieuses,
https://laviedesidees.fr/Covid-19-chronique-d-une-emergence-annoncee.html
https://laviedesidees.fr/Sortie-de-confinement-ou-la-somme-de-tous-les-dangers.html
– Coronavirus Coronavirus (SARS-CoV et MERS-CoV) Du simple rhume au syndrome respiratoire aigu sévère
Les coronavirus constituent une famille de virus dont certains peuvent infecter les humains, entraînant le plus souvent des symptômes bénins de type rhume. Néanmoins, trois épidémies mortelles sont déjà survenues au 21e siècle, dont celle en cours. Elles impliquent des coronavirus émergents, hébergés par des animaux et soudain transmis à l’homme : les Sars-CoV et le Mers-CoV.
Alors que l’épidémie liée au coronavirus Sars-CoV2 se propage dans le monde, la recherche se mobilise pour accélérer la production des connaissances sur ce virus, sur la maladie qu’elle provoque (COVID-19) ainsi que les moyens de la guérir et de la prévenir. Lien :
https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/coronavirus-sars-cov-et-mers-cov
– Coronavirus : Regards de l’EHESS (école des hautes études sciences sociales)
Les chercheuses et chercheurs de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) le soulignent dans leurs interventions auprès des médias dont nous vous proposons de retrouver une sélection : les épidémies ne se contentent pas d’attaquer les corps. Véritables actrices historiques et sociales, elles matérialisent – et fragilisent – des constructions sociales, politiques et économiques d’ordinaire invisibles et tacites. Elles ébranlent évidemment au premier plan les politiques de santé publique et conduisent les États à reconsidérer leurs rapports avec les populations. Les épidémies travaillent aussi le temps des sociétés. Les modes de gestion de la crise sanitaire réactivent des traditions parfois anciennes (telle la « mise en quarantaine ») autant qu’elles sont susceptibles d’accélérer parallèlement certaines évolutions ou de faire émerger des pratiques nouvelles, à l’exemple du recours aux drones, à l’intelligence artificielle et à la reconnaissance faciale dans la réponse chinoise. Mais au-delà du strict cadre sanitaire, les épidémies bouleversent les activités d’une humanité désormais mondialisée.
un aperçu du type d’approches et de questionnements susceptibles d’éclairer un tel phénomène.
https://www.ehess.fr/fr/échos-recherche/coronavirus-regards-lehess

– Statut immunitaire de la population française
EpiCOV, c’est le nom de l’enquête nationale qui vient d’être lancée par l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). Déterminé par l’Insee, un échantillon de 350 000 personnes va recevoir par courrier et/ou mail un questionnaire à remplir. Ce même échantillon pourra participer à une deuxième phase, avec un test sérologique. Les premiers résultats sont attendus fin mai. Cette meilleure connaissance du statut immunitaire de la population doit pouvoir guider les choix politiques. ASH du 6/5

Revenu des retraités du Lot en 2017

Cette carte des EPCI du Lot montre :
- combien les 10 % des retraités les moins riches (1er décile) ont un revenu faible (revenu par Unité de consommation.
– l’importance du vieillissement dans le Lot, alors que les politiques en la matière sont très lacunaires.

Pénibilité

– pénibilité : il faut agir sur la conception du travail
TRIBUNE sur le monde du 17/2
Une réforme qui ne prend pas en compte la pénibilité pour fixer un âge de départ ne peut être juste et équitable, pointe, dans une tribune au « Monde », un collectif de quatre ergonomes, qui appellent une « politique incitative pour un travail soutenable ».
Equipé d’un voice-picking donneur d’ordres [système permettant la préparation de commandes guidée par reconnaissance vocale], ce travailleur d’un entrepôt, ouvrier des temps modernes, soulève huit tonnes par jour. Ce n’est pas assez. Son mal de dos ne cède pas, il doit quitter son emploi. Cette caissière, elle, ne soulève « que » cinq tonnes par jour en horaires coupés, à un rythme effréné et en souriant : c’est la règle. Lui est cadre. Il travaille tard le soir, la nuit, les fins de semaine, cherchant à faire correspondre les indicateurs de performance et les résultats de ses équipes. Ça ne colle pas toujours, il ne dort plus, le corps lâche, c’est le burn-out. Pour cette aide-soignante en gérontologie, transmettre son métier aux nouvelles devient insoutenable, sauf à transmettre du sale boulot. Pas assez de temps, pas assez d’effectifs.
https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/02/17/reforme-des-retraites-et-penibilite-il-faut-agir-sur-la-conception-du-travail_6029810_3232.html
– On ne peut faire l’économie d’évaluer tant l’usure physique que la fatigue psychologique »
TRIBUNE dans le monde du 17/2 de Francis Marion Médecin généraliste
La pénibilité n’est pas l’apanage des activités physiquement lourdes, estime le médecin généraliste Francis Marion, qui prône un aménagement des fins de carrière adapté aux véritables ressources des salariés.
Tribune. Devoir travailler plus longtemps, ce consensus s’installe progressivement dans les esprits. Toutefois, les statistiques sur l’allongement de la durée de la vie réveillent une anxiété justifiée sur la qualité de l’existence après l’interruption professionnelle. Vieillir, d’accord, mais pour combien de temps en bonne santé ? De ce fait, la peur de reculer l’âge de la retraite vient questionner profondément notre société.
https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/02/17/on-ne-peut-faire-l-economie-d-evaluer-tant-l-usure-physique-que-la-fatigue-psychologique_6029798_3232.html

Bien vieillir, en bref

– Agriculture, alimentation, santé et environnement : des enjeux multiples
Une alimentation variée, de saison, si possible bio et locale, plus équilibrée, moins transformée, à un
prix raisonnable, dans le respect de nos traditions et de nos territoires, mais surtout source de plaisir et de
découvertes sensorielles. L’alimentation est assurément au cœur des enjeux environnementaux, sanitaires et
socio-économiques.
Notre alimentation doit satisfaire des besoins nutritionnels tenant compte des caractéristiques de chaque
individu tout en étant culturellement acceptable. Elle est le fruit d’un système très complexe d’utilisation de
ressources multiples (eau, sol, semences, main d’œuvre, outillages, transport, emballages,...) avec des impacts variés, sur l’environnement et sur notre santé.
Dossier Ressources de Graines Occitanie, et du programme de l’IREPS Occitanie sur l’éducation à la santé.
https://graine-occitanie.org/pdf/dossier-ressource-1-alimentation.pdf
– L’habitat, des enjeux multiples pour la santé
Pour la plupart d’entre nous la maison est un lieu sûr, un havre de sécurité dans le monde extérieur ouvert et agité de notre vie quotidienne. Le logement, dans l’esprit de chacun, est associé au refuge, à la protection vis-àvis des agressions possibles venant de l’extérieur. Mais on parle aussi du syndrome dit « du bâtiment malsain », qui touche des employés sur leur lieu de travail (bureau, usine ou autres). Dans tous les cas, ami ou ennemi le logement n’est pas un bien comme les autres. L’accès et la qualité des habitats sont aujourd’hui devenus des thèmes prioritaires de l’action et de la santé publique.
Avec le développement urbain, concomitant au développement de l’industrie, l’espace s’est réduit, la demande a explosé. C’est au milieu du XIXe siècle qu’apparaît la notion d’habitat insalubre, c’est-à-dire un habitat nuisible à la santé. Beaucoup plus récemment, en 1990, se développe celle d’habitat indigne. Cette notion correspond aux logements qui ne présentent pas tous les équipements conformes à l’usage d’habitation.
Dossier Ressources de Graines Occitanie, et du programme de l’IREPS Occitanie sur l’éducation à la santé.
https://graine-occitanie.org/pdf/dossier-ressource-2-habitat.pdf
– Orange présente Viktor, le coussin intelligent pour personnes âgées
Connecté à la télévision, le coussin Viktor vous permet de recevoir des photos et des messages, d’échanger avec vos proches en visio-conférence, d’écouter des livres audio, de consulter vos rendez-vous de la semaine. Un produit « techno » pensé pour les personnes âgées. Cela fait des années qu’Orange propose des produits issus des nouvelles technologies à destination des personnes âgées. Ce coussin-télécommande s’inscrit donc dans la continuité des offres précédemment commercialisées par l’opérateur français. Dans la pratique il s’agit donc d’un « coussin-télécommande » (baptisé Viktor) qui vise à faciliter l’accès des seniors au numérique (une grande tendance dans un monde qui s’oriente petit à petit vers le tout connecté).
Viktor se présente d’un côté comme un simple coussin qui se fond dans le décor de tout un chacun. Mais de l’autre, il dispose de larges boutons permettant aux utilisateurs d’avoir un accès facilité à plusieurs fonctionnalités extrêmement pratiques, voire nécessaires pour les plus âgés. D’une simple pression, les ainés peuvent consulter leurs messages, visualiser un rendez-vous chez le médecin, envoyer des photos, regarder la télé, lancer de la musique, écouter un livre audio ou encore demander à leurs proches de les rappeler. Tout cela de manière intuitive.
– « carebots » What is it ?
Terme qui n’est pas encore entré dans le dictionnaire mais qui est utilisé au japon pour dénommer ces robots qui accompagnent ou aide au soins pour les personnes âgées. Ce terme est la contraction de Care (bienvaillance) et de robot. Le Japon fait face à un problème de taille, le pays a la population la plus vieille au monde. Pour combler son déficit de main d’œuvre et s’occuper du nombre croissant des personnages âgées le gouvernement mise sur la robotique.
https://www.youtube.com/watch?v=gVZ_pj0-ggg&feature=emb_logo
– Accidents cardiovasculaires : mieux informer pour réduire les risques
les résultats d’une enquête internationale conduite auprès de patients ayant subi un infarctus du myocarde (253 en France). Face aux enseignements de cette enquête sur le manque d’information des patients, Amgen se mobilise aux côtés de l’association de patients Alliance du Cœur pour sensibiliser aux risques cardiovasculaires.
https://www.senioractu.com/Accidents-cardiovasculaires-mieux-informer-pour-reduire-les-risques_a22481.html
– Toulouse. Les conseils d’un gériatre pour vieillir en bonne santé
Professeur Bruno Vellas médecin gériatre, coordonnateur du Gérontopôle du CHU de Toulouse.
Comment expliquer la hausse – forte et rapide – du nombre de centenaires en Haute-Garonne ? (240 en 2006, 450 en 2016) ?
C’est un phénomène mondial, dû à l’amélioration générale de nos conditions de vie. La hausse du nombre de centenaires peut paraître forte, mais elle est dans la droite ligne de ce qu’on observe depuis les années 1970. Et elle devrait se poursuivre.
Quels sont les points communs aux centenaires que vous connaissez ?
Ils ont tous une forte personnalité, et une vitalité, une joie de vivre. Ils ont eu une vie saine, ils n’ont pas fait d’excès (alcool, tabac), conservé une activité physique, et eu une alimentation modérée et équilibrée.
Selon vous, quelle est la recette du "bien vieillir" ?
Il faut garder des projets. Tout le temps. Quand je dis des projets, ça commence par des activités pour le lendemain ! Participer à la vie d’une association, faire de la musique, du sport, faire partie d’un groupe de lecture.
Les personnes qui vieillissent chez elles vivent-elles plus longtemps que celles qui habitent en maison de retraite ?
En général, les personnes qui sont placées en maison de retraite ont un problème de santé. Mais disons qu’à santé égale, l’important, c’est que le placement en maison de retraite soit préparé, anticipé, et pas imposé à la personne.
"Vieillir oui, mais surtout vieillir en bonne santé", est une formule qui revient. Comment vieillir sans douleurs ?
Pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), vieillir en bonne santé, c’est conserver six fonctions de base : la mobilité, la mémoire, la vue, l’audition, la nutrition et la santé psychique. Pour rester en bonne santé longtemps, nous devons apprendre à mesurer nos propres fonctions de base.
Par exemple ? Pour la mobilité, il y a un exercice : se lever 5 fois de sa chaise sans s’aider des bras et se rasseoir, en 14 secondes. Si on n’en est plus capable, il faut se poser les bonnes questions.
Comment conserver une bonne condition physique ?
Les préconisations sont d’effectuer 30 à 45 minutes de marche, cinq fois par semaine, et d’effectuer un peu de musculation. Conserver ses muscles est primordial pour prévenir les problèmes liés au vieillissement.
– Combien d’heures d’activités physiques pour rester en forme ?
S’appuyant sur de nombreux travaux, l’Organisation Mondiale de la Santé affirme que, pour conserver une bonne forme physique et consolider leur espérance de vie, les seniors doivent impérativement se livrer à 2 h 30 d’exercice physique de moyenne intensité par semaine : (indice MET 7,5 (MET heure/semaine). Certains pourraient juger cette recommandation trop exigeante et hésiter à franchir le pas. Les conclusions d’une étude récente pourraient raviver leur motivation.
http://free.geriatrics.overblog.com/2019/12/combien-d-heures-consacrer-a-des-activites-physiques-pour-rester-en-forme.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail
– Pourquoi le terme « anti-âge » va disparaître
http://www.or-gris.org/2020/01/pourquoi-le-terme-anti-age-va-disparaitre.html

3 livres à lire

– « Vieillir : un retour d’idéal » : un ouvrage dédié aux conséquences du vieillissement du psychanalyste Gérard Bonnet
« Vieillir : un retour d’idéal », le nouveau livre du psychanalyste Gérard Bonnet dédié aux conséquences du vieillissement, disponible en librairies depuis le 19 février, vient s’ajouter aux nombreux ouvrages sur l’âge de la collection « old’up ».
Et si l’idéal s’imposait avec plus de force lorsque l’on vieillit ?
Qu’en est-il de nos idéaux à partir du moment où nous prenons de l’âge et que nos forces diminuent ? N’est-ce pas le début de leur effacement, la fin des illusions, comme le pensent les philosophes ou moralistes qui envisagent surtout l’idéal en tant que valeur ?
Le psychanalyste Gérard Bonnet se pose la question à partir de sa pratique et de travaux menés depuis de longues années, et il démontre ici l’inverse. Non seulement les idéaux ne s’effacent pas, mais ils reprennent puissance et vigueur avec l’âge et s’imposent d’autant plus que les forces physiques diminuent. C’est vrai en particulier pour les idéaux fondamentaux – la beauté, la tendresse, la vérité – qui deviennent avec le temps nos véritables raisons de vivre.
Ce livre en fait découvrir toutes les facettes, démontre comment ces idéaux facilitent peu à peu les échanges, les enrichissent, et deviennent communicatifs. Il explique aussi pourquoi ils sont sources de vie, voire de survie, mais aussi causes de souffrance ou de mort dès lors qu’on ne parvient pas à les vivre dans toutes leurs exigences.
Nous ne voulons pas vieillir seuls ! de Véronique Chatel (livre)
Les éditions Erès viennent de publier Nous ne voulons pas vieillir seuls ! (148 pages, 12 euros) de la journaliste Véronique Chatel, spécialisée dans les questions de société et notamment celles du vieillissement et de l’intergénération.
– Nous ne voulons pas vieillir seuls de Véronique Chatel
De nos jours, de plus en plus de livres s’adressent aux seniors et/ou aux problématiques seniors. Et c’est bien légitime, puisqu’ils sont de plus en plus nombreux. Tous les sujets sont désormais abordés : de la santé au bien-être en passant par les exercices physiques, l’alimentation, la mobilité, l’aide à domicile...
Dernier en date ? Nous ne voulons pas vieillir seuls ! de la journaliste Véronique Chatel aux éditions Erès. Dans ce livre au ton vif, l’auteur brosse le portrait de de nombreux acteurs –des vieux qui ont dit « non », des professionnels engagés– pour changer la place des personnes âgées dans notre société : oser être, ne plus se retrancher, refuser d’être maintenu à domicile dans l’isolement.

– Bien se loger pour mieux vieillir, s’y préparer activement
Les éditions Erès viennent de publier un ouvrage intitulé Bien se loger pour mieux vieillir, s’y préparer activement (280 pages, 14 euros) de Bruno Parmentier (ingénieur et économiste) et président du mouvement SOLIHA, spécialisé dans la rénovation solidaire de l’habitat. A noter une préface du sociologue Serge Guérin, grand spécialiste des questions du vieillissement.
De nos jours, de plus en plus de livres s’adressent aux seniors et/ou aux problématiques seniors. Et c’est bien légitime, puisqu’ils sont de plus en plus nombreux. Tous les sujets sont désormais abordés : de la santé au bien-être en passant par les exercices physiques, l’alimentation, la mobilité, l’aide à domicile...
Dernier en date ? Bien se loger pour mieux vieillir chez Erès. Un livre qui correspond parfaitement à l’air du temps et à la prise de conscience qu’un logement bien agencé et adapté au vieillissement permet de rester vivre à la maison plus longtemps.
Ce livre est écrit dans un langage simple et accessible à tous par un spécialiste de la question : Bruno Parmentier, président du mouvement SOLIHA, spécialisé dans la rénovation solidaire de l’habitat. Cet ouvrage aborde des questions que beaucoup d’entre-nous aimeraient éluder…

Prévention de la perte d’autonomie

– Alimentation : préserver son métabolisme de base pour vivre plus longtemps en bonne santé https://tinyurl.com/vb93qvv
– La diète méditerranéenne améliore la santé intestinale et permet de mieux vieillir
Alors que l’espérance de vie s’allonge dans le monde et dépassent celles de toutes les générations précédentes, il faut trouver des moyens de rester en bonne santé plus longtemps.
Faire de l’exercice et avoir un bon régime alimentaire en font partie. Mais la recherche s’intéresse maintenant au rôle joué par notre intestin dans le processus de vieillissement.
Notre plus récente étude indique qu’un régime méditerranéen provoque des changements dans la composition des bactéries dans notre tube digestif – le microbiome - qui améliorent les fonctions cognitives et la mémoire, le système immunitaire et la solidité osseuse.
https://tinyurl.com/ua9xkru
– Grand âge et autonomie : lancement de la stratégie "Vieillir en bonne santé.
Commentaires : De bonnes intentions mais on oublie de s’appuyer sur le réseau associatif qui est le levier stratégique pour véritablement avancer. Il faut valoriser l’engagement associatif ou solidaire, aider les associations à développer leur nombre d’adhérents, les informer sur leur possible rôle en la matière.

Communiqué du Ministère : La ministre des Solidarités et de la Santé a présenté la stratégie globale « Vieillir en bonne santé 2020-2022 ». Cette stratégie vise à déployer la prévention à tous les âges, pour préserver l’autonomie des aînés le plus longtemps possible.
La stratégie repose sur un constat essentiel : la perte d’autonomie des aînés n’est pas une fatalité. Elle n’est pas liée à l’âge mais à la maladie. Aujourd’hui, sur 10 personnes qui décèdent en France, 4 ont connu la perte d’autonomie dont 2 de façon sévère. Demain, grâce à la prévention, la perte d’autonomie des personnes âgées doit devenir l’exception.
Pour que chacun acquiert les bons réflexes de prévention, la stratégie se concentre sur trois moments-clés de la vie. Une application lancée à la fin de l’année par Santé Publique France permettra à chacun, dès 40 ans, d’évaluer ses besoins de façon autonome et de recevoir des conseils personnalisés. Un rendez-vous de prévention organisé au moment du passage à la retraite montera en puissance, avec un objectif de 200 000 personnes reçues par an d’ici 2022. Une démarche de détection des fragilités des personnes âgées à domicile sera expérimentée dans plusieurs territoires, grâce à un outil innovant inspiré par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Parce que la lutte contre l’isolement est une arme très puissante de prévention, la stratégie vise à mobiliser le plus largement possible les acteurs de terrain autour de cet enjeu majeur. Les bonnes pratiques seront diffusées auprès des collectivités, parmi lesquelles le label « Villes amies des aînés ». Dès 2020, les jeunes participant au service national universel seront mobilisés notamment contre l’isolement des aînés.
Garantir l’autonomie, c’est adapter l’ensemble de notre cadre de vie (transports, espaces urbains, habitats, équipements, etc).
L’enjeu de l’adaptation des habitats, notamment pour éviter les chutes :. En partenariat avec Action Logement, l’Etat mobilise une enveloppe de 1 Mds€ d’euros pour aider les Français à adapter leurs salles de bain, avec des subventions allant jusqu’à 5000 euros (www.adaptation-douche.gouv.fr).
L’adaptation de notre cadre de vie repose sur la mobilisation de tous : institutions, associations, entreprises. Pour susciter l’innovation partout sur le territoire et organiser la mobilisation des acteurs institutionnels et économiques, la ministre des solidarités et de la santé a lancé un tour de France de la Silver economy dans toutes les régions.
Pour diffuser dans tous les territoires les innovations les plus probantes pour prévenir la perte d’autonomie, un centre de ressources sera créé en 2020, et les instances départementales finançant la prévention seront renforcées.
La prévention de la perte d’autonomie est un axe central de la politique du Gouvernement en matière de grand âge. Au-delà, la réforme globale du grand âge et de l’autonomie est une priorité du Gouvernement pour 2020 et fera objet d’un projet de loi à l’été.
https://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-presse/article/grand-age-et-autonomie-lancement-de-la-strategie-vieillir-en-bonne-sante
– Prévenir les chutes : un dispositif d’information pour le grand public et les professionnels
https://www.santepubliquefrance.fr/les-actualites/2019/prevenir-les-chutes-un-dispositif-d-information-pour-le-grand-public-et-les-professionnels
– Prévenir les risques psycho-sociaux. Une démarche spécifique sur la personne âgée désorientée. Bien travailler, de l’idée au projet,
La Fabrique des CCAS/CIAS, 2019, 20 p.
source UNCCAS
– NOUVEAU GUIDE CULINAIRE POUR LES AIDANTS DES PERSONNES ÂGÉES VIVANT À DOMICILE
Avec le soutien de la Fondation d’entreprise ADRÉA, le Centre de Recherche de l’Institut Paul Bocuse publie son guide culinaire "Le plaisir dans l’assiette, Personnes âgées en perte d’autonomie", destiné aux aidants des personnes âgées dépendantes vivant à domicile.
https://fondation.adrea.fr/uploads/documents/5dee52df01826.pdf
– Voix des clients, des familles : faites-vous entendre aux CVS !
Commission obligatoire des représentants des personnes aidées et des familles, dans les établissements et services à domicile
Nés avec la loi de 2002-2, les conseils de la vie sociale (CVS) restent encore méconnus du grand public. La République, le législateur ont pourtant voulu que les personnes aidées et leurs proches aient leur rôle à jouer dans les établissements et services médico-sociaux. Aux côtés des professionnels et des gestionnaires, et pas forcément face à face. Explications de Jacques Rastoul, du réseau des CVS 91, lors des journées nationales des aides-soignantes le 24 janvier. Lien :
https://www.agevillage.com/actualite-18490-1-Faites-vous-entendre-aux-CVS.html
et la vidéo de l’intervention de Jacques Rastoul
https://www.youtube.com/watch?v=PUseg6adPCQ&feature=emb_logo
— Formation en ligne : pour enfin tout connaître sur la dépendance !
Formation en ligne du Du 2 mars au 10 avril 2020. Lien :
https://linote.fr/wp-content/uploads/2020/01/formation-des-aidants.pdf

Espérance de vie à 65 ans en Occitanie

L’espérance de vie moyenne à 65 ans en France progresse peu de 2015 à 2018 (+2 mois pour les femmes, +3 mois pour les hommes).

Au niveau départemental (de l’Occitanie), les évolutions sont très chaotiques….
Deux conclusions :
– La progression de l’espérance de vie qui était une réalité avant, s’est nettement ralentie.
– La politique de prévention n’est pas à la hauteur…

Une hypothèse :
A coté du « bien-soigné » il faut développer un « bien-vivre »

Les ressources du bien vieillir

– Vidéo : Comment garder son cerveau en pleine forme}}}
source The conversation

– Alimentation : protégez votre santé (et la planète)
– 1- protégez votre santé (et la planète) grâce à la règle des « 3V » : https://tinyurl.com/y2qdsxlf

–2Mieux manger pour mieux vieillir : la SGGIF (société de gériatrie tord le cou aux idées reçues en matière d’alimentation des seniors avec 2 ateliers de cuisine filmés et analysés par des spécialistes de la nutrition.
Voir l’article :
https://www.silvereco.fr/mieux-manger-pour-mieux-vieillir-la-sggif-tord-le-cou-aux-idees-recues-en-matiere-dalimentation-des-seniors-avec-2-ateliers-de-cuisine-filmes-et-analyses-par-des-specialistes-de-la-nutritio/31106457

3 : Les 5 règles d’or du bien-vieillir
– Mieux manger et mieux nourrir son cerveau / s’alimenter de manière équilibrée, tout en privilégiant tous les aliments nourrissant le cerveau. 
– Conserver une activité physique / bouger / gérer son stress. 
– Mieux socialiser et se connecter / aux autres et au monde / s’appareiller pour garder des sens opérants/ socialiser. 
– Mieux stimuler son cerveau, tout au long de sa vie / capacités intellectuelles et cognitives. 
– Mieux se connaître / faire des bilans de santé réguliers.

4- Santé publique France présente les nouvelles recommandations sur l’alimentation, l’activité physique et la sédentarité

Lien :
http://invs.santepubliquefrance.fr/Publications-et-outils/Rapports-et-syntheses/Maladies-chroniques-et-traumatismes/2019/Recommandations-relatives-a-l-alimentation-a-l-activite-physique-et-a-la-sedentarite-pour-les-adultes

–5 Bouger en toute sérénité. Prévenir les chutes dans la vie quotidienne, Santé publique France, 2019, 20 p.
https://www.pourbienvieillir.fr/sites/default/files/ns01-144-19b_bien_vieillir-19-01_bouger_brochure_20p_150x210_v1.9_bd_v2.pdf

– 6 Peut-on vieillir heureux ?
Trente ans, c’est ce que nous avons gagné en espérance de vie depuis 1900 : la totalité d’une existence au XVIIe siècle. Formidable avancée qui bouleverse tout : notre vie professionnelle, amoureuse, familiale, notre rapport au monde, à la maladie, le sens même de notre destin.
https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/peut-vieillir-heureux?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR2BbZM8ufoXMANqGX6Zw9MksLlJlNsBJv5feNW5bmoiYge1DaTR_zcdp_8#Echobox=1571489388

– 7Le guide du bien vieillir en silver
CE GUIDE EST UNE BOÎTE À IDÉES DANS LAQUELLE CHACUN PEUT PIOCHER DES ASTUCES PAR-CI, DES BONS PLANS PAR-LÀ…
SUR TOUS LES SUJETS ESSENTIELS : LA SANTÉ, LA FAMILLE, LA MAISON, LA RETRAITE…
http://mavieensilver.fr/

Une urgence la prévention de la perte d’autonomie

– Un enjeu qui risque de passer à la trappe : la Prévention de la perte d’autonomie
– Rappel : Les moyens de financement de la CNSA à travers les conférences de financeurs : voir la page internet de : https://www.cnsa.fr/actualites-agenda/actualites/prevention-de-la-perte-dautonomie-le-rapport-2017-des-conferences-des-financeurs-est-paru

– Le ossier aux députés du Lot

— Propositions de la CFDT retraités du Lot pour une autre logique de prise en charge de la perte d’autonomie, en partant des besoins des personnes 

1er Besoin : promouvoir la prévention de la perte d’autonomie à l’amont,
— intensifier l’adaptation du logement car elle est une question clé pour pouvoir conserver de l’autonomie. https://tinyurl.com/yadpg2lk
— Renforcer les associations qui par le bénévolat développe l’autonomie et la socialisation. https://tinyurl.com/y7qfa5zq
— Développer l’activité physique journalière ; http://www.chu-toulouse.fr/-axe-no-1-l-exercice-physique-
— Montrer l’enjeu de l’alimentation qui contribue à rester en bonne santé, et à réduire les risques de perte d’autonomie http://www.chu-toulouse.fr/-axe-no-2-la-nutrition-
— Multiplier la stimulation cognitive comme l’explique le gérontopôle de Toulouse. http://www.chu-toulouse.fr/-axe-no-3-la-stimulation-cognitive-
— Fournir une information simple, claire et non stigmatisante pour favoriser des choix de parcours en totale autonomie. http://www.pourbienvieillir.fr/
— Promouvoir une campagne sur le thème : " aller dans une maison de retraite n’est pas inéluctable si.."..…

2eme Besoin) : promouvoir la prévention de la perte d’autonomie
— par le repérage des "fragilités". https://tinyurl.com/ya6dmhw7
— par le soutien aux aidants ; https://tinyurl.com/yah6vhag
— en garantissant l’autonomie de décision des personnes concernées. Elles doivent être les seules habilitées à décider avec le médecin traitant du choix du parcours d’accompagnement.

3eme besoin : mieux accompagner la perte d’autonomie en renforçant les aides au maintien à domiciles par un renforcement des effectifs, de meilleurs qualifications et rémunérations des salariés. https://tinyurl.com/y859to4s

4eme besoin : mieux accompagner la perte d’autonomie en renforçant les aides au maintien à domiciles et en multipliant les alternatives
– en renforçant les aides au maintien à domiciles et en réduisant le reste à charge. https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1802
– en élargissant la gamme de prise en charge du plan d’aide au maintien à domicile (ex : jardinage) quitte à ce que l’aide ne soit pas attribuée au même taux. https://tinyurl.com/yawsmoov
– en continuant à développer des alternatives aux maisons de retraite ; https://tinyurl.com/y7m3aukf
— en continuant à développer les soins à domicile, comme l’hospitalisation à domicile ; https://tinyurl.com/ycauo8e9
— en développant les résidence autonomie.

5eme besoin : réduire les disparités d’attribution de l’APA notamment en modifiant la grille AGGIR. Le taux de bénéficiaires rapporté à la population de plus de 75 ans varie de 28,8 % en Aveyron à 16,6 dans l’Aude en Occitanie..

6eme besoin : réduire le reste à charge tant à domicile qu’en établissement, qui par étape devrait être égal au forfait hospitalier. https://tinyurl.com/yckl56du

7eme besoin : Clarifier le devenir des EHPAD.
— Soit l’accueil de personnes en GIR 1 ou 2 est maintenue et dans ce cas l’accompagnement humain en soin doit être fortement renforcé...
— Soit l’accueil de personnes en GIR 1 ou 2 et devrait se faire en USLD ce qui implique un renforcement du réseau, et une modification des circuits de financements.

8eme besoin : Il est indispensable de conserver la proximité des décisions et des accompagnements. Vouloir centraliser mènera à une impasse. https://tinyurl.com/ycm5ednq

9eme besoin : Les EHPAD doivent renforcer les soins et avoir comme objectif la réduction du taux de dépendance de leurs résidents, pour en faire un lieu d’hébergement temporaire pour la majorité d’entre eux, c’est à dire ceux qui le peuvent et qui le veulent.

10eme besoin:Unifier les 2 procédures de reconnaissance de la perte d’autonomie : mesures de protection juridique et attribution de l’APA. Dans la 1e cas une équipe médico sociale devrait intervenir comme dans le 2è cas...https://tinyurl.com/ybsltuz2

– A noter les propositions de réforme du Handicap des sénateurs
http://www.senat.fr/notice-rapport/2018/r18-035-notice.html

Prévention, aides et droits des personnes âgées : 15 vidéos en ligne pour s’informer

Pour répondre au besoin d’information des ainés et de leurs proches, souligné lors de la concertation grand âge et autonomie, la CNSA lance une campagne d’information -avec le soutien du ministère de la Santé) dans la continuité de celle diffusée en 2018.
De quelles aides peut-on bénéficier pour rester à domicile lorsqu’on est âgé ? Comment aménager son logement pour prévenir les chutes ? Quelles sont les différentes possibilités pour faire intervenir une aide à domicile ?
Comment bien choisir une maison de retraite ? Comment être aidé quand on accompagne soi-même un proche âgé ? Comment préserver sa santé et son autonomie avec une activité physique adaptée ?
En tout, quinze vidéos courtes pour donner des conseils de prévention et faire connaître les aides à l’autonomie des personnes âgées.
https://www.dailymotion.com/playlist/x41u09?retry

En attendant la loi Grand âge

– Retour sur l’étude de la mutualité Occitanie sur la perte d’autonomie.

Pour lire le rapport complet ; file :///C :/Users/Retra/Downloads/DP_Perte-dautonomie_Impact_financier_Occitanie_201118.pdf

La réalité des impacts financiers du vieillissement en Occitanie
Pierre-Jean Gracia, Président de la Mutualité Française Occitanie, a tenu une conférence de presse le 20 novembre à Montpellier pour présenter la réalité régionale des impacts financiers du vieillissement. A l’annonce d’une loi sur la perte d’autonomie pour 2019, la Mutualité Française se mobilise une nouvelle fois face à ce sujet qui préoccupe les Français. Retour sur les problématiques régionales du vieillissement dans notre région et le point de vue de la Mutualité Française.
La prise en charge de la perte d’autonomie est un sujet qui préoccupe les Français
L’Observatoire 2018 2e édition-Place de la Santé réalisé par la Mutualité Française montre que la perte d’autonomie qui est un véritable enjeu de société, n’est pas pour autant toujours perçu comme tel. Deux études menées par Harris Interactive confirment que la perte d’autonomie est bien un des premiers sujets de préoccupation des Français. Ils s’y sentent mal préparés financièrement, mais l’assument comme un problème essentiellement individuel et non sociétal. Les aidants, en particulier, ne formalisent pas aujourd’hui de revendications politiques vis-à-vis des pouvoirs publics, sauf auprès des communes identifiées comme pouvant leur apporter une aide ponctuelle et au quotidien.
En Ehpad*, les restes à charge sont élevés et très variables d’un département à l’autre
Un mois d’hébergement en Ehpad pour une personne sévèrement dépendante (Gir 1 et 2) coûte en moyenne 2.470 euros au niveau national et 2.320 euros au niveau régional. Ce coût par exemple est de 2.096 euros dans l’Aveyron mais il dépasse 2.600 euros en Haute Garonne. En prenant en compte les différentes aides publiques, le RAC est de 2.000 euros en moyenne (Gir 1 et 2) au niveau national et 1.880 euros au niveau régional. Il s’avère néanmoins très différent d’un département à l’autre : il atteint 1.654 euros par mois dans l’Aveyron, et culmine à plus de 2.100 euros par mois en Haute-Garonne.
Pour plus d’un résident sur deux, le reste à charge est supérieur aux ressources.Autre enseignement : le nombre de places d’hébergement permanent varie fortement d’un département à l’autre. Il est le plus bas dans les Pyrénées Orientales (86 places pour 1.000 habitants de plus de 75 ans) et le plus élevé en Lozère (197 places pour 1.000 habitants de plus de 75 ans), soit 2,3 fois plus.
A domicile, le coût est très variable d’un département à l’autre et l’intervention des aidants informels est essentiel
En effet, selon les politiques sociales des départements, le même montant d’APA 5 couvre dans le Finistère 66 heures subventionnées par mois auprès des personnes les plus dépendantes, contre 98 heures dans le Jura, soit un écart de 32 heures 6.
Pour les personnes en situation de perte d’autonomie très lourde, le RAC moyen à domicile peut atteindre entre 2.500 € et 4.050 € en fonction du revenu de la personne âgée 7. Mais c’est aussi à domicile que l’intervention des aidants est la plus courante, notamment au travers de la solidarité familiale.
Afin d’aller plus loin et répondre aux attentes qui s’expriment, la Mutualité Française fera des propositions d’ici la fin de l’année tant au sujet du financement que de la prévention ou de l’offre de services et d’accompagnement.
Le vieillissement de la population s’accélère
Si 2,1 millions de personnes avaient plus de 85 ans en 2017, elles devraient être de 5,4 millions en 2050. Le nombre de personnes en perte d’autonomie devrait également doubler en 2060 pour atteindre 2,6 millions (contre 1,3 million actuellement).

— Une bonne nouvelle mais à nuancer car nous sommes très en retard sur l’objectif européen de gagner 2 ans d’espérance de vie en bonne santé : Les femmes vivent neuf mois de plus en bonne santé en 2017. En 2017, l’espérance de vie en bonne santé, c’est-à-dire le nombre d’années que peut espérer vivre une personne sans être limitée dans ses activités quotidiennes, s’élève en France à 64,9 ans pour les femmes. Entre 2016 et 2017, cet indicateur a progressé de 0,8 an, tandis que l’espérance de vie à la naissance est restée stable, atteignant 85,3 ans. Les femmes vivent ainsi plus longtemps en bonne santé, contrairement aux hommes au cours de la même période. L’espérance de vie en bonne santé de ces derniers a reculé de 0,1 an pour atteindre 62,6 ans en 2017, tandis que leur espérance de vie à la naissance est passée de 79,3 ans en 2016 à 79,5 ans en 2017. Au cours des dix dernières années, l’espérance de vie en bonne santé est restée stable pour les hommes, tandis que pour les femmes, la tendance est plutôt à la hausse depuis 2012. Cette tendance récente restant à confirmer dans les prochaines années.

– Plus de 85% des Français souhaitent vieillir chez eux : et si on s’attaquait sérieusement au sujet ?
Lien : https://www.linkedin.com/pulse/plus-de-85-des-fran%C3%A7ais-souhaitent-vieillir-chez-eux-et-arnoux

– DÉPENSES DÉPARTEMENTALES D’ACTION SOCIALE EN 2018 Un pacte financier respecté… mais à quel prix ?
Les neuf dixièmes des aides départementales accordées aux personnes âgées correspondent à l’APA, qui est allouée à 1,3 million de bénéficiaires en décembre 2018. Ce nombre continue d’augmenter en 2018 (+1,2 %) mais à un rythme légèrement plus faible qu’en 2017 (+2,0 %) et 2016 (+1,7 %), années au cours desquelles la loi d’adaptation de la société au vieillissement (ASV) pourrait avoir eu un effet sur lenrecours à l’APA. L’APA à domicile est en majorité consacrée au financement partiel ou intégral de l’emploi à domicile de tierces personne et concerne six allocataires de l’APA sur dix, soit 777 600 personnes âgées vivant à domicile fin 2018 (+1,1 % en un an). L’APA permet également, pour ses bénéficiaires résidant en établissement, d’acquitter une partie du tarif dépendance. En décembre 2018, 548 000 personnes âgées vivant en établissement en bénéficient, soit 41 % de l’ensemble des allocataires de l’APA. Leur nombre augmente également en 2018 (+1,3 %).Lorsqu’elles ne bénéficient pas de l’APA, les personnes âgées peuvent percevoir, sous condition de ressources, une aide à domicile sous forme de services ménagers (aide financière ou accordée en nature). C’est le cas, fin 2018, pour 17 200 personnes âgées qui ont un droit ouvert à l’aide ménagère. Cette prestation a fortement diminué lors de la création de l’APA, et est en constante baisse depuis (-6,5 % par an)
En réumé : Les personnes âgées ont bénéficié, fin 2018, de 1,47 million d’aides sociales départementales, un chiffre en hausse de 1 % par rapport à 2017. Ces prestations comprennent 54 % d’aides à domicile et 46 % d’aides à l’accueil. L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) représente 90 % de l’ensemble des aides aux personnes âgées : 777 600 bénéficiaires à domicile et 548 000 en établissement. Fin 2018, 124 100 personnes âgées perçoivent l’aide sociale à l’hébergement (ASH), soit 8 % des aides aux personnes âgées.

59 % des bénéficiaires de l’APA en établissement sont très dépendants
Les bénéficiaires de l’APA en établissement sont globalement plus dépendants que ceux vivant à domicile. En effet, 59 % des premiers sont très dépendants et classés en groupe iso-ressources (GIR) 1 ou 2, selon la grille AGGIR, contre 19 % des bénéficiaires de l’APA à domicile.

– La perte d’autonomie des personnes âgées à domicile - Quelles disparités entre départements ?
Source DREES ; lien internet : https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/etudes-et-statistiques/publications/les-dossiers-de-la-drees/article/la-perte-d-autonomie-des-personnes-agees-a-domicile-quelles-disparites-entre

Grâce à l’enquête Vie quotidienne et santé (VQS) réalisée en 2014, la perte d’autonomie des personnes âgées vivant à domicile peut être comparée entre les départements français (hors Mayotte), pour divers indicateurs de limitations fonctionnelles, restrictions d’activité, ou recours à des aides professionnelles ou de l’entourage.
Dans l’Ouest de la France (Bretagne, Pays de la Loire, Centre-Val de Loire), jusqu’aux départements de l’Ouest de l’Ile-de-France, les prévalences de la perte d’autonomie à domicile sont faibles. Elles s’accompagnent d’un faible recours à l’aide professionnelle et de l’entourage. À l’inverse, les départements ultra-marins, le nord et le nord-est de la France, et une grande partie de la moitié sud de la France combinent de fortes prévalences de la perte d’autonomie à domicile et un fort recours à l’aide. Les limitations cognitives sont plus fréquentes dans les départements du sud, alors que les prévalences des limitations physiques sont plus élevées dans le nord et le nord-est de la France.
Ces disparités de besoins et de recours à l’aide peuvent être liées à l’offre proposée sur le territoire pour prendre en charge la perte d’autonomie. Les territoires où le taux d’équipement en établissements est faible ont une prévalence des incapacités à domicile forte. Les départements où l’aide professionnelle à domicile est importante sont aussi ceux où les besoins sont élevés.

Pour s’informer par internet sur les questions de l’âge

Liste des sites internet indispensables

Ces sites sont pour la plupart gratuit et délivre des newsletter fort utiles et sont présent sur les réseaux sociaux. Certains proposent des flux RSS, très pratiques pour être alerté d’informations nouvelles. (les flux RSS sont gérés par des logiciels spécialisés ou maintenant les navigateurs).

1- Trois sites incontournables :

– Pour les personnes âgées ; https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/
Flux RSS
Portail national d’information pour l’autonomie des personnes âgées et l’accompagnement de leurs proches, réalisé par la CNSA. Une banque de données indispensable.

– Santé.fr ; https://sante.fr/
Ce site est en cours de création, et ne couvre pas encore l’Occitanie.
Santé.fr est le moteur de recherche du Service Public d’Information en Santé, porté par le Ministère des Solidarités et de la Santé, les agences et autorités publiques. Aujourd’hui, on y trouve déjà plus de 250 000 professionnels, établissements, services de santé et plus de 5000 articles sur vos préoccupations en santé.

– Gérontopole de Toulouse : https://www.chu-toulouse.fr/-gerontopole-891-
Le Gérontopôle du CHU de Toulouse a pour objectifs de fédérer autour d’une même structure des équipes de recherche et des cliniciens afin de dynamiser la recherche, la prévention et de promouvoir la santé des personnes âgées.

2- Les sites « coups de coeur » gratuit, abonnement news et flux RSS,

–Seniors acteurs des territoires dans un société pour tous les âges. : http://www.or-gris.org/
News+ flux RSS
Ce site vous apporte : Une meilleure connaissance des publics retraités, leurs potentialités, leurs besoins : approche concrète du public ; donner les moyens de dépasser les stéréotypes, approche adaptée. Un présentation d’initiatives locales, innovantes et remarquables à diffuser, à mettre en débat : bonnes pratiques concernant différents domaines d’intervention : Habitat/hébergement, services par et pour les seniors, actions intergénérationnelles, seniors actifs (professionnels et volontaires), nouvelles technologies ; pointer les initiatives remarquables pour partager et débattre, les initiatives ou les seniors sont "acteurs" .

– Inter CVS 91 http://eluscvs91.over-blog.com/
News+ flux RSS
Blog d’un Réseau d’élus de Conseils de Vie Sociale, ce site est orienté perte d’autonomie, indispensable pour les mandatés CDCA, CCAS, CVS….

–SWEET HOME : https://sweet-home.info/a-propos/
News + Flux RSS
Sweet Home est un média dédié à la Silver économie et aux enjeux de la transition démographique. Ce site outre des services aux professionnels, cherche à avoir un regard novateur sur la question de la transition démographique.

– Happy Visio ; https://happyvisio.com/
News
Le premier site de conférences sur le Web et d’ateliers personnalisés.
Pour faciliter l’accès à la formation et à l’information et pour répondre aux préoccupations de chacun, quelque soit son lieu d’habitation, HappyVisio, propose des conférences et des ateliers par visioconférence. Grâce à la plateforme développée par HappyVisio, vous pourrez vous former, vous informer et échanger avec l’animateur et les autres participants sur un large choix de thématiques.

– GérontoLiberté http://free.geriatrics.overblog.com/
Un site tenu par Bernard Pradines Gérontologue, qui publie une news décapante.

3- Les sites gratuits indispensables pour suivre l’actualité des retraités

– Notre temps : https://www.notretemps.com/
News quotidienne
Ce site qui émane de la revue la plus ancienne s’adressant aux séniors, se veut très pratique et très polyvalente. S’abonner à sa newsletter permet d’éviter de « louper » une information sur toutes les politiques liées aux retraités, (retraites, perte d’autonomie, santé..)

– ViVa presse : https://www.vivamagazine.fr/
News et flux RSS
Ce site est l’un des plus complet et est lié à la revue Viva liée aux Mutuelles.
Véritable référence en matière de santé et de protection sociale, VIVA est un magazine de santé mutualiste indépendant. Sauf exception signalée, les articles présents sont écrits par des journalistes professionnels titulaires de la carte de presse et spécialisés dans leur domaine d’’intervention. Médecins, chercheurs, journalistes, responsables syndicaux, acteurs sociaux... Tous ceux qui lient leurs activités au progrès social et au développement de notre système de santé considèrent VIVA comme un vecteur de leurs projets.

– Silver Eco : https://www.silvereco.fr/
News + flux RSS
Portail national d’information de la Silver Economie, il est un média d’information qui référence les produits et services du bien-vieillir depuis sa création en 2008. Toutes les actualités et l’agenda du secteur y sont diffusés, mais aussi des dossiers thématiques, des tribunes d’experts…
Une version imprimée de l’Annuaire national de la Silver Economie est éditée chaque année depuis 2014, un ouvrage qui se complète d’un guide pratique avec des fiches repères sur la Silver économie. Il s’accompagne du Guide du Bien-Vieillir : Ma Vie en Silver.

– Age Village ; http://www.agevillage.com/
News et flux RSS
Ce site se veut un site d’information pour les séniors et les aidants. Depuis 2000, l’équipe d’Agevillage cherche, vérifie et met en ligne chaque semaine toutes les actualités sur le bien vieillir. Elle informe sur les services qui aident à rester autonome et accompagnent handicaps et fragilités, épaulée par son réseau d’experts (gériatres, gérontologues, avocats…).
L’une des animatrice de ce site promeut la méthode dite d’humanitude. En facilitant le décryptage des situations difficiles, l’Humanitude donne des outils pour apaiser le tête à tête avec la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer.

– Senior actu https://www.senioractu.com/
News
Ce site est généralistes et permet de recouper les informations d’autres sites.

4 Les sites spécialisés

– CNSA https://www.cnsa.fr/
Gratuit News mensuelle et flux RSS
Le site de cette vénérable institution doit être suivie avec le flux RSS, pour coller à l’actualité. Position de la CNSA, études nombreuses sur la perte d’autonomie des personnes âgées comme des handicapés.

–Gerontonews ; https://www.gerontonews.com/home.php
News quotidienne ; accès aux articles payants.
Gerontonews.com est un service entièrement dédié aux dirigeants d’EHPAD . Le but de Gerontonews est de proposer, chaque jour, l’essentiel de l’actualité dusecteur, mais aussi des contenus pratiques et utiles à la gestion de l’ établissement. Les news quotidienne permettent de suivre l’actualité professionnelle du secteur.

– TSA Travail Social Actualité https://www.tsa-quotidien.fr/?edition_date=2019-01-28&no_redirect=true
Payant, news quotidienne gratuite,
La revue qui traite du social et du medico social est une référence dans l’information du secteur. Les news quotidienne servent d’alerte et d’information.

– Data-DREES
Vous cherchez un chiffre sur la retraite, l’APA, etc. dans votre département, vous le trouverez là :
http://www.data.drees.sante.gouv.fr/ReportFolders/reportFolders.aspx

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