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CFDT Retraités Lot

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– On connait enfin les 9 causes du vieillissement
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– Le guide « bien vivre son âge »
Le guide « bien vivre son âge » Avec l’âge, notre corps évolue et de nouvelles situations apparaissent auxquelles il est nécessaire de s’adapter. En s’appuyant sur l’expertise de conseillers scientifiques, ce guide prend en compte les dimensions physiologiques, psychologiques et sociales des évolutions liées à l’avancée en âge. Lien :
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320 aides à domicile du Lot recevront une voiture Renault Clio V de fonction.
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– Prévention de la perte d’autonomie : des projets ?
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– L’analyse coûts-bénéfices des restrictions plaide pour des mesures différenciées par âge
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– Un vaccin contre le Covid ?
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– Qu’est-ce qui motive le personnel en Ehpad ?
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– Proches aidants des personnes en perte d’autonomie, handicap ou malades chroniques
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– Un déploiement plus large des tests antigéniques
Les tests rapides antigéniques (TRA) qui indiquent un résultat en moins d’une demi-heure peuvent désormais être réalisés dans une situation de dépistage individuel par les médecins, infirmiers, pharmaciens… lien : https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A14383?xtor=EPR-141
– Coronavirus : trois questions sur la dynamique de l’épidémie en France
Alors que le gouvernement pourrait mettre en place dès lundi de nouvelles restrictions dans Paris et d’autres métropoles, le point sur ce que l’on sait de la diffusion du Covid-19 dans l’Hexagone. Lien : https://tinyurl.com/yxbevt6d
– Arnaud Fontanet : "Les mesures contraignantes sont une forme d’échec"
Arnaud Fontanet, membre du Conseil scientifique Covid-19 et épidémiologiste. Il revient sur les dernières mesures plus contraignantes. Lien : .https://tinyurl.com/yy9fqmr4
— Projet de loi de finances : quelles mesures pour les particuliers ?
Simplification du versement des aides au logement, évolution du dispositif MaPrimeRénov’ pour la rénovation énergétique des habitations, reconduction du bonus écologique pour l’achat d’un véhicule électrique, ticket de restaurant universitaire CROUS à 1 € pour les étudiants boursiers, augmentation du nombre de parcours d’accompagnement vers l’emploi, renforcement les places d’hébergement d’urgence. Lien avec l’article https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A14350?xtor=EPR-141
— Un service en ligne destiné aux aidants et mis en place par l’Assurance retraite
Depuis le 1er octobre 2020, l’Assurance retraite, en partenariat avec le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc), propose un service en ligne permettant à chacun de définir son profil d’aidant et d’être conseillé en fonction de sa situation. https://www.lassuranceretraite.fr/portail-info/hors-menu/annexe/salaries/aidants.html
— visio-conférence de l’Agence des Médecines Complémentaires et Alternatives (A-MCA)
“Favoriser l’essor des pratiques bénéfiques tout en luttant contre les dérives en santé.”
https://www.youtube.com/watch?v=3F6CF3m1Thw&ab_channel=AgencedesMCA
— Vidéeo explicatives concernant la pandémie
Conférence de l’institut Pasteur : ,https://tinyurl.com/y4x9hswe
— "S’adapter aux changements climatiques - Agir pour mieux anticiper les évolutions ".
Étude complète de l’Ademe : // https://tinyurl.com/y6gjkrks
– Quand France culture explore la vieillesse
Du lundi 12 octobre au jeudi 15, le documentariste Jérôme Sandlarz a proposé quatre longs regards sur "vieillesse et dépendance". L’histoire des maisons de retraite, la vie d’un Ehpad, la sexualité et le village Alzheimer des Landes sont au menu de cette série d’émissions de France culture. https://www.lemediasocial.fr/quand-france-culture-explore-la-vieillesse_MKM0tL et
https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/vieillesse-et-dependance-la-vie-sous-contrainte-14-linvention-de-lhospice
– Pour faire le point sur les avancées concernant le vaccin anti covid
https://media.lesechos.fr/infographie/vaccins-covid/
 ? – Première vague de Covid-19 : le profil des patients hospitalisés
https://www.vie-publique.fr/en-bref/276569-premiere-vague-de-covid-19-le-parcours-des-patients-hospitalises#xtor=EPR-696
– Comment certains Ehpad ont réussi à protéger leurs résidents de l’épidémie de Covid-19
lien : https://tinyurl.com/y4hnl59p

Actualité du virus

– Deux tableaux présentent la situation des départements de l’Occitanie
L’ARS et le Préfet du Lot s’alarme de la circulation active du virus. Si le Lot est moins touché que ses départements voisins son taux d’incidence (nombre de test positifs rapportés à la population) continue à progressser. Les deux tableau ci dessous tentent de donner une synthèse de la situation.
L’un présente les données hospitalières (Hospitalisation, réanimations, guérisons, décès à l’hôpital depuis le 1er mars) ainsi que les taux rapportés à la population du département. En dernière colonne le fameux taux d’incidence dont il est question bien souvent.(source ARS)
Le second tableau donne les évolutions des décès depuis le 1er mars 2020 toute cause confondue, comparé avec ceux de 2019 pour la même période, par tranche d’âge.

– Les lieux de dépistages du COVID
Le dépistage se fait à Cahors, Gourdon, Souillac, St Céré, Figeac, Capdenac Gare… Les adresses sur la Carte détaillée de l’Occitanie et de la France sur le lien :
https://www.occitanie.ars.sante.fr/covid19-un-test-de-depistage-des-les-premiers-symptomes
— limitez vos contacts pour éviter des mesures radicales, recommande le Conseil scientifique
Notre temps du 02 octobre faut limiter le nombre de gens qu’on côtoie, notamment la famille et les amis, pour éviter que l’épidémie de Covid-19 devienne hors de contrôle et ne nécessite des mesures plus drastiques, recommande le Conseil scientifique.
"Aujourd’hui, le ralentissement de la circulation du virus reste à portée de main, mais plus pour très longtemps sans doute", met en garde l’instance qui conseille les pouvoirs publics dans cet avis daté du 22 septembre mais seulement publié jeudi soir.
Alors que l’épidémie repart à la hausse, avec la menace d’une saturation du système hospitalier, le Conseil scientifique définit quatre options pour agir, de la plus minimaliste (aucune mesure supplémentaire) à la plus radicale (couvre-feu voire confinement, au moins territorial).
Il se prononce pour la troisième option, "une addition de mesures +modérées+, faisant appel à l’adhésion volontaire et, en cas de besoin, à des mesures contraignantes".
"A ce stade de l’épidémie, le Conseil scientifique n’envisage pas de proposer l’option 4 (couvre-feu voire confinement, ndlr) au plan national, mais ne peut en exclure son utilisation dans certaines métropoles et bien sûr en cas de dégradation ultérieure", prévient-il toutefois.
Selon ses recommandations, "les personnes sont fortement invitées à limiter volontairement le nombre de leurs contacts sociaux au cours d’une période donnée, notamment lors de réunions familiales et amicales, qui sont identifiées comme des moments de contamination car la distance physique et le port du masque y sont moins respectés".
En outre, "le nombre de personnes autorisées à se rassembler peut être réduit dans certains territoires, qu’il s’agisse de rassemblement publics ou de réunions privées, lors d’événements sportifs, culturels ou festifs par exemple".
"Les bars et restaurants ont été identifiés comme des lieux de contamination même si des données restent rares", assure le Conseil. Il y prône "un respect plus strict des règles de distanciation physique ainsi que l’instauration d’horaires d’ouverture limités".
Entre la rédaction de l’avis et sa publication, certaines de ces mesures ont déjà été prises par le gouvernement pour les régions les plus touchées.
Selon le Conseil scientifique, les mettre en oeuvre maintenant peut éviter de devoir en prendre des plus radicales par la suite.
"Tout retard se traduirait par la nécessité, pour produire les mêmes effets, de mesures ultérieures plus fortes et de plus longue durée que celles qui auraient été prises plus tôt", souligne-t-il.

Actualités du pouvoir d’achat

– suppression de l’ISF : les revenus des 0,1 % les plus riches ont explosé
Un rapport sur les effets des réformes Macron sur le capital fait ce constat, alors que le gouvernement cherche à convaincre de l’intérêt de nouvelles mesures proentreprises.
C’est un rapport hautement inflammable, à l’heure où l’épidémie de Covid-19 fait basculer de plus en plus de ménages modestes dans la pauvreté et où l’exécutif assume de donner la priorité à des mesures proentreprises dans son plan de relance pour doper l’économie et l’emploi. La suppression de l’impôt sur la fortune (ISF) et l’instauration de la « flat tax » au début du quinquennat ont eu pour effet de faire fortement augmenter les revenus des 0,1 % de Français les plus aisés, tandis que la distribution de dividendes, de plus en plus concentrée, a explosé.
– La « génération Covid » : une génération sacrifiée ?
Dévoilés le 8 octobre 2020, les résultats du premier baromètre de l’éducation, conduit par la fondation des Apprentis d’Auteuil et Opinionway, dressent le portrait d’une jeunesse malmenée par la crise du Covid-19, en particulier en termes de formation et d’emploi. L’occasion, pour la fondation, de rappeler l’urgence de proposer des dispositifs permettant la mise en lien des différents acteurs de l’éducation, tout en développant une politique de soutien à la parentalité.
– Du PIB au PIB ressenti : en retrait sur le PIB, l’Europe dépasse désormais les États-Unis en bien-être monétaire
Insee du 9/10
Mesure et ressenti de la croissance sont souvent opposés l’un à l’autre et effectivement la progression du PIB ne reflète pas forcément l’évolution du niveau de vie qui est perçue par la population. Un indicateur de PIB « ressenti » vise à corriger ce décalage en valorisant la dimension monétaire du bien-être national à partir d’informations sur la diffusion de la croissance au sein de la population et des données d’enquêtes relatives à la satisfaction dans la vie des ménages.
Appliqué à l’Europe et aux États-Unis, cet indicateur de PIB ressenti éclaire d’un jour nouveau les évolutions comparées des deux continents. Alors que le PIB des États-Unis a triplé depuis 1980, le PIB ressenti états-unien tel que l’on peut ainsi l’évaluer serait resté quasiment stable sur la même période. A contrario, à l’exception des années récentes, dans la plupart des pays européens, PIB par tête et PIB ressenti ont évolué parallèlement si bien qu’en 2017, l’Europe dépasse désormais les États-Unis en bien-être monétaire.
Par ailleurs, les crises économiques durent plus longtemps mesurées par le PIB ressenti : dix ans après, le PIB ressenti européen n’avait toujours pas retrouvé son niveau d’avant la crise financière de 2008, contrairement au PIB qui n’a mis que deux ans à faire ce même chemin. Au sein de l’Europe, l’Allemagne a retrouvé dès 2011 son niveau de PIB ressenti d’avant crise, contrairement à la France qui a dû attendre 2017. lien : https://www.insee.fr/fr/statistiques/4797487
– 2/3 de l’épargne accumulée détenus par les 20 % les plus aisés
Le monde du 12/10/ Selon une étude du Conseil d’analyse économique, les 20 % des ménages les plus modestes non seulement n’ont pas réussi à épargner plus que d’habitude entre mars et août, mais ils se sont même globalement endettés.
Le plan de relance, et après ? Alors que l’examen du projet de loi de finances (PLF) 2021, qui porte ces mesures, devait débuter lundi 12 octobre en séance à l’Assemblée nationale, l’aggravation de la crise sanitaire et ses conséquences pour les plus modestes relancent le débat sur la nécessité de nouveaux dispositifs sociaux. Pour en savoir davantage sur la manière dont les Français ont consommé et épargné depuis le confinement selon leur niveau de richesse, le Conseil d’analyse économique (CAE), un think tank rattaché à Matignon, devait publier lundi une étude détaillée, que Le Monde a pu consulter.
— Retraites complémentaires : les pensions seront gelées un an
Source Notre tempos du 11/10 / Les pensions complémentaires des 13 millions de retraités ex-salariés du privé ne seront pas augmentées au 1er novembre. Le temps du gel des retraites complémentaires est revenu. Les syndicats et le patronat gestionnaires du régime Agirc-Arrco, ont décidé, lors du CA de conserver tel quel le niveau des pensions pour les 12 prochains mois. La valeur du point servi aux retraités restera donc identique à celle fixée au 1er novembre 2019, soit 1,2714€.
Pourquoi ce gel des pensions ? "Du fait du contexte de crise sanitaire et conformément à l’accord du 10 mai 2019, les partenaires sociaux du conseil d’administration de l’Agirc-Arrco ont décidé de maintenir le niveau des pensions" indique le communiqué du régime. Les syndicats et le patronat avaient signé le 10 mai 2019 un accord fixant les règles d’évolution des pensions pour quatre ans. Leur souci était alors de garantir l’équilibre financier, tout juste retrouvé de l’Agirc-Arcco, sans pénaliser le pouvoir d’achat des retraités. L’accord prévoyait que le retraites évoluent selon l’inflation mais avec deux limites : Premièrement, si la hausse des prix est supérieure à celle des salaires, les retraites évoluent comme les salaires. Deuxièmement, les pensions ne peuvent diminuer.
L’équilibre du régime Agirc-Arrco dégradé par la crise Alors que le régime avait redressé ses finances en 2019... la crise le fait replonger. Le déficit du régime complémentaire pourrait dépasser 6 milliards d’euros en 2020. "Les dernières projections réalisées ne permettent plus de réunir les conditions d’un minimum de six mois de réserves à horizon 2033". Le CA fixe habituellement la valeur d’achat du point, à effet du 1er janvier de l’année suivante. Pour l’heure, il a préféré reporter sa décision.
– 70 % des personnes pauvres en 2016 le restent l’année suivante, une persistance en hausse depuis 2008
En France métropolitaine, une personne sur sept vit sous le seuil de pauvreté monétaire. Ces situations sont souvent durables et la persistance d’une année sur l’autre a tendance à augmenter entre 2008 et 2017. 70 % des personnes pauvres en 2016 sont toujours dans cette situation l’année suivante, alors que 63 % des personnes pauvres en 2008 l’étaient toujours en 2009. Cette persistance de la pauvreté est particulièrement élevée pour les personnes peu ou pas diplômées, les enfants et les personnes âgées de plus de 65 ans. Si un tiers des individus pauvres une année ne le sont plus l’année d’après, leur sortie de la pauvreté n’est pas toujours durable. Sur quatre ans, seules 20 % des personnes pauvres la première année ne le sont plus au cours des trois années suivantes, 40 % restent, à l’inverse, durablement pauvres et 40 % alternent pauvreté et non-pauvreté. Cette répartition est stable entre 2008 et 2017. Le risque de basculer dans la pauvreté une année donnée pour les personnes vivant au-dessus du seuil de pauvreté monétaire les trois années précédentes est faible, 3 % en 2017. Ce risque s’accroît très sensiblement pour les personnes ayant déjà connu un épisode de pauvreté dans les trois années précédentes et avec le nombre d’années déjà passées dans la pauvreté.
Lien : https://www.insee.fr/fr/statistiques/4802040
– En 2018, les inégalités de niveau de vie augmentent
source Insee ; lien : https://www.insee.fr/fr/statistiques/4659174?sommaire=4774594
En 2018, en France métropolitaine, le niveau de vie médian de la population s’élève à 21 250 euros annuels, soit 0,3 % de plus qu’en 2017 en euros constants. Il poursuit sa lente progression depuis cinq ans, après avoir diminué à la suite de la crise économique de 2008. Les 10 % de personnes les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 11 210 euros. Les 10 % les plus aisées ont un niveau de vie au moins 3,5 fois supérieur, au-delà de 39 130 euros.

— Tableau mis à jour sur la perte de pouvoir d’achat des retraités

Actualités de la protection sociale

– Payer 18 euros pour passer aux urgences : ça changera quoi ?
"Ce forfait est une mesure de simplification, plaide le ministère de la Santé, pas d’économies." Aujourd’hui lors d’un passage aux urgences, la plupart des patients s’acquittent d’un ticket modérateur : 20% du coût de chaque acte pratiqué. C’est transparent pour le malade car la complémentaire prend en charge sans qu’il y ait besoin d’avancer les frais. Mais le coût varie avec le nombre d’actes pratiqués, et le calcul peut vite devenir complexe. "Au final, expliquait Thomas Mesnier, le rapporteur général du Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), on s’est rendu compte que 30% seulement est factures étaient recouvrées. Et le système était illisible pour le patient qui n’avait aucune idée de combien il aller payer via sa mutuelle à sa sortie." Illisible et coûteux pour l’hôpital. Le gouvernement a donc décidé de remplacer ce système de ticket modérateur par un système de forfait unique, pour quasiment tout le monde, pris en charge par les complémentaires. Le but est de simplifier les choses : un reste à charge unique plafonné à 18 euros, alors qu’avec le ticket modérateur c’est 19 euros en moyenne dans le public et 20 euros dans le privé. Les femmes enceintes seront bien exonérées, mais pas les affections longue durée
– PLFSS ; avancées importantes, la CFDT demeure vigilante et exigeante
communiqué CFDT du 6/10/ La CFDT a porté une appréciation favorable sur le PLFSS (projet de loi de financement de la sécurité sociale) 2021 lors de la consultation des conseils d’administration des caisses de Sécurité sociale du 5 octobre 2020. Elle a ainsi exprimé son soutien à trois dispositions majeures :
· La traduction en termes financiers des engagements pris dans le cadre du Ségur de la santé qui reconnaissent enfin les qualifications des personnels de santé, dont chacun a pu mesurer l’engagement au plus fort de la crise. Ces mesures doivent mettre un terme aux errements des années passées qui ont conduit notre système de santé au bord de l’asphyxie.
· La création d’une cinquième branche de la Sécurité sociale qui ouvre la voie d’une meilleure structuration de l’accompagnement de la perte d’autonomie.
· Le doublement du congé de paternité et accueil de l’enfant. Une étape est franchie même si nous maintenons notre revendication d’un congé de deux mois quelle que soit la forme de parentalité, afin de réduire les inégalités entre les femmes et les hommes.
Cette appréciation de la CFDT ne constitue pas pour autant un blanc-seing au gouvernement.
Beaucoup reste à faire dans le prolongement du Ségur, notamment en direction des personnels des établissements sociaux et médico-sociaux. La CFDT s’y attachera.
La CFDT demeure également déterminée à obtenir la création d’un fonds pour la reconnaissance de l’exposition au COVID 19 de tous les travailleurs qui ont été exposés, souvent mal protégés, pendant l’urgence sanitaire.
S’agissant de la branche autonomie, la CFDT ne se contentera pas de la simple juxtaposition sur le seul plan comptable de ce qui se faisait déjà en matière de perte d’autonomie. De nouvelles ressources doivent lui être affectées. C’est pourquoi elle réitère sa demande d’une reprise des déficits des organismes de Sécurité sociale par l’État et l’affectation à la CNSA d’une partie des ressources dédiées à la CADES.
Elle renouvelle également sa proposition de taxer au premier euro l’ensemble des héritages et donations. Une telle contribution de 1% apporterait 2,5 à 3 Milliards d’euros, sans pour autant pénaliser sensiblement les transmissions (10 € pour une transmission de 1000€).
La CFDT portera ces propositions lors de l’examen parlementaire.
– Aide et soins à la personne : accidents du travail et maladies
L’Assurance maladie – qui gère la branche AT/MP de la sécurité sociale – a publié, le 6 octobre, les chiffres 2019 des accidents du travail et maladies professionnelles. Comme chaque année, les activités d’aide et de soins à la personne sont toujours parmi les secteurs les plus touchés.
En matière d’accidents du travail, la sinistralité est globalement en baisse sauf dans certains secteurs comme les services où les accidents du travail augmentent. Ainsi, dans le secteur de l’action sociale, ils enregistrent une hausse de 1,3 %.
Tous secteurs confondus, les maladies professionnelles ont augmenté de 1,7 % en 2019. Les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont à l’origine de 88 % de ces maladies. En 2019, face à l’enjeu de santé publique que représentent les troubles musculo-squelettiques et le mal de dos, le programme en ligne conçu pour aider les entreprises impactées par les TMS a été poursuivi. 7 858 établissements, fortement impactés par les TMS et justifiant l’intervention de la branche AT/MP, ont été identifiés, sur des secteurs d’activités prioritaires : aide et soin à la personne en établissement et à domicile, BTP, transport logistique, industrie agroalimentaire, commerce et grande distribution, propreté.

Actualités des retraites

– Etude d’impact de modifications paramétriques du régime de retraite complémentaire Ircantec : une analyse sur cas types
Le numéro 8 de Questions Retraite & Solidarité – Les cahiers présente une étude qui décrit et analyse plusieurs indicateurs susceptibles d’aider à évaluer l’impact de modifications des paramètres de pilotage de l’Ircantec (Institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l’État et des collectivités publiques), le régime de retraite complémentaire des contractuels de la fonction publique. Ces indicateurs sont le taux de cotisation moyen sur la carrière, le niveau moyen de pension brut, le taux de remplacement, le délai de récupération, l’espérance de vie à la retraite et le taux de rendement interne (TRI). Ils sont calculés pour 5 générations (1960, 1970, 1980, 1990 et 2000) et 4 cas types représentatifs des affiliés de l’Ircantec : un praticien hospitalier à plein temps ; un employé d’un établissement public ; une femme travaillant à temps partiel ou titulaire à temps non complet dans la fonction publique territoriale ; et une personne commençant sa carrière comme contractuel dans la fonction publique.
Les indicateurs dépendent notamment de la durée de carrière relevant de l’Ircantec, du revenu soumis à cotisation mais également de la présence ou non d’une décote ou d’une surcote. De manière générale, le taux de remplacement et le TRI tendent à baisser au fil des générations. De même, la mise en place de modifications paramétriques visant à améliorer la solvabilité du régime dégrade la situation des affiliés. Ainsi, une baisse du rendement du régime entraîne une diminution de la pension brute, du taux de remplacement et du TRI. Ces indicateurs sont notamment intéressants en ce qu’ils permettent non seulement d’évaluer les conséquences des modifications paramétriques sur l’équilibre financier du régime à court et long terme, mais aussi d’illustrer leur impact sur la situation de ses assurés et d’éclairer les problématiques d’équité intergénérationnelle.
Source : https://retraitesolidarite.caissedesdepots.fr/content/questions-retraite-solidarit-les-cahiers-n-8-septembre-2020
– Retraites : un déficit supérieur à 25 milliards d’euros en 2020
Le monde du 13/10/ Dans une note d’étape produite à la demande du premier ministre, que « Le Monde » a pu consulter, le Conseil d’orientation des retraites dresse un état des lieux du système de pensions consécutif à la récession économique due à la crise sanitaire.
La dégradation se confirme. En 2020, le système de retraites pourrait afficher un déficit de 25,4 milliards d’euros, soit 1,1 % du produit intérieur brut (PIB), selon cette « note d’étape ». Demandé par le premier ministre Jean Castex, cet état des lieux parvient à des estimations légèrement inférieures à celles qui avaient été divulguées en juin par la même instance : à l’époque, le COR tablait sur un déséquilibre de 29,4 milliards d’euros. Ces résultats, qui doivent être présentés jeudi 15 octobre, montrent combien la récession a affecté les comptes de nos dispositifs de protection sociale. En 2019, le trou était beaucoup moins important : ? 1,9 milliard d’euros.

Actualités de l’autonomie

– expérimentation de dispositifs de soutien au domicile renforcé
Un arrêté, publié au Journal officiel le 16 octobre, autorise l’expérimentation, pour trois ans, de dispositifs renforcés de soutien au domicile (DRAD) pour les personnes âgées. L’expérimentation porte sur 23 projets dans dix régions. Portés par la Croix-Rouge française, le groupe Hospitalité Saint-Thomas de Villeneuve (HSTV) et la Mutualité française, ces dispositifs visent à permettre le maintien à domicile de personnes dont l’état de santé ou la perte d’autonomie pourraient nécessiter une admission en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Les services proposés permettent d’assurer des prestations proches, voire identiques, à celles proposées en Ehpad pour les personnes qui vivent à domicile à temps plein. Ils comprennent, notamment, une aide à la vie quotidienne, une prise en charge soignante, la continuité du projet de vie de la personne ou encore des services d’accompagnement des aidants. L’ensemble du dispositif est détaillé dans un cahier des charges annexé à l’arrêté. Le dispositif associe tous les acteurs concernés, dont les services d’aide et d’accompagnement à domicile (Saad) et les services polyvalents d’aide et de soins à domicile (Spasad). Lien avex l’arrêté : https://www.lemediasocial.fr/hulkStatic/EL/ELI/2020/10/fe2d269cf-ad2c-4488-b791-b68fb4640d19/sharp_/ANX/joe_20201016_0252_0022.pdf
– Aide à domicile : l’annonce d’une hausse des salaires ?
Le gouvernement va débloquer 200 millions d’euros pour que les aides à domicile puissent bénéficier d’une hausse de salaire d’environ 15 %, a annoncé, le 16 octobre, la ministre déléguée chargée de l’autonomie, Brigitte Bourguignon.
– Le bonus « inclusion handicap » s’ouvre aux établissements d’accueil du jeune enfant
Une circulaire de la CNAF du 15 octobre 2020 élargit le champ des enfants handicapés entrant dans le calcul du bonus "inclusion handicap". Auparavant, seuls les enfants bénéficiaires de l’AAEH permettaient aux établissements de le percevoir.
– Personnes âgées : comment améliorer le libre choix ?
Media social du 22/10/ Comment prendre en compte les choix des personnes âgées ? Comment parvenir à recueillir leurs desiderata, même - et surtout - quand elles ont du mal à s’exprimer ? Ces questions sont souvent dans les discussions des professionnels mais aussi des familles. Pour avancer concrètement sur tous ces enjeux qui sont devenus plus acérés avec le confinement, le Cercle Vulnérabilités et société a proposé à la ministre Brigitte Bourguignon de constituer un groupe de travail pour définir des propositions, ce qui a été accepté. « Plutôt que d’être dans une réponse binaire, il faudra sans doute définir plusieurs degrés dans le libre choix en tenant compte de l’état de santé cognitif des personnes », prédit Nicolas El Haïk-Wagner, coanimateur du groupe de travail avec Édouard de Hennezel (tous deux responsables du Cercle) et les sociologues Thierry Calvat et Tanguy Châtel. Une vingtaine d’organisations spécialisées sont associées à ce groupe de travail qui devrait rendre fin novembre ses conclusions aussi bien pour le domicile que pour les institutions. Elles pourraient être, du moins pour partie, intégrées dans le projet de loi Grand âge.
– Les résultats de l’étude nationale de coûts 2018 des EHPAD
Les résultats de l’étude nationale de coûts 2018 sont très proches de ceux de l’étude de coût 2017.
En 2018, le coût moyen d’une journée de prise en charge en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) en fonction du profil des résidents accueillis variait entre 83€ et 133 € par jour, selon l’état de santé et le degré d’autonomie des résidents (soins de ville inclus, mais hors charges financières et de structure immobilière). Pour 63% des résidents, ce coût se situait entre 100 € et 120 €. Il ne s’agit pas du coût facturé aux résidents, mais du coût de fonctionnement de l’établissement. Ce coût est légèrement supérieur à celui constaté en 2017 (en moyenne + 1,3 %).
Cette augmentation est logique puisqu’elle résulte de l’évolution des financements alloués aux EHPAD. En 2018, les EHPAD ont reçu 72,4 millions d’euros supplémentaires pour renforcer la présence de personnel soignant auprès des résidents.
L’étude nationale de coûts précise l’utilisation qu’en ont fait les EHPAD.
Revalorisation dans l’aide à domicile : L’AD-PA formule des propositions complémentaires
"Un premier pas qui en appelle d’autres" Publié le 22 octobre 2020 :
Par amendement au PLFSS le gouvernement propose de débloquer 150 millions en 2021 (puis 200 millions à compter de 2022) pour revaloriser les salaires des professionnels exerçant en service à domicile.
Cela constitue un premier pas, mais celui-ci doit en appeler d’autres, dans la mesure où cette hausse est nettement insuffisante.
L’AD-PA tient, en effet, à attirer l’attention sur la situation extrêmement dégradée que continue de vivre les professionnels des services à domicile, alors qu’ils font front contre le coronavirus depuis la première heure.
Il y a plus de 2 ans et demi, début 2018, l’ensemble des organisations syndicales et l’AD-PA tiraient la sonnette d’alarme à l’occasion de journées de grèves inédites dans ce secteur pour dire que ce dernier était proche du point de rupture.
Ce point de rupture est aujourd’hui atteint avec des désaffections de plus en plus nombreuses de salariés allant vers des reconversions professionnelles pour quitter ce secteur d’activité, en raison des conditions de travail dégradées et des perspectives de carrière réduites en raison notamment des faibles rémunérations. La responsabilité de cette désaffection est imputable à l’État et les Départements qui respectivement agréé la principale convention collective et fixe les tarifs annuels des services.
Le constat est partagé par l’ensemble de la profession (professionnels des associations, de la fonction publique territoriale et hospitalière, et des entreprises) : statuts inadaptés, horaires coupées, SMIC à vie… Enfin, si l’État a mis en place des mesures permettant de lever certaines des difficultés matérielles et financières auxquelles les professionnels des établissements sont confrontés, il n’en est toujours rien pour ceux des services à domicile : dotations en masques et gants indispensables et des surcoûts dus à la gestion de la crise non pris en charge.
Au-delà de la question des revalorisations salariales, le secteur de l’aide à domicile doit donc connaître rapidement de nouvelles avancées pour créer de nouvelles vocations et permettre de renforcer l’accompagnement des personnes âgées vulnérables, .
Les propositions de l’AD-PA :
• Il y a urgence à mettre en œuvre au sein du secteur de l’aide à domicile des mesures équivalentes à celles récemment engagées au sein des établissements :
• Assurer l’effectivité du versement de la prime COVID dans tous les départements et à hauteur de celles des établissements
• Accorder des revalorisations salariales équivalentes à celles des salariés des établissements, tout statut confondu
• Agréer dans l’immédiat les avenants 43 et 44 de la convention collective de la branche de l’aide à domicile pour impulser une dynamique à l’ensemble du secteur
• Prendre en charge les surcoûts matériels et RH dus à l’épidémie
• Mettre fin aux jeux de pouvoir entre État et Département
• Mettre en place un financement pérenne du secteur (30 €)
• Mettre en place un dispositif de formation initiale et continue avec le concours des Conseils régionaux

– la branche autonomie n’a pas fini de faire débat
En séance publique à l’Assemblée nationale à compter de ce mardi 20 octobre, le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), dans son article 16, détaille quelque peu les contours de la nouvelle branche dédiée à l’autonomie. Des associations s’émeuvent déjà du périmètre couvert alors que le financement reste toujours fonction d’une loi grand âge en attente.
– Près de 451 M d’euros d’indemnisation pour soutenir l’emploi à domicile
Source ACOSS du 5/10/ Afin de tenir compte de l’impact de l’épidémie de coronavirus sur l’activité des salariés à domicile et des particuliers employeurs, un dispositif d’indemnisation exceptionnel a été mis en place par le gouvernement pour soutenir les populations de ce secteur. Les particuliers employeurs et les salariés à domicile ont pu bénéficier, pour les périodes de mars à août 2020 d’une indemnisation exceptionnelle de l’activité partielle (heures de travail prévues et non réalisées), à hauteur de 80 % du salaire net.
Les employeurs ont reçu, après une analyse de leur demande, le remboursement de l’indemnisation versée à leur salarié. Le montant total des indemnités versées s’élève à fin août à 451 millions d’euros (données provisoires à mi septembre). Plus de 93 % de ce montant est concentré sur les mois de mars, avril et mai 2020 – au-delà du mois de mai, le dispositif a été concentré sur les départements qui, du fait de leur situation sanitaire, continuaient à connaître des mesures de confinement.
Entre le mois de mars et le mois d’août (données provisoires), ont pu bénéficier du dispositif :
785 000 employeurs de service à domicile et 332 000 salariés à domicile en Cesu, pour un total de 198 millions d’euros ;
346 000 parents employeurs de garde d’enfant, 214 000 assistants maternels et garde d’enfants pour un total de 237 millions d’euros ;
16 millions d’euros pour les particuliers qui ont recours au service d’une structure mandataire. En parallèle de ce dispositif d’indemnisation, une opération de mise à disposition gratuite de masques chirurgicaux à destination des salariés à domicile travaillant auprès de personnes vulnérables a été mise en place en collaboration avec le Ministère des Solidarités et de la Santé auprès de 420 000 salariés intervenant auprès de particuliers employeurs fragiles.
– "Ehpad hors les murs" : le dispositif porté à Rennes prend son envol
Gerontonews du 13/10 Lancé il y a un an sur l’agglomération rennaise, le dispositif d’"Ehpad hors les murs" porté par l’Ehpad Saint-Louis fait partie des 23 expérimentations sélectionnées pour bénéficier d’un financement national sur trois ans. De quoi réjouir l’équipe projet, pour laquelle la réussite tient notamment à l’attention portée à la coopération entre partenaires de terrain.
Encore relativement confidentiels il y a quelques années, les initiatives d’Ehpad "hors les murs" ont fleuri à travers l’Hexagone, jusqu’à prendre le visage d’une expérimentation nationale avec 23 dispositifs dits "de soutien renforcé à domicile pour les personnes âgées" qui vont bénéficier d’un financement national de 20 M d’euros sur trois ans, dans le cadre de l’ "article 51".
– Voies de réforme de l’ASH pour le Haut conseil à la famille
(extraits du rapport) « Si on considère la nature du risque à couvrir (une dépense élevée d’hébergement qui concerne des personnes très vulnérables au soir de leur vie) et si l’on privilégie « la paix des familles » pour ne pas les exposer au conflit possible avec leurs enfants, on peut alors aménager voire supprimer le principe de subsidiarité. On doit alors assumer la charge financière qui en découlerait. La suppression de la subsidiarité dans l’ASH engagerait ainsi une dépense de l’ordre de 4 Md€. C’est une somme très élevée. Dans le contexte dégradé de nos finances publiques les marges de financement seront limitées et la priorité doit aller à l’offre et au soutien aux aidants. C’est en ce sens que le Conseil a conclu dans sa contribution à la concertation « Grand âge et autonomie », en proposant « de privilégier l’offre quitte à n’adopter que des mesures limitées et progressives de réduction du reste à charge en établissement »
– Instaurer une contribution sur les successions
La CFDT tient à souligner le grand intérêt du second rapport et de l’avis du Comité d’évaluation des réformes de la fiscalité du capital dont elle est membre : ces travaux ont porté sur la transformation de l’ISF en impôt sur la fortune immobilière (IFI) et la création du prélèvement forfaitaire unique (PFU) qui soustrait les revenus du capital financier au barème progressif de l’impôt sur le revenu. La CFDT continue de contester cette mesure dont le Comité peine d’ailleurs à démontrer les bienfaits annoncés sur l’investissement productif.
Mais d’autres impôts, non évoqués dans le rapport sont encore plus inégalitaires : de par la mission qui lui a été confiée, le Comité ne traite ni des principaux impôts sur le patrimoine que sont les taxes foncières – profondément inégalitaires-, ni des droits de succession qui ne s’appliquent qu’à une fraction très réduite des héritages et successions. La CFDT en appelle à une réforme d’ensemble de ces droits sans laquelle le patrimoine ne cessera de se concentrer : près de la moitié du patrimoine est détenue par 10 % des ménages en 2018.
Dans l’immédiat, alors qu’il y a urgence à dégager de nouvelles ressources pour améliorer significativement la prise en charge de la perte d’autonomie, la CFDT souhaite l’instauration d’une contribution de 1 % sur tous les héritages et donations dès le premier euro, soit par exemple 50 € sur une succession de 5 000 €, pour l’affecter à la CNSA.
Nous savons le sujet sensible dans l’opinion. La CFDT est certaine que dans un débat clairement mené, une majorité de ménages est prête à consentir à cette contribution au profit d’une prise en charge publique et solidaire de la perte d’autonomie.
Elle soutient les amendements au projet de loi de finances pour 2021 déposés en ce sens. Leur adoption constituerait un signal clair en faveur de davantage de justice sociale.
– Rencontre CFDT avec la ministre de l’Autonomie
Une délégation de la Confédération et de l’UCR a rencontré Madame Brigitte Bourguignon vendredi 9 octobre.
Elle a confirmé le lancement du « Laroque de l’autonomie » avant la fin du mois d’octobre et un projet de loi en début d’année 2021. Le périmètre est bien celui du grand âge. L’échange a également porté sur la question des métiers, la gouvernance locale et nationale, les relations État / département, le financement. Sur nombre de points pour nos interlocuteurs la question relève d’arbitrages au sein du gouvernement. Sur la question des disparités territoriales dans l’aide à domicile (prise en charge, évaluations, etc.), nous avons débattu de l’idée d’un tarif socle dans l’aide à domicile pour mettre un terme aux différences excessives. Cela a entraîné d’autres échanges sur les relations avec les départements et l’ambiguïté d’une situation pour laquelle il n’y a pas de pilotage unifié entre l’Etat et les départements. La ministre est bien consciente que la réussite de la réforme passera par un changement de relations avec les départements. La mise en oeuvre plus que difficile de la prime Covid à l’aide à domicile le montre amplement. Or le mauvais état du secteur, la difficulté de recruter exige de réussir la revalorisation et l’attractivité des métiers comme l’a bien synthétisé le rapport El Khomri et ses nombreuses propositions.
Nous avons alerté la ministre sur le mauvais fonctionnement des CDCA, faute de moyens et de volonté politique au niveau de certains départements. La Confédération leur remettra une proposition concernant la gouvernance, indispensable face à l’éparpillement de tous les acteurs et aux positions parfois très éloignées les unes des autres. Sur le financement, nous avons fait part de notre inquiétude sur le faible montant arrêté au travers des propositions du PLFSS 2021 (rappelons pour mémoire : 0,15 point de CSG en 2024, et dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS 2021), le financement de la revalorisation de salaires dans les Ehpad publics issus du Ségur, et quelques mesures sur la rénovation des Ehpad). Il faut en effet changer d’échelle pour le financement au risque sinon de ne pas pouvoir assurer un financement suffisant par la solidarité nationale, et renforcer de fait les inégalités.

Actualités

– La téléconsultation : une pratique facilitée en période de crise sanitaire
Adoptée par de nombreux patients, la téléconsultation ou consultation à distance avec un médecin a prouvé son utilité dans le contexte de l’épidémie liée au Coronavirus. Une ordonnance parue au Journal officiel le 18 juin 2020 en a prolongé la prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie jusqu’au 31 décembre 2020. lien : https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A14322?xtor=EPR-141
– fonction publique hospitalière, le salaire net diminue de 1,0 %
En 2018, un agent de la fonction publique hospitalière (FPH) perçoit en moyenne 2 308 euros nets par mois en équivalent temps plein ; cette moyenne prend en compte tous les salariés des hôpitaux et des établissements médico-sociaux, qu’ils soient fonctionnaires, contractuels ou personnels médicaux. En euros courants, le salaire net moyen augmente de 0,9 % par rapport à 2017. Avec le regain de l’inflation, le salaire net moyen diminue en moyenne de 1,0 % en euros constants. Lien avec l’étude : https://tinyurl.com/y889osvs
– Le congé pour le proche aidant est entré en vigueur
Le congé pour un proche aidant est entré en vigueur le 1er octobre. Il s’agit de 3 mois indemnisés, mais sous certaines conditions.
C’est un premier pas pour les quelques 11 millions de proches (dont une majorité de femmes), qui aident une personne âgée, malade, ou handicapée. Le 1er octobre est entré en vigueur, le congé des proches aidants.

la branche autonomie "démarrera à l’équilibre" ?

– une nouvelle branche à la Sécurité sociale mais sans ressources nouvelles
Selon le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2021, cette nouvelle entité dévolue à « l’autonomie » devra permettre de renforcer la « qualité de l’offre » de soins.Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2021 acte la création d’une « cinquième branche », au sein du régime général, dévolue à « l’autonomie ». Gérée par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), elle devra permettre « une meilleure équité territoriale dans l’accès aux droits », explique le ministère de la santé, renforcer « la qualité de l’offre » de soins, et permettre un meilleur contrôle parlementaire sur les politiques en faveur des personnes âgées et handicapées. C’est par cette nouvelle « branche » que vont notamment transiter les crédits prévus par les accords du Ségur de la santé signés le 13 juillet entre le gouvernement et les syndicats. La nouvelle entité recevra une enveloppe d’1,4 milliard d’euros pour financer une revalorisation salariale de tous les personnels des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Une manne financée en partie par la CSG. En dehors de ces crédits, la branche va se voir affecter des recettes déjà existantes.
En juin, le ministre de la santé, Olivier Véran, avait pourtant promis « au moins 1 milliard d’euros » supplémentaire en 2021 pour la « perte d’autonomie » Le ministère a beau jeu de dire que le PLFSS tient largement cette promesse, avec 1,4 milliard d’euros. Mais cette somme étant entièrement absorbée par la revalorisation salariale du Ségur, elle ne finance donc pas des réformes structurelles. Un tour de passe-passe que redoutaient les acteurs de la profession.
« Besoin de personnels » : A la veille de la présentation du PLFSS, les huit fédérations du secteur des Ehpad ont adressé à Jean Castex un courrier, que Le Monde s’est procuré, dans lequel elles demandent « l’inscription dans le PLFSS 2021, au-delà de l’enveloppe de 1,5 milliard nécessaire au financement du Ségur, l’affectation d’une quote-part de CSG permettant de financer le renforcement attendu des effectifs, conformément, insistent-elles, aux annonces du 15 juin du ministre des solidarités et de la santé de mobilisation d’un milliard supplémentaire ».
« Le PLFSS devrait prévoir pour le grand âge 2,5 milliards d’euros [1,5 pour le Ségur et 1 milliard notamment pour créer des postes], sinon le compte n’y est pas, précisait ces derniers jours Marc Bourquin, conseiller stratégie à la Fédération hospitalière de France (FHF). Il ne faudrait pas que le milliard promis par M. Véran soit de la poudre de perlimpinpin… »
La FHF estime qu’il faudrait créer 20 000 postes dès 2021 en Ehpad, soit trois postes supplémentaires par tranche de cent places. « Tant qu’on n’augmentera pas le taux d’encadrement, on n’arrivera pas à attirer des candidats sur les postes vacants, car les conditions de travail sont trop difficiles aujourd’hui et découragent les vocations malgré les hausses de salaires », explique M. Bourquin
Le gouvernement risque, de décevoir le secteur de l’aide à domicile puisque, à ce stade, aucun nouveau financement n’est prévu dans le PLFSS pour ces métiers également « oubliés » dans le Ségur de la santé. Le PLFSS devrait cristalliser d’autant plus les critiques qu’un nouveau report de la future loi sur le grand âge, sans cesse différée depuis 2018, semble se confirmer. Même si Brigitte Bourguignon, ministre déléguée à l’autonomie, indique en privé que le débat sur les ultimes arbitrages avant la rédaction de la loi débutera en octobre.
— PLFSS : la branche autonomie a un objectif de dépenses de 31,2 milliards
Source gerontonews du 1/10/ L’avant-projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2021, dont APMnews/Gerontonews a eu copie, détaille les nouvelles missions de la CNSA, chargée de piloter cette nouvelle branche, et organise son financement.
Comme annoncé, l’avant-projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2021, dont les grandes orientations ont été dévoilées le 29 septembre par les ministres chargés de la sécurité sociale, donne forme à la nouvelle branche autonomie, dans ses articles 16, 18 et 51. L’article 51 dispose ainsi que "pour l’année 2021, les objectifs de dépenses de la branche autonomie de la sécurité sociale sont fixés à 31,2 milliards d’euros". Cette somme correspond au périmètre de dépenses habituel de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) et à celles de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) précédemment prise en charge par la branche famille, et dont les articles 16 et 18 de l’avant-PLFSS organisent le transfert vers la CNSA. Le gouvernement précise que les dépenses en faveur des établissements et services médico-sociaux déjà gérées par la CNSA "intègrent l’effet des mesures de revalorisation salariale (1,4 Mds d’euros en 2021) et de majoration des investissements (400 M d’euros en 2021) décidées dans le cadre du Ségur de la santé".
La CNSA chargée de "la gestion du risque"/ C’est à son article 16 que l’avant-projet de loi définit la gouvernance de la nouvelle branche autonomie/ Il dispose d’abord que la CNSA "gère" la branche, c’est-à-dire qu’elle doit "veiller" à son "équilibre financier", qu’elle doit établir ses comptes, effectuer "le règlement et la comptabilisation de toute opération relevant de cette branche", et qu’elle est "chargée de la gestion du risque". Il lui est également demandé de "piloter et d’assurer l’animation et la coordination, dans le champ des politiques d’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées, des acteurs participant à leur mise en oeuvre en vue de garantir l’équité et l’efficience de la prise en charge des publics concernés". Dans ce cadre, "elle assure la collecte et la valorisation des données relatives aux besoins et à l’offre et conçoit et met en oeuvre des systèmes d’information pouvant comporter l’hébergement de données de santé" en lien avec l’Agence du numérique en santé (ANS). La caisse "met à disposition une expertise technique et veille au développement de la formation auprès des professionnels de l’aide à l’autonomie". De plus, la CNSA contribue, "en assurant une répartition équitable sur le territoire national, au financement de la prévention de la perte d’autonomie, des établissements et services sociaux et médico-sociaux, des prestations individuelles d’aide à l’autonomie et des dispositifs mis en place aux niveaux national ou local en faveur de l’autonomie et des proches aidants", ainsi qu’"au financement de l’investissement dans le champ du soutien à l’autonomie".
"Pour l’exercice de ces missions", elle "peut confier la réalisation d’opérations aux organismes des régimes obligatoires de sécurité sociale" dans le cadre de "conventions". La CNSA doit aussi "contribuer à l’information des personnes âgées, des personnes handicapées et de leurs proches aidants, notamment en créant des services numériques permettant de faciliter leurs démarches administratives et le suivi personnalisé de leur parcours", "contribuer à la recherche et à l’innovation dans le champ du soutien à l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées" et "à la réflexion prospective sur les politiques de l’autonomie" en proposant "toute mesure visant à améliorer la couverture du risque". De plus, l’article 16 étend à la CNSA "les dispositions communes aux caisses nationales du régime général relatives aux conventions d’objectifs de gestion, à l’organisation comptable ou à la saisine du conseil sur les projets de loi de financement de la sécurité sociale et toute mesure législative ou réglementaire ayant des incidences sur l’équilibre financier de la branche ou entrant dans son domaine de compétences", ainsi que résumé dans l’exposé des motifs.
L’article 16 prévoit également, "comme pour les autres branches, la centralisation de la gestion de trésorerie de la CNSA à l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss)", est-il indiqué.
Un apport de CSG pour équilibrer la branche : Comme prévu, l’avant-PLFSS modifie les dispositions actuelles sur les ressources de la CNSA. Selon l’article 16, ses ressources comprennent la contribution solidarité autonomie (CSA), la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (Casa), et une "fraction du produit de la contribution sociale généralisée [CSG]" comme avant, ainsi que "des produits divers, dons et legs", une "contribution des autres branches" de sécurité sociale "destinée à couvrir des dépenses relevant de [ses] missions", et "toute autre contribution prévue par la loi".
Pour l’année 2021, le ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran, a annoncé que la branche serait à l’équilibre pour sa première année grâce à un apport supplémentaire de CSG, d’un montant de 28 milliards d’euros.
Les articles 16 et 18 de l’avant-projet organisent cette affectation. "La fraction attribuée à la branche vise à garantir la couverture de l’Ondam [objectif national de dépenses d’assurance maladie] médico-social jusque-là financé par dotation de l’assurance maladie, les engagements pris au titre du Ségur de la santé en reconnaissance du travail engagé dans les Ehpad, ou encore le financement de l’allocation d’éducation d’un enfant handicapé (AEEH)", résume le gouvernement dans l’exposé des motifs de l’article 18.
Une "simplification" de l’architecture budgétaire de la CNSA : Par ailleurs, l’article 16 supprime la division en sections du budget de la CNSA. "Cet article fait évoluer l’architecture budgétaire de la CNSA, dans une logique de simplification et de renforcement des pouvoirs du Conseil, afin d’améliorer la gestion du risque et de garantir l’équité et l’efficience de l’accompagnement des personnes âgées et des personnes handicapées", fait ainsi valoir le gouvernement dans l’exposé des motifs.
L’article dispose donc que la caisse "assure" :
• le financement des établissements ou services sociaux et médico-sociaux
• le financement des aides à l’investissement au bénéfice de ces établissements et services, ainsi que de l’habitat inclusif
• le financement des concours versés aux départements destinés à couvrir une partie du coût de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), du coût de la prestation de compensation du handicap (PCH), des coûts d’installation ou de fonctionnement des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) et du coût d’actions de prévention
• le financement des "autres dépenses d’intervention en faveur des personnes handicapées, des personnes âgées dépendantes et des proches aidants entrant dans le champ" de ses missions définies plus haut. "A cette fin", la caisse peut contribuer au financement du fonds d’intervention régional (FIR) "pour le soutien à des actions, des expérimentations, des dispositifs ou des structures qui participent à la prise en charge des personnes âgées et handicapées"
• "le financement de la gestion administrative".
Une ordonnance pour parachever l’édifice
L’article 16 prévoit que le gouvernement soit "habilité à prendre par ordonnance, dans un délai de 12 mois" à compter de la promulgation de la loi, "toute mesure relevant du domaine de la loi visant à intégrer au code de la sécurité sociale les dispositions relatives à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie prévues au code de l’action sociale et des familles et à mettre en cohérence les dispositions du code de l’action sociale et des familles avec cette nouvelle codification".
Cette ordonnance permettra aussi des modifications du code de la sécurité sociale "pour les étendre, le cas échéant", à la CNSA.
"Un projet de loi de ratification est déposé devant le Parlement dans un délai de six mois à compter de la publication de l’ordonnance", est-il précisé. Le gros de cette nouvelle architecture entre en vigueur le 1er janvier 2021.

Actualité des aidants

– Allocation journalière du proche aidant (AJPA) : les modalités
Le projet de décret « relatif à l’allocation journalière du proche aidant et l’allocation journalière de présence parentale », a reçu un avis favorable du conseil d’administration de la Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF), ce mercredi 9 septembre.
Le texte, qui devrait entrer en vigueur le 30 septembre 2020, définit notamment les modalités de mise en œuvre de l’allocation journalière du proche aidant ainsi que les conditions de versement.
Allocation journalière du proche aidant : quels sont les potentiels bénéficiaires ?
Selon le décret, peuvent potentiellement bénéficier de l’allocation journalière du proche aidant :
• les salariés du secteur privé et les agents publics ayant demandé un congé du proche aidant ;
• les demandeurs d’emploi indemnisés ;
• certains demandeurs en recherche d’emploi exerçant « une activité occasionnelle rémunérée » et qui bénéficient du congé du proche aidant.
Comment demander l’allocation journalière du proche aidant ?
La demande d’allocation journalière du proche aidant devra se faire à l’aide d’un formulaire homologué à transmettre à la CAF, accompagné de certaines pièces justificatives :
• une déclaration sur l’honneur du lien familial du demandeur avec la personne aidée ou de l’aide apportée à une personne âgée ou handicapée avec laquelle il réside ou entretient des liens étroits et stables ;
• une déclaration sur l’honneur du demandeur précisant qu’il n’a pas eu précédemment recours, au long de sa carrière, à un congé de proche aidant ou bien la durée pendant laquelle il a bénéficié de ce congé
• lorsque la personne accompagnée souffre d’un handicap, l’aidant doit fournir une copie de la décision octroyant à la personnes aidée, un taux d’incapacité permanente au moins égal à 80 %.
• lorsque la personne aidée souffre d’une perte d’autonomie, le demandeur doit transmettre une copie de la décision d’attribution de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) au titre d’un classement dans les différents groupes de la grille AGGIR ;
• pour certaines professions spécifiques (salariés à domicile, VRP, travailleurs indépendants, exploitants agricoles), la demande d’allocation doit également comprendre « une déclaration attestant le nombre de journées ou de demi-journées d’interruption d’activité prises au cours du mois considéré » ;
• pour les salariés du secteur privé et public, le décret introduit une demande dérogatoire temporaire (applicable jusqu’au 1er juillet 2021) ; ils devront ainsi joindre à leur demande « une attestation de l’employeur précisant le bénéfice du congé ».
Quel est le montant de l’allocation journalière du proche aidant ?
Le montant de l’allocation journalière du proche aidant est fixé à :
• 52,08 € : si l’aidant est une personne isolée
• 43,83 € : si l’aidant est en couple
Le nombre d’allocations journalières du proche aidant versé est limité ; il ne peut en effet dépasser 22 au titre d’un mois civil. Quant aux demandeurs d’emploi, ils doivent signaler à Pôle emploi le nombre de jours de congé pris et les indemnités chômage seront réduites du nombre de jours durant lesquels est servie l’AJPA.
Le projet de décret précise par ailleurs que l’allocation peut être versée à la demi-journée (excepté pour les demandeurs d’emploi).
– Les aidants mis à rude épreuve pendant le confinement
ASH LE : 02.09.2020 Selon une enquête publiée par l’association Je t’aide, plus de la moitié des aidants ont dû se substituer aux professionnels pendant le confinement pour réaliser certains soins ou gestes médicaux. Des tâches supplémentaires qui ont engendré chez beaucoup d’entre eux un très fort « sentiment de charge d’aide ».
– Aider un proche âgé à domicile - Résultats des post-enquêtes qualitatives CARE-Ménages
source DREES
Ce dossier présente les résultats des post-enquêtes qualitatives de l’enquête CARE-Ménages, qui a interrogé en 2015 des seniors et leurs aidants sur des thématiques diverses comme leur état de santé, les aides dont ils bénéficient au quotidien, le financement d’une dépendance éventuelle ou la répartition des efforts entre proches et professionnels. Les post-enquêtes avaient pour but de détailler des configurations d’aide en réinterrogeant des personnes ayant répondu à l’enquête quantitative et, selon les cas, de comprendre les formes d’investissement dans l’aide ou d’articulation entre l’aide et les autres activités des aidants. (…)
Les résultats transversaux qui émergent de ces quatre recherches, pourtant diverses, sont nombreux. Toutes soulignent l’ambivalence que l’aide peut recouvrir, pour les aidants comme pour les aidés. Entre fardeau et plaisir, sentiment d’utilité et de perte de temps, l’aide est souvent vécue comme un investissement intense qui peut être source tantôt de reconnaissance et de passion, tantôt de souffrance et de déception. Pour bien saisir cette aide multiforme, les post-enquêtes montrent qu’il est nécessaire de l’inscrire dans une écologie familiale, rendant difficile d’étudier les rapports à l’aide sous un angle strictement individuel. L’une des sources de tension importantes, qui revient elle aussi dans les différentes enquêtes, est la gestion du temps, ou plutôt des temps. Il s’agit alors de comprendre comment les personnes articulent, voire superposent des temps sociaux différents, entre temps personnel, temps professionnel et temps d’aide.
Enfin, ces travaux ont le grand intérêt de souligner comment les rapports d’aide viennent déplacer, bousculer ou renforcer des rapports sociaux préexistants, entre familles mais aussi au sein des familles. Le développement de relations d’aide s’inscrit dans une histoire familiale antérieure, qui avait assigné à chacun des rôles et des places potentiellement bouleversés par les relations d’aide.
En définitive, ces travaux, qui montrent l’extrême complexité et diversité des situations d’aide, donnent à voir les multiples enjeux dans lesquels sont pris les aidants et les aidés. Dans une optique de politiques publiques, ils incitent à réfléchir de nouveau aux moyens de désindividualiser les politiques d’aide aux aidants, de penser des dispositifs qui prennent en compte l’ambivalence fondamentale de la notion d’aide et les inégalités sociales qui structurent les relations d’aide, entre hommes et femmes, entre générations, entre urbains et ruraux.
Lien : https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/dd64.pdf

Attentes des seniors dans le contexte

Structures collectives ou solutions individuelles ?
synthèse par SilverEco
A la demande de O2, Harris Interactive a réalisé une enquête* auprès des seniors et des parents de jeunes enfants afin de connaître leur regard sur les différents modes d’hébergement et d’accueil dans le contexte de la crise Covid-19. Plus précisément, il s’agit de comprendre la perception comparée entre hébergement dans une structure collective d’accueil et maintien à domicile auprès des seniors, et entre garde des jeunes enfants dans une structure collective et à domicile auprès des parents d’enfants de moins de 11 ans.
Quels sont les principaux enseignements de cette enquête ?
Les seniors préfèrent de loin, quand c’est possible, le maintien à domicile plutôt que l’hébergement dans une structure collective pour leur vieillissement.
Dans l’ensemble, les personnes de 50 ans et plus se font une idée majoritairement négative des structures collectives d’hébergement pour les personnes âgées : seulement 37% en ont une bonne image (il s’agit avant tout de personnes âgées de 75 ans et plus, ou ayant elles-mêmes un parent résidant dans une structure collaective), quand 62% en ont une mauvaise image. Cette perception négative est largement orientée par l’opinion qu’ils se font des EHPAD (63% de mauvaise image) et n’est pas compensée par le fait que des structures comme les résidences seniors avec services bénéficient d’une réputation nettement meilleure (bonne image : 81%). De fait, quand on leur demande ce qu’ils pensent spontanément de ces structures collectives d’hébergement, ce sont essentiellement des termes et des idées très négatives qui émergent en priorité (comme les notions de « mouroir », de « tristesse », de « solitude » et d’« isolement », sans parler du « coût » et du « manque de personnel » associés à ce type d’établissement. Et cette image est loin de s’être améliorée au cours des derniers mois, dans le contexte de crise du coronavirus et de forte surmortalité enregistrée au sein des EHPAD : l’image de ces derniers s’est dégradée auprès de 51% des seniors (elle ne s’est améliorée que pour 12% d’entre eux), et celle des maisons de retraite / foyers-logement s’est dégradée pour 35% (contre 15% d’amélioration).

Le maintien des personnes âgées à leur domicile bénéficie en revanche d’une perception bien plus positive en comparaison. 91% des seniors déclarent en effet avoir une bonne image de ce maintien à domicile avec accompagnement de professionnels des services à la personne, et 78% de la prise en charge des personnes âgées au domicile de membres de leur famille. Et contrairement à ce qu’on peut observer concernant les EHPAD, la perception du maintien des personnes âgées à domicile est plus positive qu’il y a quelques mois (son image s’est améliorée pour 37% des seniors quand elle ne s’est dégradée que pour 15% d’entre eux). Bref, la crise du coronavirus, avec la place centrale qu’elle a donnée à la situation alarmante dans les EHPAD, a contribué à consolider une préférence déjà existante pour le maintien à domicile des personnes âgées à leur domicile quand cela est possible. D’ailleurs, lorsqu’elles pensent à leur propre vieillissement, la très grande majorité des personnes âgées de 50 ans et plus déclarent qu’elles préféreraient vieillir à leur domicile (88%, et encore plus parmi celles qui résident dans une maison individuelle) plutôt que dans une structure collective d’accueil (3%), 9% n’ayant aucune préférence entre les deux.

Quel que soit le domaine concerné, la comparaison se révèle toujours nettement au bénéfice de l’hébergement à domicile. C’est particulièrement le cas pour certains aspects : le prix de l’hébergement (69% jugent l’hébergement à domicile plus avantageux, contre 8% pour l’hébergement dans une structure collective d’accueil), l’épanouissement personnel de l’individu (67% contre 9%), la personnalisation des services (65% contre 12%), l’entretien de l’hébergement (64% contre 15%) ou la gestion de la vie quotidienne de la personne (61% contre 17%). Mais c’est également vrai, de manière seulement un peu moins marquée, dans les autres domaines. Il n’y a guère que la sécurité de la personne qui donne lieu à un débat entre ces deux solutions (39% jugent l’hébergement à domicile préférable dans ce domaine, contre 36% qui privilégient la structure collective).
On peut enfin noter que, malgré cette préférence très marquée pour le maintien de l’hébergement des personnes âgées à domicile, la majorité des personnes interrogées déclarent se sentir mal informées sur les conditions dans lesquelles ce maintien à domicile est possible. Il en est ainsi de la connaissance des différentes solutions pour maintenir les personnes âgées le plus longtemps possible à domicile (59% se disent mal informés sur ce point), des acteurs auxquels s’adresser sur ce point (60%), des aides rendant ce maintien possible (64%), le coût de ces différentes solutions étant l’aspect le plus mal connu (66%).

* Enquête réalisée par Harris Interactive en ligne du 13 au 16 juillet 2020. Échantillons de 562 personnes, représentatif des Français âgés de 50 ans et plus, et de 500 parents d’enfants de moins de 11 ans (issus d’un échantillon représentatif de Français âgés de 18 à 60 ans). Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

Les débats autour du virus

– Covid-19 : des personnes âgées ont-elles été sacrifiées ?
Un article de la revue médicale JMM commenté oar Bernard Pradines
http://free.geriatrics.overblog.com/2020/07/covid-19-des-personnes-agees-ont-elles-ete-sacrifiees.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail
– Tests : plus besoin d’une ordonnance pour en bénéficier
Afin de faciliter le dépistage du Covid-19 (SARS-CoV-2), les tests PCR sont totalement pris en charge par l’assurance maladie et ne nécessitent pas de prescription d’un médecin. Un arrêté publié le 25 juillet 2020 au Journal officiel prévoit également que les prélèvements puissent être pratiqués sous certaines conditions par un infirmier diplômé d’État, un aide-soignant, un étudiant en médecine, un sapeur-pompier ou encore un secouriste. Des précisions avec Service-public.fr.
Lien : https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A14195?xtor=EPR-141
– le débat autour du port du masque à l’extérieur
De Lille à Nice, le port du masque est désormais obligatoire dans les rues de nombreuses villes alors que l’épidémie de Covid-19 gagne à nouveau du terrain. Pour faire vos courses au marché ou votre promenade en front de mer, n’oubliez pas votre masque : de plus en plus de communes en France rendent désormais obligatoire son port à l’extérieur. Après Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), Perros-Guirec (Côtes-d’Armor), Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) ou encore Orléans (Loiret), c’est au tour de Lille et de Nice d’imposer la mesure dans certaines rues de la ville, effective à partir du lundi 3 août. Dans le département de la Mayenne, où plusieurs foyers épidémiques se sont déclarés, 69 communes sont désormais concernées.
https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/masques-sanitaires/coronavirus-on-vous-explique-le-debat-autour-du-port-du-masque-a-l-exterieur_4065301.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20200804-[lestitres-colgauche/titre1]
– Seniors : saurons-nous tirer les leçons du confinement ?
Victimes privilégiées par le nouveau coronavirus, les personnes âgées ont aussi souffert du confinement, révélant par la même occasion des difficultés structurelles dans leur accompagnement. A l’aube d’une deuxième vague, sommes-nous en mesure d’inventer un autre modèle ? https://www.franceculture.fr/emissions/linvitee-des-matins/seniors-saurons-nous-tirer-les-lecons-du-confinement?actId=ebwp0YMB8s0XXev-swTWi6FWgZQt9biALyr5FYI13OoSNWkiy7_sfw2COrpmx1jG&actCampaignType=CAMPAIGN_MAIL&actSource=601490#xtor=EPR-2-[LaLettre04082020]
– Inquiétudes sur la congestion dans les centres de dépistage
Des professionnels des centres de dépistage déplorent que la décision du ministère de la Santé de rendre tous les tests gratuits pour mener une politique de « dépistage massif » ait provoqué une congestion dans les laboratoires, au moment même où ceux-ci étaient privés d’une partie de leurs effectifs. Les services de santé effectuent 576.000 tests par semaine, selon les dernières données fournies par le ministère de la Santé, contre 200.000 à la fin du confinement en mai. Interrogé par l’agence Reuters, le ministère a assuré que sa stratégie visant notamment à dépister les malades asymptomatiques fonctionnait, tout en reconnaissant qu’elle avait entraîné des « problèmes localisés ».

– Aide à domicile

– les stratégies des couples vieillissants face au besoin d’aide
Dans le cadre d’une série d’études sur l’aide à un proche âgé à domicile, la Drees s’attache à la situation des couples vieillissants. Quand le besoin d’aide apparaît, certains couples restent soudés et font face ; parfois, ce n’est plus possible
Fréquemment, la question du soutien des personnes âgées à domicile est comprise comme l’aide à des personnes isolées, veuves ou seules. Un point de vue très réducteur.
Comme le rappellent les chercheuses Sylvie Renaut, Célia Broussard, Malorie Peyrache et Julie Rochut dans leur étude Vieillir à deux : aides et entraide dans le couple, « plus de la moitié des personnes de 60 ans ou plus à domicile vivent à deux, uniquement avec leur conjoint, soit 8,3 millions d’individus ». À partir de 80 ans, il reste tout de même 38 % des personnes à vivre en couple.
– ce que vous voulez savoir sur l’aide à domicile : un hors-série 2020
https://tinyurl.com/yy3nvfdq
– le confinement ne doit pas être la règle pour les âgés
Alors que le coronavirus opère un retour inquiétant – quoique dans des proportions bien moindres qu’au printemps –, certains établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) reprennent des dispositions radicales : confinement généralisé et suspension des visites. Interrogé à ce sujet le 26 août, le Premier ministre a réaffirmé que la règle ne pouvait être le confinement généralisé pour les personnes âgées. Dans ce contexte, l’association de directeurs AD-PA demande à tous les professionnels de « faire preuve de discernement », en s’appuyant sur l’avis du Comité national d’éthique pour qui « le droit commun doit s’appliquer tout autant aux personnes vivant à domicile qu’en établissement ». Si un confinement doit être mis en place, par exemple, il doit concerner les seules personnes testées positives et pour une durée maximale de 15 jours. « Le confinement est une arme pour lutter contre la propagation de l’épidémie qui doit être maniée avec agilité, afin de ne pas porter atteinte à la santé psychique des personnes âgées vulnérables », souligne l’AD-PA.

Passage à la retraite et comportements des retraités

source COR ; lien : https://www.cor-retraites.fr/node/539
Le niveau de vie augmente lors du passage à la retraite pour les 40 % les plus modestes
le niveau de vie augmente souvent. Ainsi le niveau de vie baisse en moyenne pour les 60% les plus aisés, mais il augmente pour les 40% les plus modestes. Sur l’ensemble des nouveaux retraités en 2013, il ne baisse en moyenne que de 8%.
Passage à la retraite et emploi du temps
Le temps libéré (environ 4h par jour en moyenne) se répartit entre les besoins physiologiques (+1h) et les loisirs (+2h40). Le temps consacré aux tâches domestiques, y compris bricolage et jardinage, augmente mais dans une moindre proportion, car les retraités n’ont généralement plus à s’occuper de leurs enfants, contrairement aux actifs. Seules 2 % des journées des retraités sont dites « actives », tournées vers le travail, l’associatif ou l’aide à l’entourage.
Les loisirs à domicile augmentent de manière significative (+2h), ils constituent la quasi-totalité du temps de loisirs soit plus de 5 heures par jour et cela s’accentue avec l’âge, surtout en ce qui concerne les activités passives.
 ? Quelles différences selon le genre et le niveau de vie ? Les hommes dégagent en moyenne 1h30 de temps de plus que les femmes pour les loisirs et le bricolage-jardinage. Ils consacrent aussi plus de temps aux tâches ménagères que durant leur vie active, mais les inégalités perdurent puisque les femmes y passent toujours deux fois plus de temps (soit 3h50 par jour). Les seniors les plus aisés ont davantage de journées « actives » (plus d’activités à l’extérieur, associatives…) que les plus modestes, mais ces écarts tendent à se réduire après 75 ans.
II. Passage à la retraite et activités socialement utiles
 ? La retraite favorise-t-elle l’engagement civique et associatif ? L’adhésion à une association et le bénévolat ne semblent pas plus fréquents parmi les retraités que parmi les plus jeunes, mais les retraités les plus impliqués dans le bénévolat y consacrent davantage de temps. Le passage à la retraite favorise l’engagement associatif, surtout chez les diplômés et ceux qui ont travaillé tardivement. Les seniors (60 ans et plus) sont aussi surreprésentés parmi les élus locaux, notamment parmi les maires et les conseillers départementaux.
Parmi les activités domestiques ou de loisirs des retraités, certaines sont considérées comme socialement utiles, car bénéficiant à des personnes extérieures au ménage : bénévolat, garde des petits-enfants, travaux pour les enfants, etc. En 2010, un retraité consacrait en moyenne 110 heures par an à ces activités, et la valeur des services produits par les retraités pour autrui représentait 0,7 à 1,2 % du PIB. Toutefois, cette évaluation demeure incomplète car elle ne prend pas en compte les éventuels soins à une personne âgée avec qui l’on cohabite (seuls les soins à une personne extérieure sont inclus).
Parmi les 3,9 millions d’aidants familiaux s’occupant d’un senior fragile ou en perte d’autonomie vivant à domicile, près de la moitié sont des retraités. Environ 1,5 million d’aidants familiaux cohabitent avec le senior aidé : il s’agit principalement de conjoints (plus d’un million) ou d’enfants (plus de 300 000, dont un quart a plus de 60 ans). On peut ainsi estimer qu’environ un million de retraités aident quotidiennement une personne âgée avec qui ils cohabitent.
III. Passage à la retraite, modes de vie et bien-être
 ? La retraite rend-elle heureux ? La satisfaction dans la vie semble augmenter avec les perspectives de départ à la retraite les années avant le départ pour se stabiliser ensuite.
De manière générale, les retraités se déclarent moins optimistes vis-à-vis de l’avenir que le reste de la population. Il s’agit avant tout d’un effet de l’âge. Les retraités se démarquent aussi par un important pessimisme sur leur situation financière future, alors que leurs revenus sont supposés être plus stables que ceux des actifs.

Bilan du confinement

– Pratiques et opinions des médecins généralistes pendant le confinement lié au Covid-19
Début avril, la DREES a réalisé une enquête flash auprès des médecins généralistes pour connaître leurs opinions et pratiques pendant le confinement lié au covid-19. Les résultats de cette enquête montrent dans quelle mesure l’activité des généralistes a été bouleversée mais aussi plus largement ce qu’ils pensent de cette crise sanitaire.
L’activité des médecins généralistes pendant le confinement
Le volume horaire de 9 généralistes sur 10 a diminué pendant la première quinzaine d’avril, entraînant une baisse du temps de travail moyen comprise entre 13 % et 24 %. Dans la perspective d’un éventuel afflux de patients au moment de la levée du confinement, 7 médecins généralistes sur 10 se déclarent prêts à augmenter leur temps de travail au –delà de leurs horaires habituel avant la crise.
Par ailleurs, les médecins généralistes ont pris des dispositions pour le diagnostic de patients suspectés d’être infectés par le coronavirus mais aussi pour leur surveillance. À ces fins, 7 sur 10 ont mis en place de la téléconsultation, tandis que 4 sur 10 ont eu recours aux visites à domicile. Pour autant, seulement 1 médecin généraliste sur 10 déclare que plus de la moitié de ses consultations a pour motif principal le coronavirus, cette proportion est de 1 sur 4 dans les départements les plus touchés par l’épidémie.
Les demandes de soins pour stress, troubles anxieux ou dépressifs ont augmenté par rapport à la normale pour plus d’1 médecin sur 2 alors que les autres motifs de consultations (suivi de pathologies chroniques, suivi de grossesse, suivi pédiatrique) ont fortement diminué pour la majorité des médecins. Afin de réaliser le suivi de leurs patients les plus à risque, la moitié des médecins ont adopté une démarche active pour les joindre.
Perception des risques et opinions des médecins généralistes face à la crise sanitaire
4 médecins généralistes sur 10 considèrent l’épidémie Covid-19 particulièrement grave contre 7 personnes sur 10 en population générale et un quart des médecins estiment que leur risque d’être contaminé est élevé.
À la mi-avril, 6 médecins sur 10 estiment ne pas pouvoir se protéger efficacement lors des consultations. Parmi eux, deux tiers déclarent s’en sortir par le « système D ». 1 médecin généraliste sur 3 craint de contaminer ses patients lors des consultations, compte tenu des moyens de protection dont il dispose et 1 médecin sur 6 s’est fait dépister à la mi-avril.
6 médecins sur 10 font confiance au ministère chargé de la santé pour gérer l’épidémie, et la moitié pour informer les professionnels de santé. 2 médecins sur 3 jugent que les recommandations officielles diffusées sur le site du Ministère sont claires, mais 2 sur 3 pensent également qu’elles changent trop souvent.
https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/etudes-et-statistiques/publications/etudes-et-resultats/article/comment-les-medecins-generalistes-ont-ils-exerce-leur-activite-pendant-le-12120

Le renoncement aux soins ?

— Quelle part de la population renonce à se soigner faute d’argent en France ?
Article complet sur le lien : http://www.observationsociete.fr/revenus/pauvrete/qui-renonce-a-se-soigner-faute-dargent-en-france.html
Combien de personnes renoncent à se soigner faute d’argent ? Les données divergent beaucoup. Selon l’enquête de l’Insee « Statistiques sur les ressources et conditions de vie », 0,8 % des personnes interrogées disent avoir renoncé à un examen ou à un traitement médical faute d’argent au cours des douze derniers mois et 2,7 % à un traitement dentaire, soit 3,5 % au total (données 2017 pour les 16 ans et plus). Chez les 20 % les plus modestes, les proportions sont respectivement de 1,8 % et 5,7 %, soit 6,5 % au total. Dans la même enquête, le niveau de renoncement aux soins était estimé à 10 % pour l’ensemble de la population vint ans plus tôt, à la fin des années 2000. L’extension de la couverture maladie complémentaire a amélioré sans nul doute le recours aux soins, mais l’ampleur de la baisse interroge.
Une seconde étude porte sur le même sujet : l’enquête Santé et protection sociale, publiée en 2017, constitue un vaste diagnostic santé mené tous les deux ans par l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes). Elle aboutit à un taux de renoncement déclaré pour raisons financières sur 12 mois de 17 % pour les soins dentaires chez les 18 ans et plus en 2014, 10 % pour l’optique, 5 % pour les médecins généralistes et 4,5 % pour les autres types de soins. Enfin, selon le baromètre annuel d’opinion du ministère des Affaires sociales, 20 % des Français ont renoncé à aller chez le dentiste en 2014, dont la moitié faute d’argent. Les années des données ne sont pas identiques et la formulation des questions peut aboutir à des réponses très différentes 1, mais l’ampleur de l’écart entre ces trois sources mériterait au moins une explication. De 2,7 % à 17 % en passant par 10 % pour le renoncement aux seuls soins dentaires, il s’agirait de s’entendre.
Seule l’enquête de l’Irdes permet d’en savoir plus sur qui, concrètement, renonce à des soins faute d’argent. Elle montre tout d’abord que près de la moitié (45,9 %) des cas de renoncement est liée aux soins dentaires, particulièrement chers et mal remboursés, même par les couvertures complémentaires. L’optique en représente plus du quart. C’est beaucoup moins pour l’accès au médecin (14 % des motifs de renoncement qui joue).
Qui indique renoncer à aller chez le dentiste faute d’argent ? Logiquement, les plus pauvres : le taux de renoncement atteint 28 % parmi les 20 % les plus démunis. On notera que 7,5 % des 20 % les plus aisés sont dans ce cas, ce qui là encore mériterait une explication. Une partie de la population, favorisée, dit renoncer aux soins faute d’argent alors qu’elle en a les moyens. Visiblement, elle ne renonce pas à cause de son revenu mais parce qu’elle trouve le coût trop élevé ce qui n’est pas la même chose. Logiquement, le taux de renoncement est très supérieur dans les catégories populaires : il dépasse 20 % chez les ouvriers et les employés (même 27 % chez les employés du commerce, souvent des femmes, vendeuses ou caissières). Enfin, on s’en doute, le fait d’avoir une couverture maladie est le facteur essentiel puisque le taux de renoncement aux soins monte à 40 % pour ceux qui en sont dépourvus.
Il faut considérer ces données, déclaratives, avec précaution. La part de la population qui renonce à se soigner faute d’argent a fortement diminué et n’a rien à voir à ce que notre pays a pu connaître il y quelques décennies. Les mesures dites « reste à charge zéro », prises en vue de l’amélioration des remboursements pour le dentaire et l’optique, vont réduire encore l’effet du niveau de vie dans le renoncement aux soins. Pour partie, le problème se déplace vers d’autres facteurs : l’éloignement géographique, le sexe, l’offre locale, etc. (voir notre article). Cela ne signifie pas que l’argent ne compte plus en matière de santé. Même s’il ne restait que 5 % de Français dans ce cas, cela représenterait tout de même trois millions de mal soignés à cause de leurs revenus. Une partie de la population, la plus pauvre, reste mal couverte. De manière plus large, le renoncement persiste en ce qui concerne les soins très coûteux qui demeurent mal remboursés ainsi que l’accès aux médecins qui pratiquent des dépassements d’honoraires. Tous les malades n’ont pas accès aux mêmes médecins et doivent parfois attendre plusieurs mois pour être soignés. L’accès aux soins progresse mais une médecine à deux vitesses existe toujours en France.
— Quels sont les éléments qui déterminent le recours aux soins
Revenus, diplôme, milieu social, lieu d’habitation, sexe, âge… le recours aux soins dépend d’un ensemble de facteurs dont il est difficile de distinguer l’influence respective. Les progrès ont été considérables dans ce domaine au cours des dernières décennies. Pour autant, les pratiques demeurent fortement différenciées et une partie de la population renonce aux soins.
Articjle : http://www.observationsociete.fr/sante/sante-sante/les-determinants-du-recours-aux-soins.html

Les expressions étranges de l’actualité

 ?
– « Backtracking » Divers États ont mis à profit les technologies numériques pour lutter contre la propagation du coronavirus. La Corée du Sud recourt par exemple à la géolocalisation des personnes malades via leurs téléphones portables. Pour s’assurer du respect de la quarantaine, la Pologne utilise quant à elle une application mobile reposant sur des selfies pris par les patients. Voir l’article : https://tinyurl.com/rv5azob
– « Big One » ? c’est le nom donné à un séisme dévastateur qui devrait survenir sur la côte ouest des États-Unis. Le dernier grand tremblement de terre de cette région a été provoqué par un mouvement le long de la faille de San Andreas, en 1906. Les Echos reprennent ce terme pour craindre que l’épisode épidémique que nous traversons n’est qu’une répétition avant une pandémie plus dévastatrice ? « Le grignotage de la biodiversité et les capacités d’adaptation de l’infiniment petit fournissent plus d’occasions aux virus les plus inhospitaliers de se répandre, craignent les experts. Ils plaident pour la tranquillité des espaces et de la vie sauvage. »
 ? – « brigades d’anges gardiens » On avait commencé à parler de « brigades sanitaires », fortes d’environ 20 000 à 30 000 personnes chargées d’établir ces listes des « cas contacts », pour les « inviter à se faire tester ».
« Pour cela, l’article 6 du projet de loi d’urgence sanitaire va créer une base de données pour ces enquêtes épidémiologiques, nous explique Dalloz (Pierre Januel). Ce fichier pourra contenir des données de santé et d’identification sur les personnes infectées et celles ayant été en contact avec elles, le cas échéant sans leur consentement. Il pourra également être nourri des données de Santé publique France, de l’Assurance maladie et des Agences régionales de santé (ARS). Les services de santé et les laboratoires autorisés à réaliser les tests pourront avoir accès aux données. ». Des « brigades sanitaires » incluant entre 3000 et 4000 salariés de l’Assurance maladie et renforcées par des membres de la Croix-Rouge et des Centres communaux d’action sociale, s’il le faut.
 ? – « brigades sanitaires » Voir brigades d’anges gardiens….
– « cas contacts » Les personnes qui ont été en contact avec des personnes infectées.
– « Cluster » terme utilisé dans de multiples sens mais qui dans la période signifie foyer de contagion. En anglais on dit « Disease cluster ».
– « contact tracing » un « système d’information », une méthode qui vise à identifier les chaînes de contaminations virales. Ou plus précisément à « identifier toute personne susceptible de transmettre le virus » en « répertoriant les personnes malades et les personnes contacts des personnes malades ». Le « contact tracing » sera ainsi mis en place autour des personnes atteintes du coronavirus et de leur entourage « pour une durée maximale d’un an ». Il se fera à cinq degrés différents, a précisé Olivier Véran. Tout d’abord,
– le recueil des résultats des tests, lorsqu’ils sont positifs, par les laboratoires. Ensuite, ce qu’on appelle le
- « tracing de niveau 1 », qui sera exercé par les médecins, les professionnels de santé de premier recours, pour définir le premier cercle des cas de contacts potentiels.
– Puis le « tracing de niveau 2 », organisé par l’Assurance maladie : il visera à « enrichir la liste des contacts potentiels au-delà de ce premier cercle », de « vérifier qu’aucune personne potentiellement malade n’ait pu échapper aux premiers tracings » et « donner des consignes prophylactiques aux intéressés ».
– Enfin le « tracing de niveau 3 » organisé comme c’est le cas depuis le début de l’épidémie, par les ARS : il s’agit d’aller identifier des chaînes de contamination, des chaînes de transmission, des « clusters ». Les ARS seront aussi « chargées de faire respecter » les consignes sanitaires.
– « Déconfinement » Si le verbe déconfiner (sortir du confinement) existe, le terme « déconfinement » n’est pas reconnu par le Larousse et le litrré… Seules l’encyclopédie Universalis l’a intégré dans les termes de physique nucléaire, et Wikipedia dans son sens actuel. Pour mémoire son opposé « confinement » est défini par le littré : Action de confiner, de reléguer, et terme de droit criminel. La peine de l’isolement dans les prisons. Tout un programme !!!
– « deux corps du roi » Utilisé par des journalistes à l’occasion des « sorties » de E. Macron, il faut faire appel à l’historien Patrick Boucheron (2006) écrit ainsi : « Parce qu’il est naturellement un homme mortel, le roi souffre, doute, se trompe parfois : il n’est ni infaillible, ni intouchable, et en aucune manière l’ombre de Dieu sur Terre comme le souverain peut l’être en régime théocratique. Mais dans ce corps mortel du roi vient se loger le corps immortel du royaume que le roi transmet à son successeur » La conception britannique de ce double corps du roi, analogue à certaines théories christologiques, peut conduire à une opposition interne à celui-ci : ainsi, le Roi peut s’opposer au roi. En particulier, le Roi en son conseil, c’est-à-dire le Parlement, peut prétendre s’opposer au roi, en parlant pour le Roi lui-même. Cette interprétation spécifique à la Grande-Bretagne la distingue des versions absolutistes en vigueur sur le continent.
— « distanciation sociale » est une traduction de l’anglais « social distancing » utilisé dans la prévention des épidémies de grippe. Il était estimé que le vaccin contre la grippe n’est que de 23% efficace. En tant que tel, on recommandais que des mesures supplémentaires de prévention de la grippe soient prises. Une étude estimait qu’on pouvcait réduire le risque de la grippe simplement en évitant les interactions sociales.
– « épidémie », « pandémie », « endémie » L’épidémie est le développement et la propagation rapide d’une maladie contagieuse, le plus souvent d’origine infectieuse, dans une population. La pandémie est une épidémie étendue à toute la population d’un continent, voire au monde entier. L’endémie se traduit par la persistance d’une maladie infectieuse au sein d’une population ou d’une région.
— « Eprus » établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires, créé en 2006 dont la mission principale était « l’acquisition, la fabrication, l’importation, le stockage, la distribution et l’exportation des produits et services nécessaires à la protection de la population face aux mesures sanitaires graves », y compris bien sûr les, vaccins et les fameux masques chirurgicaux et FFP2 ! La crise H5N1 avait en effet mis en évidence diverses faiblesses dans la réponse logistique de l’Etat. L’EPRUS a a été fusionné en 2016 avec Santé publique France.
– « être médusé par les événements »...Méduse une des trois gorgones de la mythologie grecque. Elle avait un don qu’Athéna lui avait donné, celui de « pétrifier » les rares inconscients qui osaient la regarder dans les yeux.
– « gestes barrières » Cette formule existait déjà avant le COVIS-19. En 2019, la Sécu visait à faire adopter 4 types de gestes pour limiter la transmission des virus en hiver. Ces « gestes barrières » font barrage aux virus et contribuent à se protéger et protéger son entourage disait AMELI.fr sur son site. Au nombre de 4 : Se laver les mains ; Éternuer dans son coude ; Utiliser un mouchoir à usage unique ; Porter un masque jetable quand on est malade. Ce dernier geste a semble-t-il été oublié dans la bataille de ce printemps 2020.
– “Great Lockdown”, ou le “Grand Confinement” en référence aux précédentes crises, la “Grande Dépression” des années 30 et la “Grande Récession” de 2009 qui a suivi la crise financière mondiale. C’est l’économiste en chef du Fonds monétaire international, Gita Gopinath, qui a employé l’expression ce mardi 14 avril en dévoilant les dernières prévisions pour l’économie mondiale face à la crise du coronavirus.
– « Illectronisme » l’incompréhension du fonctionnent et du maniement des ordinateurs, du web, des smartphones, etc. Bref, des nouvelles technos.
– « immunité de groupe » l’immunité collective, c’est-à-dire ce moment où le virus arrête de lui-même sa circulation parce que suffisamment d’entre nous l’avons eu.
– « patient zéro ». Le mythe du « patient zéro », est un grand classique des épidémies : Le coupable originel dont on veut la photo,… De préférence étrangère. Un journal gouvernemental chinois, le Global Time, a d’abord accusé un cycliste de l’armée américaine en visite à Wuhan en octobre 2019 d’être à l’origine de la pandémie Corona. En Italie, on en est sûr, « l’Homo Wuhan » serait un allemand de 33 ans qui avait reçu une collègue de Shanghai infectée à Munich. Ainsi croit-on se souvenir, d’une poignée de coupables certifiés de la Grande Peste de 1348. Des cadavres tatares dévorés par les bubons que le khan Djanibek aurait catapultés à l’intérieur de la forteresse génoise de Gaffa en Crimée. Mais le plus célèbre des « patients zéros » c’est celui de l’épidémie de sida qui explose en 1981. Il s’agirait d’un steward canadien, Gaëtan Dugas. Sauf que tout était faux y compris le prélèvement sanguin. Le virus du sida circulait depuis belle lurette en Afrique, puis aux Caraïbes dans les années 1960, et aux États Unis . G Malaurie pour Historia
– « Prévalence » : En épidémiologie, la prévalence est une mesure de l’état de santé d’une population, dénombrant le nombre de cas de maladies à un instant donné ou sur une période donnée. Pour une affection donnée, on calcule ainsi le taux de prévalence…
– « Résilience » – De plus en plus utilisé, il n’a rien à voir avec le verbe résilier. La résilience est un terme utilisé en psychologie pour désigner la capacité d’un individu à prendre la mesure d’un traumatisme physique ou psychologique pour réussir à le surmonter et à se reconstruire, aller de l’avant. Il s’agit pour la personne de comprendre et d’évaluer les ressorts psychiques relatifs à un obstacle, un choc traumatique, pour mieux les dépasser et s’épanouir malgré les dégâts psychologiques causés. La résilience sera souvent impulsée par une réflexion sur soi, par la parole ou par un accompagnent thérapeutique.
— « RO » ou « Ro » : Le taux de reproduction de base d’une maladie infectieuse en épidémiologie. C’est le n— en d’infections secondaires produites lorsqu’un individu infecté est introduit dans une population où l’ensemble des individus sont sensibles. Si le R0 est inférieur à 1, il n’y a pas de situation épidémique ; dès qu’il est supérieur à 1, il y a épidémie. Dans le cas de Covid-19, ce nombre se situe entre 2 et 3. C’est donc bien une situation épidémique typique. Pour la grippe espagnole de 1918-1919, le R0 était de 2, 3 ; la tuberculose, c’est 10, donc extrêmement contagieux ; la rougeole, de 12 à 18.
– « Seconde ligne ». Quand Emmanuel Macron parle de la « première ligne » et de la « seconde ligne » des Français mobilisés face au Codiv-19, pas sûr qu’ils pensent tous au fort de Vaux à Verdun en 1916. En dessous d’une diagonale La Rochelle-Grenoble, ce sont plutôt les deux premières rangées des avants du rugby qui viennent à l’esprit.
- « StopCovid » Cette application sur smartphone, présentée le 8 avril dernier par le ministre chargé de la Santé Olivier Véran et par le secrétaire d’État au Numérique Cédric O, aura pour objectif de prévenir leurs détenteurs s’ils ont été en contact avec un malade du Covid-19. Basée sur le volontariat, elle utilise la technologie Bluetooth qui se limite à un périmètre restreint : quelques mètres tout au plus.
– « super-spreader » individu capables d’infecter beaucoup plus de personnes que le R0 moyen.
– « Symptomatique » Qui caractérise, ou qui est l’indice, le signe révélateur ou avant-coureur de la maladie. et son contraire « asymptomatique »Se dit d’une maladie, d’un trouble qui ne s’accompagne pas de symptômes
– « taux de létalité » Il définit le nombre de morts par rapport au nombre de cas déclarés.
– « Thanatophobie » crainte morbide de la mort

Une série d’articles à lire sur le coronavirus

— Covid-19 : chronique d’une émergence annoncée, deux textes à lire de Ph. Sansonetti Spécialiste des maladies infectieuses,
https://laviedesidees.fr/Covid-19-chronique-d-une-emergence-annoncee.html
https://laviedesidees.fr/Sortie-de-confinement-ou-la-somme-de-tous-les-dangers.html
– Coronavirus Coronavirus (SARS-CoV et MERS-CoV) Du simple rhume au syndrome respiratoire aigu sévère
Les coronavirus constituent une famille de virus dont certains peuvent infecter les humains, entraînant le plus souvent des symptômes bénins de type rhume. Néanmoins, trois épidémies mortelles sont déjà survenues au 21e siècle, dont celle en cours. Elles impliquent des coronavirus émergents, hébergés par des animaux et soudain transmis à l’homme : les Sars-CoV et le Mers-CoV.
Alors que l’épidémie liée au coronavirus Sars-CoV2 se propage dans le monde, la recherche se mobilise pour accélérer la production des connaissances sur ce virus, sur la maladie qu’elle provoque (COVID-19) ainsi que les moyens de la guérir et de la prévenir. Lien :
https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/coronavirus-sars-cov-et-mers-cov
– Coronavirus : Regards de l’EHESS (école des hautes études sciences sociales)
Les chercheuses et chercheurs de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) le soulignent dans leurs interventions auprès des médias dont nous vous proposons de retrouver une sélection : les épidémies ne se contentent pas d’attaquer les corps. Véritables actrices historiques et sociales, elles matérialisent – et fragilisent – des constructions sociales, politiques et économiques d’ordinaire invisibles et tacites. Elles ébranlent évidemment au premier plan les politiques de santé publique et conduisent les États à reconsidérer leurs rapports avec les populations. Les épidémies travaillent aussi le temps des sociétés. Les modes de gestion de la crise sanitaire réactivent des traditions parfois anciennes (telle la « mise en quarantaine ») autant qu’elles sont susceptibles d’accélérer parallèlement certaines évolutions ou de faire émerger des pratiques nouvelles, à l’exemple du recours aux drones, à l’intelligence artificielle et à la reconnaissance faciale dans la réponse chinoise. Mais au-delà du strict cadre sanitaire, les épidémies bouleversent les activités d’une humanité désormais mondialisée.
un aperçu du type d’approches et de questionnements susceptibles d’éclairer un tel phénomène.
https://www.ehess.fr/fr/échos-recherche/coronavirus-regards-lehess

– Statut immunitaire de la population française
EpiCOV, c’est le nom de l’enquête nationale qui vient d’être lancée par l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). Déterminé par l’Insee, un échantillon de 350 000 personnes va recevoir par courrier et/ou mail un questionnaire à remplir. Ce même échantillon pourra participer à une deuxième phase, avec un test sérologique. Les premiers résultats sont attendus fin mai. Cette meilleure connaissance du statut immunitaire de la population doit pouvoir guider les choix politiques. ASH du 6/5

Revenu des retraités du Lot en 2017

Cette carte des EPCI du Lot montre :
- combien les 10 % des retraités les moins riches (1er décile) ont un revenu faible (revenu par Unité de consommation.
– l’importance du vieillissement dans le Lot, alors que les politiques en la matière sont très lacunaires.

Pénibilité

– pénibilité : il faut agir sur la conception du travail
TRIBUNE sur le monde du 17/2
Une réforme qui ne prend pas en compte la pénibilité pour fixer un âge de départ ne peut être juste et équitable, pointe, dans une tribune au « Monde », un collectif de quatre ergonomes, qui appellent une « politique incitative pour un travail soutenable ».
Equipé d’un voice-picking donneur d’ordres [système permettant la préparation de commandes guidée par reconnaissance vocale], ce travailleur d’un entrepôt, ouvrier des temps modernes, soulève huit tonnes par jour. Ce n’est pas assez. Son mal de dos ne cède pas, il doit quitter son emploi. Cette caissière, elle, ne soulève « que » cinq tonnes par jour en horaires coupés, à un rythme effréné et en souriant : c’est la règle. Lui est cadre. Il travaille tard le soir, la nuit, les fins de semaine, cherchant à faire correspondre les indicateurs de performance et les résultats de ses équipes. Ça ne colle pas toujours, il ne dort plus, le corps lâche, c’est le burn-out. Pour cette aide-soignante en gérontologie, transmettre son métier aux nouvelles devient insoutenable, sauf à transmettre du sale boulot. Pas assez de temps, pas assez d’effectifs.
https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/02/17/reforme-des-retraites-et-penibilite-il-faut-agir-sur-la-conception-du-travail_6029810_3232.html
– On ne peut faire l’économie d’évaluer tant l’usure physique que la fatigue psychologique »
TRIBUNE dans le monde du 17/2 de Francis Marion Médecin généraliste
La pénibilité n’est pas l’apanage des activités physiquement lourdes, estime le médecin généraliste Francis Marion, qui prône un aménagement des fins de carrière adapté aux véritables ressources des salariés.
Tribune. Devoir travailler plus longtemps, ce consensus s’installe progressivement dans les esprits. Toutefois, les statistiques sur l’allongement de la durée de la vie réveillent une anxiété justifiée sur la qualité de l’existence après l’interruption professionnelle. Vieillir, d’accord, mais pour combien de temps en bonne santé ? De ce fait, la peur de reculer l’âge de la retraite vient questionner profondément notre société.
https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/02/17/on-ne-peut-faire-l-economie-d-evaluer-tant-l-usure-physique-que-la-fatigue-psychologique_6029798_3232.html

Bien vieillir, en bref

– Agriculture, alimentation, santé et environnement : des enjeux multiples
Une alimentation variée, de saison, si possible bio et locale, plus équilibrée, moins transformée, à un
prix raisonnable, dans le respect de nos traditions et de nos territoires, mais surtout source de plaisir et de
découvertes sensorielles. L’alimentation est assurément au cœur des enjeux environnementaux, sanitaires et
socio-économiques.
Notre alimentation doit satisfaire des besoins nutritionnels tenant compte des caractéristiques de chaque
individu tout en étant culturellement acceptable. Elle est le fruit d’un système très complexe d’utilisation de
ressources multiples (eau, sol, semences, main d’œuvre, outillages, transport, emballages,...) avec des impacts variés, sur l’environnement et sur notre santé.
Dossier Ressources de Graines Occitanie, et du programme de l’IREPS Occitanie sur l’éducation à la santé.
https://graine-occitanie.org/pdf/dossier-ressource-1-alimentation.pdf
– L’habitat, des enjeux multiples pour la santé
Pour la plupart d’entre nous la maison est un lieu sûr, un havre de sécurité dans le monde extérieur ouvert et agité de notre vie quotidienne. Le logement, dans l’esprit de chacun, est associé au refuge, à la protection vis-àvis des agressions possibles venant de l’extérieur. Mais on parle aussi du syndrome dit « du bâtiment malsain », qui touche des employés sur leur lieu de travail (bureau, usine ou autres). Dans tous les cas, ami ou ennemi le logement n’est pas un bien comme les autres. L’accès et la qualité des habitats sont aujourd’hui devenus des thèmes prioritaires de l’action et de la santé publique.
Avec le développement urbain, concomitant au développement de l’industrie, l’espace s’est réduit, la demande a explosé. C’est au milieu du XIXe siècle qu’apparaît la notion d’habitat insalubre, c’est-à-dire un habitat nuisible à la santé. Beaucoup plus récemment, en 1990, se développe celle d’habitat indigne. Cette notion correspond aux logements qui ne présentent pas tous les équipements conformes à l’usage d’habitation.
Dossier Ressources de Graines Occitanie, et du programme de l’IREPS Occitanie sur l’éducation à la santé.
https://graine-occitanie.org/pdf/dossier-ressource-2-habitat.pdf
– Orange présente Viktor, le coussin intelligent pour personnes âgées
Connecté à la télévision, le coussin Viktor vous permet de recevoir des photos et des messages, d’échanger avec vos proches en visio-conférence, d’écouter des livres audio, de consulter vos rendez-vous de la semaine. Un produit « techno » pensé pour les personnes âgées. Cela fait des années qu’Orange propose des produits issus des nouvelles technologies à destination des personnes âgées. Ce coussin-télécommande s’inscrit donc dans la continuité des offres précédemment commercialisées par l’opérateur français. Dans la pratique il s’agit donc d’un « coussin-télécommande » (baptisé Viktor) qui vise à faciliter l’accès des seniors au numérique (une grande tendance dans un monde qui s’oriente petit à petit vers le tout connecté).
Viktor se présente d’un côté comme un simple coussin qui se fond dans le décor de tout un chacun. Mais de l’autre, il dispose de larges boutons permettant aux utilisateurs d’avoir un accès facilité à plusieurs fonctionnalités extrêmement pratiques, voire nécessaires pour les plus âgés. D’une simple pression, les ainés peuvent consulter leurs messages, visualiser un rendez-vous chez le médecin, envoyer des photos, regarder la télé, lancer de la musique, écouter un livre audio ou encore demander à leurs proches de les rappeler. Tout cela de manière intuitive.
– « carebots » What is it ?
Terme qui n’est pas encore entré dans le dictionnaire mais qui est utilisé au japon pour dénommer ces robots qui accompagnent ou aide au soins pour les personnes âgées. Ce terme est la contraction de Care (bienvaillance) et de robot. Le Japon fait face à un problème de taille, le pays a la population la plus vieille au monde. Pour combler son déficit de main d’œuvre et s’occuper du nombre croissant des personnages âgées le gouvernement mise sur la robotique.
https://www.youtube.com/watch?v=gVZ_pj0-ggg&feature=emb_logo
– Accidents cardiovasculaires : mieux informer pour réduire les risques
les résultats d’une enquête internationale conduite auprès de patients ayant subi un infarctus du myocarde (253 en France). Face aux enseignements de cette enquête sur le manque d’information des patients, Amgen se mobilise aux côtés de l’association de patients Alliance du Cœur pour sensibiliser aux risques cardiovasculaires.
https://www.senioractu.com/Accidents-cardiovasculaires-mieux-informer-pour-reduire-les-risques_a22481.html
– Toulouse. Les conseils d’un gériatre pour vieillir en bonne santé
Professeur Bruno Vellas médecin gériatre, coordonnateur du Gérontopôle du CHU de Toulouse.
Comment expliquer la hausse – forte et rapide – du nombre de centenaires en Haute-Garonne ? (240 en 2006, 450 en 2016) ?
C’est un phénomène mondial, dû à l’amélioration générale de nos conditions de vie. La hausse du nombre de centenaires peut paraître forte, mais elle est dans la droite ligne de ce qu’on observe depuis les années 1970. Et elle devrait se poursuivre.
Quels sont les points communs aux centenaires que vous connaissez ?
Ils ont tous une forte personnalité, et une vitalité, une joie de vivre. Ils ont eu une vie saine, ils n’ont pas fait d’excès (alcool, tabac), conservé une activité physique, et eu une alimentation modérée et équilibrée.
Selon vous, quelle est la recette du "bien vieillir" ?
Il faut garder des projets. Tout le temps. Quand je dis des projets, ça commence par des activités pour le lendemain ! Participer à la vie d’une association, faire de la musique, du sport, faire partie d’un groupe de lecture.
Les personnes qui vieillissent chez elles vivent-elles plus longtemps que celles qui habitent en maison de retraite ?
En général, les personnes qui sont placées en maison de retraite ont un problème de santé. Mais disons qu’à santé égale, l’important, c’est que le placement en maison de retraite soit préparé, anticipé, et pas imposé à la personne.
"Vieillir oui, mais surtout vieillir en bonne santé", est une formule qui revient. Comment vieillir sans douleurs ?
Pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), vieillir en bonne santé, c’est conserver six fonctions de base : la mobilité, la mémoire, la vue, l’audition, la nutrition et la santé psychique. Pour rester en bonne santé longtemps, nous devons apprendre à mesurer nos propres fonctions de base.
Par exemple ? Pour la mobilité, il y a un exercice : se lever 5 fois de sa chaise sans s’aider des bras et se rasseoir, en 14 secondes. Si on n’en est plus capable, il faut se poser les bonnes questions.
Comment conserver une bonne condition physique ?
Les préconisations sont d’effectuer 30 à 45 minutes de marche, cinq fois par semaine, et d’effectuer un peu de musculation. Conserver ses muscles est primordial pour prévenir les problèmes liés au vieillissement.
– Combien d’heures d’activités physiques pour rester en forme ?
S’appuyant sur de nombreux travaux, l’Organisation Mondiale de la Santé affirme que, pour conserver une bonne forme physique et consolider leur espérance de vie, les seniors doivent impérativement se livrer à 2 h 30 d’exercice physique de moyenne intensité par semaine : (indice MET 7,5 (MET heure/semaine). Certains pourraient juger cette recommandation trop exigeante et hésiter à franchir le pas. Les conclusions d’une étude récente pourraient raviver leur motivation.
http://free.geriatrics.overblog.com/2019/12/combien-d-heures-consacrer-a-des-activites-physiques-pour-rester-en-forme.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail
– Pourquoi le terme « anti-âge » va disparaître
http://www.or-gris.org/2020/01/pourquoi-le-terme-anti-age-va-disparaitre.html

3 livres à lire

– « Vieillir : un retour d’idéal » : un ouvrage dédié aux conséquences du vieillissement du psychanalyste Gérard Bonnet
« Vieillir : un retour d’idéal », le nouveau livre du psychanalyste Gérard Bonnet dédié aux conséquences du vieillissement, disponible en librairies depuis le 19 février, vient s’ajouter aux nombreux ouvrages sur l’âge de la collection « old’up ».
Et si l’idéal s’imposait avec plus de force lorsque l’on vieillit ?
Qu’en est-il de nos idéaux à partir du moment où nous prenons de l’âge et que nos forces diminuent ? N’est-ce pas le début de leur effacement, la fin des illusions, comme le pensent les philosophes ou moralistes qui envisagent surtout l’idéal en tant que valeur ?
Le psychanalyste Gérard Bonnet se pose la question à partir de sa pratique et de travaux menés depuis de longues années, et il démontre ici l’inverse. Non seulement les idéaux ne s’effacent pas, mais ils reprennent puissance et vigueur avec l’âge et s’imposent d’autant plus que les forces physiques diminuent. C’est vrai en particulier pour les idéaux fondamentaux – la beauté, la tendresse, la vérité – qui deviennent avec le temps nos véritables raisons de vivre.
Ce livre en fait découvrir toutes les facettes, démontre comment ces idéaux facilitent peu à peu les échanges, les enrichissent, et deviennent communicatifs. Il explique aussi pourquoi ils sont sources de vie, voire de survie, mais aussi causes de souffrance ou de mort dès lors qu’on ne parvient pas à les vivre dans toutes leurs exigences.
Nous ne voulons pas vieillir seuls ! de Véronique Chatel (livre)
Les éditions Erès viennent de publier Nous ne voulons pas vieillir seuls ! (148 pages, 12 euros) de la journaliste Véronique Chatel, spécialisée dans les questions de société et notamment celles du vieillissement et de l’intergénération.
– Nous ne voulons pas vieillir seuls de Véronique Chatel
De nos jours, de plus en plus de livres s’adressent aux seniors et/ou aux problématiques seniors. Et c’est bien légitime, puisqu’ils sont de plus en plus nombreux. Tous les sujets sont désormais abordés : de la santé au bien-être en passant par les exercices physiques, l’alimentation, la mobilité, l’aide à domicile...
Dernier en date ? Nous ne voulons pas vieillir seuls ! de la journaliste Véronique Chatel aux éditions Erès. Dans ce livre au ton vif, l’auteur brosse le portrait de de nombreux acteurs –des vieux qui ont dit « non », des professionnels engagés– pour changer la place des personnes âgées dans notre société : oser être, ne plus se retrancher, refuser d’être maintenu à domicile dans l’isolement.

– Bien se loger pour mieux vieillir, s’y préparer activement
Les éditions Erès viennent de publier un ouvrage intitulé Bien se loger pour mieux vieillir, s’y préparer activement (280 pages, 14 euros) de Bruno Parmentier (ingénieur et économiste) et président du mouvement SOLIHA, spécialisé dans la rénovation solidaire de l’habitat. A noter une préface du sociologue Serge Guérin, grand spécialiste des questions du vieillissement.
De nos jours, de plus en plus de livres s’adressent aux seniors et/ou aux problématiques seniors. Et c’est bien légitime, puisqu’ils sont de plus en plus nombreux. Tous les sujets sont désormais abordés : de la santé au bien-être en passant par les exercices physiques, l’alimentation, la mobilité, l’aide à domicile...
Dernier en date ? Bien se loger pour mieux vieillir chez Erès. Un livre qui correspond parfaitement à l’air du temps et à la prise de conscience qu’un logement bien agencé et adapté au vieillissement permet de rester vivre à la maison plus longtemps.
Ce livre est écrit dans un langage simple et accessible à tous par un spécialiste de la question : Bruno Parmentier, président du mouvement SOLIHA, spécialisé dans la rénovation solidaire de l’habitat. Cet ouvrage aborde des questions que beaucoup d’entre-nous aimeraient éluder…

Prévention de la perte d’autonomie

– Alimentation : préserver son métabolisme de base pour vivre plus longtemps en bonne santé https://tinyurl.com/vb93qvv
– La diète méditerranéenne améliore la santé intestinale et permet de mieux vieillir
Alors que l’espérance de vie s’allonge dans le monde et dépassent celles de toutes les générations précédentes, il faut trouver des moyens de rester en bonne santé plus longtemps.
Faire de l’exercice et avoir un bon régime alimentaire en font partie. Mais la recherche s’intéresse maintenant au rôle joué par notre intestin dans le processus de vieillissement.
Notre plus récente étude indique qu’un régime méditerranéen provoque des changements dans la composition des bactéries dans notre tube digestif – le microbiome - qui améliorent les fonctions cognitives et la mémoire, le système immunitaire et la solidité osseuse.
https://tinyurl.com/ua9xkru
– Grand âge et autonomie : lancement de la stratégie "Vieillir en bonne santé.
Commentaires : De bonnes intentions mais on oublie de s’appuyer sur le réseau associatif qui est le levier stratégique pour véritablement avancer. Il faut valoriser l’engagement associatif ou solidaire, aider les associations à développer leur nombre d’adhérents, les informer sur leur possible rôle en la matière.

Communiqué du Ministère : La ministre des Solidarités et de la Santé a présenté la stratégie globale « Vieillir en bonne santé 2020-2022 ». Cette stratégie vise à déployer la prévention à tous les âges, pour préserver l’autonomie des aînés le plus longtemps possible.
La stratégie repose sur un constat essentiel : la perte d’autonomie des aînés n’est pas une fatalité. Elle n’est pas liée à l’âge mais à la maladie. Aujourd’hui, sur 10 personnes qui décèdent en France, 4 ont connu la perte d’autonomie dont 2 de façon sévère. Demain, grâce à la prévention, la perte d’autonomie des personnes âgées doit devenir l’exception.
Pour que chacun acquiert les bons réflexes de prévention, la stratégie se concentre sur trois moments-clés de la vie. Une application lancée à la fin de l’année par Santé Publique France permettra à chacun, dès 40 ans, d’évaluer ses besoins de façon autonome et de recevoir des conseils personnalisés. Un rendez-vous de prévention organisé au moment du passage à la retraite montera en puissance, avec un objectif de 200 000 personnes reçues par an d’ici 2022. Une démarche de détection des fragilités des personnes âgées à domicile sera expérimentée dans plusieurs territoires, grâce à un outil innovant inspiré par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Parce que la lutte contre l’isolement est une arme très puissante de prévention, la stratégie vise à mobiliser le plus largement possible les acteurs de terrain autour de cet enjeu majeur. Les bonnes pratiques seront diffusées auprès des collectivités, parmi lesquelles le label « Villes amies des aînés ». Dès 2020, les jeunes participant au service national universel seront mobilisés notamment contre l’isolement des aînés.
Garantir l’autonomie, c’est adapter l’ensemble de notre cadre de vie (transports, espaces urbains, habitats, équipements, etc).
L’enjeu de l’adaptation des habitats, notamment pour éviter les chutes :. En partenariat avec Action Logement, l’Etat mobilise une enveloppe de 1 Mds€ d’euros pour aider les Français à adapter leurs salles de bain, avec des subventions allant jusqu’à 5000 euros (www.adaptation-douche.gouv.fr).
L’adaptation de notre cadre de vie repose sur la mobilisation de tous : institutions, associations, entreprises. Pour susciter l’innovation partout sur le territoire et organiser la mobilisation des acteurs institutionnels et économiques, la ministre des solidarités et de la santé a lancé un tour de France de la Silver economy dans toutes les régions.
Pour diffuser dans tous les territoires les innovations les plus probantes pour prévenir la perte d’autonomie, un centre de ressources sera créé en 2020, et les instances départementales finançant la prévention seront renforcées.
La prévention de la perte d’autonomie est un axe central de la politique du Gouvernement en matière de grand âge. Au-delà, la réforme globale du grand âge et de l’autonomie est une priorité du Gouvernement pour 2020 et fera objet d’un projet de loi à l’été.
https://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-presse/article/grand-age-et-autonomie-lancement-de-la-strategie-vieillir-en-bonne-sante
– Prévenir les chutes : un dispositif d’information pour le grand public et les professionnels
https://www.santepubliquefrance.fr/les-actualites/2019/prevenir-les-chutes-un-dispositif-d-information-pour-le-grand-public-et-les-professionnels
– Prévenir les risques psycho-sociaux. Une démarche spécifique sur la personne âgée désorientée. Bien travailler, de l’idée au projet,
La Fabrique des CCAS/CIAS, 2019, 20 p.
source UNCCAS
– NOUVEAU GUIDE CULINAIRE POUR LES AIDANTS DES PERSONNES ÂGÉES VIVANT À DOMICILE
Avec le soutien de la Fondation d’entreprise ADRÉA, le Centre de Recherche de l’Institut Paul Bocuse publie son guide culinaire "Le plaisir dans l’assiette, Personnes âgées en perte d’autonomie", destiné aux aidants des personnes âgées dépendantes vivant à domicile.
https://fondation.adrea.fr/uploads/documents/5dee52df01826.pdf
– Voix des clients, des familles : faites-vous entendre aux CVS !
Commission obligatoire des représentants des personnes aidées et des familles, dans les établissements et services à domicile
Nés avec la loi de 2002-2, les conseils de la vie sociale (CVS) restent encore méconnus du grand public. La République, le législateur ont pourtant voulu que les personnes aidées et leurs proches aient leur rôle à jouer dans les établissements et services médico-sociaux. Aux côtés des professionnels et des gestionnaires, et pas forcément face à face. Explications de Jacques Rastoul, du réseau des CVS 91, lors des journées nationales des aides-soignantes le 24 janvier. Lien :
https://www.agevillage.com/actualite-18490-1-Faites-vous-entendre-aux-CVS.html
et la vidéo de l’intervention de Jacques Rastoul
https://www.youtube.com/watch?v=PUseg6adPCQ&feature=emb_logo
— Formation en ligne : pour enfin tout connaître sur la dépendance !
Formation en ligne du Du 2 mars au 10 avril 2020. Lien :
https://linote.fr/wp-content/uploads/2020/01/formation-des-aidants.pdf

Espérance de vie à 65 ans en Occitanie

L’espérance de vie moyenne à 65 ans en France progresse peu de 2015 à 2018 (+2 mois pour les femmes, +3 mois pour les hommes).

Au niveau départemental (de l’Occitanie), les évolutions sont très chaotiques….
Deux conclusions :
– La progression de l’espérance de vie qui était une réalité avant, s’est nettement ralentie.
– La politique de prévention n’est pas à la hauteur…

Une hypothèse :
A coté du « bien-soigné » il faut développer un « bien-vivre »

Les ressources du bien vieillir

– Vidéo : Comment garder son cerveau en pleine forme}}}
source The conversation

– Alimentation : protégez votre santé (et la planète)
– 1- protégez votre santé (et la planète) grâce à la règle des « 3V » : https://tinyurl.com/y2qdsxlf

–2Mieux manger pour mieux vieillir : la SGGIF (société de gériatrie tord le cou aux idées reçues en matière d’alimentation des seniors avec 2 ateliers de cuisine filmés et analysés par des spécialistes de la nutrition.
Voir l’article :
https://www.silvereco.fr/mieux-manger-pour-mieux-vieillir-la-sggif-tord-le-cou-aux-idees-recues-en-matiere-dalimentation-des-seniors-avec-2-ateliers-de-cuisine-filmes-et-analyses-par-des-specialistes-de-la-nutritio/31106457

3 : Les 5 règles d’or du bien-vieillir
– Mieux manger et mieux nourrir son cerveau / s’alimenter de manière équilibrée, tout en privilégiant tous les aliments nourrissant le cerveau. 
– Conserver une activité physique / bouger / gérer son stress. 
– Mieux socialiser et se connecter / aux autres et au monde / s’appareiller pour garder des sens opérants/ socialiser. 
– Mieux stimuler son cerveau, tout au long de sa vie / capacités intellectuelles et cognitives. 
– Mieux se connaître / faire des bilans de santé réguliers.

4- Santé publique France présente les nouvelles recommandations sur l’alimentation, l’activité physique et la sédentarité

Lien :
http://invs.santepubliquefrance.fr/Publications-et-outils/Rapports-et-syntheses/Maladies-chroniques-et-traumatismes/2019/Recommandations-relatives-a-l-alimentation-a-l-activite-physique-et-a-la-sedentarite-pour-les-adultes

–5 Bouger en toute sérénité. Prévenir les chutes dans la vie quotidienne, Santé publique France, 2019, 20 p.
https://www.pourbienvieillir.fr/sites/default/files/ns01-144-19b_bien_vieillir-19-01_bouger_brochure_20p_150x210_v1.9_bd_v2.pdf

– 6 Peut-on vieillir heureux ?
Trente ans, c’est ce que nous avons gagné en espérance de vie depuis 1900 : la totalité d’une existence au XVIIe siècle. Formidable avancée qui bouleverse tout : notre vie professionnelle, amoureuse, familiale, notre rapport au monde, à la maladie, le sens même de notre destin.
https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/peut-vieillir-heureux?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR2BbZM8ufoXMANqGX6Zw9MksLlJlNsBJv5feNW5bmoiYge1DaTR_zcdp_8#Echobox=1571489388

– 7Le guide du bien vieillir en silver
CE GUIDE EST UNE BOÎTE À IDÉES DANS LAQUELLE CHACUN PEUT PIOCHER DES ASTUCES PAR-CI, DES BONS PLANS PAR-LÀ…
SUR TOUS LES SUJETS ESSENTIELS : LA SANTÉ, LA FAMILLE, LA MAISON, LA RETRAITE…
http://mavieensilver.fr/

Une urgence la prévention de la perte d’autonomie

– Un enjeu qui risque de passer à la trappe : la Prévention de la perte d’autonomie
– Rappel : Les moyens de financement de la CNSA à travers les conférences de financeurs : voir la page internet de : https://www.cnsa.fr/actualites-agenda/actualites/prevention-de-la-perte-dautonomie-le-rapport-2017-des-conferences-des-financeurs-est-paru

– Le ossier aux députés du Lot

— Propositions de la CFDT retraités du Lot pour une autre logique de prise en charge de la perte d’autonomie, en partant des besoins des personnes 

1er Besoin : promouvoir la prévention de la perte d’autonomie à l’amont,
— intensifier l’adaptation du logement car elle est une question clé pour pouvoir conserver de l’autonomie. https://tinyurl.com/yadpg2lk
— Renforcer les associations qui par le bénévolat développe l’autonomie et la socialisation. https://tinyurl.com/y7qfa5zq
— Développer l’activité physique journalière ; http://www.chu-toulouse.fr/-axe-no-1-l-exercice-physique-
— Montrer l’enjeu de l’alimentation qui contribue à rester en bonne santé, et à réduire les risques de perte d’autonomie http://www.chu-toulouse.fr/-axe-no-2-la-nutrition-
— Multiplier la stimulation cognitive comme l’explique le gérontopôle de Toulouse. http://www.chu-toulouse.fr/-axe-no-3-la-stimulation-cognitive-
— Fournir une information simple, claire et non stigmatisante pour favoriser des choix de parcours en totale autonomie. http://www.pourbienvieillir.fr/
— Promouvoir une campagne sur le thème : " aller dans une maison de retraite n’est pas inéluctable si.."..…

2eme Besoin) : promouvoir la prévention de la perte d’autonomie
— par le repérage des "fragilités". https://tinyurl.com/ya6dmhw7
— par le soutien aux aidants ; https://tinyurl.com/yah6vhag
— en garantissant l’autonomie de décision des personnes concernées. Elles doivent être les seules habilitées à décider avec le médecin traitant du choix du parcours d’accompagnement.

3eme besoin : mieux accompagner la perte d’autonomie en renforçant les aides au maintien à domiciles par un renforcement des effectifs, de meilleurs qualifications et rémunérations des salariés. https://tinyurl.com/y859to4s

4eme besoin : mieux accompagner la perte d’autonomie en renforçant les aides au maintien à domiciles et en multipliant les alternatives
– en renforçant les aides au maintien à domiciles et en réduisant le reste à charge. https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1802
– en élargissant la gamme de prise en charge du plan d’aide au maintien à domicile (ex : jardinage) quitte à ce que l’aide ne soit pas attribuée au même taux. https://tinyurl.com/yawsmoov
– en continuant à développer des alternatives aux maisons de retraite ; https://tinyurl.com/y7m3aukf
— en continuant à développer les soins à domicile, comme l’hospitalisation à domicile ; https://tinyurl.com/ycauo8e9
— en développant les résidence autonomie.

5eme besoin : réduire les disparités d’attribution de l’APA notamment en modifiant la grille AGGIR. Le taux de bénéficiaires rapporté à la population de plus de 75 ans varie de 28,8 % en Aveyron à 16,6 dans l’Aude en Occitanie..

6eme besoin : réduire le reste à charge tant à domicile qu’en établissement, qui par étape devrait être égal au forfait hospitalier. https://tinyurl.com/yckl56du

7eme besoin : Clarifier le devenir des EHPAD.
— Soit l’accueil de personnes en GIR 1 ou 2 est maintenue et dans ce cas l’accompagnement humain en soin doit être fortement renforcé...
— Soit l’accueil de personnes en GIR 1 ou 2 et devrait se faire en USLD ce qui implique un renforcement du réseau, et une modification des circuits de financements.

8eme besoin : Il est indispensable de conserver la proximité des décisions et des accompagnements. Vouloir centraliser mènera à une impasse. https://tinyurl.com/ycm5ednq

9eme besoin : Les EHPAD doivent renforcer les soins et avoir comme objectif la réduction du taux de dépendance de leurs résidents, pour en faire un lieu d’hébergement temporaire pour la majorité d’entre eux, c’est à dire ceux qui le peuvent et qui le veulent.

10eme besoin:Unifier les 2 procédures de reconnaissance de la perte d’autonomie : mesures de protection juridique et attribution de l’APA. Dans la 1e cas une équipe médico sociale devrait intervenir comme dans le 2è cas...https://tinyurl.com/ybsltuz2

– A noter les propositions de réforme du Handicap des sénateurs
http://www.senat.fr/notice-rapport/2018/r18-035-notice.html

Prévention, aides et droits des personnes âgées : 15 vidéos en ligne pour s’informer

Pour répondre au besoin d’information des ainés et de leurs proches, souligné lors de la concertation grand âge et autonomie, la CNSA lance une campagne d’information -avec le soutien du ministère de la Santé) dans la continuité de celle diffusée en 2018.
De quelles aides peut-on bénéficier pour rester à domicile lorsqu’on est âgé ? Comment aménager son logement pour prévenir les chutes ? Quelles sont les différentes possibilités pour faire intervenir une aide à domicile ?
Comment bien choisir une maison de retraite ? Comment être aidé quand on accompagne soi-même un proche âgé ? Comment préserver sa santé et son autonomie avec une activité physique adaptée ?
En tout, quinze vidéos courtes pour donner des conseils de prévention et faire connaître les aides à l’autonomie des personnes âgées.
https://www.dailymotion.com/playlist/x41u09?retry

En attendant la loi Grand âge

– Retour sur l’étude de la mutualité Occitanie sur la perte d’autonomie.

Pour lire le rapport complet ; file :///C :/Users/Retra/Downloads/DP_Perte-dautonomie_Impact_financier_Occitanie_201118.pdf

La réalité des impacts financiers du vieillissement en Occitanie
Pierre-Jean Gracia, Président de la Mutualité Française Occitanie, a tenu une conférence de presse le 20 novembre à Montpellier pour présenter la réalité régionale des impacts financiers du vieillissement. A l’annonce d’une loi sur la perte d’autonomie pour 2019, la Mutualité Française se mobilise une nouvelle fois face à ce sujet qui préoccupe les Français. Retour sur les problématiques régionales du vieillissement dans notre région et le point de vue de la Mutualité Française.
La prise en charge de la perte d’autonomie est un sujet qui préoccupe les Français
L’Observatoire 2018 2e édition-Place de la Santé réalisé par la Mutualité Française montre que la perte d’autonomie qui est un véritable enjeu de société, n’est pas pour autant toujours perçu comme tel. Deux études menées par Harris Interactive confirment que la perte d’autonomie est bien un des premiers sujets de préoccupation des Français. Ils s’y sentent mal préparés financièrement, mais l’assument comme un problème essentiellement individuel et non sociétal. Les aidants, en particulier, ne formalisent pas aujourd’hui de revendications politiques vis-à-vis des pouvoirs publics, sauf auprès des communes identifiées comme pouvant leur apporter une aide ponctuelle et au quotidien.
En Ehpad*, les restes à charge sont élevés et très variables d’un département à l’autre
Un mois d’hébergement en Ehpad pour une personne sévèrement dépendante (Gir 1 et 2) coûte en moyenne 2.470 euros au niveau national et 2.320 euros au niveau régional. Ce coût par exemple est de 2.096 euros dans l’Aveyron mais il dépasse 2.600 euros en Haute Garonne. En prenant en compte les différentes aides publiques, le RAC est de 2.000 euros en moyenne (Gir 1 et 2) au niveau national et 1.880 euros au niveau régional. Il s’avère néanmoins très différent d’un département à l’autre : il atteint 1.654 euros par mois dans l’Aveyron, et culmine à plus de 2.100 euros par mois en Haute-Garonne.
Pour plus d’un résident sur deux, le reste à charge est supérieur aux ressources.Autre enseignement : le nombre de places d’hébergement permanent varie fortement d’un département à l’autre. Il est le plus bas dans les Pyrénées Orientales (86 places pour 1.000 habitants de plus de 75 ans) et le plus élevé en Lozère (197 places pour 1.000 habitants de plus de 75 ans), soit 2,3 fois plus.
A domicile, le coût est très variable d’un département à l’autre et l’intervention des aidants informels est essentiel
En effet, selon les politiques sociales des départements, le même montant d’APA 5 couvre dans le Finistère 66 heures subventionnées par mois auprès des personnes les plus dépendantes, contre 98 heures dans le Jura, soit un écart de 32 heures 6.
Pour les personnes en situation de perte d’autonomie très lourde, le RAC moyen à domicile peut atteindre entre 2.500 € et 4.050 € en fonction du revenu de la personne âgée 7. Mais c’est aussi à domicile que l’intervention des aidants est la plus courante, notamment au travers de la solidarité familiale.
Afin d’aller plus loin et répondre aux attentes qui s’expriment, la Mutualité Française fera des propositions d’ici la fin de l’année tant au sujet du financement que de la prévention ou de l’offre de services et d’accompagnement.
Le vieillissement de la population s’accélère
Si 2,1 millions de personnes avaient plus de 85 ans en 2017, elles devraient être de 5,4 millions en 2050. Le nombre de personnes en perte d’autonomie devrait également doubler en 2060 pour atteindre 2,6 millions (contre 1,3 million actuellement).

— Une bonne nouvelle mais à nuancer car nous sommes très en retard sur l’objectif européen de gagner 2 ans d’espérance de vie en bonne santé : Les femmes vivent neuf mois de plus en bonne santé en 2017. En 2017, l’espérance de vie en bonne santé, c’est-à-dire le nombre d’années que peut espérer vivre une personne sans être limitée dans ses activités quotidiennes, s’élève en France à 64,9 ans pour les femmes. Entre 2016 et 2017, cet indicateur a progressé de 0,8 an, tandis que l’espérance de vie à la naissance est restée stable, atteignant 85,3 ans. Les femmes vivent ainsi plus longtemps en bonne santé, contrairement aux hommes au cours de la même période. L’espérance de vie en bonne santé de ces derniers a reculé de 0,1 an pour atteindre 62,6 ans en 2017, tandis que leur espérance de vie à la naissance est passée de 79,3 ans en 2016 à 79,5 ans en 2017. Au cours des dix dernières années, l’espérance de vie en bonne santé est restée stable pour les hommes, tandis que pour les femmes, la tendance est plutôt à la hausse depuis 2012. Cette tendance récente restant à confirmer dans les prochaines années.

– Plus de 85% des Français souhaitent vieillir chez eux : et si on s’attaquait sérieusement au sujet ?
Lien : https://www.linkedin.com/pulse/plus-de-85-des-fran%C3%A7ais-souhaitent-vieillir-chez-eux-et-arnoux

– DÉPENSES DÉPARTEMENTALES D’ACTION SOCIALE EN 2018 Un pacte financier respecté… mais à quel prix ?
Les neuf dixièmes des aides départementales accordées aux personnes âgées correspondent à l’APA, qui est allouée à 1,3 million de bénéficiaires en décembre 2018. Ce nombre continue d’augmenter en 2018 (+1,2 %) mais à un rythme légèrement plus faible qu’en 2017 (+2,0 %) et 2016 (+1,7 %), années au cours desquelles la loi d’adaptation de la société au vieillissement (ASV) pourrait avoir eu un effet sur lenrecours à l’APA. L’APA à domicile est en majorité consacrée au financement partiel ou intégral de l’emploi à domicile de tierces personne et concerne six allocataires de l’APA sur dix, soit 777 600 personnes âgées vivant à domicile fin 2018 (+1,1 % en un an). L’APA permet également, pour ses bénéficiaires résidant en établissement, d’acquitter une partie du tarif dépendance. En décembre 2018, 548 000 personnes âgées vivant en établissement en bénéficient, soit 41 % de l’ensemble des allocataires de l’APA. Leur nombre augmente également en 2018 (+1,3 %).Lorsqu’elles ne bénéficient pas de l’APA, les personnes âgées peuvent percevoir, sous condition de ressources, une aide à domicile sous forme de services ménagers (aide financière ou accordée en nature). C’est le cas, fin 2018, pour 17 200 personnes âgées qui ont un droit ouvert à l’aide ménagère. Cette prestation a fortement diminué lors de la création de l’APA, et est en constante baisse depuis (-6,5 % par an)
En réumé : Les personnes âgées ont bénéficié, fin 2018, de 1,47 million d’aides sociales départementales, un chiffre en hausse de 1 % par rapport à 2017. Ces prestations comprennent 54 % d’aides à domicile et 46 % d’aides à l’accueil. L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) représente 90 % de l’ensemble des aides aux personnes âgées : 777 600 bénéficiaires à domicile et 548 000 en établissement. Fin 2018, 124 100 personnes âgées perçoivent l’aide sociale à l’hébergement (ASH), soit 8 % des aides aux personnes âgées.

59 % des bénéficiaires de l’APA en établissement sont très dépendants
Les bénéficiaires de l’APA en établissement sont globalement plus dépendants que ceux vivant à domicile. En effet, 59 % des premiers sont très dépendants et classés en groupe iso-ressources (GIR) 1 ou 2, selon la grille AGGIR, contre 19 % des bénéficiaires de l’APA à domicile.

– La perte d’autonomie des personnes âgées à domicile - Quelles disparités entre départements ?
Source DREES ; lien internet : https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/etudes-et-statistiques/publications/les-dossiers-de-la-drees/article/la-perte-d-autonomie-des-personnes-agees-a-domicile-quelles-disparites-entre

Grâce à l’enquête Vie quotidienne et santé (VQS) réalisée en 2014, la perte d’autonomie des personnes âgées vivant à domicile peut être comparée entre les départements français (hors Mayotte), pour divers indicateurs de limitations fonctionnelles, restrictions d’activité, ou recours à des aides professionnelles ou de l’entourage.
Dans l’Ouest de la France (Bretagne, Pays de la Loire, Centre-Val de Loire), jusqu’aux départements de l’Ouest de l’Ile-de-France, les prévalences de la perte d’autonomie à domicile sont faibles. Elles s’accompagnent d’un faible recours à l’aide professionnelle et de l’entourage. À l’inverse, les départements ultra-marins, le nord et le nord-est de la France, et une grande partie de la moitié sud de la France combinent de fortes prévalences de la perte d’autonomie à domicile et un fort recours à l’aide. Les limitations cognitives sont plus fréquentes dans les départements du sud, alors que les prévalences des limitations physiques sont plus élevées dans le nord et le nord-est de la France.
Ces disparités de besoins et de recours à l’aide peuvent être liées à l’offre proposée sur le territoire pour prendre en charge la perte d’autonomie. Les territoires où le taux d’équipement en établissements est faible ont une prévalence des incapacités à domicile forte. Les départements où l’aide professionnelle à domicile est importante sont aussi ceux où les besoins sont élevés.

Pour s’informer par internet sur les questions de l’âge

Liste des sites internet indispensables

Ces sites sont pour la plupart gratuit et délivre des newsletter fort utiles et sont présent sur les réseaux sociaux. Certains proposent des flux RSS, très pratiques pour être alerté d’informations nouvelles. (les flux RSS sont gérés par des logiciels spécialisés ou maintenant les navigateurs).

1- Trois sites incontournables :

– Pour les personnes âgées ; https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/
Flux RSS
Portail national d’information pour l’autonomie des personnes âgées et l’accompagnement de leurs proches, réalisé par la CNSA. Une banque de données indispensable.

– Santé.fr ; https://sante.fr/
Ce site est en cours de création, et ne couvre pas encore l’Occitanie.
Santé.fr est le moteur de recherche du Service Public d’Information en Santé, porté par le Ministère des Solidarités et de la Santé, les agences et autorités publiques. Aujourd’hui, on y trouve déjà plus de 250 000 professionnels, établissements, services de santé et plus de 5000 articles sur vos préoccupations en santé.

– Gérontopole de Toulouse : https://www.chu-toulouse.fr/-gerontopole-891-
Le Gérontopôle du CHU de Toulouse a pour objectifs de fédérer autour d’une même structure des équipes de recherche et des cliniciens afin de dynamiser la recherche, la prévention et de promouvoir la santé des personnes âgées.

2- Les sites « coups de coeur » gratuit, abonnement news et flux RSS,

–Seniors acteurs des territoires dans un société pour tous les âges. : http://www.or-gris.org/
News+ flux RSS
Ce site vous apporte : Une meilleure connaissance des publics retraités, leurs potentialités, leurs besoins : approche concrète du public ; donner les moyens de dépasser les stéréotypes, approche adaptée. Un présentation d’initiatives locales, innovantes et remarquables à diffuser, à mettre en débat : bonnes pratiques concernant différents domaines d’intervention : Habitat/hébergement, services par et pour les seniors, actions intergénérationnelles, seniors actifs (professionnels et volontaires), nouvelles technologies ; pointer les initiatives remarquables pour partager et débattre, les initiatives ou les seniors sont "acteurs" .

– Inter CVS 91 http://eluscvs91.over-blog.com/
News+ flux RSS
Blog d’un Réseau d’élus de Conseils de Vie Sociale, ce site est orienté perte d’autonomie, indispensable pour les mandatés CDCA, CCAS, CVS….

–SWEET HOME : https://sweet-home.info/a-propos/
News + Flux RSS
Sweet Home est un média dédié à la Silver économie et aux enjeux de la transition démographique. Ce site outre des services aux professionnels, cherche à avoir un regard novateur sur la question de la transition démographique.

– Happy Visio ; https://happyvisio.com/
News
Le premier site de conférences sur le Web et d’ateliers personnalisés.
Pour faciliter l’accès à la formation et à l’information et pour répondre aux préoccupations de chacun, quelque soit son lieu d’habitation, HappyVisio, propose des conférences et des ateliers par visioconférence. Grâce à la plateforme développée par HappyVisio, vous pourrez vous former, vous informer et échanger avec l’animateur et les autres participants sur un large choix de thématiques.

– GérontoLiberté http://free.geriatrics.overblog.com/
Un site tenu par Bernard Pradines Gérontologue, qui publie une news décapante.

3- Les sites gratuits indispensables pour suivre l’actualité des retraités

– Notre temps : https://www.notretemps.com/
News quotidienne
Ce site qui émane de la revue la plus ancienne s’adressant aux séniors, se veut très pratique et très polyvalente. S’abonner à sa newsletter permet d’éviter de « louper » une information sur toutes les politiques liées aux retraités, (retraites, perte d’autonomie, santé..)

– ViVa presse : https://www.vivamagazine.fr/
News et flux RSS
Ce site est l’un des plus complet et est lié à la revue Viva liée aux Mutuelles.
Véritable référence en matière de santé et de protection sociale, VIVA est un magazine de santé mutualiste indépendant. Sauf exception signalée, les articles présents sont écrits par des journalistes professionnels titulaires de la carte de presse et spécialisés dans leur domaine d’’intervention. Médecins, chercheurs, journalistes, responsables syndicaux, acteurs sociaux... Tous ceux qui lient leurs activités au progrès social et au développement de notre système de santé considèrent VIVA comme un vecteur de leurs projets.

– Silver Eco : https://www.silvereco.fr/
News + flux RSS
Portail national d’information de la Silver Economie, il est un média d’information qui référence les produits et services du bien-vieillir depuis sa création en 2008. Toutes les actualités et l’agenda du secteur y sont diffusés, mais aussi des dossiers thématiques, des tribunes d’experts…
Une version imprimée de l’Annuaire national de la Silver Economie est éditée chaque année depuis 2014, un ouvrage qui se complète d’un guide pratique avec des fiches repères sur la Silver économie. Il s’accompagne du Guide du Bien-Vieillir : Ma Vie en Silver.

– Age Village ; http://www.agevillage.com/
News et flux RSS
Ce site se veut un site d’information pour les séniors et les aidants. Depuis 2000, l’équipe d’Agevillage cherche, vérifie et met en ligne chaque semaine toutes les actualités sur le bien vieillir. Elle informe sur les services qui aident à rester autonome et accompagnent handicaps et fragilités, épaulée par son réseau d’experts (gériatres, gérontologues, avocats…).
L’une des animatrice de ce site promeut la méthode dite d’humanitude. En facilitant le décryptage des situations difficiles, l’Humanitude donne des outils pour apaiser le tête à tête avec la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer.

– Senior actu https://www.senioractu.com/
News
Ce site est généralistes et permet de recouper les informations d’autres sites.

4 Les sites spécialisés

– CNSA https://www.cnsa.fr/
Gratuit News mensuelle et flux RSS
Le site de cette vénérable institution doit être suivie avec le flux RSS, pour coller à l’actualité. Position de la CNSA, études nombreuses sur la perte d’autonomie des personnes âgées comme des handicapés.

–Gerontonews ; https://www.gerontonews.com/home.php
News quotidienne ; accès aux articles payants.
Gerontonews.com est un service entièrement dédié aux dirigeants d’EHPAD . Le but de Gerontonews est de proposer, chaque jour, l’essentiel de l’actualité dusecteur, mais aussi des contenus pratiques et utiles à la gestion de l’ établissement. Les news quotidienne permettent de suivre l’actualité professionnelle du secteur.

– TSA Travail Social Actualité https://www.tsa-quotidien.fr/?edition_date=2019-01-28&no_redirect=true
Payant, news quotidienne gratuite,
La revue qui traite du social et du medico social est une référence dans l’information du secteur. Les news quotidienne servent d’alerte et d’information.

– Data-DREES
Vous cherchez un chiffre sur la retraite, l’APA, etc. dans votre département, vous le trouverez là :
http://www.data.drees.sante.gouv.fr/ReportFolders/reportFolders.aspx

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