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CFDT Retraités Lot

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CFDT Retraités Lot (UTR)
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La fabrique du sourire de Sophie Raynaud du 18/06/2017

Copyright © Sophie Raynaud
http://www.artsper.com/fr/artistes-contemporains/france/5835/la-fabrique-du-sourire

La citation de la semaine

Il y a des gens qui font des actions héroïques et ne sont jamais héroïsés parce qu’ils ne sont pas reconnus par la société où ils vivent.

Boris Cyrulnik

Bilan de santé des habitants du Lot : Diagnostic de l’ARS Occitanie (suite)

— Mesurer les inégalités sociales de santé : Un indicateur écologique de défavorisation

source ARS
La défavorisation est particulièrement marquée dans les agglomérations du littoral méditerranéen. Mais si la part des personnes les plus défavorisées (EDI 5) est de 30 % sur la commune de Toulouse et de 75 % sur la commune de Perpignan, en nombre elles sont plus nombreuses sur Toulouse : 133 000 contre 92 000. Si le Lot n’atteint pas les taux des départements méditerranéens, l’ouest et l’est du département ne sont pas en bonne posture.
Cet indice (EDI) inclut les variables suivantes : surpopulation dans le logement, pas de chauffage central ou électrique, non propriétaire, chômeur, de nationalité étrangère, pas de voiture, ouvrier non qualifié ou agricole, niveau d’études faible et famille monoparentale. C’est un indicateur écologique de défavorisation qui permet d’approcher le niveau de défavorisation individuel.
En revanche, Le taux de mortalité prématurée (décès avant 65 ans) qui varie de 1 à 3,5 entre les bassins de vie de la région Occitanie, est inférieur à la moyenne nationale dans le Lot..

– Les aides de professionnels pour les personnes d’au moins 75 ans : Un tiers des habitants âgés de 75 ans reçoivent une aide de professionnels dans la vie quotidienne. Dans le Tarn (44%), et le Lot (35%) les personnes âgées d’au moins 75 ans vivant à domicile reçoivent plus souvent des aides de professionnels dans la vie quotidienne que dans le reste de la région. Ce sont les départements de la région où le recours aux services à la personne est le plus développé pour les personnes âgées du fait d’un réseau très structuré de ces services.
L’aide à domicile des proches pour les personnes d’au moins 75 ans : 43 % des habitants âgés d’au moins 75 ans reçoivent de l’aide à domicile de proches dans la région (47 % dans le Lot).

– Le système de soins dans le département et la région :
La dépense moyenne de soins ambulatoires atteint 530€ par bénéficiaire. Elle est relativement stable entre 2010 et 2014, mais très variable selon les départements : 430 dans le Lot, contre 600 dans l’Hérault. Quant à l’évolution des dépenses ambulatoires par bénéficiaire de 75 ans ou plus, l’Hérault est à plus de 3000, alors que. le Lot est à 1950€. Entre 2010 et 2014, la dépense moyenne de médicaments a diminué de 191€, soit -23,2%. A l’inverse, celles des actes réalisés par les auxiliaires médicaux et des transports ont respectivement augmenté de 15,8% (+174€) et de 21,8% (+12€). Les dépenses allouées aux honoraires des médecins généralistes connaissent une lente diminution (-5,4 %). Les dépenses de laboratoire restent stables sur les 5 années étudiées. À l’échelle départementale, les taux d’évolution sont extrêmement hétérogènes. Dans le Lot la baisse a été de 2,6 %.
Entre 2010 et 2015, le recours à l’hospitalisation en MCO (médecine, chirurgie et obstétrique) a diminué de 7,7 points, passant de 0,95 à 0,88 journée par habitant. La Lozère est le département
avec le recours le plus élevé, la Haute-Garonne a le recours le plus bas, et le Lot est à 0,90.

A suivre

Actualité du 18 juin

Deux revues à lire

Sciences Humaines (Gd Dossier) « Les âges de la vie »

Un regard sociologique sur les différentes étapes de la vie. A lire Marc Augé, et Vincent Caradec

 « Aider »

Voir commentaires ci après.

Actualité de la santé

Cancer : les personnes âgées doivent bénéficier de meilleurs traitements

Source Viva presse
Les plus de 75 ans ne profitent pas assez de traitements innovants contre le cancer ni même de suivi médical adapté, ce qui entraine une mortalité plus importante dans cette tranche d’âge.
Il y a de gros progrès à faire dans la prise en charge des personnes âgées de plus de 75 ans qui souffrent d’un cancer. C’est le constat du dernier rapport de l’Observatoire sociétal des cancers, émanation de la Ligue contre le cancer. D’ici à 2050, le cancer touchera une personne de 75 ans sur sur deux.

Les résultats du rapport de l’Observatoire mettent en évidence le fait que les seniors ont peu accès aux essais thérapeutiques et donc aux traitements innovants. Ils minimisent leurs symptômes (ils ont tendance à mettre leurs symptômes sur le compte de l’âge ou d’autres pathologies) et sont souvent diagnostiqués plus tard que la moyenne des autres malades (Chaque année, 120 000 malades de cet âge se font diagnostiquer). Résultat : les soins sont moins efficaces et la moitié des personnes de plus de 75 ans atteintes d’un cancer en décèdent. Trop souvent, l’âge justifie une approche médicale seulement palliative. Et de gros progrès restent à faire également dans le suivi médical.

L’Observatoire insiste sur le fait qu’ « Aujourd’hui, il y a une prise de conscience de la société à ce sujet. Mais, dans la prise en charge, ces patients ne sont pas traités comme les autres ». Il y a très peu d’oncogériatres et la spécialité est très peu enseignée dans les études de médecine. Autre point, les programmes de dépistages organisés ne le sont plus après 75 ans. A ce sujet, la Ligue contre le cancer souhaite que cette tranche d’âge continue à fréquenter les centres de dépistage, via un courrier incitatif. « Quoiqu’il en soit, il n’est pas médicalement légitime d’exclure les personnes âgées des programmes de dépistage dans la mesure où, pour la plupart des cancers, les traitements spécifiques ont chez elles le même niveau d’efficacité que chez les personnes plus jeunes » insiste la Ligue.

Même malades, les seniors gardent espoir et refusent la fatalité. Le rôle de l’entourage est capital pour une meilleure guérison. « La perspective de la visite du petit-fils ou de la petite-fille améliore le vécu de la maladie. Ces rendez-vous sont souvent cruciaux et permettent même aux patients d’évaluer leur état de santé. S’ils n’arrivent pas à les effectuer, c’est que ce jour-là, ils ne vont pas bien », observe le rapport.

Maladies chroniques : un guide par les malades, pour les malades... et les aidants

Source AgeVillage
Le vieillissement de la population et les progrès de la médecine font qu’aujourd’hui, près d’un Français sur trois vivraient avec une maladie chronique. Pour aider ces personnes à mieux gérer leur quotidien, le collectif [im]Patients, Chroniques & Associés propose un guide très complet, élaboré par les premiers concernés : les malades et leurs proches.

Maladies chroniques : un guide par les malades, pour les malades... et les aidants | Disponible au téléchargement sur le site du collectif, le guide aborde de nombreuses facettes de la vie des patients : l’annonce du diagnostic tout d’abord et les questions relatives à la santé, mais aussi l’impact de la maladie sur le quotidien ou encore les outils pour mieux vivre avec.

Les premiers chapitres consacrés à la santé permettront notamment de s’y repérer dans les méandres du système de soins français (comment s’organisent les interventions des professionnels ? Quels établissements sont publics, privés ?) et de comprendre la prise en charge de l’assurance maladie, mais aussi de mieux connaître ses droits.

La partie sur la vie quotidienne explore quant à elle l’impact de la maladie sur la vie professionnelle, mais aussi sur l’aménagement du logement ou les loisirs, avec pour chaque sujet des informations sur les aides possibles et les espaces ressources.

Enfin, la dernière partie donne tout une liste de conseils et d’outils « pour mieux vivre avec », et notamment des pistes concernant l’aide aux aidants, l’alimentation, la e-santé ou encore l’activité physique.

128 pages d’informations pertinentes, qui envisagent les personnes à qui ils s’adressent (malades chroniques, aidants) dans leur globalité.

Lien : http://www.chronicite.org/wp-content/uploads/Guide-Parcours-de-sant%C3%A9-2016-ICA-p-p.pdf

Déserts médicaux : comment les définir ? Comment les mesurer ?

Source DREES
Les vifs débats actuels sur l’accès aux soins, cristallisés autour de la notion de « déserts médicaux », posent une question centrale de mesure et de définition de termes communs. Ce dossier rassemble les éléments chiffrés disponibles et vise à poser quelques jalons dans la recherche de définitions partagées rendant possible l’objectivation. Tant la démographie vieillissante des médecins que les aspirations des jeunes générations concourent à une diminution probable des effectifs libéraux dans les prochaines années, ce qui fait craindre un accroissement des inégalités territoriales d’accès aux soins, qui restent limitées à l’heure actuelle. D’après la mesure proposée, 8 % de la population réside dans une commune sous-dense en médecins généralistes, au sens d’une accessibilité inférieure à 2,5 consultations par an et par habitant. Sur la période 2012-2015, on observe une légère augmentation de la population située en dessous de ce seuil, mais l’accessibilité des zones qui étaient en-dessous du seuil en 2012 s’est très légèrement améliorée. Si l’on prend en compte les trois principaux points d’entrée du système de santé à savoir les médecins généralistes, les pharmacies et les services d’urgences, environ 0,5 % de la population cumule des difficultés d’accès aux trois. De même, les difficultés d’accès aux médecins généralistes et aux services d’urgence, qui concernent respectivement 8 % et 6 % de la population, ne se cumulent que dans des cas minoritaires.

Projections d’activité hospitalière à l’horizon 2030

source DREES
Ce document présente les projections d’activité hospitalière de court séjour à l’horizon 2030, calculées à partir d’hypothèses construites avec un groupe d’experts, et tenant compte des évolutions démographiques à venir. Ces hypothèses s’appuient sur un meilleur suivi en ville de certaines pathologies chroniques, des progrès techniques et des changements de pratiques dans certaines prises en charge hospitalières. Les projections suggèrent une rupture de la tendance, observée au cours des dernières années. Compte tenu uniquement du vieillissement démographique, le nombre de séjours hospitaliers augmenterait de plus de 2 millions et les besoins en lits d’hospitalisation complète de 28 % à horizon 2030. En revanche, en tenant compte également du développement de la prise en charge ambulatoire et du raccourcissement des durées de séjours en hospitalisation complète, le nombre de journées en hospitalisation complète diminuerait d’un peu plus de 3 millions et le nombre de séjours réalisés en ambulatoire augmenterait de près de 50 % en 2030, par rapport à 2012. Au-delà de ces projections d’activité, si on suppose une homogénéisation régionale des taux d’occupation des lits au sein des établissements de santé, les besoins en lits d’hospitalisation complète baisseraient en 2030 de 11 % (20 500 lits en moins). Néanmoins, cette baisse des taux de recours pourrait s’accompagner d’une augmentation des besoins dans d’autres secteurs (soins de ville, soins de suite et réadaptation, hospitalisation à domicile) dont on ne tient pas compte ici.

actualité de la perte d’autonomie

Une nouvelle revue : Aider

Cette revue de 120 pages à destination des aidants, dont on dit qu’ils sont 11 millions, a pour vocation de réunir des reportages, des interviews de spécialistes (au n°1 Boris Cyrulnik), des zooms sur les droits. Mise en page soignée et agréable, cette revue mérite d’être lue.
Lien :
https://aider-larevue.fr/

Réforme tarifaire des Ehpad : un moratoire réclamé

Source Gazette des communes
Reçu ce mardi 13 juin par la ministre de la Santé, le président de la Fédération hospitalière de France (FHF) va réitérer sa demande d’un moratoire dans l’application d’une réforme tarifaire qui « pénalise les maisons de retraite publiques » avec une perte de ressources estimée à 200 millions d’euros.
A la veille de la journée de solidarité 2017 (lundi de Pentecôte), la FHF avait lancé une nouvelle alerte sur les conséquences de la réforme de la tarification des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), engagée par la loi d’Adaptation de la société au vieillissement du 28 décembre 2015 (art. 58) et s’appliquant depuis le 1er janvier 2017.

Reçu le 13 juin par la nouvelle ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, Frédéric Valletoux, son président va redemander au gouvernement d’instaurer un moratoire car, explique-t-il, « la réforme de la tarification remet gravement en cause le financement de la dépendance dans les structures publiques ».

Une perte de ressources de 200 millions
« Se voulant plus juste au travers d’une équation dite « objective », le nouveau mode de calcul masque en réalité d’importantes disparités entre établissements et entre les départements eux-mêmes, constate la FHF. A travers les établissements publics, ce sont les personnes âgées dépendantes les plus modestes qui sont touchées par une réforme inique. »

Une étude présente la composition du coût d’une journée de prise en charge en EHPAD selon le profil des résidents

Source CNSA

Cette étude permet de connaître le coût moyen d’une journée de prise en charge en EHPAD en fonction du profil des résidents accueillis. Il varie entre 80 € et 143 € par jour selon l’état de santé et le degré d’autonomie des résidents (soins de ville inclus, mais hors charges financières et de structure immobilière). Il ne s’agit pas du coût facturé aux résidents.
L’étude objective la part de chaque composante du coût (soins dispensés, accompagnement dans les actes de la vie quotidienne, organisation du lien social, restauration, blanchisserie, hôtellerie générale) selon les groupes de résidents.
L’étude a été réalisée à partir de 20 000 coûts de journée de prise en charge collectés auprès de 69 établissements volontaires. Les données collectées ont été redressées de façon à représenter les caractéristiques des résidents des 3 084 EHPAD tarifiés au GMPS1 ayant réalisé une coupe Pathos en 2013, 2014 ou 2015 (population de référence).
Pour mémoire, le financement des EHPAD repose sur :
- l’assurance maladie pour les prestations de soins délivrées par l’EHPAD aux résidents, via la CNSA et les agences régionales de santé ;
- les conseils départementaux pour les dépenses liées à la perte d’autonomie et éventuellement les dépenses d’hébergement, via l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) et le cas échéant, l’ASH ;
- le résident ou sa famille pour les dépenses d’hébergement et pour une partie des dépenses de dépendance (coût du ticket modérateur) ; ces deux catégories pouvant être couvertes par l’aide sociale à l’hébergement (ASH).

Placements en Ehpad : un manifeste qui ne prend pas en compte toute la réalité

Publié le 12 juin 2017 par Réseau inter CVS 91

« Eviter le naufrage de la grande vieillesse » est le titre du dossier consacré par le journal Libération du 26 mai 2017 à propos « du placement de plus d’un tiers des résidents en maison de retraite contre leur gré ». Cette information met en avant un manifeste de plusieurs personnalités pour lancer un débat sur la question du très grand âge et « le sort des personnes dans les établissements où elles ne voient plus d’avenir »

L’intention du manifeste « Pour une vieillesse libre et assumée jusqu’au bout de la vie ! » est louable et partagée, mais elle n’intègre pas toutes les contraintes qui pèsent sur les personnes concernées et leurs proches aidants.

Plusieurs problématiques sont ainsi absentes de ce manifeste :

La perte d’autonomie revêt une diversité de situations qui appellent des réponses différentes. Le maintien à domicile pour des pathologies lourdes et invalidantes devient le plus souvent insupportable ou intenable .

La progression des multiples pathologies et des troubles cognitifs des personnes âgées restreint leur choix, leur liberté et leur participation.
Les personnes en perte d’autonomie arrivent en Ehpad à un âge de plus en plus élevé (plus de 85 ans), parfois proche de leur fin de vie.

Le développement de la mise sous tutelle, personne de confiance… est une protection des personnes âgées. Le placement résulte donc de plusieurs avis, expertises, dans l’intérêt de la personne et de ses proches.
Les charges psychologiques, sociales et financières pour les proches aidants qui assurent 77% du temps d’accompagnement à domicile, souvent pendant des années ont des conséquences sur leur santé, leur vie professionnelle, sociale et familiale.
Le coût financier pour la personne âgée et sa famille d’un véritable accompagnement à domicile. Lorsque 24h sur 24h s’imposent, cela représente environ 15 000 euros par mois. Sachant que l’APA est plafonnée autour de 80h par mois.
En établissement, le reste à charge financier excède très largement le niveau moyen de la pension de retraite. En conséquence le maintien à domicile est un choix par défaut faute ne pas pouvoir payer les prestations. Cela est source de conséquences pour toute la famille.
La lourdeur de la gestion administrative, médicale (prise de rendez-vous etc..) et des multiples intervenants professionnels à domicile qui incombe le plus souvent au proche aidant familial
L’inadéquation à domicile et en établissement des moyens au plan qualitatif et quantitatif. Les personnels sont insuffisamment formés, expérimentés et reconnus, avec de faibles rémunérations et pas assez nombreux.
L’impact de la loi vieillissement sur le domicile et pour les proches aidants et ses difficultés d’application dans les départements.
L’attente d’un second volet de la loi pour les établissements et un financement basé sur solidarité nationale (sécurité sociale – 5éme risque ) à la hauteur de la grande perte d’autonomie engendrée par les maladies deviennent urgents

Le faible développement et l’absence de structures d’habitats intermédiaires médicalisés entre le domicile et l’Ehpad

Oui, toute personne aspire à finir ses jours chez elle. Oui, le placement s’effectue souvent dans l’urgence et pas de gaité de coeur. Mais, l’Ehpad n’est ni l’enfer, ni le paradis, c’est un lieu de vie qui reste à transformer vu l’évolution des pathologies et du profil des résidents y entrant aujourd’hui.

Des premières mesures pour le maintien à domicile ont été franchies avec la loi d’adaptation de la société au vieillissement de sa population.

Une nouvelle étape est attendue à la hauteur du grand âge et de la perte d’autonomie invalidante.

Oui, notre société doit offrir des réponses diversifiées et ambitieuses dans une approche solidaire.

Vieillissement : Les français inquiet sur l’avenir

Source Notre temps
Selon un sondage Ifop publié le 16 juin 2017, 7 Français sur 10 estiment que l’accompagnement des personnes âgées par les pouvoirs publics est insatisfaisant.
Le vieillissement inquiète les Français. C’est un sujet de préoccupation pour 65% d’entre-eux et près de la moitié y pense souvent. Mais un tiers seulement anticipe cette situation inéluctable et ses éventuelles conséquences négatives. C’est là l’un des paradoxes souligné par le sondage Ifop publié le 16 juin 2017. Inquiets, 49% des Français se sentent incapables de s’occuper d’un proche âgé en perte d’autonomie physique ou psychique, contre 45% qui émettent une opinion contraire. Conséquence logique, 9 sur 10 estiment qu’il faut une formation spécifique pour accompagner une personne âgée fragile." Les services d’aide à domicile et les résidences services bénéficient d’ailleurs d’une bonne image chez 8 personnes sondées sur 10. Les EHPAD, eux, recueillent 65% d’opinions favorables.

Malgré les réformes (la loi d’adaptation de la société au vieillissement (ASV), la modernisation des EHPAD, etc), l’action des pouvoirs publics en faveur du grand âge reste toujours sujette aux critiques. Même si un tiers reconnaissent l’amélioration de la situation depuis 10 ans, 7 Français sur 10 se déclarent insatisfaits de l’intervention de l’Etat ou des collectivités dans l’accompagnement des personnes âgées. Faut-il y voir une méconnaissance de la prise en charge de la perte d’autonomie qui n’est pas assurée par la sécurité sociale ? Question : Comment expliquer, par exemple, qu’à niveau de dépendance égal, des départements accordent un financement qui varie de 5 à 9 euros par jour et par résidents ? C’est incompréhensible pour le public !"

La complexité du système d’aide au grand âge et la difficulté pour les personnes et leurs proches à s’y retrouver sont attestées par les résultats du sondage. Près de 7 sur 10 connaissent mal les modalités de financement d’une prise en charge à domicile ou en établissement. L’allocation personnalisée d’autonomie (APA), clé de voute de l’aide, et les déductions fiscales accordées pour le recours aux services à domicile sont identifiées par 66% des Français. En revanche, plus de la moitié (55%) ignore l’existence de l’Aide sociale à l’hébergement, accessible aux résidents de maisons de retraite et 57% ne savent pas que les frais d’hébergement en EHPAD ouvrent droit à des déductions fiscales… L’information, visiblement, a du mal à passer !

Enfin, face au manque de places en maisons de retraite et à l’insuffisance de l’offre de services à domicile, 76% des personnes interrogées sont favorables au développement de structures privées. Près de 700 000 personnes âgées vivent aujourd’hui en établissement, dont la moitié dans des structures privées (commerciales ou associatives). Elles seront demain plus nombreuses avec l’arrivée au grand âge des baby-boomers. Une opportunité que le secteur privé entend bien saisir, compte tenu du désengagement de l’Etat dans ce domaine.

Actualité du bien vieillir

L’habitat inclusif, c’est quoi ?

L’habitat inclusif est une réponse complémentaire au logement ordinaire et à l’hébergement en institution.
Il s’agit généralement de petits ensembles de logements indépendants proposés aux personnes âgées ou aux personnes handicapées, associés à des espaces communs. Ils permettent de combiner vie autonome et sécurisation de l’environnement. Ils réunissent des personnes souhaitant s’intégrer dans un projet de vie spécifique, souvent à forte dimension citoyenne.
Le terme « habitat inclusif » regroupe des organisations très diverses, mais qui présentent trois caractéristiques communes :
une organisation qui fait du lieu d’habitation de la personne, son logement personnel, son « chez soi », la conjugaison de la réponse au besoin de logement et aux besoins d’aide, d’accompagnement et, le cas échéant, de « surveillance », l’insertion active dans la vie de quartier, l’environnement de proximité.
On parle parfois d’habitat alternatif pour les personnes âgées. L’observatoire a choisi de retenir le terme d’habitat inclusif quel que soit le public, personnes âgées ou personnes handicapées.

tribune libre de Pierre-Marie CHAPON, expert en vieillissement de la population

Selon l’OMS, les discriminations fondés sur l’âge constituent un phénomène inquiétant. Selon l’institution internationale, 60% des retraités estimaient en 2016 qu’ils n’étaient plus respectés. Au quotidien cela s’illustre par l’impossibilité d’obtenir un prêt bancaire au-delà de 70 ans, ne plus être écouté, être considéré comme inefficace. Le défenseur des droits est d’ailleurs régulièrement saisi pour des discriminations liées à l’âge dans le domaine du travail à des niveaux comparables au racisme et au sexisme. Nous percevons encore trop collectivement la vieillesse comme une maladie ou la dernière étape avant la mort et non comme un sujet stratégique tant économiquement que fraternellement pour notre pays. De notre approche restrictive, nous lançons des plans centrés sur une catégorie de population au lieu de prendre le sujet de manière globale, intégrant les évolutions progressives des individus dans leurs manières de vivre, de consommer ou encore de se déplacer. La « Silver économie » lancée en 2012 est encore trop souvent interprétée comme relevant principalement de la santé, un ciblage beaucoup trop réducteur des industriels focalisés sur les personnes en forte perte d’autonomie qui ne représentent même à 75 ans que 20% de la population.
Au-delà, c’est toute la prise en compte du vieillissement de notre population qui n’est pas à la hauteur de l’enjeu. Si ces 50 dernières années ont été consacrées à l’humanisation des établissements et au développement du secteur médico-social, nous ne pouvons plus nous centrer sur le curatif. Il est indispensable de nous engager dans une véritable politique de prévention primaire et secondaire et de dédramatisation collective du vieillissement. En 2050, près d’un habitant sur trois aura plus de 60 ans, contre un sur cinq en 2005. Être senior sera la norme. La loi d’adaptation de la société au vieillissement portée avec conviction par Michelle Delaunay a permis -enfin- d’entrevoir un nouveau paradigme en y intégrant des éléments relatifs à l’habitat, à l’urbanisme ou encore la mobilité. Bien que constituant un réel apport, la loi est organisée selon un ancien « logiciel » en se structurant autour de l’omniprésence du conseil départemental comme l’interlocuteur historique des actions médico-sociales.
A l’heure des législatives et après une campagne présidentielle durant laquelle la question du vieillissement de la population a été quasiment omise, il serait temps de poursuivre le développement d’une politique globale intégrant la transition démographique avec un nouveau « logiciel ».
Dans cette vision nouvelle, la création d’un secrétaire d’Etat aux ainés est inadaptée. En revanche, la création d’un délégué interministériel à la transition démographique directement rattaché au premier ministre permettrait d’engager des actions transversales sur toutes les politiques publiques. Cette organisation dupliquée de la démarche « villes amies des aînés » présente un véritable intérêt. Au niveau local, la ville de Rennes entrée dans la démarche de l’OMS en 2010 est actuellement en pointe dans le traitement de transition démographique tant pour l’habitat, l’urbanisme ou encore la planification urbaine.
Face aux enjeux du vieillissement dans les territoires péri-urbains et les territoires ruraux, seule une politique coordonnée sur les enjeux de santé, de développement économique et de l’accessibilité permettra d’engager des actions pertinentes et durables pour les territoires. Le traitement de la transition démographique doit être mis en marche au risque de constituer une véritable problématique territoriale dans les prochaines années.

Actualité des Conseils Départementaux

Le soutien aux personnes âgées dépendantes, analysés par l’ODAS

La dépense nette de soutien aux personnes âgées dépendantes s’élève à 6,89 milliards d’euros, soit 120 millions d’euros supplémentaires par rapport à 2015 (+ 1,8 %). Mais elle évolue différemment selon qu’il s’agit du soutien à domicile ou du soutien en établissement. En ce qui concerne l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) à domicile, la dépense qui s’élève à 3,32 milliards d’euros en 2016 augmente de 80 millions (+ 2,5 %). Cette augmentation s’explique par le début de la mise en oeuvre de la loi d’adaptation de la société au vieillissement (ASV) qui prévoit une revalorisation des plans d’aide d’APA à domicile. Les Départements ont en effet procédé rapidement aux révisions de plans engendrant semble-t-il un soutien renforcé aux plus dépendants.

D’autres mesures prévues par la loi (aide au répit des aidants et financement élargi des aides techniques) n’ont pu être mises en place aussi rapidement. Cette augmentation s’explique aussi par un accroissement de 7000 bénéficiaires (soit un total de 724000). Cette reprise de l’augmentation du nombre de bénéficiaires par rapport à 2015 peut résulter d’un effet incitateur de la réforme qui a supprimé de facto le reste à charge pour les revenus les plus modestes. Inversement, l’augmentation de la dépense d’APA à domicile a été contenue par la mise en oeuvre de conditions budgétaires plus exigeantes en direction des services d’aide à domicile5. En parallèle, les Départements poursuivent leurs efforts en faveur de l’amélioration de la gestion des services de façon à réduire les coûts : télégestion, télétransmission, signature de CPOM, incitation à la mutualisation des services.

Concernant la prise en charge en établissement, il semble s’agir d’une année intermédiaire pour les Départements dans l’attente de la mise en oeuvre de la réforme de la tarification des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) qui ne concerne pas le volet APA en établissement. L’APA en établissement progresse de 50 millions d’euros (+ 2,1 % contre 3,1 % en 2015) pour atteindre 2,39 milliards d’euros. Ce ralentissement est probablement lié aux contraintes budgétaires imposées aux Ehpad, tandis que le nombre de bénéficiaires augmente (523600 bénéficiaires, soit 6 500 de plus qu’en 2015).

Par ailleurs, la dépense nette d’aide sociale à l’hébergement (1,30 milliard d’euros), qui représente 20 % de la dépense totale du chapitre, varie peu en raison de la stabilité du nombre de bénéficiaires (- 1,2 %, soit 112 600 au total). En ce qui concerne la charge nette correspondant à cette dépense, il est important de noter que les concours versés par la CNSA au titre de l’APA ont augmenté de 330 millions d’euros (+ 19,3 %) en prévision de l’application de la loi ASV, passant ainsi à 2,04 milliards d’euros. Or les Départements n’ont appliqué que progressivement les nouvelles dispositions de la loi ASV. Ce qui a une incidence favorable sur le budget et explique une diminution de la charge nette totale du chapitre de 210 millions d’euros. Les Départements ont également perçu un financement complémentaire destiné à soutenir la création des conférences des financeurs à hauteur de 102 millions d’euros qui ont été intégralement consommés.

Ainsi, si la loi ASV renforce le soutien à domicile, l’effort s’est pour l’instant concentré sur les publics les plus dépendants. Mais les Départements commencent à investir le champ de la prévention dans la perspective de faire reculer l’apparition ou l’aggravation de la dépendance. Par ailleurs, ils envisagent de renforcer les expérimentations de modes d’habitat alternatif de façon à diversifier les réponses pour favoriser le maintien à domicile des personnes qui le souhaitent.

La CFDT retraités dans le Lot (10/2/2017)

Huit maisons des solidarités à notre service dans le Lot

Le Département du Lot met en œuvre à compter du 1er février 2017 une réorganisation de ses services dédiés aux Solidarités départementales, pour rester au plus proche des besoins des Lotois.

48 sites répartis sur le territoire
Huit maisons des solidarités départementales (anciens centres médico-sociaux) vous accueillent et vous renseignent, relayées par des antennes, des permanences, des espaces personnes âgées. Vous pouvez y rencontrer 360 professionnels : des assistant(e)s de service social, des conseiller(e)s en économie sociale et familiale, des infirmières, des puéricultrices, des sages-femmes, des médecins, des travailleurs sociaux pour les personnes âgées ou la protection de l’enfance, des secrétaires médico-sociales.

Le département du Lot a 173 648 habitants en 2014

173 648 habitants dans le Lot Populations légales au 1er janvier 2014

Insee
Au 1er janvier 2014, le Lot compte 173 648 habitants. Entre 2009 et 2014, la population est quasi stable, alors qu’elle augmente de 0,5 % par an en moyenne en métropole et de 0,9 % en Occitanie. Le Lot demeure parmi les départements les moins peuplés de France métropolitaine. De nombreuses communes perdent des habitants, notamment au nord du département, alors qu’on observe une croissance au sud, autour de Cahors et le long de l’autoroute reliant Toulouse à Paris, ainsi qu’au nord sur les axes Figeac - Brive, particulièrement dans la vallée de la Dordogne.

Dynamisme autour de Cahors
L’aire urbaine de Cahors compte 44 339 habitants au 1er janvier 2014. Sa croissance démographique est soutenue : + 0,3 % par an en moyenne entre 2009 et 2014. La population diminue légèrement dans l’agglomération, constituée des deux seules communes de Pradines et de Cahors, la hausse de l’une ne compensant pas la baisse de l’autre. Elle est en revanche en forte croissance dans la couronne périurbaine : + 1,0 % par an. Certaines communes de cette couronne, comme Cieurac ou Lalbenque affichent des taux de croissance particulièrement élevés.

Deuxième grande aire urbaine du Lot avec 25 746 habitants, dont 5 600 en Aveyron, l’aire de Figeac bénéficie d’une croissance démographique de 0,4 % par an entre 2009 et 2014. Néanmoins, à l’inverse de celle de Cahors, la population de l’agglomération de Figeac progresse, même si c’est très légèrement (+ 0,1 % par an en moyenne), quand sa couronne augmente significativement (+ 0,9 % par an). Au sein de l’agglomération, composée de cinq communes, seules Lunan et Capdenac-Gare (située en Aveyron) gagnent des habitants. En dehors de ces deux grandes aires urbaines, les espaces les plus dynamiques sont situés au sud, dans la vallée du Lot et au nord-ouest de Cahors, et surtout au nord du département, dans un triangle Gramat - Biars-sur-Cère - Martel. À l’inverse, des communes importantes, y compris dans ces espaces, perdent des habitants : c’est le cas de Gourdon, de Souillac, mais aussi de Puy-l’Évêque ou de Saint-Céré. Enfin, la déprise démographique se poursuit dans la partie limitrophe du Cantal, au nord-est du département.

Indicateurs de distribution des revenus déclarés en 2013 par les ménages dans le département du Lot - Pour l’ensemble des ménages et par catégorie de ménages

L’Insee vient de publier un ensemble de tableaux sur les revenus déclarés en 2013.
lexique :

Le revenu déclaré correspond à la somme des ressources déclarées par les contribuables sur la déclaration des revenus, avant tout abattement.

Médiane ; Si on ordonne une distribution de salaires, de revenus, de chiffre d’affaires..., la médiane est la valeur qui partage cette distribution en deux parties égales. Ainsi, pour une distribution de salaires, la médiane est le salaire au-dessous duquel se situent 50 % des salaires. C’est de manière équivalente le salaire au-dessus duquel se situent 50 % des salaires.

Déciles : Si on ordonne une distribution de salaires, de revenus, de chiffre d’affaires..., les déciles sont les valeurs qui partagent cette distribution en dix parties égales. Ainsi, pour une distribution de salaires :
Le premier décile (noté généralement D1) est le salaire au-dessous duquel se situent 10 % des salaires ; - le neuvième décile (noté généralement D9) est le salaire au-dessous duquel se situent 90 % des salaires.
Le premier décile est, de manière équivalente, le salaire au-dessus duquel se situent 90 % des salaires ; le neuvième décile est le salaire au-dessus duquel se situent 10 % des salaires.
Quartile : Si on ordonne une distribution de salaires, de revenus, de chiffre d’affaires..., les quartiles sont les valeurs qui partagent cette distribution en quatre parties égales.
Ainsi, pour une distribution de salaires : le premier quartile (noté généralement Q1) est le salaire au-dessous duquel se situent 25 % des salaires ;
Le document téléchargeable ci dessous rassemble une série de graphiques sur le sujet

Les résultats pour les ménages dont le revenu principal est la retraites (NB retraités salariés ou non salariés sont donc mélangés dans ces chiffres) :

Pour le Lot, la médiane de revenu pour les retraités est une des plus élevé de la région avec 19788€. Seuls le 31 et le 34 la dépasse avec 21440 et 19788. Les autres départements sont très dispersés, le 32 et le 12 étant les deux départements avec une médiane inférieure à 18000€.
En revanche l’écart de revenu des retraités est un des plus faible de la région avec 3,7 entre le 9e et le 1er décile. Le 12 avec 3,4 et les départements 81, 65, 48 sont à 3,6.
Mais d’autres départements ont des écarts beaucoup plus importants : 4,9 pour le 34 et 4,7 pour le 30.

Dans le département du Lot, le revenu des retraités est en moyenne supérieur à la moyenne des revenus de l’ensemble de la population et également supérieur à celle des salariés comme on le voit sur le graphique.
Ce n’est pas le cas dans la région, où tant quand on regarde le quartile

tweet du 10/2

avec 36 % de plus de 60 ans, le dept du Lot devrait accentuer sa politique de prévention de la perte d’autonomie, ce qui n’est pas le cas..


source Insee
En 2016, 35,7 % des habitants du département du Lot avait plus de 60 ans, dont 55 % étaient des femmes.
Il y a 20 ans cette proportion n’était que de 26 %. Parmi ces 61500 habitants de plus de 60 ans, 40 % avaient plus de 75 ans. Le conseil départemental ne semble pas avoir pris la mesure de cette situation, car la politique de prévention de la perte d’autonomie n’en est qu’à l’état embryonnaire, comme on le voit dans l’extrait de la plaquette du conseil à propos du budget 2017, qui ne l’aborde que sur l’angle de l’aménagement des domiciles.

Pdf à télécharger sur le budget du conseil départemental du Lot

Les bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie dans les départements d’occitanie

Rappel pour le Lot :
En 2014, la part des personnes âgées de plus de 75 ans qui bénéficie de l’APA est de 16 % à domicile, et de 9,2 en établissement. A l’extrême on a : les Ardennes avec 21,8 % à domicile et Aveyron avec 13,6 en établissement, contre 6,3 à domicile en Mayenne et 2,4 en établissement en Corse.
Des différences inexplicables logiquement.
Entre 2009, et 2014 le taux de bénéficiaires dans le Lot est passé de 16 à 16,3 à domicile et de 8 à 9,2 en établissement.
Entre 2009 et 2014 les dépenses APA sont passées de 7 M€ à 8,8 M€ en établissement, et de 16 à 20,5 M€ à domicile.

source Insee
En 2013, 146 400 personnes âgées dépendantes perçoivent l’Allocation personnalisée d’autonomie pour les personnes âgées (APA) dans la région Occitanie. Cette allocation versée par les conseils départementaux représente une dépense totale de près de 665 millions d’euros pour l’aide à domicile et l’hébergement en établissement. Près de neuf allocataires sur dix ont 75 ans ou plus. Outre la structure de la population, d’autres facteurs influent sur le taux de bénéficiaires de l’APA faisant apparaître de fortes disparités entre les départements. Au regard de l’évolution prévisible du vieillissement de la population, les budgets consacrés à l’APAne devraient vraisemblablement pas s’orienter à la baisse dans l’avenir.
Le nombre d’allocataires de l’APA progresse de 14,9 % entre 2008 et 2013 en Occitanie, soit un peu plus fortement qu’en moyenne en métropole (+ 11,3 %) en relation avec le caractère plus âgé de la population dans la région. Dans le même temps, le nombre de personnes âgées de 75 ans ou plus augmente de 10 % en Occitanie, mais, parmi celles-ci, le taux de bénéficiaires reste stable. La hausse du nombre de bénéficiaires de l’allocation en cinq ans se nourrit essentiellement du vieillissement accentué de la population et de ses passages aux âges de plus grande dépendance. Le montant des dépenses brutes de l’APA versée par les départements augmente quant à lui de 11,5 % entre 2008 et 2013, en Occitanie quasiment comme en métropole (+ 11,3 %).
(…..) Tous les départements d’Occitanie, à l’exception de l’Aude et du Gard, consacrent à l’APA une part de leurs dépenses sociales totales plus importante qu’en moyenne en métropole (15,4 %). À part l’Aveyron, la Lozère et les Pyrénées-Orientales, tous les départements versent une allocation moyenne par bénéficiaire elle aussi proche ou supérieure à la moyenne métropolitaine. Comme pour l’ensemble de la région, la structure de population est un facteur déterminant dans le montant des sommes allouées par chaque département aux allocataires de l’APA. Ainsi, dans l’Aveyron, le Gers, le Lot et les Hautes-Pyrénées qui sont les plus âgés de la région, les dépenses d’APA représentent entre un quart et un tiers du budget social du département en 2013 (de 29 % dans le Lot à 24 % dans les Hautes-Pyrénées). Dans ces quatre départements, la proportion de personnes de 60 ans ou plus dépasse 32 % et celle des 75 ans ou plus s’élève à 13,5 %. Aussi le taux de bénéficiaires de l’APA y est très élevé. De plus, dans les Hautes-Pyrénées, l’allocation moyenne versée à chaque bénéficiaire est la plus élevée de la région avec 4 900 euros (4 600 euros en moyenne en Occitanie), suivie du Lot (4 800 euros) (figure 4). À l’opposé, en Haute-Garonne et dans l’Hérault, départements les plus jeunes mais aussi de loin les plus peuplés de la région, la part du budget social du département affecté à l’APA est moindre. Elle se situe dans la fourchette basse régionale (respectivement 17 % et 19 %). Le montant de l’allocation allouée à chaque bénéficiaire y est pourtant parmi les plus élevés de la région (3e et 4e rang). Ces deux départements ont aussi les parts de bénéficiaires de l’APA à domicile les plus fortes d’Occitanie, soit plus de sept personnes sur dix (68 % en moyenne régionale et 60 % en métropole).

Dans le Lot, le CDCA n’est toujours pas mis en place depuis LE 7/9/2016 date du décret....

Le conseil départemental de la citoyenneté et de l’autonomie (CDCA) a été instauré par la loi du 28/12/2015 et mis en place par un décret du 7 septembre 2016. Il assure la participation des personnes âgées et des personnes handicapées à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques de l’autonomie dans le département. Il est compétent en matière de prévention de la perte d’autonomie, d’accompagnement médico-social et d’accès aux soins et aux aides humaines ou techniques. Il est également compétent en matière d’accessibilité, de logement, d’habitat collectif, d’urbanisme, de transport, de scolarisation, d’intégration sociale et professionnelle et d’accès à l’activité physique, aux loisirs, à la vie associative, à la culture et au tourisme.
Le conseil départemental malgré notre intervention ne l’a toujours pas mis en place. Après plusieurs courriers le conseil départemental s’est engagé à le mettre en place au printemps.

Ce n’est pas le cas en Dordogne où la première réunion a eu lieu le 15/12..... Comme quoi c’est possible quand on veut.

Pour une transparence du reste à charge des familles pour l’aide à domicile

Les étapes de la mise en œuvre de l’APA ce qui est écrit sur le site du conseil départemental :(lot.fr)

ensant tout ce dont la personne a besoin pour rester à domicile (services d’une aide-ménagère, portag« Le degré d’autonomie est évalué par un travailleur social et/ou un médecin du Département, à domicile et sur rendez-vous.
Un plan d’aide est proposé, rece des repas, téléalarme ...).
Le montant de l’allocation est fixé en fonction du plan d’aide. Le niveau de ressources peut amener la personne âgée bénéficiaire à participer au financement des interventions prévues dans son plan d’aide.
La décision de l’attribution de l’APA est prise par le président du Département après examen en commission. L’utilisation de cette allocation devra être justifiée et respecter le plan d’aide préalablement établi. »
Aucune transparence sur les règles du reste à charge du bénéficiaire. La loi du 28/12/2015, prévoit qu’en dessous de 800€ de pension le bénéficiaire n’a rien à régler. Mais la loi ne fixe pas de règles claires pour les revenus supérieurs.,,

Les prix quotidien d’une chambre seule en EHPAD dans le Lot

Source :
http://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/annuaire-ehpad-en-hebergement-permanent/46-LOT/1

Le moins cher : Louis Comte à Gramat : 42,48€
Le plus cher : ORPEA à Cahors 72,18€
4 sont à moins de 50€,
23 de 50 à 60€
6 à plus de 60€

Enquête Vie Quotidienne et Santé 2014 - Résultats départementaux d’une enquête auprès des seniors

Source DREES
Aujourd’hui, 17 millions de personnes âgées de 60 ans ou plus vivent en France.

Pour la première fois, une enquête nationale de grande ampleur permet de décrire, département par département, leur état de santé et de dépendance et de connaître la diversité des territoires face à la question du vieillissement.
L’enquête Vie quotidienne et Santé a été menée, entre fin 2014 et début 2015, auprès de 170 000 personnes vivant à domicile en métropole et dans les départements d’outre-mer.

Les résultats concernant l’état de santé perçu, les difficultés à accomplir les activités de la vie quotidienne et le recours à une aide, la répartition des personnes par groupe d’autonomie sont ainsi mis en regard de données sur l’espérance de vie, et la répartition selon la catégorie socioprofessionnelle antérieure des retraités. Ils composent les résultats clés du recueil Enquête vie quotidienne et santé 2014 – résultats départementaux.

L’enquête Vie quotidienne et Santé est le premier volet du dispositif d’enquêtes CARE sur les seniors, conçu par la DREES, mené par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) et bénéficiant du soutien de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).

Explications : VQS : Enquête Vie Quotidienne Santé
Un score décrivant le degré de handicap a été construit à partir des réponses au questionnaire VQS : chaque réponse ajoute de 0 à 12 points au score selon que la modalité représente l’absence de limitation, une faible limitation, une limitation moyenne ou une forte limitation. Ce score est ensuite divisé par le score maximal possible pour chaque individu, et enfin normalisé : il est compris entre 0 et 100. Les quatre groupes VQS sont ensuite construits à l’aide de ces scores et de l’âge. Le groupe I correspond aux personnes les plus autonomes et le groupe IV aux personnes les plus dépendantes. Les seuils ont été définis afin d’obtenir une distribution homogène dans chaque groupe.
Groupe I. Personnes déclarant n’avoir aucune difficulté ;
Groupe II. Personnes déclarant avoir quelques difficultés ;
Groupe III. Personnes déclarant avoir plusieurs difficultés ;
Groupe IV. Personnes déclarant avoir de nombreuses difficultés.

Quelques conclusions : La proportion élevée de retraités agriculteurs dans le Lot (14% contre 6 au niveau national) fausse les comparaisons. mais il faut noter que les 60-74 ans se déclarent en bonne santé dans le Lot dans une proportion plus importante que sur le reste du territoire et dans l’Occitanie (65% contre 62 et 61), ce qui n’est pas le cas des plus de 75 ans (24% se déclarent en mauvaise santé contre 21 et 22). Ces plus de 75 ans ont aussi plus nombreux à faire appel à une aide, que sur le reste du territoire.
Les tableaux ci dessous vous permettront de voir les résultats de cette enquête pour le département du Lot.




pour un tiers payant généralisé (mis à jour 15/1/2017)

REFUSER LE TIERS PAYANT INTÉGRAL : UN « COMBAT D’ARRIÈRE-GARDE »

Posté le 5 janvier 2017 par Place de la santé

LA GÉNÉRALISATION DU TIERS PAYANT EST SUR LES RAILS. DÉSORMAIS, LES MALADES CHRONIQUES ET LES FEMMES ENCEINTES N’ONT PAS À FAIRE D’AVANCE DE FRAIS SUR LES SOINS REMBOURSÉS PAR LA SÉCURITÉ SOCIALE. CERTAINES ORGANISATIONS DE MÉDECINS SONT OPPOSÉES AU TIERS PAYANT SUR LA PART COMPLÉMENTAIRE. UN COMBAT JUGÉ « D’ARRIÈRE-GARDE » PAR L’ÉDITORIALISTE DES « ECHOS » JEAN-FRANCIS PÉCRESSE.

Le tiers payant bénéficie depuis le 1er janvier 2017 aux malades en affection longue durée (ALD) et aux femmes enceintes. Ce sont ainsi 11 millions d’assurés sociaux qui n’ont pas à faire d’avance de frais chez le médecin. Les professionnels de santé sont tenus d’appliquer le tiers payant dans ces situations, comme c’était déjà le cas pour les personnes couvertes par la CMU.

Cette étape dans la généralisation du tiers payant n’effraie pas les médecins, rapporte le quotidien Les Echos. En effet, elle concerne des soins remboursés à 100% par l’assurance maladie obligatoire. Les médecins n’ont qu’un interlocuteur financier pour obtenir le versement de leurs honoraires. A condition néanmoins qu’ils ne pratiquent pas de dépassement.

A partir du 30 novembre 2017, une étape supplémentaire sera franchie. Le tiers payant deviendra un droit pour tous les assurés sur la partie des soins remboursée par les régimes obligatoires. Si le patient a une complémentaire santé, le médecin n’aura pas l’obligation de faire le tiers payant sur l’intégralité de ses honoraires remboursés. Mais les organismes complémentaires sont, eux, déjà tenus de garantir le tiers payant à leurs assurés. Cette obligation entre dans le cadre des contrats dits « responsables ».

La mise en œuvre du tiers payant intégral, sur la part de la Sécu et la part de la complémentaire, suscite des oppositions au sein du corps médical. Ainsi, le syndicat de médecins généralistes MG-France pointe du doigt la « complexité » du dispositif. Cette organisation s’inquiète de la « multiplicité des régimes, des contrats et des intervenants », indique Le Figaro.

Le journaliste des « Echos » Jean-Francis Pécresse consacre un éditorial à ce sujet. Il y estime que les médecins ne pourront pas résister à l’adhésion des patients au tiers payant. « Les médecins ne seront pas tenus de l’accepter », concède-t-il. « Mais comme les organismes complémentaires auront l’obligation de le proposer dans la quasi-totalité de leurs contrats (les contrats dits « responsables »), la pression sera considérable », écrit-il.

« Rapidité et simplicité pour le patient, sécurité pour le praticien qui n’a plus à garder de l’argent au cabinet. »
Cet observateur estime que « les médecins auraient tort de poursuivre ce combat d’arrière-garde ». « Leur obstination rappelle d’autres erreurs commises par une profession infiniment dévouée mais conservatrice : l’opposition à la carte Vitale, la réticence à l’entrée de la carte bancaire au cabinet », met-il en garde.

Le tiers payant est pratiqué presque partout en Europe « sans avoir fait bondir nulle part la consommation de soins ». Ce monde de paiement dématérialisé « offre rapidité et simplicité pour le patient ». Il concourt à la « sécurité » du médecin « qui n’a plus à garder de l’argent au cabinet ». En un mot, conclut Jean-Francis Pécresse : « C’est le sens de l’histoire. »
UN PAIEMENT GARANTI POUR LES MÉDECINS
Un seul contrat de tiers payant pour toutes les complémentaires
Les opérateurs de complémentaire santé se sont regroupés pour répondre aux inquiétudes des médecins. Ils viennent d’ouvrir un portail Internet qui permet à chaque professionnel de santé de signer en une seule fois un contrat de tiers payant avec l’ensemble des organismes : www.tpcomplementaire.fr.

Le dispositif repose sur :
- L’automatisation de la garantie de paiement et un engagement sur les délais.
- Un contrat de tiers payant commun à toutes les complémentaires.
- De nouvelles règles pour réduire les rejets de facture.
- L’harmonisation des normes de facturation, d’information et de virement bancaire entre l’assurance maladie et les complémentaires santé.

documents à télécharger

rappel calendrier. source service-public.fr

La loi de modernisation de notre système de santé prévoit la généralisation du tiers payant d’ici la fin de l’année 2017. Les modalités techniques restant encore à définir (décret d’application en attente), le système du tiers payant reste inchangé pour l’instant.

Aujourd’hui

Pour régler ses frais médicaux, un assuré peut ne payer que la part qui n’est pas prise en charge par l’Assurance maladie (ticket modérateur), c’est le système du tiers payant partiel. Dans ce cas, la complémentaire santé (mutuelle), si l’assuré en a une, rembourse la totalité ou une partie des frais restant.

Dans certaines situations, l’assuré peut ne rien avoir à débourser, on parle alors de tiers payant total.

Ainsi, le tiers payant total s’applique notamment pour :

les soins dispensés à un patient qui bénéficie de la couverture maladie universelle complémentaire (CMUC) ;
les soins dispensés à un patient qui bénéficie de l’aide médicale de l’État (AME) ;
les soins dispensés à un patient victime d’un accident de travail ou d’une maladie professionnelle ;
les actes de prévention réalisés dans le cadre d’un dépistage organisé, par exemple, une mammographie effectuée lors du dépistage organisé du cancer du sein ;
une hospitalisation dans un établissement sous convention de l’Assurance maladie ;
une personne mineure de plus de 15 ans qui consulte un professionnel de santé pour sa contraception.
Pour bénéficier du tiers payant, il faut toujours présenter sa carte Vitale à jour.

À compter du 1er juillet 2016

Les professionnels de santé pourront appliquer le tiers payant partiel (part des dépenses prise en charge par l’Assurance maladie) aux :

assurés atteints d’une affection de longue durée ;
femmes enceintes qui bénéficient de l’assurance maternité .
À compter du 31 décembre 2016

Les professionnels de santé devront appliquer le tiers payant partiel (part des dépenses prise en charge par l’Assurance maladie) aux assurés atteints d’une affection de longue durée ainsi qu’aux femmes enceintes qui bénéficient de l’assurance maternité.

À compter du 1er janvier 2017

Les professionnels de santé pourront appliquer le tiers payant partiel à tous les assurés et proposer en plus le tiers payant total.

À compter du 30 novembre 2017

Les professionnels de santé devront appliquer le tiers payant partiel à tous les assurés et pourront proposer en plus le tiers payant total.

les aidants (mis à jour 26/03/2017)

Les compétences des aidants bientôt reconnues ?

En Europe, 80 % des soins apportés aux personnes en perte d’autonomie ou souffrant d’une maladie chronique le sont par des proches, des membres de la famille, des amis. Le projet européen Track, auquel participent la France, l’Autriche, l’Italie et l’Espagne, a pour but d’aider ces aidants à accéder à des formations adaptées mais aussi de trouver un moyen d’évaluer et valoriser leurs compétences.

Les compétences des aidants bientôt reconnues ? Malgré le fait que plus de la moitié des 11 millions d’aidants français sont actifs, vie professionnelle et vie d’aidant restent difficiles à concilier.

Un aidant sur cinq préfère ainsi taire sa situation auprès de son employeur, et 58 % d’entre eux déclarent avoir du mal à accorder travail et obligations familiales.

C’est à cette difficulté qu’entend s’attaquer le programme Track (pour Training and recognition of informal carers skills, formation et reconnaissance des compétences des aidants), financé par la Commission européenne.

Il s’agit d’une part de proposer des formations adaptées, flexibles et accessibles aux aidants : quand il est compliqué de s’occuper de son proche et de mener sa carrière en parallèle, pas facile de trouver, en plus, le temps de se former.

Mais aussi de développer des méthodes pour évaluer les compétences des aidants afin, in fine, de les certifier de manière à ce qu’elles soient reconnues dans le monde du travail.

Les membres du programme prévoient de présenter leurs recommandations pour la mise en place de cette certification dans le courant de l’année. Reste à voir si elle sera ensuite adoptée au plan national…

Un site pratique pour aider les aidants : DOMAIDANTS

http://www.lamaisondesaidants.com/NT/

Les technologies et les services pour l’autonomie sont de plus en plus présentes dans la vie quotidienne des personnes âgées, handicapées ou malades, et de leurs proches aidants.

Une offre de biens et de services abondante mais pas toujours connue des Aidants, qui peuvent pourtant y puiser des solutions pour améliorer le quotidien de leur proche … et leur propre quotidien par effet de « feed-back », en allégeant la charge (de tâches, de stress, de temps …) qui pèse sur eux.

11 millions d’Aidants … Autant de situations et de besoins différents !
Ce site est conçu pour offrir aux Aidants un éclairage sur ce vaste champ de la Silver-Economie, afin d’y repérer des solutions à même de répondre à leurs besoins spécifiques dans les divers domaines de l’aide qu’ils apportent :

  1. Adapter et sécuriser le domicile de la personne aidée
  2. Aider leur proche dans les actes essentiels de la vie quotidienne
  3. Veiller à la santé de leur proche âgé, malade ou handicapé
  4. Maintenir la communication de leur proche avec l’environnement
  5. Offrir à leur proche des loisirs adaptés pour lui offrir d’indispensables moments de plaisir
  6. Sans oublier tout ce qui peut directement les soutenir eux-mêmes dans leur rôle d’Aidant.
  7. Offrir aux personnes fragilisées bien-être, confort, sécurité et permettre à leurs Aidants de les accompagner avec plus de sérénité, tel est l’enjeu des innovations qui sont présentées dans ce site.

le lien sur le Kit aidants d’Age village
http://lekitdesaidants.fr/

Retrouvez les vidéos de la Journée Nationale des Aidants sur les équipements d’accompagnement existants
Silver Economie

Les équipes de la Journée Nationale des Aidants se sont intéressées au quotidien des aidants qui accompagnent une personne ou un proche en perte d’autonomie. Elles se sont ainsi penchées sur les équipements existants (canne, déambulateur, fauteuil roulant…), parfois mal perçus, car synonyme d’handicap, réalisant une série de vidéos pour présenter le matériel existant et leur utilisation.

Lien :
http://www.silvereco.fr/retrouvez-les-videos-de-la-journee-nationale-des-aidants-sur-les-equipements-daccompagnement-existants/3173149

Les aidants bénévoles sont les personnes qui accompagnent les personnes âgées en perte d’autonomie. Ils passent beaucoup de temps et d’énergie pour le bien-être de la personne accompagnée.

Tout savoir sur les aidants dans la fiche ci dessous à télécharger :

Retrouvez les vidéos de la Journée Nationale des Aidants sur les équipements d’accompagnement existants

Source Silver Economie

Les équipes de la Journée Nationale des Aidants se sont intéressées au quotidien des aidants qui accompagnent une personne ou un proche en perte d’autonomie. Elles se sont ainsi penchées sur les équipements existants (canne, déambulateur, fauteuil roulant…), parfois mal perçus, car synonyme d’handicap, réalisant une série de vidéos pour présenter le matériel existant et leur utilisation.

Les tutoriels de la Journée Nationale des Aidants, sur le lien ci dessous :

http://www.silvereco.fr/retrouvez-les-videos-de-la-journee-nationale-des-aidants-sur-les-equipements-daccompagnement-existants/3173149

Biblioaidants compile des ressources pour les aidants

Source AgeVillage

Au Québec, la question des personnes âgées fragiles et des aidants est prise en considération depuis longtemps, et les initiatives de soutien et d’accompagnement foisonnent (baluchonnage, outils dédiés…). A l’image de biblioaidants, un centre de ressources en ligne dédié à tous les aidants.

Biblioaidants compile des ressources pour les aidants. Porté par l’Association des bibliothèques publiques du Québec, biblioaidants a été lancé en février dernier. Quelques 530 bibliothèques y participent.

Le principe est simple : des bibliothécaires diplômés répertorient, analysent et sélectionnent les ouvrages (romans, BD, documentaires, jeunesse...), mais aussi les films, les sites internet, les organismes les plus utiles et pertinents pour les aidants.

Ils sont ensuite classés selon la pathologie de la personne aidée ou ses difficultés.

Il existe ainsi un cahier thématique Parkinson, Alzheimer, vieillissement, diabète, cancer… mais aussi des cahiers dédiés au deuil, aux soins palliatifs ou aux aidants eux-mêmes.

L’ensemble de ces cahiers est disponible gratuitement au téléchargement : une manière de mettre tout une palette de ressources à la disposition du plus grand nombre.
.
Et même si certaines de ces informations ne seront pas utiles aux aidants français (tout ce qui concerne les associations locales par exemple), ils pourront néanmoins y trouver des pistes de lectures pour mieux vivre leur situation.

Lien pour accéder à 15 dossiers téléchargeables 
http://biblioaidants.ca/cahiers.php

Vous êtes peut-être dans ce cas, alors nous vous proposons de remplir le questionnaire ci dessous que vous pouvez télécharger et ensuite nous renvoyer à l’adresse de la CFDT à Cahors (voir ci dessus)

Résultat d’une autre enquête d’octobre 2016 ci-dessous :

Spécial Silver Economie : quelle réalité des marchés ? 11/03/2017

Rappel : le terme désigne le secteur économique qui se développe pour offrir des services aux séniors. La Silver économie est donc l’économie dédiée à l’avancée en âge de nos sociétés. Comme son nom l’indique la Silver Economie n’est pas un « marché » mais une « économie » transversale qui trouve des déclinaisons dans de nombreux marchés, pour ne pas dire tous les marchés ! Ainsi, à l’instar de la Green Economie, le vieillissement de la population est une véritable « lame de fond » qui va impacter tous les secteurs : loisirs, transport, alimentation, sécurité, santé, domicile, habitat collectif, assurance, assistance téléphonie, internet, sport…etc. Tous ces marchés sont déjà en train de s’adapter ou de se décliner sur des segments liés au vieillissement de la population et au bien-vieillir.
En France la filière Silver Economie s’est récemment structurée, alors que le phénomène mondial de vieillissement des populations est une réelle opportunité, porteuse de croissance et d’emplois.
La croissance attendue du PIB français issu de la Silver Economy est de 0,25% par an

e-santé : 6 innovations

La télémédecine prend ses marques en Ehpad

Source gerontonews
Les trois syndicats de médecins libéraux signataires de la convention médicale ont conclu avec l’assurance maladie un avenant qui cadre "un acte de télé-expertise" entre les deux médecins traitants quand l’arrivée en Ehpad induit un changement de praticien. Il prévoit aussi "un acte de téléconsultation" hors urgences vitales.

La convention médicale 2016-2021, signée fin août et approuvée le 23 octobre 2016 par arrêté, organise pour cinq ans les relations entre les médecins libéraux (ainsi que les médecins hospitaliers ayant un exercice libéral) et l’assurance maladie.

Elle prévoyait la rédaction de plusieurs avenants avant le 31 décembre 2016, concernant notamment la télémédecine.

L’avenant n°2 a finalement été signé le 1er mars entre l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam), MG France, la Fédération des médecins de France (FMF) et Le Bloc.

Ce texte introduit "un acte de télé-expertise et un acte de téléconsultation, au service des 650.000 personnes résidant en [Ehpad]", résume la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts) dans un communiqué.

Au sujet de la télé-expertise, "comme l’a montré le rapport charges et produits 2017 de l’assurance maladie, l’entrée des patients en Ehpad occasionne un changement de médecin traitant dans près d’un cas sur deux (46%), compte tenu de l’éloignement de ce dernier par rapport au nouveau lieu de vie, et à l’absence de possibilités de visites à domicile", rappelle la caisse.

"Or ce changement d’interlocuteur intervient précisément quand l’état de santé de la personne âgée admise en Ehpad se dégrade", d’où l’importance d’une "bonne coordination entre les professionnels de santé".

"Un acte de télé-expertise est de nature à assurer efficacement une continuité du suivi et la transmission d’éléments utiles à la prise en charge par le nouveau médecin traitant", commente la Cnamts.

L’avenant n°2 crée un acte dénommé TDT (télé-expertise dossier traitant) qui sera valorisé à hauteur de 15€ et facturable par le nouveau médecin traitant ainsi que par le précédent (une seule fois, dans les deux mois après le changement de médecin traitant).

Cette télé-expertise sera possible "sous réserve du consentement du patient ou de son représentant légal", stipulent les partenaires conventionnels dans l’avenant. Réalisée "de façon simultanée", elle doit permettre "d’identifier les points d’attention dans le dossier du patient et les situations à risque, notamment celles liées à la iatrogénie dans une démarche de conciliation médicamenteuse".

Le compte rendu "devra être inscrit dans le dossier du patient, et pourra l’être dans le dossier médical partagé (DMP). Il sera "mis à disposition du médecin coordonnateur de l’Ehpad sauf opposition du patient ou de son représentant légal", lit-on encore dans l’avenant.

La téléconsultation pourra être majorée

Le nouvel acte de téléconsultation vise, quant à lui, à "éviter des déplacements délicats ou des hospitalisations inutiles pour des personnes fragiles, en réalisant des consultations à distance entre le médecin traitant et le patient de l’Ehpad, à la demande d’un professionnel de santé de l’établissement", selon le communiqué de la Cnamts.

"En cas d’aggravation soudaine, rapide et non prévue de l’état de santé du patient ne nécessitant pas pour autant l’intervention du centre 15", le médecin traitant pourra, "avec l’accord du patient, réaliser dans des conditions sécurisées un interrogatoire, le recueil d’éléments cliniques avec l’aide du professionnel de santé aux côtés du patient ou l’analyse de mesures utiles pour apprécier la situation (température, pouls) et si besoin une prescription médicale, alors transmise au professionnel de santé de l’établissement", résume la caisse.

L’acte, baptisé TTE (téléconsultation médecin traitant avec Ehpad), sera valorisé à hauteur d’une consultation C ou CS (23€). Il pourra s’y ajouter les majorations de 2€ déjà prévues par la convention pour certains généralistes (MMG) et médecins traitants d’une autre spécialité (MPC).

L’acte ouvrira droit aux majorations applicables dans le cadre de la permanence des soins et aux majorations "nuit, dimanche et jours fériés".

En cas d’absence du médecin traitant, la téléconsultation "peut être réalisée par son remplaçant ou l’organisation territoriale de la garde vers laquelle le patient est orienté", peut-on lire aussi dans l’avenant. Les règles concernant le compte rendu sont les mêmes que pour la télé-expertise.

De plus, l’assurance maladie a proposé un autre projet d’avenant "pour étendre les actes de télé-expertise à deux nouvelles situations, pour des patients en insuffisance cardiaque suivis par un cardiologue ou pour des patients atteints de plaies chroniques", signale-t-elle.

Ces travaux étaient eux aussi prévus par la convention. Les syndicats vont soumettre ce projet à leurs instances "dans les prochaines semaines".

Pour entrer en vigueur, l’avenant n°2 doit encore recevoir une approbation ministérielle et être publié au Journal officiel. Les nouvelles cotations ne pourront ensuite s’appliquer qu’après un délai de six mois.

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