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CFDT Retraités Lot

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CFDT Retraités Lot (UTR)
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Pouvoir d’achat des retraités : Bilan 2017-2018

Mise à jour du tableau de la perte de pouvoir d’achat avec la publication de l’indice des prix de Décembre 2018.
Rappel : ce tableau mesure pour un couple de retraité moyen touchant ensemble 2500€ net mensuel en Octobre 2017 une perte de pouvoir d’achat de 830€ sur la période Octobre 2017 à Décembre 2018. Cette perte est calculée après déduction de la suppression de 30 % d’une TH moyenne. La perte variera donc selon le niveau de la TH.Les prix ont augmenté de 1,6 % sur un an, mais l’indice utilisé est celui qui servait de référence à la revalorisation des pensions et des prestations sociales, c’est à dire l’indice des prix hors tabac. Il a augmenté de 1,73 % sur les 15 mois qui séparent deux revalorisations.

Le grand débat est ouvert

Pour tous renseignements sur le grand débat consulter le site : https://granddebat.fr/

Position de la CFDT sur le grand débat : Un mois après en avoir annoncé la tenue, Emmanuel Macron a lancé ce 15 janvier, dans une petite commune de l’Eure, le grand débat national. Une consultation à grande échelle menée jusqu’à la mi-mars sur tout le territoire.
La CFDT compte bien y pousser ses propres propositions. Voir l’article sur :
https://www.cfdt.fr/portail/actualites/l-agenda-social/grand-debat-national-la-cfdt-veut-pousser-ses-propositions-srv2_637041

Le poids des prélèvements obligatoires

On voit bien dans cette note de @Strategie_Gouv qu’il est urgent que simultanément aux négociations sur le régime de retraite universel, un véritable contrat avec les retraités soit élaboré pour garantir dans l’avenir les conditions de leurs revenus. https://tinyurl.com/y7elej3j

L’annulation de la hausse de la CSG pour les pensions inférieures à 200€ » ?

Voir le tableau des taux de la CSG en suivant le lien :
 :https://www.cfdt-retraités.fr/CSG2019

Comme on pouvait le craindre le plafond est bien en dessous des 2000€ annoncé pour un couple, mais il correspond à la pension brute pour une personne seule. Au vu du tableau le plafond est de 1719 net pour un retraité seul et 1348 net pour chaque membre d’un couple de retraité….

A lire : Bien vieillir : un chemin vers la sagesse de Benoit Marchon

Les éditions Salvator ont publié en décembre dernier un petit livre de 132 pages (10 euros) intitulé Bien vieillir, un chemin vers la sagesse de Benoit Marchon, dans lequel l’auteur montre que cette période de la vie peut être vécue de manière positive en s’ouvrant aux autres par exemple.
Bien vieillir de Benoit Marchon
De plus en plus de livres traitent des problématiques seniors, ce qui est bien légitime puisque le monde vieillit et que les lecteurs de 50 ans et plus sont de plus nombreux. Dans cet ouvrage de Benoit Marchon, auteur de nombreux livres de jeunesse (entre autre), le sujet est le fameux « bien vieillir », un concept apparu il y a une dizaine d’années.

« Depuis les philosophes de l’Antiquité, on ne cesse de réfléchir à la vieillesse. Se sachant vulnérable et mortel, l’homme s’interroge sur la durée limitée de son existence, le poids des ans et l’affaiblissement que celui-ci entraîne » indique l’éditeur sur sa quatrième de couverture.

Dans cet ouvrage, à travers un florilège de pensées et réflexions d’écrivains, philosophes, maîtres spirituels, artistes, scientifiques ou hommes politiques, Benoit Marchon montre que ce temps de la vie peut devenir un chemin vers la sagesse.

Exemples :
« La vieillesse est une langue étrangère qu’il faut apprendre à un âge où le cerveau n’est plus guère disposé à acquérir de nouvelles connaissances » de Jacques Laurent.
« Les vieillards meurent parce qu’ils ne sont plus aimés » de Montesquieu
« Être vieux, c’est quand on tutoie tout le monde et que personne ne vous dit « tu » » de Marchel Pagnol
« Quand on vieillit, le pire ce n’est pas d’être moins désirable, c’est de ne plus désiré » de Louis Pauwels
« Je connais un moyen de ne pas vieillir : c’est d’accueillir les années comme elles viennent et avec le sourire… Un sourire, c’est toujours jeune » de Pierre Dac.

A ne pas oublier : les vidéos sur la perte d’autonomie réalisées par la CNSA

liens

https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/videotheque

Retour sur l’étude de la mutualité Occitanie sur la perte d’autonomie.

Pour lire le rapport complet ; file :///C :/Users/Retra/Downloads/DP_Perte-dautonomie_Impact_financier_Occitanie_201118.pdf

La réalité des impacts financiers du vieillissement en Occitanie
Pierre-Jean Gracia, Président de la Mutualité Française Occitanie, a tenu une conférence de presse le 20 novembre à Montpellier pour présenter la réalité régionale des impacts financiers du vieillissement. A l’annonce d’une loi sur la perte d’autonomie pour 2019, la Mutualité Française se mobilise une nouvelle fois face à ce sujet qui préoccupe les Français. Retour sur les problématiques régionales du vieillissement dans notre région et le point de vue de la Mutualité Française.
La prise en charge de la perte d’autonomie est un sujet qui préoccupe les Français
L’Observatoire 2018 2e édition-Place de la Santé réalisé par la Mutualité Française montre que la perte d’autonomie qui est un véritable enjeu de société, n’est pas pour autant toujours perçu comme tel. Deux études menées par Harris Interactive confirment que la perte d’autonomie est bien un des premiers sujets de préoccupation des Français. Ils s’y sentent mal préparés financièrement, mais l’assument comme un problème essentiellement individuel et non sociétal. Les aidants, en particulier, ne formalisent pas aujourd’hui de revendications politiques vis-à-vis des pouvoirs publics, sauf auprès des communes identifiées comme pouvant leur apporter une aide ponctuelle et au quotidien.
En Ehpad*, les restes à charge sont élevés et très variables d’un département à l’autre
Un mois d’hébergement en Ehpad pour une personne sévèrement dépendante (Gir 1 et 2) coûte en moyenne 2.470 euros au niveau national et 2.320 euros au niveau régional. Ce coût par exemple est de 2.096 euros dans l’Aveyron mais il dépasse 2.600 euros en Haute Garonne. En prenant en compte les différentes aides publiques, le RAC est de 2.000 euros en moyenne (Gir 1 et 2) au niveau national et 1.880 euros au niveau régional. Il s’avère néanmoins très différent d’un département à l’autre : il atteint 1.654 euros par mois dans l’Aveyron, et culmine à plus de 2.100 euros par mois en Haute-Garonne.
Pour plus d’un résident sur deux, le reste à charge est supérieur aux ressources.Autre enseignement : le nombre de places d’hébergement permanent varie fortement d’un département à l’autre. Il est le plus bas dans les Pyrénées Orientales (86 places pour 1.000 habitants de plus de 75 ans) et le plus élevé en Lozère (197 places pour 1.000 habitants de plus de 75 ans), soit 2,3 fois plus.
A domicile, le coût est très variable d’un département à l’autre et l’intervention des aidants informels est essentiel
En effet, selon les politiques sociales des départements, le même montant d’APA 5 couvre dans le Finistère 66 heures subventionnées par mois auprès des personnes les plus dépendantes, contre 98 heures dans le Jura, soit un écart de 32 heures 6.
Pour les personnes en situation de perte d’autonomie très lourde, le RAC moyen à domicile peut atteindre entre 2.500 € et 4.050 € en fonction du revenu de la personne âgée 7. Mais c’est aussi à domicile que l’intervention des aidants est la plus courante, notamment au travers de la solidarité familiale.
Afin d’aller plus loin et répondre aux attentes qui s’expriment, la Mutualité Française fera des propositions d’ici la fin de l’année tant au sujet du financement que de la prévention ou de l’offre de services et d’accompagnement.
Le vieillissement de la population s’accélère
Si 2,1 millions de personnes avaient plus de 85 ans en 2017, elles devraient être de 5,4 millions en 2050. Le nombre de personnes en perte d’autonomie devrait également doubler en 2060 pour atteindre 2,6 millions (contre 1,3 million actuellement).

En Chine, cet adorable challenge vidéo rend un formidable hommage à la famille

A voir sur le site :
https://creapills.com/4-generations-challenge-meme-famille-20190107

Télémédecine : qu’est-ce que la téléconsultation et la télé-expertise ?

A lire sur le site de la CNSA
https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/dossiers/telemedecine-quest-ce-que-la-teleconsultation-et-la-tele-expertise

La prévention des chutes

Une vidéo réalisé par sweet home (site : https://sweet-home.info/

La campagne #greytoo sur Twiter contre les discriminations liées à l’âge

#greytoo La première discrimination sur l’âge est celle de considérer les retraités comme des sujets à qui on ne demande jamais leurs avis, sur l’évolution des pensions au niveau national, sur les conditions de vie au niveau local….Il faut élargir le rôle du HCEFA, renforcer le rôle des CDCA …

2eme discrimination : assimiler la retraite à une charge insurmontable. Comme si les retraités n’avaient aucune utilité sociale : que la solidarité familiale, le bénévolat, les dons ne valaient rien etc..

3e discrimination envers les vieux : art 13 de le Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen :"Une contribution, doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés."La désindexation en 2019 des pensions et prestations sociales frappe sans distinction de moyen une partie des citoyens.

4e discrimination envers les vieux : « en même temps » que se négocie la réforme des retraites, la désindexation des pensions conduira à accroître l’écart entre l’évolution des salaires et celle des pensions. C’est la baisse du "Taux de Remplacement" pour les futurs retraités. (Voir simulation du:COR)

5e dicrimination : une grille de taux de CSG particulièrement compliqués et injuste pour ceux qui sont proches des seuils, alors qu’il suffisait de faire des taux différentiés sur les tranches de pensions, ce qui aurait permis de garantir une progressivité de l’imposition. https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F2971

(à suivre)
Des idées créatives pour lutter contre les idées reçues sur l’âge
http://www.agevillage.com/actualite-17257-1-des-id-es-cr-atives-pour-lutter-contre-l-RSS.html

Un dérapage de notre députée du Lot

Avec tout le respect qu’on doit à un élu il faut que celle-ci en l’occurrence Huguette Tiegna députée LREM46 soit respectueuse de la vérité et ne lance pas des » fakes news. ». Contrairement à ce qui est dit page 18 du "Document en réponse aux Gilets Jaunes », l’indexation des pensions et des prestations est inscrite dans la loi (article L 161-25 du Code de la Sécurité Sociale). C’est la loi LFSS votée fin 2018 pour 2019 qui précise "par dérogation à l’art L161-25 (...) les prestations sociales et les pensions seront revalorisées de 0,3%". Pourquoi faire croire comme c’est écrit que "L’indexation des retraites sur les prix reviendrait à une hausse de tous les prix." ! Ce qui est une aberration économique.

Pour accéder au document en question suivre le lien : https://www.blogdesbourians.fr/tiegna-publie-2-documents-en-reponse-a-ses-echanges-avec-les-gilets-jaunes/?fbclid=IwAR3wodT7cX_eMgsQOYXFZd016FFqsMCGhEJ5ccUJiTlbBawIXxs9iJt1Z2g

A lire et à voir

– La revue Alter eco publie « les campagnes sont de retour » Les débats autour de la définition du rural sont légion. Et révèlent des visions différentes de l’organisation spatiale et sociale de la France. « Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde », écrivait en 1944 Albert Camus1. A priori, le terme "rural" ne semble pas poser de problème de signification particulier : tout le monde s’accorde peu ou prou sur ce qu’il représente. Pourtant, la définition institutionnelle la plus basique peut pour le moins laisser dubitatif. Selon elle, "l’espace rural regroupe l’ensemble des petites unités urbaines et communes rurales n’appartenant pas à l’espace à dominante urbaine", indique ainsi l’Insee. Est donc rural... tout ce qui n’est pas urbain !

– Prévenir la maladie d’Alzheimer : pourquoi et comment ?

Perte de pouvoir d’achat : mise à jour au 15/12

Tableau de la perte de pouvoir d’achat mis à jour au 15/11 avec la publication de l’indice des prix du mois de novembre 2018.

Depuis Octobre 2017 pour le couple de retraité témoin percevant chacun une pension de base de 1250€ net la perte du couple est de 776 €, après déduction de la baisse moyenne de la TH de 114€.

Sur les prévisions de janvier 2019 sont intégrées la revalorisation de 0,3 % des pensions ;
La suppression de la hausse de la CSG pour les retraités aux revenus inférieurs à 2.000 euros ne sera effective qu’en juillet, a indiqué la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. Les retraités toucheront un rappel le 1er juillet « au plus tard », a-t-elle assuré.
Malgré cette mesure en janvier 2019 la perte cumulée depuis Octobre 2017 sera de plus de 900€.

L’annonce d’E Macron le 10/1/2018

La politique n’a rien à y gagner en faisant prendre des vessies pour des lanternes. Pour un retraité dont la pension brute est de 1500 fin 2017, au 1/1/19 16 mois après, pour une inflation qui frôlera les 2 % sur cette période, il gagnera 4,18€ net en plus soit 0,3 %.

En effet en Novembre 2017, le retraité ayant une pension de 1500€ brut, gagnait en net : 1 393,50 €, Ce montant a été réduit à 1 368,00 € net à partir de janvier 2018 après l’augmentation de la CSG. La mesure d’E Macron consiste à revenir sur les taux de CSG avant le 1/1/2018, et à n’augmenter les pensions que de 0,3 % (mesure adoptée dans la Loi de Financement de la Sécu).
Ainsi le retraité se retrouvera avec une pension nette de 1397,68€ soit 4,18 € de plus qu’en Novembre 2017.

L’augmentation de 0,3 % sur 16 mois est loin de couvrir l’augmentation des prix entre Octobre 2017 (dernière revalorisation des pensions) et Janvier 2019 (prochaine revalorisation des pensions). Or l’inflation est sur 13 mois de 1,9 % fin Octobre 2018, et approchera les 2 % fin décembre.

Gel des pensions du 1/1/2019 au 31/12/2020

Le gel des prestations sociales a été définitivement voté pour 2019 et 2020, ce qui aura des conséquences sociales et économiques.

Le 3 décembre l’Assemblée nationale a voté le texte suivant :

NB : l’article L161-25 du code de la sécu est celui qui prévoit la revalorisation annuelle des pensions et prestations sociales sur la base de l’indice des prix hors tabac.
Article 68 (ex 44)
Au titre de 2019 et 2020, par dérogation à l’article L. 161-25 du code de la sécurité sociale, les montants des prestations et des plafonds de ressources relevant du même article L. 161-25 sont revalorisés annuellement de 0,3 %.
Toutefois, ne sont pas concernés par cette dérogation :
1° L’allocation de veuvage mentionnée à l’article L. 356-2 du même code ;
2° L’allocation de solidarité aux personnes âgées mentionnée à l’article L. 815-1 dudit code et les prestations mentionnées à l’article 2 de l’ordonnance n° 2004-605 du 24 juin 2004 simplifiant le minimum vieillesse, ainsi que les plafonds de ressources prévus pour le service de ces allocations ;
3° L’allocation supplémentaire d’invalidité mentionnée à l’article L. 815-24 du code de la sécurité sociale ainsi que les plafonds de ressources prévus pour le service de cette allocation ;
4° Le plafond de ressources prises en compte pour l’attribution de la protection complémentaire en matière de santé prévu à l’article L. 861-1 du même code ;
5° Le revenu de solidarité active mentionné à l’article L. 262-2 du code de l’action sociale et des familles et l’aide à la réinsertion familiale et sociale des anciens migrants mentionnée à l’article L. 117-3 du même code ;
6° Les allocations mentionnées au 2° de l’article L. 5421-2 du code du travail et l’allocation temporaire d’attente mentionnée à l’article L. 5423-8 du même code ;
7° L’allocation pour demandeur d’asile mentionnée à l’article L. 744-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
8° L’allocation spéciale pour les personnes âgées mentionnée à l’article 28 de l’ordonnance n° 2002-411 du 27 mars 2002 relative à la protection sanitaire et sociale à Mayotte, ainsi que le plafond de ressources prévu pour le service de cette allocation ;
9° L’allocation de solidarité aux personnes âgées et les prestations mentionnées, respectivement, aux 1° et 9° de l’article 7 de la loi n° 87-563 du 17 juillet 1987 portant réforme du régime d’assurance vieillesse applicable à Saint-Pierre-et-Miquelon ainsi que les plafonds de ressources prévus pour le service de ces allocations.

Extrait de l’exposé des motifs de la loi
(AN NL) IV. – La revalorisation maîtrisée des prestations sociales contribuera à l’équilibre des branches famille et vieillesse sur la période.
La revalorisation différenciée des prestations limitera la progression des dépenses des branches prestataires, et conduira en 2019 à réduire de 1,5 milliard d’euros la progression des dépenses de pensions de retraite à la charge de la branche Vieillesse du régime général.
Afin de compenser à cette branche le coût de l’exonération des cotisations salariales au titre des heures supplémentaires et complémentaires et de préserver ses recettes, l’assurance vieillesse bénéficiera en contrepartie de l’affectation de ressources aujourd’hui affectées à la branche Famille. Les recettes de la branche Vieillesse seront toutefois affectées par la réduction du forfait social sur l’intéressement et la participation.
La revalorisation de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) sera supportée par le Fonds de solidarité vieillesse (FSV). Cette mesure forte de solidarité représente un effort estimé à 525 millions d’euros sur trois ans.
La branche Vieillesse du régime général sera excédentaire, après prise en compte des transferts à l’État et liés au désendettement, sur l’ensemble de la période.

A lire : L’évolution du niveau de vie des retraités

Cet article résume l’un des chapitres de l’ouvrage « portrait social » de l’INSEE…

https://tinyurl.com/y8nsgx79

Gel des pensions et des prestations sociales en 2019 et 2020 : 20Mds€ de moins de pouvoir d’achat sur 4 ans

Quand l’inflation réapparaît, la désindexation des prestations sociales est un outil de régulation des dépenses publiques qui peut rapporter gros. Et tout de suite. L’étude d’impact du projet de loi de Finances le prouve, (tableau ci dessous) en mettant des chiffres précis en face de la mesure annoncée par Edouard Philippe, fin août, pour boucler le budget. En 2019, la revalorisation de 0,3 % de la plupart des prestations sociales , dont les pensions, va permettre d’économiser 3,5 milliards d’euros. En 2020, ce gain sera porté à 6,9 milliards.
Le principe est simple : tant que l’inflation hors tabac des douze mois précédant la revalorisation des prestations est supérieure à 0,3 %, l’Etat et la Sécurité sociale réalisent des économies par rapport à la trajectoire normale des dépenses. Justement, en janvier 2019, le mois où les pensions augmentent, les prix devraient avoir crû de 1,6 %. Pour janvier 2020, le gouvernement prévoit de prendre en compte une inflation de 1,3 %.
Sachant que plus de 300 milliards d’euros de pensions sont versés chaque année, l’opération économisera 2,8 milliards à l’assurance-vieillesse en 2019, portés à 5,2 milliards en 2020. Si tout se passe comme prévu, ces coupes vont permettre d’afficher des comptes à l’équilibre dans la branche vieillesse, et donc de faire voter en 2019 la mise en place d’ un régime universel de retraite sans tailler davantage dans les coûts.
Mais la branche famille va, elle aussi, être touchée par la sous-indexation des prestations.
L’effort sur les aides personnelles au logement s’élèvera à 400 millions. Il est d’autant plus important que cette prestation capitale pour les ménages pauvres va être réformée en avril, avec 1 milliard d’économies attendues en 2019 puis 1,3 milliard en 2020. Le versement des prestations fera référence aux ressources d’il y a trois mois, et non plus deux ans. Une bonne chose pour ceux qui auront besoin tout de suite de cet argent, mais une perte pour ceux qui seront revenus à meilleure fortune entre-temps et qui auraient pu toucher des APL à retardement dans l’ancien système.
La revalorisation selon l’inflation du revenu de solidarité active a tout de même été sanctuarisée. Enfin, certaines prestations bénéficient d’ une revalorisation exceptionnelle votée l’an dernier et sont donc privées de revalorisation ordinaire : l’allocation adulte handicapé (0 % en 2019, 0,3 % en 2020), et la prime d’activité (0 % les deux années). L’économie attendue s’élève à 100 millions sur l’AAH, et 400 millions sur la prime d’activité qui, par ailleurs, a été remodelée afin d’exclure plus rapidement les allocataires dont la quotité de travail augmente.
Le tableau suivant est extrait de l’étude d’impact de la loi de financement de la sécurité sociale

350 000 retraités « sauvés » de la CSG ?

NB : RFR : revenu fiscal de référence indiqué sur l’avis d’impoisition sur le revenu
– Rappel du sujet évoqué par le 1er Ministre : « L’article 11 de la loi de financement de la sécurité sociale a pour objet d’atténuer les effets du franchissement du seuil d’application du taux normal de contribution sociale généralisée (CSG) à l’essentiel des revenus de remplacement (pensions de retraite et d’invalidité, allocations chômage). Ces revenus sont exonérés de CSG ou soumis à un taux réduit de 3,8 % s’ils n’excèdent pas certains seuils, appréciés au regard du revenu fiscal de référence (RFR) du foyer auquel appartient l’assujetti, pour l’année N–2. Le franchissement du seuil d’assujettissement au taux normal peut entraîner une charge importante pour les contribuables, et cet effet préexistant a été renforcé par le relèvement de 1,7 point du taux normal, passé de 6,6 à 8,3 % en janvier 2018. »

– La mesure proposée à l’article 11 du projet de loi de financement de la sécurité sociale prévoit que : Afin d’atténuer les effets du franchissement de seuil, cet article prévoit que le taux normal (actuellement 8,3 % ne s’applique pas en cas de hausse temporaire du RFR, sur une seule année. Ainsi, pour être assujetti en N au taux normal, il faudra non seulement que le RFR N–2 dépasse le seuil – comme en l’état du droit – mais également que le RFR N–3 dépasse le seuil. Ce serait plus de 350 000 foyers qui pourraient ainsi continuer à bénéficier du taux nul ou réduit, pour un coût estimé à 350 millions d’euros par an pour les organismes de sécurité sociale.

– Les députés proposent une solution encore plus complexe. Ils proposent 5 taux en fonction du RFR : 0 %, 3,8 %, 6,6 %, 8,3 % et 9,2 %… (voir rapport sur le site de l’assemblée nationale). Nous y reviendrons si cet amendement est définitivement adopté.

Gel des pensions, quels effets ?

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale prévoit bien qu’au 1/1/2019 et 1/1/2020, la revalorisation des pensions de base (hors RC) sera de 0,3 %, alors que l’inflation est de 1,8 % d’Octobre 2017 à septembre 2018. C’est donc une baisse probable de 1,5 % qui sera subit par les retraités quelque soit leur revenu. Seul l’ASPA évoluera au dessus de l’inflation.

L’incohérence dans les discours apparaît dans le rapport parlementaire sur le projet de loi. Alors que l’on nous dit partout que le risque financier des retraites est derrière nous, le rapport justifie le gel des pensions par la nécessité d’équilibrer la branche vieillesse.

A lire le commentaire de l’Institut des politiques publiques
http://www.atlantico.fr/decryptage/plf-2019-perte-pouvoir-achat-menages-modestes-et-retraites-aises-ne-sera-pas-compensee-relance-emploi-philippe-crevel-3531561.html
le graphique :

et le commentaire des Echos sur les modalités de rattrapage de l’augmentation de la CSG
https://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/0302426884249-la-hausse-de-la-csg-pour-les-seniors-epine-dans-le-pied-de-la-majorite-2214699.php#xtor=EPR-7-%5Bmatinale%5D-20181018-%5BProv_%5D-2879269

– Perte de pouvoir d’achat cumulée depuis Octobre 2017 à octobre 2018 : Plus de 800€ dans le cas d’un couple de retraités gagnant chacun 1250€ net en Octobre 2017.
La zone colorée est une simulation jusqu’en janvier 2019 afin d’intégrer la réduction de la Taxe d’habitation, et la revalorisation des pensions de 0,3% au 1/1/2019.
Deux remarques :
1- Le gain escomptés est inférieur à 1/3 de la TH en raison de l’augmentation des taux pratiqués non intégrés dans le calcul de la réduction.
2- le montant moyen utilisé pour cette simulation est celui communiqué dans la presse. Bien entendu il est fonction du lieu et le gain sera beaucoup plus élevé dans les grandes villes.
3- L’évolution des prix sur les prochains mois est calculé sur la base d’un rythme moyen annuel de 1,8 % qui sera probablement dépassé.
4- Dans le cas de la simulation, la suppression d’un tiers de la TH ne couvre que la perte mensuelle en novembre ! Et donc très loin de combler la perte cumulée depuis Octobre 2017 date de la dernière revalorisation.

– Réflexion d’un économiste sur le pouvoir d’achat des retraités, à l’usage des gouvernants qui s’emploient à dire le contraire ; https://tinyurl.com/y948jvs8

– La compensation concernant 300 000 retraités au dessus des seuils à partir desquels s’est appliqué en 2018 la hausse de la CSG (à ce jour on ne connaît pas les détails précis de cette mesure) :
Après 3 coups de marteau successifs (Hausse sans compensation de la CSG, report de la revalorisation des pensions d’octobre à janvier, et gel partiel des pensions), il fallait bien un zeste d’homéopathie, car ces 300000 auront comme cadeau le gel des pensions qui au rythme de l’inflation actuel leur fera perdre l’intérêt de la mesure. On peut s’étonner du curieux calcul sur le coût de la mesure des 300000 retraités qui monterait à 350 M€. En fait ce coût est étalé sur 3 ans car le coût individuel d’un couple au seuil est de 375€ par an. https://tinyurl.com/ybok8ftx

– Un article très précis à lire sur le thème : Pouvoir d’achat : les retraités maltraités ?
https://www.ofce.sciences-po.fr/blog/pouvoir-dachat-retraites-maltraites/

La CFDT revendique un « Grenelle » des retraités

Le gouvernement a décidé de « geler » partiellement sur deux ans les pensions de retraite sur la base d’une logique :
– injuste socialement (l’effort demandé est inéquitable, les retraités ayant un niveau de vie inférieur de 6 % aux actifs)
– contestable sur le plan économique (croissance en berne et dégradation du déficit public pour 2019).

Cette décision s’ajoute à la hausse de 1,7 % de la CSG sans compensation pour les retraités, et au report de la revalorisation des pensions d’octobre à janvier. Elle intervient en plein débat sur la réforme des retraites censée ne pas toucher aux paramètres actuels.

Elle est en elle même une quadruple contradiction ;
- On ne peut pas vouloir « privilégier » la rémunération de l’activité » et pénaliser les retraités qui sont dans la quasi totalité des anciens actifs qui ont cotisé pour cela. Ils ne sont pas des rentiers qui eux bénéficieront de la baisse de la fiscalité.
– La mesure est contraire à la loi et aux engagements de campagne d’E.Macron (2ème engagement de la page 13 du programme) ;
– La dégradation du pouvoir d’achat des retraités, aura un effet récessif sur la croissance dans les territoires ruraux où ils sont nombreux à consommer au local. 40 % des revenus dans le Lot proviennent des retraites.
– La décision ignore l’ampleur du bénévolat chez les retraités qui exercent des missions non solvables qui sont pourtant indispensables à la cohésion sociale. Ne voir l’activité que par le travail rémunéré, est un concept très « ancien monde » !

La CFDT revendique une évolution solidaire des revenus des actifs et des retraités. Elle souhaite un « Grenelle » des retraités afin de
– définir un contrat social entre la société et les retraités
– clarifier l’avenir de l’évolution des pensions pour éviter des mesures conjoncturelles répétitives.

Comprendre la transition démographique en 8 mn

Mme Delaunay explique dans cette vidéo pourquoi il faut parler dorénavant en terme de transition démographique qui représente une chance et non une charge. Il faut réaffirmer l’objectif de vivre en bonne santé de plus en plus longtemps. https://tinyurl.com/ybtfq73x

Paroles de résidents - paroles de résistants

Les petits frères des Pauvres ont décidé de recueillir la parole de résidents accompagnés par nos équipes de bénévoles résidant en Ehpad

Les petits frères des Pauvres ont toujours à coeur de valoriser la parole des personnes âgées accompagnées, qu’elles vivent à domicile, en EHPAD, en Unités de soins de longue durée (USLD), à l’hôpital, dans les foyers de vieux migrants, en prison…

Nous avons décidé début 2018 d’enrichir le regard porté sur les EHPAD à travers les paroles des résidents, de manière anonyme. Notre démarche s’est voulue la plus facile possible.
Au cours d’une visite habituelle, avec l’accord des personnes, les bénévoles ont recueilli leurs paroles avec une idée simple :
« Ce que j’ai envie de dire sur ce que je vis ici… ».

Face à la richesse des témoignages, à leur profondeur, c’est rapidement devenu une évidence : la parole de nos aînés avait toute sa place pour être portée publiquement et venir étoffer la grande concertation nationale « Grand âge et Autonomie » lancée par Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé le 1er octobre 2018.

97 témoignages de personnes résidentes d’EHPAD, âgées de 59 à 99 ans, accompagnées par les petits frères des Pauvres, ont été recueillis dans toute la France entre avril et septembre 2018.
L’ensemble des témoignages donnera lieu à la réalisation d’un livre blanc au premier trimestre 2019.

Une conférence de presse a eu lieu le 6 décembre à la maison Yersin, résidence autonomie, pension de famille et logement accompagné des petits frères des Pauvres dans le 13e arrondissement de Paris.

Il nous a semblé important de porter aujourd’hui sur la place publique, la parole de ceux qui vivent actuellement en EHPAD, ces invisibles qu’on entend si peu.
Alain Villez, président des petits frères des Pauvres

Complétant notamment l’éclairage de Bernard Ennuyer, sociologue, des personnes âgées résidant en Ehpad et accompagnées par nos équipes ont témoigné de leur vécu.
Dossier à télécharger :
https://www.petitsfreresdespauvres.fr/nos-actualites/paroles-de-residents,-paroles-de-resistants.html

Mettre la solidarité sociale à l’heure de la société de la longévité

A lire :
https://www.telos-eu.com/fr/societe/mettre-la-solidarite-sociale-a-lheure-de-la-societ.html

Une initiative sur le grand Cahors

La légumerie : première pierre du Projet alimentaire territorial du Grand Cahors
www.apriles.net/index.php?option=com_sobi2&sobi2Task=sobi2Details&catid=27&sobi2Id=1636&Itemid=95

La mobilisation solidaire ne faiblit pas !

Le 5 décembre dernier on célébrait, comme tous les ans depuis 1985, la journée mondiale du bénévolat. A cette occasion, la Fonda a rendu publique une étude approfondie sur le bénévolat en France, menée par le centre de recherche sur les associations et le CSA en 2017.
lien sur l’étude de la Fonda : https://tinyurl.com/y7ag5efo

Et la bonne nouvelle, c’est que 22 millions de nos concitoyens consacrent un peu, beaucoup (une centaine d’heures en moyenne par an) de leur temps à des projets collectifs. Un chiffre qui a bondi de plus de 83% au cours des quinze dernières années. L’enquête confirme aussi la très grande diversité de ces bénévoles (les femmes sont toujours minoritaires, les séniors plus présents dans les instances de gouvernance), de la façon dont ils pratiquent ce bénévolat (même si 90 % le font au sein d’associations, ils sont deux fois plus de non adhérents qu’en 2002) et des domaines dans lesquels ils l’exercent. Certes, les champs du sport, de la culture et des loisirs restent en tête en totalisant 46% de la participation bénévole, mais c’est le bénévolat d’action sociale et caritative qui enregistre la plus belle progression depuis 2002. De quoi bousculer l’image d’un bénévolat aujourd’hui plus urbain que rural, avec une participation régulière en hausse, et 45% des bénévoles qui s’investissent depuis plus de cinq ans. De quoi aussi, en ces temps de doutes et d’interrogations sur notre avenir collectif, ne pas désespérer totalement d’une citoyenneté au quotidien, faite d’engagement et de solidarité.

Prix des EHPAD et des résidence autonomie en 2018

Voir le site : https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/
Dans le Lot les prix à la journée pour une chambre seule varie de 42,99€ pour Louis Conte de Gramat à 85€ pour l’Orpea de Cahors. Sur 36 répondant 35 sont en dessous de 67€ .
Pour les résidences autonomie (15 répondants), les prix varie pour un tarif mensuel en F1 de 613€ pour la résidence des pins à Cahors, à 1510€ à la Marpa de Lalbenque.

L’évolution des EHPAD

Les reportages télé se suivent (comme Enquête de santé sur France 5 ce 13 novembre) pour dénoncer la qualité de l’accueil, de la vie en établissements pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). L’avis sévère du Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) en mai dernier, invite lui aussi à repenser ces solutions d’accueil et d’hébergement.
Tour d’horizon des propositions alternatives et des Ehpad "Lieux de vie - Lieux d’envies".
http://www.agevillage.com/actualite-17121-1-Vers-la-fin-des-Ehpad-.html

En pratique : Ce que sont les USLD et La prévention du cancer

— Ce que sont les USLD ; lien :
http://www.agevillage.com/actualite-17160-1-tout-savoir-sur-les-USLD.html

— Prévenir le cancer
https://www.vivamagazine.fr/prevention-cancer-les-propositions-phares-de-la-ligue-173849

On est tous potentiellement âgiste et victime d’âgisme

Pour enrayer les discriminations liées à l’âge, le réseau européen AGE Platform, qui défend les droits des plus vieux, a lancé une grande campagne de sensibilisation, mais qui peine encore à atteindre le grand public, reconnaissent ses responsables et l’AD-PA, qui en est membre.
https://www.age-platform.eu/

Télémédecine : Un exemple

Un exemple d’expérience de télémedecine en Normandie.
https://actu.fr/normandie/saint-georges-de-rouelley_50474/telemedecine-dans-sud-manche-prises-rendez-vous-ouvrent-29-novembre_19801557.html

Professionnels de santé au 1 ?? janvier 2017

Comparaisons régionales et départementales à travers des cartes de France. Le Lot est mieux pourvu en médecins généralistes que l’Aveyron et le Tarn et Garonne ses voisins, mais moins en infirmiers. En revanche les 3 départements souffrent d’un déficit sur les spécialistes. Ainsi les 3 départements cités ont une densité égale à la moitié de celle de l’Hérault et de la Haute Garonne. Pour davantage de détail suivre le lien :

https://www.insee.fr/fr/statistiques/2012677

France, portrait social ; Édition 2018

France, portrait social s’adresse à tous ceux qui souhaitent mieux connaître la société française. Cet ouvrage transversal propose d’abord un éclairage sur les personnes de 65 ans ou plus. Deux dossiers analysent ensuite de manière approfondie les effets des réformes sociales et fiscales sur le revenu des ménages et les inégalités. Enfin, une quarantaine de fiches synthétiques, présentant les données essentielles et des comparaisons européennes, complètent ce panorama social.
https://www.insee.fr/fr/statistiques/3646226

Quelques conclusions de cet ouvrage :
– De 2,8 millions de seniors en 1870 en France à 21,9 millions en 2070 ? Actuellement 23 % des personnes de 95 ans sont des hommes. Pourtant Si l’écart d’espérance de vie entre femmes et hommes continue de se réduire, la pyramide des âges devrait s’équilibrer davantage d’ici à 2070, avec 39 % d’hommes à 95 ans.
À 80 ans, presque tous les seniors vivent à domicile. La vie en institution ne devient plus fréquente que la vie à domicile qu’à partir de 100 ans. À domicile, la vie seul ou en couplea progressé depuis 50 ans, tandis que la proportion de seniors vivant avec un proche (le plus souvent un enfant) a considérablement baissé.
– Qui travaille après 65 ans ?
La part des personnes âgées de 65 à 74 ans qui sont en emploi est en forte croissance depuis 10 ans, même si elle ne représente encore que 5 %de cette classe d’âge. En comparaison avec les inactifs du même âge, les actifs occupés entre 65 et 74 ans sont plus souvent des hommes, en bonne santé, plus diplômés et résidant dans l’agglomération parisienne. Les cadres salariés,mais aussi les indépendants et les agriculteurs sont surreprésentés dans ce groupe.
Comparés aux 60-64 ans en emploi, les actifs occupés entre 65 et 74 ans sont plus souvent indépendants et plus fréquemment à temps partiel quand ils sont salariés ; qu’ils soient salariés ou indépendants, leurs revenus d’activité sont plus faibles en moyenne. Parmi les 65-74 ans en emploi, 70 %perçoivent également une pension de retraite ;
– La génération 1950 : une retraite plus longue et une pension plus élevée que celles des assurés nés en 1944 et 1956. Pour les trois générations, les écarts entre femmes et hommes sont marqués. Si la durée de la retraite des femmes est supérieure, en lien avec leur meilleure espérance de vie, les hommes bénéficient d’une pension globale et d’un taux de remplacement plus favorables, et partent en moyenne à la retraite plus tôt.
– Niveau de vie et patrimoine des seniors : la progression au fil des générations semble s’interrompre pour les générations de seniors les plus récentes. Au fil des générations, le niveau de vie des seniors à âge donné a nettement progressé. Cette progression tient à l’arrivée à 65 ans de personnes avec des pensions de retraite moyennes plus élevées que les générations précédentes, en raison de carrières plus complètes (en lien avec l’extension du travail féminin) et de salaires plus élevés, ainsi que de la montée en charge des droits familiaux, des minima de pensions et des régimes complémentaires obligatoires. Cette tendance semble toutefois s’être interrompue pour les générations les plus récentes : les seniors les plus jeunes en 2015, nés entre 1946 et 1950, ont un niveau de vie comparable, à âge donné, à celui de la génération 1941-1945.
– les ménages de seniors représentent 76 % des ménages ayant fait une donation au cours de leur vie et les personnes de 80 ans ou plus 33 %. Ces donations vont presque uniquement des parents aux enfants : les parents représentent 87 %des donateurs en 2015, les grands-parents seulement 9 %.Dans la mesure où le vieillissement des générations du baby-boom va accroître la proportion de seniors et le volume du patrimoine qu’ils détiennent, la transmission tardive de ce dernier pourra accroître les écarts de patrimoine entre les personnes d’âge actif et les seniors, aux dépens des premiers.
– Entre 2008 et 2015, la santé perçue des seniors résidant à domicile s’est améliorée, la part de la population déclarant un mauvais état de santé passant de 22 % à 14 % et la prévalence déclarée de restrictions d’activité sévères de 24 % à 17 %. Parallèlement, la fréquence des affections de longue durée (ALD) prises en charge par la Sécurité sociale a augmenté : 43 % des 65 ans ou plus vivant à domicile ont au moins une ALD en 2015 contre 36 % en 2008.
Cela peut résulter en partie d’une évolution du dispositif administratif et des pratiques des professionnels de santé, ainsi que d’une amélioration de la prise en charge des maladies chroniques. Par ailleurs, 75 % des seniors vivant en institution sont en ALD en 2015.

Tout savoir sur la perte d’autonomie et le handicap

Fin 2017, les départements ont attribué 2 millions de prestations d’aide sociale aux personnes âgées ou handicapées source DREES

Les aides sociales départementales accordées aux personnes âgées atteignent 1,4 million en 2017 et sont en hausse de 0,5 % par rapport à 2016. Ces aides se répartissent entre 55 % d’aides à domicile et 45 % d’aides à l’accueil. L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) représente 90 % de l’ensemble des aides aux personnes âgées. Fin 2017, 121 200 personnes âgées en bénéficient. .
Le nombre d’aides sociales départementales allouées aux personnes handicapées s’établit à 521 500, dont 70 % d’aides à domicile et 30 % d’aides à l’accueil. L’augmentation de 0,6 % du nombre d’aides entre 2016 et 2017 est moins marquée que celle des années précédentes. La prestation de compensation du handicap (PCH) est accordée à 290 400 personnes fin 2017 et représente 56 % des aides aux personnes handicapées.

Pour consulter le rapport complet :
https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/etudes-et-statistiques/publications/panoramas-de-la-drees/article/l-aide-et-l-action-sociales-en-france-edition-2018

Le dossier aux députés du Lot sur la consultation dépendance

Une réunion publique a eu lieu le 12 novembre. Un compte rendu est disponible sur demande à l’UTR CFDT 46.

Dépasser les apparences » : une série de vidéos de france handicap

https://www.apf-francehandicap.org/depasser-apparences

Les quatre vidéos :
https://www.youtube.com/watch?time_continue=45&v=z-R6HkNoX7Y
https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=b7DBWi_hcf4
https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=ldzQ8W5eQ0M

Réforme des retraites : résultat de la consultation nationale

À quel âge prendre sa retraite et à quelles conditions ?
64,7% des participants souhaitent le maintien des critères d’âge et de durée d’assurance. Des règles qui selon eux "assurent la solidité et la solidarité du système, en encourageant les personnes qui le peuvent à travailler le temps nécessaire." Paradoxe : la majorité des participants estime aussi que le départ à la retraite devrait être laissé au libre choix de chacun, à la condition d’avoir une information précise sur le montant de sa pension. En outre, la possibilité de départs anticipés pour les carrières longues ou les professions pénibles est soutenue par la majorité des répondants.

Quelle solidarité entre les actifs ?
Pour 75% des participants, la solidarité entre actifs s’impose car "les carrières sont de moins en moins linéaires et comportent des périodes de fragilité." Il est donc indispensable de maintenir des dispositifs de compensation.

92% des répondants défendent le maintien des retraites “plancher” (actuellement minimum contributif dans le privé ou minimum garanti dans le public) d’un niveau supérieur au minimum vieillesse (833€ en 2018) versé aux personnes ayant peu ou pas travaillé.

L’attribution de droits à la retraite pendant les périodes de chômage est largement débattue. La majorité des participants s’oppose à "l’octroi de droits pour les périodes de chômage non-indemnisé." Une position plus sévère que la règle actuelle. Aujourd’hui, les périodes non indemnisées par l’assurance chômage sont pour partie prises en compte pour la validation de trimestres et l’obtention de points de retraite complémentaire.

Quels droits accorder aux conjoints en cas de décès ?
Même si les règles actuelles de réversion sont jugées complexes et inéquitables, les avis des participants divergent largement sur ce qu’il conviendrait de faire demain.

Pour certains, la pension de réversion doit être maintenue car elle permet de "compenser les inégalités de salaire et donc de retraite entre les femmes et les hommes." Pour d’autres, elle devrait à terme être supprimée. Leur argument : "la retraite étant le reflet de la vie professionnelle, celle-ci est dû à un travailleur et non à son conjoint."

L’hypothèse d’un "partage des droits entre époux" a suscité la controverse (33 % pour, 22% de votes mitigés et 45% contre). Ses partisans considèrent que "les choix de carrière se font souvent au niveau du couple" et que le partage de points de retraite entre conjoints est envisageable. Pour les opposants à cette option, la réversion "est un dispositif de solidarité et ne devrait pas être conditionné aux cotisations des conjoints."

Quelle prise en compte des enfants dans la retraite ?
Aujourd’hui, les droits à retraite des parents qui s’arrêtent pour élever leurs enfants sont financés par les régimes de retraite (trimestres pour enfants). Demain dépendront-ils de la solidarité nationale ? 58% des participants s’opposent à cette éventualité qui, selon eux, remet en cause le lien entre le travail et la retraite.

À l’avenir, des points retraite seront-ils attribués dès le premier enfant ? Les deux-tiers des participants soutiennent cette hypothèse par mesure d’équité.

D’autres suggèrent la création d’un compte parental regroupant les droits liés à l’arrivée d’un enfant. Les parents en décideraient l’usage ( par exemple : financement d’un mode de garde ou conversion en points de retraite…).

Comment conforter la confiance dans notre système de retraite ?
Les réformes successives ont détérioré la confiance des Français dans le système de retraite. 63% des participants partagent ce constat. Le futur système universel à points suscite d’autres inquiétudes. Les participants s’opposent à un ajustement automatique des paramètres. Leur crainte : que la valeur du point varie mécaniquement à la baisse en cas de crise.

La gouvernance de ce système de retraite interroge. Les citoyens consultés pointent les questions de la représentativité des partenaires sociaux, des changements de cap lors d’alternances politiques… Ils proposent de confier le pilotage du régime universel à "une instance indépendante et plurielle qui rassemble société civile, experts, élus et partenaires sociaux."

Réforme des retraites : un article à lire absolument

https://www.alternatives-economiques.fr//vers-un-decrochage-niveau-de-vie-retraites/00086977?utm_source=emailing&utm_medium=email&utm_campaign=NL_Quotidienne%2F14112018

Réforme des retraites

Le haut-commissaire à la réforme des retraites ne rendra pas ses recommandations fin janvier comme prévu, préférant ouvrir une troisième phase de concertation.
Les recommandations attendues fin janvier-début février vont être reportées, afin de pouvoir ouvrir un troisième cycle de concertation en février, a-t-il indiqué ce jeudi. Pour quelle durée ? On ne sait pas encore.

Le troisième round de négociation devrait être consacré à l’architecture financière du système - compensations démographiques, réserves des régimes, détourage de ce qui relève de la solidarité... Le Haut-Commissariat compte produire des simulations chiffrées sur des cas concrets, afin de mieux mesurer l’impact de la réforme.

Jean-Paul Delevoye espère aussi profiter de ce délai supplémentaire pour organiser des « rencontres citoyennes » au premier trimestre. Le 13 décembre aura lieu la restitution des ateliers citoyens menés en 2018 sur le thème de la réforme. La plate-forme Internet de participation citoyenne, close en octobre, a recueilli 35.000 contributions.

Le calendrier de présentation du projet de loi réformant les retraites reste donc indéfini : au plus tôt à la fin du premier semestre.

Pour ceux autorisées à liquider leurs droits dès 52 ans (conducteurs de train, notamment), la génération 1973 serait la première concernée. Les cotisations dans le nouveau système débuteraient en 2025.

Réforme des retraites : pas de problèmes financiers ?

Delevoye dans la presse a répété que la réforme se ferait sans faire d’économie. Peux-t-on le croire quand on lit les documents parlementaires ?
Dans cette affaire on ne sait plus à quel saint se vouer. Ainsi dans les tableaux annexés au projet de loi de financement de la sécurité sociale, il apparaît pour la branche vieillesse :
1- L’équilibre du régime général est constaté jusqu’en 2022, malgré une progression de la masse des retraites importantes.
2- En revanche en prenant en compte l’ensemble des régimes de base (hors retraite complémentaire) , le déficit est de 200 M€ en 2021 et de 1300M€ en 2022.

– Deux avis contradictoires sur la réforme mais qui permettent de bien comprendre les enjeux :
https://www.franceinter.fr/emissions/on-n-arrete-pas-l-eco/on-n-arrete-pas-l-eco-13-octobre-2018

– Le document complet publié par Delevoye le 10 octobre à télécharger sur le lien :
https://reforme-retraite.gouv.fr/IMG/pdf/dp_multi_oct_2018_v19.pdf

– L’interview de Delevoye à France inter
https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-11-octobre-2018
Dans l’interview de Delevoye à France inter (voir le lien ci dessus à 21’30 ) « 14 % du PIB c’est un plafond » en parlant du budget retraite. Il faut donc selon lui que tous les paramètres s’ajustent pour rester dans un volume de dépenses et de recettes qui n’évoluent pas plus vite que l’augmentation du PIB : Ainsi niveau des pensions, allongement de la vie, augmentation de la durée passée à la retraite en lien avec l’âge de départ, valeur du point, taux de vieillissement, etc.. ne seront pas stables dans le temps.
Pour illustrer le propos il suffit de relire le rapport du COR ci dessous.

– Rapport annuel du Conseil d’Orientation des Retraites -COR

En projection, le solde financier du système de retraite serait, comme les dépenses, très sensible a u rythme de croissance des revenus d’activité (ou de la productivité du travail). À l’horizon 2022, les scénarios économiques considérés ne sont pas différenciés et le solde financier du système de retraite est par conséquent identique dans tous les scénarios jusqu’à cette date. Il s’établirait à 0,2 % du PIB en 2022.
À moyen terme, le solde financier du système de retraite resterait négatif dans l’ensemble des scénarios, sous l’effet principalement de la baisse des ressources en pourcentage du PIB, alors qu’à plus long terme, l’évolution du solde financier dépendrait de la dynamique des dépenses.
Le système de retraite reviendrait à l’équilibre en 2036 dans le scénario 1,8 %, après des besoins de financement de l’ordre de 0,4 % entre 2026 et 2030, puis dégagerait des excédents jusqu’à la fin de la période de projection (1,1 % du PIB en 2070). Dans le scénario 1,5 %, le besoin de financement augmenterait en début de période pour s’établir à 0,4 % - 0,5 % du PIB entre 2025 et 2035 et l’équilibre serait atteint au début des années 2040.
À l’inverse, le système de retraite resterait durablement en besoin de financement en cas de croissance des revenus d’activité inférieure à 1,5 % par an à long terme. Dans le scénario 1,3 %, le besoin de financement atteindrait 0,6 % du PIB entre 2029 et 2037 puis se stabiliserait autour de 0,3 % du PIB à partir de 2027 pour se dégrader en fin de période de projection (0,5 % du PIB en 2070). Dans le scénario 1 %, le besoin de financement augmenterait régulièrement pour s’établir à 1,5 % du PIB en 2070.

Tout connaître de la situation des retraites avec le rapport 2018 du COR
http://www.cor-retraites.fr/article519.html
Il existe un simulateur réalisé par le COR http://www.cor-retraites.fr/simulateur/

Il montre par exemple que pour équilibrer le système, et maintenir un niveau de vie des retraités comparable à l’ensemble de la population, la pension baisse de plus de 8 % d’ici 2070, et l’âge de départ à la retraite passe à 65 ans..

Les données de la réforme des retraite proposées

– Le point par Notre temps
https://www.notretemps.com/retraite/age-depart-calcul-pensions-reforme-retraites-se-precise,i178520

– Une bonne introduction claire au débat :
https://tinyurl.com/y85gooex

– Le point avec une économiste interrogée par la revue Notre Temps
https://tinyurl.com/yd9ffsdm

L’aide à domicile génère 1,5Mds

Les associations de l’aide et des soins à domicile génèrent un gain socio-économique d’au moins 1,5 milliard d’euros au profit de l’État et de la collectivité. Alors que la discussion budgétaire s’engage au Parlement, les entreprises associatives de l’aide et des soins à domicile produisent 18 indicateurs sur leur valeur ajoutée économique et humaine.
Pour davantage de détails
http://adessadomicile.org/actu-adessadomicile/les-associations-de-laide-et-des-soins-domicile-rapportent-au-moins-15-md-deu

Un enjeu qui risque de passer à la trappe : la Prévention de la perte d’autonomie

— Une bonne nouvelle mais à nuancer car nous sommes très en retard sur l’objectif européen de gagner 2 ans d’espérance de vie en bonne santé : Les femmes vivent neuf mois de plus en bonne santé en 2017. En 2017, l’espérance de vie en bonne santé, c’est-à-dire le nombre d’années que peut espérer vivre une personne sans être limitée dans ses activités quotidiennes, s’élève en France à 64,9 ans pour les femmes. Entre 2016 et 2017, cet indicateur a progressé de 0,8 an, tandis que l’espérance de vie à la naissance est restée stable, atteignant 85,3 ans. Les femmes vivent ainsi plus longtemps en bonne santé, contrairement aux hommes au cours de la même période. L’espérance de vie en bonne santé de ces derniers a reculé de 0,1 an pour atteindre 62,6 ans en 2017, tandis que leur espérance de vie à la naissance est passée de 79,3 ans en 2016 à 79,5 ans en 2017. Au cours des dix dernières années, l’espérance de vie en bonne santé est restée stable pour les hommes, tandis que pour les femmes, la tendance est plutôt à la hausse depuis 2012. Cette tendance récente restant à confirmer dans les prochaines années.

– Senior : le maintien à domicile passe par l’aménagement des logements :
https://edito.seloger.com/actualites/france/senior-le-maintien-domicile-passe-par-l-amenagement-des-logements-article-28230.html

Retraites complémentaire : les changements

– Les pensions complémentaires des ex-salariés et cadres du privé seront revalorisées au 1er novembre 2018. La dernière hausse remonte à cinq ans. Concrètement, les retraites complémentaires devraient progresser que de 0,6%, Cette revalorisation demande à être confirmée officiellement par le conseil d’administration de l’Agirc-Arrco qui se tiendra le 11 octobre prochain.

• Pourquoi une hausse si faible ? Pour renflouer les finances des régimes complémentaires Agirc-Arrco, un accord a été signé en octobre 2015 par le patronat et trois syndicats. Parmi les mesures de rigueur appliquées depuis : le report de la revalorisation des pensions complémentaires du 1er avril au 1er novembre et surtout la poursuite de leur "sous-indexation" de 1 point par rapport à l’inflation pendant trois ans. Comme la hausse des prix calculée par l’Insee tournait autour de 1%, les pensions complémentaires sont restées gelées en 2016 et 2017. Cette année l’inflation s’accélère et les pensions suivent de loin.

• Deux changements imminents pour les retraites complémentaires
1) À partir du 1er janvier 2019, les pensions complémentaires des nouveaux retraités nés à partir de 1957 pourront être minorées de 10% pendant trois ans. Il s’agit là encore d’une conséquence de l’accord signé en 2015.
2) Les caisses de retraite complémentaires Agirc et Arrco fusionneront en janvier 2019. Cadres et non-cadres cotiseront à une caisse de retraite complémentaire unique. Chacun gardera les points de retraite acquis avant la fusion mais de nouvelles règles communes vont être établies.

Plan dépendance gouvernemental

— Une conférence de Luc Broussy à télécharger et à lire, pour mieux comprendre le débat sur ce projet de plan.

– Le baromètre des mutuelles sur la santé et la perte d’autonomie
https://placedelasante.mutualite.fr/sante-perte-dautonomie-les-impacts-du-vieillissement-de-la-population-place-de-la-sante-lobservatoire-2e-edition/

–Un des chapitre : Le reste à charge
la Fédération nationale de la mutualité française publie une étude sur les restes à charge des Français âgés qui perdent leur autonomie, soit 1,3 million de personnes aujourd’hui.

Si les frais de santé sont plutôt bien pris en charge, l’hébergement en établissement et l’aide à la vie quotidienne pèchent. En moyenne, on entre en établissement médicalisé (Ehpad) autour de 85 ans. Un homme y survit deux ans, une femme deux ans et neuf mois. Or cela coûte en moyenne 2.500 euros par mois. Les personnes âgées peuvent toucher une allocation personnalisée d’autonomie (APA), voire une aide sociale à l’hébergement (ASH) - que beaucoup ne demandent pas car elle est récupérable sur la succession. En dépit de ces protections, 2.000 euros restent à leur charge, chaque mois.
Résultat, pour trois ans en établissement, il faut débourser 89.100 euros, dont 72.000 à ses frais. Si l’on y reste cinq ans, ce qui risque de devenir de plus en plus fréquent avec les progrès médicaux, l’addition totale est de 185.800 euros, dont 153.100 euros pour le locataire... Un montant qui dépasse de près de 47.000 euros le niveau de vie médian des retraités, souligne l’étude.
Quand ils parviennent à rester à leur domicile, les aînés dépendants ont eux aussi des restes à charge qui mangent l’intégralité de leurs revenus. En perte d’autonomie sévère, on a besoin d’une « présence responsable » à plein temps, ce qui coûte en moyenne 4.750 euros par mois (16 heures par jour au SMIC). Les personnes dépendantes ayant 1.000 euros de revenus mensuels doivent débourser entre 2.500 et 2.600 euros, après les aides sociales. Une bonne pension est une sécurité, puisqu’à 4.000 euros de revenus... le reste à charge tombe... à 4.000 euros. Il ne reste plus rien.De moins en moins d’aidants
Mais la famille, les amis, leur tiennent compagnie, les véhiculent, leur font les courses, les aident financièrement. Grâce à l’intervention à domicile de ces aidants, le reste à charge tombe à moins de 120 euros par mois pour les dépendances les plus sévères, et disparaît quasiment pour les autres. Hélas, le nombre d’aidants est appelé à diminuer, car le nombre d’enfants par couple chute alors que la population vieillit. En parallèle, souligne la Mutualité, le niveau de vie des retraités, supérieur à celui des actifs, va devenir nettement inférieur dans les trente-quarante prochaines années.
https://www.mutualite.fr/actualites/perte-dautonomie-des-restes-a-charge-trop-eleves

Agnès Buzyn a ouvert la concertation sur le financement de la dépendance.
Le site internet :
https://grande-consultation-aines.make.org/

Propositions de la CFDT retraités du Lot pour une autre logique de prise en charge de la perte d’autonomie, en partant des besoins des personnes 

1er Besoin : promouvoir la prévention de la perte d’autonomie à l’amont,
— intensifier l’adaptation du logement car elle est une question clé pour pouvoir conserver de l’autonomie. https://tinyurl.com/yadpg2lk
— Renforcer les associations qui par le bénévolat développe l’autonomie et la socialisation. https://tinyurl.com/y7qfa5zq
— Développer l’activité physique journalière ; http://www.chu-toulouse.fr/-axe-no-1-l-exercice-physique-
— Montrer l’enjeu de l’alimentation qui contribue à rester en bonne santé, et à réduire les risques de perte d’autonomie http://www.chu-toulouse.fr/-axe-no-2-la-nutrition-
— Multiplier la stimulation cognitive comme l’explique le gérontopôle de Toulouse. http://www.chu-toulouse.fr/-axe-no-3-la-stimulation-cognitive-
— Fournir une information simple, claire et non stigmatisante pour favoriser des choix de parcours en totale autonomie. http://www.pourbienvieillir.fr/
— Promouvoir une campagne sur le thème : " aller dans une maison de retraite n’est pas inéluctable si.."..…

2eme Besoin) : promouvoir la prévention de la perte d’autonomie
— par le repérage des "fragilités". https://tinyurl.com/ya6dmhw7
— par le soutien aux aidants ; https://tinyurl.com/yah6vhag
— en garantissant l’autonomie de décision des personnes concernées. Elles doivent être les seules habilitées à décider avec le médecin traitant du choix du parcours d’accompagnement.

3eme besoin : mieux accompagner la perte d’autonomie en renforçant les aides au maintien à domiciles par un renforcement des effectifs, de meilleurs qualifications et rémunérations des salariés. https://tinyurl.com/y859to4s

4eme besoin : mieux accompagner la perte d’autonomie en renforçant les aides au maintien à domiciles et en multipliant les alternatives
– en renforçant les aides au maintien à domiciles et en réduisant le reste à charge. https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1802
– en élargissant la gamme de prise en charge du plan d’aide au maintien à domicile (ex : jardinage) quitte à ce que l’aide ne soit pas attribuée au même taux. https://tinyurl.com/yawsmoov
– en continuant à développer des alternatives aux maisons de retraite ; https://tinyurl.com/y7m3aukf
— en continuant à développer les soins à domicile, comme l’hospitalisation à domicile ; https://tinyurl.com/ycauo8e9
— en développant les résidence autonomie.

5eme besoin : réduire les disparités d’attribution de l’APA notamment en modifiant la grille AGGIR. Le taux de bénéficiaires rapporté à la population de plus de 75 ans varie de 28,8 % en Aveyron à 16,6 dans l’Aude en Occitanie..

6eme besoin : réduire le reste à charge tant à domicile qu’en établissement, qui par étape devrait être égal au forfait hospitalier. https://tinyurl.com/yckl56du

7eme besoin : Clarifier le devenir des EHPAD.
— Soit l’accueil de personnes en GIR 1 ou 2 est maintenue et dans ce cas l’accompagnement humain en soin doit être fortement renforcé...
— Soit l’accueil de personnes en GIR 1 ou 2 et devrait se faire en USLD ce qui implique un renforcement du réseau, et une modification des circuits de financements.

8eme besoin : Il est indispensable de conserver la proximité des décisions et des accompagnements. Vouloir centraliser mènera à une impasse. https://tinyurl.com/ycm5ednq

9eme besoin : Les EHPAD doivent renforcer les soins et avoir comme objectif la réduction du taux de dépendance de leurs résidents, pour en faire un lieu d’hébergement temporaire pour la majorité d’entre eux, c’est à dire ceux qui le peuvent et qui le veulent.

10eme besoin:Unifier les 2 procédures de reconnaissance de la perte d’autonomie : mesures de protection juridique et attribution de l’APA. Dans la 1e cas une équipe médico sociale devrait intervenir comme dans le 2è cas...https://tinyurl.com/ybsltuz2

– A noter les propositions de réforme du Handicap des sénateurs
http://www.senat.fr/notice-rapport/2018/r18-035-notice.html

Un choix contestable

Il y a une menace sur les finances de la Sécurité sociale. Lors du débat d’orientation des finances publiques pour 2019 à l’Assemblée nationale, en juillet dernier, il a été évoqué la possibilité d’utiliser les futurs excédents de la Sécurité sociale pour réduire le déficit du budget de l’Etat. Or, ces excédents, attendus à partir de 2019, n’auront été réalisés qu’au prix d’une maîtrise des dépenses de santé parfois excessive, comme à l’hôpital ou dans les Ehpad. Le transfert des excédents vers les finances de l’Etat « serait redoutable pour notre système de santé », alerte le chercheur Frédéric Pierru.
Lien :
https://www.vivamagazine.fr/blog/article/il-y-une-menace-sur-les-finances-de-la-securite-sociale-173640

Politiques de la transition démographique : quatre documents utiles

– Retraités : des inactifs très actifs
https://www.alternatives-economiques.fr//marie-duru-bellat/retraites-inactifs-tres-actifs/00086048?utm_source=emailing&utm_medium=email&utm_campaign=NL_Quotidienne%2F25092018

– Un article d’Alternatives Economiques à lire reprenant le débat sur la taxation des succession :
https://www.alternatives-economiques.fr//christian-chavagneux/retraites-triple-peine/00086224?utm_source=emailing&utm_medium=email&utm_campaign=NL_Quotidienne%2F26092018

– Un document qu’il faut lire Il est édité par Matières grises
LES PERSONNES ÂGEES EN 2030 ; État de santé, démographie, revenus, territoires, modes de vie : portrait-robot de la génération qui vient
Auteurs : Jérôme GUEDJ - Luc BROUSSY - Anna KUHN LAFONT

lien pour le télécharger : https://t.co/ImOwqjhzbo

– La CNSA publie le premier chapitre de sa démarche prospective : "Pour une société inclusive, ouverte à tous" que l’on apprécierait si le gouvernement le mettait vraiment en œuvre.
https://www.cnsa.fr/actualites-agenda/actualites/la-cnsa-publie-le-premier-chapitre-de-sa-demarche-prospective-pour-une-societe-inclusive-ouverte-a-tous

En débat

– Lutter contre l’exclusion numérique des aînés : 14 recommandations :
https://www.senioractu.com/Lutter-contre-l-exclusion-numerique-des-aines-14-recommandations_a21251.html

– Les emplois à domicile dans le collimateur : Une étude sur les avantages fiscaux des services à la personne, propose de restreindre substantiellement ces avantages fiscaux particulièrement populaires.
Créée dans les années 1990, la principale niche fiscale du secteur permet à tout contribuable de bénéficier d’un crédit d’impôt, à hauteur de 50% du montant des dépenses engagées pour l’emploi d’un salarié à domicile réalisant des tâches de garde d’enfant ou de soin, mais aussi des activités. Or, les auteurs soulignent que la France subit de fortes inégalités d’accès aux services sociaux. Ainsi, 81% des enfants des familles les plus aisés (tiers supérieur de la distribution des revenus) bénéficient d’une garde formelle contre moins du 19% de ceux des ménages défavorisés (tiers inférieur). Les auteurs déplorent donc que le gouvernement ne prévoit pas de réforme du dispositif de soutien aux services à la personne. Ils suggèrent, pour leur part, de baisser significativement le plafond de dépenses éligibles, par exemple à 5 000 euros au lieu de 12 000. .

– Un statut pour les aidants ?
http://www.agevillage.com/actualite-16852-1-faut-il-un-statut-pour-les-aidants.html

– Votre mobilité nous intéresse !
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSf_Cow6SJqnR8JEpq8XRER0xj_MnHPUBp3xKjLS6ADHlvTayA/viewform?socid=8QBzg53c

– Le vieillissement de la population est un réel défi pour notre société. Un Français sur quatre a plus de 60 ans et ils seront un tiers en 2060. Les plus de 75 ans devraient passer de 5 % en 2014 à 16 % en 2060. Ces publics sont particulièrement touchés par les difficultés de mobilité. Conscient de cela, le Laboratoire de la Mobilité Inclusive a commandé une étude sur la mobilité des seniors en France pour comprendre les obstacles et identifier les pistes de solution. Anticiper le vieillissement de la population française afin de garantir les meilleures conditions de mobilité pour les seniors est un enjeu politique, sociétal et économique majeur.
http://www.mobiliteinclusive.com/etude-seniors/

Ensemble pour l’autonomie

Le portail www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr s’est associé au programme court “Ensemble pour l’autonomie” pour évoquer les solutions et les aides possibles quand apparaissent des difficultés liées à l’âge. A travers les histoires de Lucien, Angèle, Fatima, celles de leurs proches et des professionnels qui les accompagnent - Laura l’aide à domicile ou Hamid le conseiller du point d’information - nous abordons les aides possibles pour rester vivre chez soi, les autres formes d’habitat existantes et les solutions permettant aux proches aidants de souffler.
http://www.ensemble-pour-lautonomie-francetv.fr/

Un autre clip vidéo sur les alternatives aux EHPAD
https://www.francetvinfo.fr/sante/senior/seniors-quelles-alternatives-aux-ehpad_2968637.html

Consultation médicale à distance ?

Pour comprendre son fonctionnement, il faut lire cet article très clair :
https://www.notretemps.com/sante/teleconsultation-medecine-distance-mode-emploi,i176754?utm_campaign=News%20edito%20du%2014/09/18&utm_content=nt_www_direct_inscription&utm_id=201571896&utm_medium=email&utm_source=Newsletter%20Editoriale

A lire

– Un rapport Etat des lieux de la Silver économie publié par l’Observatoire de France Silver Eco
Ce document est un travail de compilation qui aborde plusieurs thématiques étroitement liées au vieillissement de la population, en fournissant les indicateurs et qui reflètent le mieux l’évolution de l’offre et de la demande dans les secteurs prioritaires concernés par la Silver économie.
http://www.france-silvereco.fr/wp-content/uploads/2018/09/Etat-des-lieux-Observatoire-Silver-Economie-25.09.2018.pdf

– Ce qui change à la sécurité sociale au 1er janvier
http://actualites.notretemps.com/re?l=D0I3c0fk7I13mmwloI1w&req=utm_campaign%3DNews%20edito%20du%2027%2F09%2F18%20non%20abonn%C3%A9s%26utm_content%3Dnt_www_direct_inscription%26utm_id%3D201574087%26utm_source%3DNewsletter%20Editoriale

– Comment bien vieillir et se prémunir contre Alzheimer
Lutter contre l’isolement social est un facteur de prévention dans la maladie d’Alzheimer. Près d’un quart de la population vieillit en bonne santé au-delà de 85 ans, sans problème de mémoire ni troubles cognitifs. Cette observation est tirée d’une étude réalisée dans les dix provinces canadiennes en 2008 et 2009. Des résultats qui suscitent, dans la communauté scientifique, une réflexion légitime : si cela est possible pour certains, pourquoi pas pour tous ?
https://tinyurl.com/ybbdgeoz

– Enquête : les seniors se sentent jeunes... jusqu’à 80 ans
http://www.or-gris.org/2018/09/enquete-les-seniors-se-sentent-jeunes.jusqu-a-80-ans.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

– Secteur de l’Aide aux Personnes Agées : le mouvement continue
https://www.ad-pa.fr/secteur-de-l-aide-aux-personnes-agees-le-mouvement-continue.php

– Tutelle, curatelle : frais de protection juridique en hausse !
https://informations.handicap.fr/art-tutelle-hausse-frais-mandataires-juridiques-853-11096.php

– La question de la perte d’autonomie reste un sujet tabou au sein des familles
Le Baromètre Carac, mené entre le 11 et le 23 avril 2018 auprès de 1000 personnes entre 18 et 75 ans, révèle que la question de la perte d’autonomie reste un sujet tabou au sein des familles.
https://www.silvereco.fr/barometre-carac-la-question-de-la-perte-dautonomie-reste-un-sujet-tabou-au-sein-des-familles/31101591

– "Vieillir actifs à la campagne" le dossier de la rentrée
le dossier du n° 233 de la revue POUR : Un dossier qui vous aidera à changer votre regard sur les vieillesses, à voir leur place et leurs apports dans notre société, à reconnaître leur pouvoir d’agir…Les seniors sont acteurs du développement des territoires, dans une société pour tous les âges
http://www.or-gris.org/-4

A voir

– Une bonne santé cardiovasculaire pour diminuer le risque de démence en vieillissant : Des chercheurs de l’Inserm ont démontré que maintenir à un niveau optimal et combiner plusieurs facteurs et comportements bénéfiques pour le cœur était associé à un risque diminué de développer une démence et un déclin cognitif après 65 ans.
https://www.senioractu.com/Une-bonne-sante-cardiovasculaire-pour-diminuer-le-risque-de-demence-en-vieillissant_a21160.html

– Un Siècle vous contemple | Saison 3 | :

– VIDEO. Bouches-du-Rhône : des pensionnaires d’une maison de retraite parodient "La Casa de Papel"
https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/art-culture-edition/video-bouches-du-rhone-des-pensionnaires-d-une-maison-de-retraite-parodient-la-casa-de-papel_2921051.html#xtor=CS2-765-[autres]-

– L’Université de Nantes lance un MOOC pour mieux comprendre la maladie de Parkinson :
http://www.unnews.univ-nantes.fr/l-universite-de-nantes-lance-un-mooc-pour-mieux-comprendre-la-maladie-de-parkinson-2281958.kjsp?RH=INSTITUTIONNEL_FR

– "Photo de famille" : Ce film résume bien ce que l’on ressent quand on pense "maison de retraite"
"Que faire de mamie ?" se demandent Vanessa Paradis et Camille Cottin dans le nouveau film de Cécilia Rouaud.
https://www.huffingtonpost.fr/2018/09/04/photo-de-famille-ce-film-resume-bien-ce-que-l-on-ressent-quand-on-pense-maison-de-retraite_a_23515289/?utm_hp_ref=fr-homepage

Projet régional de santé (PRS) de l’Occitanie

Le projet de PRS vient d’être publié suite aux consultations publiques.

Tous les documents constitutifs du PRS sont disponibles dans la page https://prs.occitanie-sante.fr/

En ce qui concerne les personnes âgées les pistes sont les suivantes

– MAINTENIR LE PLUS LONGTEMPS POSSIBLE L’AUTONOMIE À DOMICILE DE LA PERSONNE ÂGÉE FRAGILE Pour cela les actions suivantes sont prescrites : CONCOURIR AU REPÉRAGE PRÉCOCE, À L’ÉVALUATION, DE LA FRAGILITÉ ET AUX ACTIONS DE PRÉVENTION DE LA PERTE D’AUTONOMIE
– FAVORISER UN MAINTIEN À DOMICILE CHOISI DE LA PERSONNE ÂGÉE EN PERTE D’AUTONOMIE notamment par l’action de FAVORISER LE MAINTIEN À DOMICILE DE LA PERSONNE ÂGÉE PAR LE SOUTIEN AUX AIDANTS ET L’ACCÈS À DES PRISES EN CHARGE RENFORCÉES, ALTERNATIVES ET SÉQUENTIELLES
– AMÉLIORER LE RECOURS À L’HOSPITALISATION ,ET LES CONDITIONS DE SÉJOUR DE LA PERSONNE ÂGÉE HOSPITALISÉE : ÉVITER LE RECOURS INAPPROPRIÉ AUX SERVICES DE MÉDECINE D’URGENCE PAR LES EHPAD et PRÉVENIR LA IATROGÉNIE DE LA PERSONNE ÂGÉE EN ÉTABLISSEMENT DE SANTÉ
– ,PROMOUVOIR LA JUSTE PRESCRIPTION,EN DÉVELOPPANT LA PHARMACIE CLINIQUE .. : SÉCURISER LA P RESCRIPTION MÉDICAMENTEUSE CHEZ LES PERSONNES ÂGÉES POLYMÉDIQUÉES
– ADAPTER L’OFFRE EN ÉTABLISSEMENTS MÉDICO-SOCIAUX À DES PRISES EN CHARGES SPÉCIFIQUES : AMÉLIORER LA RÉPONSE EN EHPAD AUX BESOINS DES PERSONNES AYANT DES TROUBLES D U COMPORTEMENT et ADAPTER LA PRISE EN CHARGE À DOMICILE OU EN LIEU D’HÉBERGEMENT AUX BESOINS DES PERSONNES HANDICAPÉES VIEILLISSANTES et FACILITER L’ACCÈS DE LA PERSONNE ÂGÉE ET DE LA PERSONNE HANDICAPÉE VIEILLISSANTE AUX COMPÉTENCES SPÉCIALISÉES

NB : La iatrogénèse est l’ensemble des conséquences néfastes sur l’état de santé individuel ou collectif de tout acte ou mesure pratiqué ou prescrit par un professionnel de santé habilité et qui vise à préserver, améliorer ou rétablir la santé.

Dans le cadre de la gradation des soins, la prise en charge dans les Unités de Soins de Longue Durée (USLD) constitue la solution d’hébergement de patients poly-pathologiques, majoritairement en état de lourde dépendance et déments, relevant de soins médico-techniques importants au long cours. Les USLD s’inscriront dans une complémentarité territoriale, tant d’hébergement avec les EHPAD que de prise en charge pour des soins médico-techniques en relais des services médico-sociaux ou des dispositifs de la filière sanitaire, principalement à destination des personnes âgées. L’optimisation de la prise en charge des patients présentant des troubles du comportement, en fin de vie complexe ou nécessitant une réhabilitation doit permettre d’améliorer la qualité de vie des patients et d’atteindre une meilleure efficience.
Pour le Lot 2 créations maximum seront susceptible d’être acceptées (qui s’ajouteront aux deux existants)

Quelques observations : Il y a beaucoup de choix intéressants mais rien de très concret sur les déserts médicaux, la structuration de l’offre de soins, la prévention de la perte d’autonomie, sur la lutte contre les disparités d’attribution de l’APA, et encore moins sur la réduction du reste à charge. Ce projet de plan s’inscrit dans un ensemble de plans nationaux qui comportent beaucoup de belles intentions qui se heurterons à la réduction des moyens (hôpitaux) ou la stagnation (EHPAD).
Le bilan des PRS précédents n’est pas fait véritablement, et la multitude des dispositifs mis en place laisse perplexe le lecteur.

A voir

– Santé. Une équipe de Toulouse a découvert comment améliorer les capacités musculaires des seniors :
https://tinyurl.com/ydcksnnk

– Quiz. Santé du coeur : vos efforts valent-ils vraiment le coup ?
https://www.notretemps.com/sante/quiz-sante-du-coeur-efforts-valent-vraiment-coup,i122748#

– Le rapport sur la cohésion des territoires : La Conférence nationale des territoires de décembre 2017, à Cahors, a souhaité qu’un rapport sur la cohésion des territoires puisse être élaboré conjointement entre les associations d’élus et l’État. Le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) en a proposé les premiers jalons, sur le modèle du rapport sur la Cohésion établie par la Commission européenne. Le présent rapport vise à répondre à cet objectif. Il présente un état des lieux de la France, à partir des grandes dynamiques qui travaillent le territoire national, mettant en évidence la recomposition des inégalités et des opportunités territoriales (1). Il identifie six facteurs contribuant à garantir la cohésion de la France, et nécessitant une nouvelle méthode d’action des pouvoirs publics (2). Il pourrait à terme aboutir à la définition de priorités d’action appelant une mobilisation conjointe des collectivités, de l’État, et plus largement de la société civile et des entreprises.
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/184000553/?xtor=EPR-696

– L’EHPAD à domicile : une façon d’avancer sur une plate forme de service et de casser les murs.
https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/l-ehpad-a-domicile-un-etablissement-passe-a-l-acte-en-perigord-1534267032

– La bibliothèque du bien vieillir :
http://www.com/article-7227-1-la-biblioth-que-du-bien-vieillir-RSS.html

–"Quand on renaît une deuxième fois, tout a le goût des premières fois". Message d’espoir, de force et d’amour... Grand Corps Malade signe le clip de l’association Simon de Cyrène. L’occasion de faire connaître le concept des maisons partagées.
https://informations.handicap.fr/art-simon-cyrene-grand-corps-malade-853-11039.php
le clip :

– Hip hop français pour démonter les clichés sur le vieillissement :

En pratique

– Aider les aidants... à domicile aussi,
Gros plan sur ces programmes qui viennent à la rencontre des aidants et des malades :
http://www.agevillage.com/actualite-16949-1-aider-les-aidants-domicile-aussi-RSS.html

– Hospitalisation à domicile : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F73

– Le lexique de la perte d’autonomie
https://essentiel-autonomie.humanis.com/comprendre-perte-autonomie/evaluer/aidants-demarches-sigles-connaitre

– Béguinage, résidence autonomie… ?
http://www.agevillage.com/actualite-16820-1-quelle-diff-rence-entre-un-b-guinage-et-RSS.html

– Calculer son APA :
https://sweet-home.info/fiches-pratiques/evaluez-votre-apa/

– logements intermédiaire : un-panorama des alternatives à l’ehpad ?
https://sweet-home.info/2018/02/15/logements-intermediaire-un-panorama-des-alternatives-a-lehpad/

– Le point sur la téléassistance par un site indépendant
https://sweet-home.info/2018/05/26/tout-savoir-sur-la-teleassistance/

– L’illettrisme numérique, un enjeu :
http://www.agevillage.com/actualite-16759-1-illectronisme-face-l-illettrisme-num-RSS.html

– L’admission en résidence ou établissement d’accueil (1/3) Se préparer bien avant d’entrer4
http://www.agevillage.com/actualite-16731-1-L-admission-en-residence-ou-etablissement-d-accueil-1-3-.html

– Les 10 règles d’or pour aider un proche âgé à son domicile. Lien :
https://www.autonom-ease.com/les-10-regles-d-or-pour-aider-un-proche-age-a-son-domicile--1021077-actualite.xhtml?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

– UN SPOT VIDÉO SUR LES SIGNES DE FRAGILITÉ DES PERSONNES ÂGÉES
Un des défis de notre société est de maintenir les fonctions et l’autonomie avec l’avance en âge.
La fragilité est un syndrome clinique qui précède la dépendance et se manifeste par une perte de poids involontaire, baisse de force musculaire, fatigue, lenteur de marche, grande sédentarité. La fragilité est réversible, la dépendance ne l’est plus. L’apparition d’un état fragile doit être reconnu, ses causes recherchées et une prise en charge adaptée (avec une place importante pour l’exercice physique). Afin d’aider les professionnels de santé, et l’entourage des patients le Gérontopole, avec le soutien de la CNSA et de l’ARS (Équipe Régionale Vieillissement et Prévention de la Dépendance), vient de réaliser un spot de prévention qui a pour but d’alerter les personnes de + 65 ans sur ces signes.

https://www.ensembleprevenonsladependance.fr/prevenir-la-dependance/un-spot-video-pour-la-prevention-de-la-fragilite-des-personnes-agees/

– Guide des aides aux personnes âgées
2e édition La Documentation française
Ce guide pratique dresse un panorama des aides et des dispositifs existants pour faciliter la vie quotidienne des personnes âgées et celle de leur entourage. Qu’est-ce que le minimum contributif ? Qui peut prétendre à l’allocation de solidarité aux personnes âgées ? Soins à domicile, aides ménagères, adaptation du logement, accueil temporaire… : comment continuer à vivre dans son domicile ? Vivre en établissement : quels tarifs et quelles prestations ? Enfin, dans quel contexte peut-on envisager des solutions alternatives comme la résidence-autonomie ou l’accueil familial agréé ? Complet et à jour des dernières dispositions, cet ouvrage répond à toutes ces questions pour vous informer clairement sur vos droits.

– La santé autrement...
En France, nous disposons d’un arsenal thérapeutique (vaccinations, hôpitaux, médicaments) garantissant la haute qualité des soins. Mais, pour améliorer le bien-être des patients, des thérapies complémentaires sont maintenant souvent proposées.
https://www.vivamagazine.fr/la-sante-autrement-173424

– Rapport annuel de la CNSA et chiffres clés
www.cnsa.fr

– L’emploi des handicapés en Occitanie :
http://www.cariforef-mp.asso.fr/files/orefm/Handicap/DOETH_def.pdf

— En 2016 l’activité des services à la personne se stabilise
Publié le 19 juillet 2018 par Or gris : seniors acteurs des territoires, dans une société pour tous les âges
Le nombre d’heures rémunérées dans le secteur des services à la personne s’est stabilisé en 2016, alors qu’il diminuait depuis 2011 [1]. Cette quasi stabilisation de l’activité résulte d’une plus forte augmentation des heures rémunérées par les organismes prestataires (+2,0 % après +1,0 % en 2015), combinée à une baisse moins marquée des heures rémunérées par les particuliers employeurs (-2,1 % après -3,3 % en 2015). Les intervenants employés par des particuliers sont ainsi 895 800 au 2e trimestre 2016 (-2,1 % par rapport à 2015).

http://www.or-gris.org/2018/07/en-2016-l-activite-des-services-a-la-personne-se-stabilise.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

– Peut-on réduire les inégalités sociales de santé en créant des environnements favorables à une alimentation saine ? Le dossier de la Santé en action n°444 de juin 2018 à télécharger : http://inpes.santepubliquefrance.fr/SLH/sommaires/444.asp

– Travaux de rénovation énergétique : quelles sont les aides financières ?
https://www.senioractu.com/Travaux-de-renovation-energetique-quelles-sont-les-aides-financieres_a20952.html

– Services à domicile de qualité certifiés NF Service
Ce dispositif, géré par AFNOR Certification, a d’ailleurs été reconnu comme équivalent à une évaluation externe, exigée pour le renouvellement d’autorisation qui encadre ce métier. Toutes les fédérations professionnelles ont soutenu ce projet.
Liste accessibles sur le lien :
https://procontact.afnor.org/

Occitanie : Perte d’autonomie des personnes âgées : les limitations motrices au premier plan

Source Insee
En Occitanie, un habitant de 60 ans ou plus sur dix vivant à domicile s’estime en mauvaise ou très mauvaise santé en 2014. L’état de santé se détériore avec l’âge, de façon très marquée après 85 ans et s’accompagne de limitations essentiellement motrices.
Au regard des différentes difficultés qu’ils rencontrent dans leur vie quotidienne, 7 % des 60 ans ou plus sont considérés en perte d’autonomie, soit 106 000 personnes. La plupart d’entre eux bénéficient à la fois d’une aide professionnelle ou technique et d’une aide de leur entourage.
En Occitanie, 20 % des seniors font face à des difficultés motrices, 12 % à des limitations sensorielles et 9 % à des limitations cognitives (figure 1). Dans huit cas sur dix, ces limitations fonctionnelles sont combinées entre elles.
Un tiers des plus de 85 ans s’estime fortement handicapé dans son quotidien Les limitations fonctionnelles peuvent engendrer des difficultés pour réaliser les actes du quotidien (se laver, faire ses courses...). Dans la région en 2014, 11 % des seniors vivant à domicile sont ainsi fortement limités dans leurs activités. Parmi eux, les femmes rencontrent plus fréquemment ces difficultés : 12 % d’entre elles pour 10 % des hommes. Ces difficultés impactant la vie quotidienne s’accroissent fortement avec l’âge : elles concernent 6,1 % des seniors âgés de 60 à 74 ans, 15 % des 75 à 84 ans et jusqu’à 33 % des 85 ans ou plus.

Lien : https://www.insee.fr/fr/statistiques/3561746

Tarif des EHPAD

Les tarifs des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) en 2017

En 2017, le prix médian d’une chambre seule en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) s’élève à 1 953 € par mois (prix calculé sur 6 140 EHPAD). C’est 4 € de plus que le prix médian constaté sur les tarifs 2016 (calculé sur 6 717 EHPAD).

La CNSA a analysé les prix et tarifs 2017 des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) disponibles sur son portail www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr (nouvelle fenêtre). Cette analyse montre que la moitié des EHPAD a un tarif inférieur à 1 953 € par mois et l’autre moitié, un tarif supérieur à ce montant. C’est 4 € de plus (+0,2 %) que le prix médian constaté sur les tarifs 2016. À titre de comparaison, en décembre 2017, l’INSEE annonçait une augmentation des prix à la consommation de 1,2 % sur un an.

La variabilité du prix hébergement entre les EHPAD est importante : pour 10 %, ce prix est inférieur à 1 674 euros par mois, et pour 10 % des EHPAD, ce tarif est estimé à plus de 2 819 euros par mois.
Des prix médians comparables à ceux de 2016
Ainsi, par jour et par personne,
le prix médian 2017 d’un hébergement permanent s’établit à 59,44 € pour une chambre seule (prix majoritairement proposé), soit 0,19 € de plus (+0,3 %) que le tarif médian constaté l’an dernier ;
le tarif dépendance médian 2017 varie entre :
5,47 € pour une personne âgée faiblement dépendante (GIR 5-6), soit 0,04 € de moins (-0,7 %) que le tarif médian constaté l’an dernier,
et 20,35 € pour une personne âgée fortement dépendante (GIR 1-2), soit 0,07 € de moins (-0,3 %) que le tarif médian constaté l’an dernier.
Le tarif dépendance n’a pas augmenté pour la moitié des EHPAD, quel que soit le niveau de dépendance.

Le tarif médian d’une place en EHPAD souvent supérieur au niveau de vie des personnes de 75 ans et plus
L’analyse de la CNSA montre que le tarif médian d’une place en EHPAD (1 953 €) est souvent supérieur au niveau de vie des personnes de 75 ans et plus (1 740 €). Le prix médian d’une chambre seule représente ainsi 112 % des revenus moyens d’un foyer de retraités.

De nombreux facteurs explicatifs des écarts de prix
La variabilité des prix entre les EHPAD reste importante : moins de 1 674 € par mois pour 10 % des EHPAD, plus de 2 819 € par mois pour 10 % des EHPAD.

Pour en savoir plus, consultez l’analyse complète : https://www.cnsa.fr/documentation/analyse_statistique_prix_2017_des_ehpad_vf.pdf

Pour une politique transversale en faveur de la société de la longévité

Trois articles de Serge Guérin un des spécialistes des questions du vieillissement, à lire sur le site qui rassemble enseignants et chercheurs.

– Chapitre 1« Pour une politique transversale en faveur de la société de la longévité : penser la transition démographique » par serge Guérin
https://tinyurl.com/y8r4vu6p

– Chapitre 2 : "Pour une politique transversale vers la société de la longévité", passer de la cure au « care "
https://tinyurl.com/ychg9pkw

– Chapitre 3 Pour une politique transversale vers une société de la longévité : faire réussir la société du soin
https://tinyurl.com/y77dkbsd

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