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CFDT Retraités Lot

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CFDT Retraités Lot (UTR)
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le Lot est bien au vert

A ne pas manquer

‘’ Citation de la semaine :
« le passage à la retraite doit être valorisé comme un temps libéré au service du collectif et non pas associée à la perte d’autonomie ; l’âge ou le handicap ne peuvent pas être appréhendés seulement comme une charge pour la société, mais également comme une ressource ; les politiques en faveur de l’autonomie ne peuvent reposer uniquement sur une logique de réparation mais doivent également s’engager dans une dynamique de prévention systémique ; la capacité à agir et l’utilité sociale des personnes, quel que soient leur âge, leur handicap et leur état de santé, doivent être encouragées, comme rempart collectif contre l’isolement et la perte d’autonomie. » ODAS
– Convention entre le Centre Hospitalier de Gourdon et HAD46 Nord-Lot
https://www.blogdesbourians.fr/convention-entre-le-centre-hospitalier-de-gourdon-et-had46-nord-lot/
– Convention citoyenne sur le climat : commluniqué CFDT
https://www.cfdt.fr/upload/docs/application/pdf/2020-06/20200622_sg_pressecp47__convention_citoyenne_pour_le_climat.pdf
– Le doc Quotidien - Un an chez les vieux
Bonne nouvelle : on vit de plus en plus longtemps !Il y a 15 millions de personnes âgées en France. Et en 2030, elles seront 20 millions !Emmanuel Le Ber est le réalisateur du documentaire.
https://www.tf1.fr/tmc/documentaires-quotidien/videos/le-doc-quotidien-un-an-chez-les-vieux-48524693.html
– ABS : c’est quoi dans les communes ?
Les élus disposeront d’un an pour effectuer une analyse des besoins sociaux. Mais c’est quoi une analyse des besoins sociaux ? Réponse dans notre vidéo « 2 min pour comprendre ». https://twitter.com/i/status/1275733734139060226
— VIDÉO. Quand mamie fait front contre le sexisme
Drôle et percutant, le court-métrage « Modern Man » nous rappelle que les mamies aussi ont le droit de prétendre à une juste répartition des tâches ménagères. https://tinyurl.com/yb5sog66

Actualités

– Communiqué intersyndical face à la crise
Organisations syndicales et patronales, dont la CFDT, ont envoyé un courrier commun au Président de la République, rappelant le rôle majeur que les partenaires sociaux ont à jouer pour imaginer des solutions face à la crise https://t.co/hXyNdQUdB4?amp=1
– L’assurance-chômage en route vers un déficit abyssal
En se basant sur une chute de 11,2 % du PIB, l’Unédic prévoit 900.000 emplois détruits cette année. En fin d’année, le déficit frôlerait 26 milliards et l’endettement 63 milliards.
– Conditions de vie pendant le confinement : des écarts source INSEE
Le confinement sanitaire lié à l’épidémie de Covid-19 a duré près de deux mois, du 17 mars au 11 mai 2020, et a profondément modifié les conditions de vie. Un tiers des personnes en emploi a subi une restriction d’activité susceptible de réduire le revenu du travail, dont 27 % une période de chômage technique ou partiel. 34 % des personnes en emploi ont télétravaillé tandis que 35 % ont continué à se rendre sur leur lieu de travail. Par ailleurs, 35 % des parents avec un enfant de moins de 14 ans ont eu des difficultés à assurer leur suivi scolaire.
20 % des personnes disent que la situation financière de leur ménage s’est dégradée. Les conséquences négatives du confinement ont été plus fréquentes pour les personnes aux revenus modestes, qui ont aussi perçu cette période comme plus pénible et pour les femmes. Celles-ci ont, plus que les hommes, réduit leur activité professionnelle et consacré du temps à leurs enfants mais aussi cumulé quotidiennement plus de 4 heures de travail et plus de 4 heures avec leurs enfants.
– L’Uniopss objective le lourd impact financier de la crise
Une enquête de l’Uniopss met en lumière les surcoûts et perte de recettes liés à la crise sanitaire pour les associations. Face à ces résultats « préoccupants », l’union réclame une compensation intégrale des charges imprévues.
– tests : Une campagne "de grande ampleur" pour identifier des clusters
Une campagne de tests virologiques "de très grande ampleur" va être lancée pour "identifier les éventuels clusters dormants", notamment dans trente communes d’Ile-de-France, a annoncé Olivier Véran, ministre de la Santé, jeudi dans Le Monde.
– Quelle influence du lieu d’origine sur le niveau de vie ?
Dans quelle mesure le niveau de vie d’une personne dépend-il du lieu où elle a grandi ? Rarement étudiée, cette question a pourtant des implications en matière de ciblage des politiques. Source : https://www.strategie.gouv.fr/publications/influence-lieu-dorigine-niveau-de-vie
– Depuis 50 ans, faute d’emplois, des territoires se dépeuplent en Occitanie
(Insee)
Avec la disparition de nombreuses exploitations agricoles familiales et d’anciennes industries, certains territoires d’Occitanie sont aujourd’hui moins peuplés qu’il y a cinquante ans. Au sud du Massif central, dans les Pyrénées et une partie du Gers, les effectifs d’agriculteurs et d’ouvriers ont beaucoup baissé. Ces actifs n’ont été que partiellement remplacés par des cadres, des professions intermédiaires et des employés. Dans ces bassins de vie, le chômage est disparate.
Difficile de rester vivre au pays quand l’emploi fait défaut. C’est ce qu’ont vécu les habitants de 63 des 215 bassins de vie d’Occitanie sur les cinquante dernières années. 63 bassins dont la population a diminué entre 1968 et 2016 alors que l’ensemble de la région connaissait un fort dynamisme démographique. La population y a aussi vieilli plus rapidement que dans le reste de la région, les plus jeunes étant partis étudier et travailler ailleurs. Ils étaient 788 000 habitants en 1968 dans ces territoires. Ils ne sont plus que 645 000 à y résider en 2016. Au sud du Massif central, en Margeride, dans l’Aubrac, les Cévennes, une partie du Tarn, dans les Pyrénées, mais aussi à l’ouest du Gers. Des bassins de vie où l’emploi a baissé ou au mieux stagné, ce qui a réduit d’autant la possibilité de vivre sur place, sachant que les autres pôles d’activité sont trop éloignés pour permettre aux habitants de résider dans ces bassins et de travailler ailleurs. Première cause des pertes d’emplois, la disparition des exploitations agricoles a eu d’autant plus de conséquences que souvent plusieurs générations cohabitaient dans ces fermes. L’arrêt total ou partiel d’établissements industriels, dans les mines, le textile ou dans d’autres activités, a également réduit les effectifs de façon plus localisée, mais aussi plus brutale. Dans les villes et campagnes moins peuplées, des artisans et des commerçants ont fermé boutique faute de clients, dans un contexte marqué aussi par de profondes transformations des modes de vie et de consommation. Le nombre de cadres, de professions intermédiaires et d’employés a néanmoins progressé dans ces territoires pour répondre aux nouveaux besoins de l’économie. Lien : https://www.insee.fr/fr/statistiques/4507111
– En Europe, les femmes vivent entre 3 et 10 ans de plus que les hommes
En 2018, l’espérance de vie à la naissance en France est de 85,5 ans pour les femmes et de 79,5 ans pour les hommes. Les femmes vivent donc 6,0 ans de plus que les hommes en France, contre 5,5 ans en moyenne dans l’Union européenne (UE). Cette situation s’observe dans tous les pays de l’UE. L’écart varie de 3 à 10 ans selon le pays.
En France, à 60 ans, les hommes ont l’une des espérances de vie les plus élevées d’Europe. Ce n’est pas le cas pour leur espérance de vie à la naissance, qui n’est qu’en neuvième position. En effet, si la mortalité précoce masculine est relativement forte en France par rapport à ses voisins européens, elle est plus modérée aux âges avancés. Pour les femmes, l’espérance de vie à la naissance, comme à 60 ans, est l’une des plus élevées de l’UE.
L’espérance de vie a tendance à augmenter depuis des décennies. Néanmoins, elle progresse moins vite ces dernières années, en France comme dans la majorité des pays d’Europe.
Elle croît également moins vite pour les femmes que pour les hommes, réduisant ainsi l’écart entre les deux sexes. Entre 2002 et 2018, l’écart d’espérance de vie entre les femmes et les hommes a diminué de 1,3 an en moyenne en France, et de 1,1 an dans l’ensemble de l’UE. Lien : https://www.insee.fr/fr/statistiques/4494662?sommaire=4503178#consulter-sommaire

Actualités de la protection sociale

– La protection sociale en France et en Europe en 2018
Résultats des comptes de la protection sociale – édition 2020
La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publie « La protection sociale en France et en Europe en 2018 ». Cet ouvrage analyse le niveau et les évolutions des prestations sociales et des ressources les finançant, pour les différents risques sociaux (vieillesse-survie, santé, famille, emploi, pauvreté-exclusion sociale, logement). Ces dépenses sociales sont mises en perspective et comparées avec celles des autres États membres de l’Union européenne.
En 2018, le solde de la protection sociale reste excédentaire et atteint 9,8 milliards d’euros
Dans un contexte économique toujours favorable, le solde du système de protection sociale français est excédentaire en 2018. Pour la deuxième année consécutive, il continue d’augmenter, pour s’établir à 9,8 milliards d’euros, soit 0,4 % du produit intérieur brut (PIB). Les ressources de la protection sociale (800 milliards d’euros) restent dynamiques en 2018 (+2,6 %, après +2,7 % en 2017) et progressent toujours à un rythme plus élevé que les dépenses (+2,0 %, après +1,9 % en 2017).
Les mesures en faveur du pouvoir d’achat des actifs font passer la part des impôts et taxes affectés à plus du quart des ressources de la protection sociale
Les structures de financement sont très liées à l’histoire des systèmes de protection sociale. En France, les cotisations prédominent alors que dans d’autres pays comme le Danemark ou le Royaume-Uni, ce sont les impôts et les autres contributions publiques qui financent l’État-providence. En 2018, la part des cotisations dans le total des ressources diminue en France, passant de 61 % à 59 %, dans le cadre des mesures en faveur du pouvoir d’achat des actifs, qui opère une bascule entre cotisations sociales et contribution sociale généralisée (CSG). Le poids de la CSG et, de ce fait, le poids des impôts et taxes affectés (Itaf) dans les ressources, augmentent de 2 points (respectivement de 13 % à 16 % et de 24 % à 26 %).
La croissance des prestations sociales est modérée depuis plusieurs années en France comme en Europe
En France, les prestations sociales représentent 742,1 milliards d’euros en 2018. Plusieurs réformes mises en œuvre ces dernières années (politique familiale, aides au logement, etc.) modèrent leur croissance, qui est inférieure à 2 % depuis 2015. En 2018, les prestations sociales augmentent de 1,9 % (après +1,8% en 2017).
En 2017, la France reste en tête des pays membres de l’Union européenne à 28 (UE-28) pour la part de sa richesse nationale dédiée aux dépenses de prestations de protection sociale. Tandis que la moyenne s’établit à 26,8 % pour l’UE-28, la France y consacre près d’un tiers de son PIB (31,7 % en 2017 et 31,4 % en 2018). Néanmoins, si on rapporte la dépense au nombre d’habitants et en standards de pouvoir d’achat (SPA)2 , la France passe en 6e position, derrière l’Allemagne (3e position). Les États-Unis et le Canada, eux, consacrent à la protection sociale une part plus faible de leur richesse nationale, respectivement 18,9 % et 17,8 % de leur PIB.
Au total, en 2017, l’UE-28 consacre plus de 4 000 milliards d’euros aux prestations sociales, concentrés dans les plus anciens États membres (UE-15). La part des prestations dans le PIB diminue légèrement dans l’ensemble des pays de l’UE-28 en 2017 : -0,2 point de PIB en moyenne par rapport à 2016. Au cours des dix dernières années, la part des prestations sociales dans le PIB a toutefois augmenté de 2,6 points dans l’UE-28 : les systèmes de protection sociale ont joué leur rôle de stabilisateur automatique après la crise économique de 2008, avec toutefois des différences entre les pays.
Les prestations retraite et santé sont les principaux moteurs de la croissance des dépenses de protection sociale
En France, les prestations du risque vieillesse-survie (46 % du total, soit 339,6 milliards d’euros) sont dynamiques en 2018 (+2,5 %, après +1,7 % par an depuis 2015), notamment du fait de la hausse des dépenses de pensions de retraites. En effet, les départs à la retraite des baby-boomers et l’allongement de la durée de vie entraînent une hausse du nombre de bénéficiaires. En Europe, les dépenses de vieillesse-survie constituent également la part la plus importante des prestations dans l’ensemble des pays membres (46 % du total des prestations de l’UE-28). Chez nos voisins européens, le vieillissement de la population contribue aussi à la croissance des dépenses du risque vieillesse-survie.
Les prestations liées à la santé (35 % du total, soit 261,1 milliards d’euros) poursuivent leur hausse régulière (+2,1 % en 2018, comme en 2017). Elles sont portées en particulier par le dynamisme des dépenses liées aux consultations en ville, du fait de l’accroissement des rémunérations forfaitaires des médecins. Entre 2016 et 2017, les dépenses de prestations de santé sont également dynamiques dans tous les États membres de l’Union européenne. Elles représentent 37 % du total des prestations de l’UE-28.
Les dépenses liées aux prestations logement baissent en 2018
Les prestations sociales relatives à la famille, à l’emploi, à la pauvreté et l’exclusion sociale ainsi qu’au logement, dont le poids est moins important que ceux des risques vieillesse-survie et santé, évoluent à des rythmes contrastés. Les prestations versées au titre de la famille continuent leur hausse en 2018 (+1,3 %, après +1,2 % en 2017). La croissance des prestations couvrant le risque chômage (+0,1 % en 2018) reste contenue par un marché de l’emploi favorable. À l’inverse, les dépenses de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale ralentissent (+3,6 %, après +5,6 % en 2017), traduisant le contrecoup de la montée en charge de la prime d’activité en 2017. Les dépenses de logement baissent de 7,2 %, principalement sous l’effet des réformes de 2017 et 2018. Cette contraction concerne les dépenses pour les trois allocations logement (l’aide personnalisée au logement ou APL, l’allocation de logement familiale ou ALF et l’allocation de logement sociale ou ALS). Elle est particulièrement marquée pour les APL, du fait de la baisse de ces aides pour les locataires du parc social bénéficiant de la réduction de loyer de solidarité (RLS). À noter cependant que la compensation de la baisse de ces APL par des réductions de loyer équivalentes dans le cadre de la RLS n’est pas comptabilisée dans les comptes de la protection sociale, car il s’agit d’une moindre dépense des ménages et non d’une prestation.
– Le déficit de l’assurance-maladie pourrait atteindre 31 Mds en 2020
Il s’agit d’une dégradation historique, d’après les chiffres de la commission des comptes de la Sécurité sociale auxquels « Le Monde » a eu accès. Au sein de notre Etat-providence, c’est l’assurance-maladie qui encaisse le plus gros choc budgétaire lié à la crise : en 2020, elle pourrait afficher un déficit de 31,1 milliards d’euros, contre 1,46 milliard un an plus tôt. Une « dégradation exceptionnelle » mise en évidence dans une synthèse d’un rapport de la commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS), que Le Monde a pu consulter, quelques heures avant sa présentation, mardi 16 juin.

Actualités des aidants

– Aidants : une enquête révèle leur isolement pendant la crise sanitaire
Des proches de retour à domicile une fois leur établissement fermé, de moins nombreuses interventions à domicile des professionnels… Les aidants se sont retrouvés bien seuls dans l’accompagnement de leurs proches. Ce 18 juin, l’un de leurs collectifs interassociatifs publie une enquête pour présenter leurs besoins, au premier rang desquels arrive le répit.
– Proches aidants : 17,5 millions d’euros en 2020 pour financer le répit
En 2020, 17,5 millions d’euros (M€) sont consacrés au développement de solutions de soutien et de répit pour les proches aidants de personnes âgées et de personnes en situation de handicap, sur les 52,55 M€ prévus sur la période 2020-2022 au titre de la stratégie « Agir pour les aidants » (50 M€) et de la stratégie Autisme (2,55 M€).

Pandémie et personnes âgées

– Soins aux personnes âgées : l’OCDE s’inquiète des sous-effectifs
L’Hexagone ne dispose que de 2,3 professionnels pour 100 personnes âgées de plus de 65 ans, selon un récent rapport de l’OCDE. C’est moins que la moyenne des 28 pays de l’organisation.
– Bilan du confinement : les ARS critiquées par les députés
Pendant le confinement, les députés n’ont pas cessé de travailler, notamment dans le cadre de la mission d’information « sur l’impact, la gestion et les conséquences dans toutes ses dimensions de l’épidémie de Coronavirus-Covid-19 » dont le document de synthèse vient d’être rendu public. Tous les thèmes de la politique publique y sont abordés, notamment la question des Ehpad et de la coordination entre les acteurs médico-sociaux.
Les parlementaires s’arrêtent notamment sur les faiblesses de notre organisation. Ils reviennent évidemment sur la question des équipements de protection, et notamment les masques. Il importe donc de reconstituer des stocks importants pérennes et de revoir les questions logistiques pour leur distribution.
L’éternelle question de la prévention est remise sur la table. « L’épidémie a de fait révélé quelques failles dans la culture de prévention sanitaire en France et un manque d’anticipation face à des crises d’une telle ampleur », écrivent les députés. Ceux-ci reviennent sur la question de l’enregistrement des décès dans les Ehpad.
Ce constat conduit les parlementaires à s’interroger sur la capacité des ARS à organiser le secteur (lire notre enquête). « La question du rôle et du fonctionnement des agences régionales de santé, qui pouvaient parfois être perçues comme trop centralisées, inaccessibles ou en décalage avec les réalités et les attentes du terrain, s’est également posée avec une acuité particulière liée à l’urgence de la situation », estiment les parlementaires qui refusent cependant de faire de ces agences des « boucs émissaires ».
– Habitat inclusif : le budget 2020 en hausse
Pour l’année 2020, l’enveloppe dédiée au financement de l’habitat inclusif pour les personnes en situation de handicap et les personnes âgées est portée à 25 millions d’euros (M €), soit 10 M € de plus qu’en 2019. Ces crédits doivent « permettre d’amplifier le soutien aux porteurs de projets d’habitat inclusif » et sont « dédiés au forfait habitat inclusif pour financer l’animation du projet de vie sociale et partagée, voire le petit équipement nécessaire à sa mise en place » en œuvre », précise l’instruction du 5 juin 2020 relative à la campagne budgétaire 2020 des structures médico-sociales pour les personnes âgées et handicapées.
Une petite partie de ce budget (2 M €) est consacrée au financement des projets de vie sociale et partagée d’habitats inclusifs à destination des personnes atteintes de troubles du spectre de l’autisme. Pour les autres habitats, les directeurs généraux des agences régionales de santé fixent leurs priorités en termes de publics selon les axes de [leur] stratégie régionale de santé (SRS) et les programmes coordonnés de financement de l’habitat inclusif par les conférences des financeurs de [leurs] territoires ».
Environ 400 habitats inclusifs pourraient ainsi être exploités sur l’ensemble du territoire en 2020, soit deux à six projets par département.

la prime aux aides à domicile

– Le jeu de dupes de l’Etat sur la prime aux aides à domicile
En première ligne dès le début de l’épidémie, les 230 000 aides à domicile et auxiliaires de vie ne bénéficieront pas de la prime exceptionnelle accordée par l’Etat. « Ecœurées », « dégoûtées », elles disent leur désarroi sur les réseaux sociaux. Le Premier ministre la leur a pourtant promise mais tout en se défaussant sur les conseils départementaux… Il a décidé que la frontière s’arrêtait à ce qui est financé ou cofinancé par l’assurance maladie : oui, par exemple pour les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad, cofinancement assurance maladie/départements), non pour les services d’aide et accompagnement à domicile (Saad, financement départements).
– les départements et la prime COVID des aides à domicile.
Certains ne veulent pas payer à la place de l’Etat.
Le 15 avril, Edouard Philippe avait déclaré souhaiter « une prime » Covid pour les personnels « des services à domicile du secteur médico-social ». Début mai, Matignon a tranché : la prime pour les Services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD), qui comptent près de 400 000 salariés, sera prise en charge par les départements.
Voir communiqué CFDT : https://www.xn--cfdt-retraits-mhb.fr/Pour-versement-de-la-prime-Covid-19-aux-professionnels-de-l-aide-a-domicile

Déconfinement et EHPAD

– Visites en Ehpad : les professionnels n’ont pas été concertés
Lors de son allocution télévisée dimanche 14 juin, Emmanuel Macron a annoncé que les visites dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) étaient désormais autorisées partout. Les professionnels regrettent de ne pas avoir été tenus informés plus tôt de cette décision et redoutent un afflux dans les établissements.
– Ehpad : les ressources humaines, grand chantier de l’après Covid-19
Auteur Khaled Sabouné Maître de Conférences, IméRA article complet : https://tinyurl.com/ydh57y6f
Les Ehpad ont été amenés à mettre en place des outils de gestion à visée performative pour tenter de répondre à l’injonction de « faire plus et mieux avec moins ». La gestion de ces établissements s’avère plus procédurale et repose sur des normes techniques et des outils de pilotage alors qu’elle était plus intuitive et portait sur la relation humaine. Or, la recherche montre que cette managérialisation des Ehpad bouleverse les soignants et impacte leur motivation et leur santé au travail. La crise sanitaire liée au Covid-19 a rendu plus visible leur souffrance. De nouveaux défis liés à la gestion des ressources/relations humaines apparaissent :
• la gestion des tensions de rôle,
• la construction d’une relation managériale réussie,
• la gestion de la santé au travail,
• le recrutement et
• la fidélisation des aides-soignants et enfin le management des équipes pluridisciplinaires.
– Ehpad, PUV et accueils de jour : revalorisation des forfaits soins 2020
2 arrêtés fixent, pour 2020, les valeurs du point servant au calcul des forfaits soins de base des Ehpad, ainsi que les montants plafonds des forfaits journaliers de soins et de transport des petites unités de vie et des accueils de jour.
– Personnes âgées : l’AD-PA propose une alternative aux Ehpad
Après le temps de l’urgence sanitaire, vient celui de la préparation de la future loi "Grand âge et autonomie". Dans cette perspective, l’AD-PA émet des propositions dont la transformation de certains Ehpad en véritables chez-soi pour les personnes âgées.
L’association de directeurs au service des personnes âgées (AD-PA), présidée par l’infatigable Pascal Champvert, a de la suite dans les idées. En 2014, elle avait déjà proposé un plan « Emploi autonomie » qui prévoyait la « création de centaines de milliers d’emplois dans le secteur des personnes âgées ». Six ans plus tard, nous en sommes toujours à la même case, après plusieurs grèves et une crise sanitaire qui a emporté des milliers d’âgés. Entre le Ségur de la santé et la fameuse loi « Grand âge autonomie », une fenêtre de tir va s’ouvrir dans les prochaines semaines pour faire passer des propositions novatrices. Toujours en alerte, l’AD-PA dégaine ses idées pour rebattre les cartes. Car le jeu actuel ne lui convient pas.

Le cinquième risque

– l’Assemblée nationale vote le principe d’une 5e branche de la Sécu
Le ministre de la santé a assuré qu’il y aurait « au moins 1 milliard d’euros » pour financer la perte d’autonomie des personnes âgées et handicapées, lors du prochain budget de la « Sécu ».
– Laurent Vachey conduira la conférence de la 5e branche autonomie
Laurent Vachey, inspecteur général des finances, est chargé de formuler des recommandations sur les principes, l’architecture, la gouvernance et le financement de la nouvelle branche autonomie. Issues d’une concertation avec les acteurs concernés, les conclusions de la mission feront l’objet d’un rapport remis au Parlement au plus tard le 15 septembre 2020.
Cette concertation réunira les acteurs du secteur du grand âge et du handicap, les partenaires sociaux, ainsi que les collectivités territoriales dont la place est essentielle dans le pilotage et le financement de la politique de l’autonomie. Elle permettra de préciser les objectifs attachés à cette branche pour le soutien de l’autonomie des personnes et formulera des propositions sur :
• Le périmètre de la nouvelle branche et les dépenses associées. Cette branche devra être autonome, tout en s’articulant avec les autres branches de la sécurité sociale, ainsi qu’avec les dépenses déjà financées par les collectivités territoriales ou l’Etat ;
• Le financement et pilotage financier de la branche, dans une logique de lisibilité des ressources et dépenses associées et afin d’assurer son équilibre dans la durée ;
• Les missions dévolues à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) ;
• L’articulation des politiques relatives au grand âge et au handicap.
– 5e risque : le GR31 pose ses conditions
le GR31 (collectif représentant les personnes âgées et handicapées et les professionnels qui les accompagnent siégeant au sein du Conseil de la CNSA) liste « les grands principes incontournables qui doivent être au cœur de la réforme ».
NB : Le GR31 est composé des 31 associations représentant les personnes âgées, les personnes handicapées et les professionnels qui sont à leur service (fédérations d’établissements et de services médico-sociaux) représentés au conseil de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).
Premier d’entre eux, la gouvernance de la branche « doit continuer à réunir les parties prenantes en renforçant la place des associations » de personnes âgées et handicapées, de leurs aidants ainsi que les représentants des organismes gestionnaires.
En outre, le GR31 plaide pour que la convergence des politiques nationales et départementales pour l’autonomie conduise à une prestation de compensation universelle (sans barrière d’âge) et intégrale (sans reste à charge) et, plus globalement, que les dispositifs d’accès aux droits et prestations ne dépendent pas des financeurs. Autre point important, le financement du futur dispositif doit prendre en compte les quatre fonctionnalités de la logique domiciliaire définies par le Conseil de la CNSA (le soin, l’accompagnement, le logement, la fonction présentielle). Enfin, sans surprise, la revalorisation salariale des personnels ainsi que l’accroissement du nombre de professionnels à domicile comme en établissement font également partie des priorités. Pour atteindre ces objectifs, le GR 31 réclame des moyens nouveaux « formalisés dans un échéancier précis à travers une loi de programmation ». Pour cela, il demande au gouvernement de « décharger immédiatement la sécurité sociale du poids de l’intégralité de la dette Covid » afin de « donner ainsi les moyens concrets des ambitions affichées pour la branche autonomie ». Dans une motion, le Conseil de la CNSA avait déjà regretté le choix fait par l’exécutif de transférer à la caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) la dette liée au blocage de l’économie pendant la crise du Covid-19. Source http://apajh.org/docs/upload/files/CP%20GR31_loi%20autonomie%2022-6-2020.pdf
– Perte d’autonomie : la 5e branche mérite des moyens immédiats
La fédération Adédom (ex-Adessadomicile) se montre très prudente : « Créer une 5e branche de sécurité sociale sans prévoir des financements serait une provocation », écrit-elle. La fédération associative de l’aide à domicile rappelle que l’estimation des besoins faite par le rapport Libault tourne autour de 10 milliards d’euros. Or, pour l’instant, rien n’est prévu. Adédom rappelle qu’elle a proposé un New deal consistant notamment à créer un bouquet de sept types de services en direction des personnes âgées.
De son côté, la Fédération hospitalière de France se réjouit de la création de cette nouvelle branche, mais juge qu’il n’est pas possible d’attendre 2024 pour la mettre en place. La FHF défend « une grande loi de programmation, traçant les grandes orientations et décrivant l’accroissement des moyens attribués par les collectivités publiques au champ de l’autonomie. » Pour enclencher la mécanique, la fédération propose que « l’attribution de quotes part de CSG supplémentaires à la CNSA soit engagée dès 2021 et augmentées progressivement dans les années à venir. ». Le débat à venir à l’Assemblée nous dira si les parlementaires ont entendu les demandes pressantes des professionnels.
— Article 4 adopté par l’Assemblée
I (nouveau). – Le code de la sécurité sociale est ainsi modifié :
1° A L’article L. 111-1 est ainsi modifié :
a) Le deuxième alinéa est complété par les mots : « et d’autonomie » ;
b) Au dernier alinéa, après le mot : « santé, », sont insérés les mots : « du soutien à l’autonomie, » ;
1° B L’article L. 111-2-1 est complété par un III ainsi rédigé : « III. – La Nation affirme son attachement au caractère universel et
solidaire de la prise en charge du soutien à l’autonomie, assurée par la sécurité sociale. « La prise en charge contre le risque de perte d’autonomie et la nécessité d’un soutien à l’autonomie sont assurées à chacun, indépendamment de son âge et de son état de santé. » ;
1° Après le 4° de l’article L. 200-1, il est inséré un 5° ainsi rédigé :
« 5° Au titre du soutien à l’autonomie, les personnes mentionnées au 4° du présent article.° » ;
2° L’article L. 200-2 est ainsi modifié : a) Au premier alinéa, le mot : « quatre » est remplacé par le mot : « cinq » ;
b) Il est ajouté un 5° ainsi rédigé : « 5° Autonomie. »
I bis (nouveau). – Au premier alinéa du I de l’article L. 14-10-1 du code de l’action sociale et des familles, après le mot : « autonomie », sont insérés les mots : « gère la branche mentionnée au 5° de l’article L. 200-2 du code de la sécurité sociale et ».
II. – Au plus tard le 15 septembre 2020, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les modalités de mise en œuvre d’un nouveau risque et d’une nouvelle branche de sécurité sociale relatifs à l’aide à l’autonomie des personnes âgées et des personnes en situation de handicap. Ce rapport présente les conséquences de la création de cette branche en termes d’architecture juridique et financière et en termes de pilotage, gouvernance et gestion de ce nouveau risque. La réflexion est nourrie par l’intervention des nombreux financeurs participant a ? cette politique aux côtés de la sécurité sociale ainsi que par des échanges avec les associations de retraités et les représentants d’usagers.

Les 15 mesures indispensables pour la fin du confinement

Pacte du pouvoir de vivre : les 15 mesures indispensables pour le pouvoir de vivre dès la fin du confinement
Le 28 avril, le Premier ministre s’est exprimé, à l’Assemblée nationale, sur les conditions de mise en oeuvre du déconfinement à compter du 11 mai prochain.
Les 55 organisations dont la CFDT (rappel de la liste sur le site : https://www.pactedupouvoirdevivre.fr/ ) qui composent le Pacte du pouvoir de vivre ont constaté que de trop nombreuses personnes ont été oubliées dans ces annonces : demandeurs d’emploi, sans-abris, ménages et jeunes en difficultés, migrants, décrocheurs scolaires… cela représente des millions de personnes.
Des sujets essentiels du déconfinement n’ont pas été abordés : accès aux soins, modes de transport, conditionnalité des aides aux grandes entreprises, extinction des mesures d’urgence, cadre démocratique, écologique et social du plan de relance économique.
C’est pourquoi les 55 organisations du Pacte du pouvoir de vivre – associations, syndicats, fondations, mutuelles – ont décidé d’adresser au Premier ministre les 15 mesures indispensables à mettre en oeuvre dès la fin du confinement.
La lettre au 1er ministre sur le lien : https://www.pactedupouvoirdevivre.fr/courrier-au-premier-ministre-30-avril-2020
1/ Verser une aide exceptionnelle de solidarité de 250€ par mois et par personne aux ménages les plus en difficulté
2/ Créer un fonds national pour aider les locataires fragilisés par la crise à payer leurs loyers et leurs charges
3/ Mettre en œuvre le droit au logement pour qu’aucune personne sans domicile mise à l’abri pendant la période de confinement ne soit remise à la rue sans solution
4/ Revaloriser le montant du RSA et l’élargir aux jeunes de 18 à 25 ans
5/ Rendre obligatoire les protocoles d’accord de reprise du travail post-confinement dans les entreprises et administrations
6/ Renoncer à la réforme de l’assurance-chômage
7/ Prolonger les dispositifs d’exception pour l’accès aux soins
8/ Mettre en place des conditions d’accueil et d’intégration dignes pour les migrants et réfugiés
9/ Imposer une conditionnalité écologique et sociale à l’octroi d’aides publiques aux grandes entreprises
10/ Verser une prime pour les salarié.e.s des secteurs social, médico-social et sanitaire en première ligne et la mise en place dès à présent d’une Conférence nationale de l’investissement social
11/ Mettre en place un plan d’urgence pour développer l’utilisation du vélo lors du déconfinement et à plus long terme
12/ Mettre en place un fonds de soutien d’urgence dédié aux associations
13/ Accompagner les élèves et les étudiants en décrochage ou en difficulté scolaire
14 / Ne pas faire entrer dans le droit commun les décisions prises pendant l’état d’urgence sanitaire et revenir sur les décisions prises qui ont abaissé les règles environnementales
15/ Tenir une Conférence de la transformation écologique et sociale

Actualités de l’action sociale

– 1/7 des adulte vit chez ses parents, son conjoint ou une autre personne
En France, d’après l’enquête Logement de l’Insee1 , 7,3 millions d’adultes habitent chez leurs parents, leur conjoint ou chez une autre personne. Ces adultes, qui ne figurent ni sur l’acte de propriété ni sur le bail de location, vivent pour la plupart chez leurs parents (65 %) ou chez leur conjoint (28 %). De façon plus marginale, certains résident chez leur enfant (2 %), chez un autre membre de leur famille (4 %) ou encore chez un tiers sans lien familial (1 %). Des incidents de la vie sont parfois à l’origine de ces situations.

Le tracing et stop covid

Données de santé : l’arbre StopCovid qui cache la forêt Health Data Hub
article et vidéos sur le lien : https://tinyurl.com/yb8u39q9

Actualités du virus

–Le sport pourrait aider à réduire le risque d’une infection respiratoire ?
L’exercice physique est bon pour la santé en général. Pratiquer une activité sportive régulièrement améliore notre santé physique et mentale. Cela pourrait-il également aider à prévenir les infections respiratoires ? Des scientifiques ont montré que la pratique modérée et régulière (supérieure ou égale à 5 jours par semaine) d’une activité physique pourrait réduire le risque de contracter une infection respiratoire. Ils ont ainsi mis en évidence qu’au cours d’un exercice modéré, la circulation des cellules immunitaires innées est stimulée, cette circulation persistant jusqu’à 3 heures après l’exercice. Cette stimulation induite par l’exercice est transitoire mais améliore la protection globale contre les agents pathogènes.
– Activité physique Une nette baisse durant le confinement
Imposé par l’épidémie de Covid-19, le confinement a profondément perturbé le rythme de vie des Français. Déplacements et activités sportives hors domicile ont été restreints durant plus de deux mois. Dans son enquête CoviPrev, Santé publique France a intégré des questions portant sur l’évolution de l’activité physique et sportive, sur le temps passé assis, mais également sur le temps passé devant un écran pendant le confinement. Il ressort notamment que l’impact du confinement sur le temps passé assis et le temps passé devant un écran a été plus important chez les jeunes. En outre, si la baisse de l’activité physique était prévisible, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à avoir déclaré augmenter leur pratique d’activité sportive. Pour télécharger l’enquête de Santé publique France : https://www.santepubliquefrance.fr/presse/2020/confinement-un-impact-certain-sur-l-activite-physique-le-temps-passe-assis-et-le-temps-passe-devant-un-ecran
– Où en est l’épidémie de COVID-19 ?
Entre le 21 janvier 2020 et le 14 juin 2020, 157 220 cas confirmés de COVID-19 et 29 407 décès ont été signalés à Santé publique France. Actuellement, 97 clusters sont en cours d’investigation. Ces chiffres sont régulièrement mis à jour et consultables sur le site Internet de Santé publique France.
Santé publique France publie chaque semaine un point épidémiologique sur la COVID-19. Certaines données du suivi réalisé par COVIDnet.fr ont été intégrées au point épidémiologique du 11 juin dernier.
– les enfants semblent être moins contagieux que les adultes
Au début de l’épidémie de COVID-19 en France, peu de données étaient disponibles sur les caractéristiques de la maladie chez l’enfant et sur la transmission du SARS-CoV-2 entre enfants et adultes. Les données observationnelles chinoises montraient une faible proportion d’enfants parmi les cas rapportés. Toutefois, il subsistait l’hypothèse selon laquelle les enfants seraient plus souvent asymptomatiques ou atteints de formes modérées de la maladie, en étant des vecteurs importants du virus comme c’est le cas dans les épidémies hivernales de grippe. Avec plusieurs mois de recul, les données montrent que les enfants sont moins atteints que les adultes, et que les adultes ont un plus grand risque d’infecter les enfants que l’inverse. Une étude française réalisée sur la période du 2 mars au 26 avril 2020, dans 45 centres et services hospitaliers répartis sur tout le territoire, montre des taux plus faibles de tests positifs chez les enfants comparés aux adultes (5,9% chez les enfants contre 20,3% chez les adultes). Cette différence était observée tout au long de cette étude, quel que soit le stade de l’épidémie. Une récente étude américaine publiée dans le JAMA (Journal of the American Medical Association) vient confirmer l’une des hypothèses émises pour expliquer pourquoi la COVID-19 épargne les enfants. Elle montre une moindre expression de l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2, un récepteur situé dans la membrane nasale et utilisé par le SARS-CoV-2 pour infecter un individu. Cette étude montre que l’expression de cette enzyme augmente avec l’âge des participants, et est significativement plus élevée chez les adultes que chez les enfants. Les deux autres hypothèses avancées de la faible contagiosité des enfants sont celles de l’immunité entraînée (le fait que les enfants aient régulièrement des petits épisodes d’infections respiratoires virales) et l’immunité croisée (qui serait une immunisation due à de multiples contacts passés avec d’autres coronavirus). Des études sont nécessaires pour confirmer ces hypothèses. (source COVIDnet.fr)
— Post-confinement : les quatre scénarios du conseil scientifique
source gazette des commpunes du 4/6
Deux semaines après la sortie du confinement, le conseil scientifique Covid-19 présidé par Jean-Franc ?ois Delfraissy a transmis le 2 juin aux autorités nationales un avis n°7 titré « Quatre scénarios pour la période post-confinement, anticiper pour mieux protéger ».
Objectif : préparer et anticiper les mesures a ? mettre en place selon les différents scénarios dans le cadre d’un plan de prévention et de protections baptisé P2R Covid que le conseil scientifique propose d’élaborer dès maintenant « avec les acteurs notamment territoriaux ». Et il insiste sur la nécessité « d’une gouvernance claire opérationnelle et en partie territorialisée ».
Du plus favorable au plus défavorable, les scénarios du conseil scientifique prévoient :
• Une épidémie sous contrôle ;
• Un ou des clusters critiques, signes d’une reprise locale de l’épidémie ;
• Une reprise diffuse et à bas bruit de l’épidémie ;
• La perte de contrôle de l’épidémie.
Dans ce dernier cas, il faudrait « choisir entre un confinement national généralisé, permettant de minimiser la mortalité directe, et d’autres objectifs collectifs, économiques et sociaux, s’accompagnant alors d’une importante mortalité directe ».
Mais le conseil scientifique l’écrit aussi : « la contrainte opérationnelle » de son travail prospectif « est d’éviter le confinement généralisé tel qu’il a été applique ? en France du 17 mars au 10 mai 2020 »…
Des P2R-Covid pour les métropoles
C’est dans cet objectif que le plan P2R-Covid doit être mis en œuvre en incluant en particulier : le renforcement des mesures barrière et de distanciation, la mise en œuvre renforcée de la stratégie « tester, tracer, isoler », un plan de protection des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, une protection renforcée par confinement volontaire des personnes les plus vulnérables en raison de leur âge ou de leur état de sante ? et un plan destine ? aux personnes les plus précaires.
La mise en œuvre d’un grand nombre de mesures impliquera les collectivités locales. Et, surtout, le conseil scientifique recommande que les villes et métropoles dans lesquelles la densité de population est la plus élevée, notamment en Ile de France, préparent dès maintenant un plan « qu’elles pourront activer si nécessaire soit sectoriellement en cas de cluster notamment critique, soit a ? l’échelle de la commune ou de la me ?tropole en cas de reprise de l’e ?pide ?mie », en ajoutant que ces P2R-Covid « doivent e ?tre partage ?s voire e ?tablis avec les populations pour e ?tre facilement active ?s et accepte ?s. » Difficile mission !
– Coronavirus : le principal facteur de mortalité, c’est l’âge ?
Source senior actu du 29/5
Cette étude anglaise menée conjointement par des équipes d’Oxford, de l’université de Leeds, du Centre de recherche national en soins intensifs (ICNARC) et de la London School of Hygiene and Tropical Medicine sur 5.683 personnes décédées de la Covid-19 dans des hôpitaux britanniques entre le 1er février et le 25 avril, vient donc confirmer ces empiriques observations.
Selon ces scientifiques, les personnes les plus à risque de mourir de la Covid-19 sont donc les hommes et les personnes âgées ayant des diabètes non contrôlés ou de l’asthme.
Cette enquête montre également que les plus de 80 représentent la moitié des morts (51%), que plus des trois-quarts (79%) des décès concernent les plus de 70 ans et que près des deux-tiers (63%) des personnes décédées à l’hôpital était des hommes (pratiquement deux fois plus de risque de mourir du coronavirus que les femmes !).
Selon le Haut conseil de santé publique, les plus de 80 ans présentent ainsi un risque plus de douze fois supérieur à celui des personnes âgées de 50 à 59 ans et de 180 fois supérieur à celui des 18-39 ans !
Naturellement, les problèmes cardiaques, l’obésité, le diabète et l’hypertension n’arrangent pas les choses… On comprend dès lors, l’hécatombe des personnes âgées vivant en maisons de retraite qui cumulent âge et maladies (on parle de comorbidité).
– Cynthia Fleury : "On a eu un biais, qui était de défendre uniquement la vie biologique, et ça c’est mortifère"
source https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-29-mai-2020#xtor=EPR-5-[Meilleur29052020]
Que retenir de la période de confinement dont les Français sortent ? Pour Cynthia Fleury, "ça a été un grand moment réflexif commun, collectif, c’est rare, dans ces temps d’accélération".
Et puis c’est la revalorisation de l’état social. "Ce qui ressort grandi, c’est l’état de droit c’est les valeurs du partage de la l’information, la coopération. Plus négatif, je remarque la déraison sécuritaire et sanitaire. Nous avons eu un plaidoyer pour la vie, mais ça a été pour l’indivisibilité de la vie, nous avons eu un biais, qui a été de dire quand on défend la vie, on défend uniquement la vie biologique, et ça c’est mortifère".
Pour Cynthia Fleury va s’ouvrir maintenant une période de "de rattrapage, de déclassement et dépréciation, une succession de faux départs, et puis le retour à la vie, au soleil, au printemps". "Nous avons appris beaucoup de choses", selon elle, "Il y a eu les nouveaux usages, comme le télétravail, on va avoir des modes hybrides de vie, il va y avoir des choses assez passionnantes".
Pendant la crise du coronavirus, Cynthia Fleury a développé le concept de "bien-surveillance". "Au nom de la sécurité, du bon sens, de la protection des uns et des autres, on pratique une surveillance qui relève du dictatorial et du liberticide". "La bien-surveillance c’est la dangerosité de vouloir à tout prix faire le bien"
Dans un premier temps chacun pense que c’était normal, on accepte la restriction de liberté ; et le danger des états d’exception c’est de s’accoutumer, il y a le risque d’être zélé. Cela va jusqu’à des délires sur le statique le dynamique, le métro oui et le parc non. Il y a un manque de discernement car nous avons confiné la délibération commune".
"Il ne faut pas s’accoutumer à ça. Il est temps d’en sortir"
Les Français ont-ils été infantilisés ? "La réponse est oui : il y a eu un manque de discernement. C’est compliqué de trouver le juste niveau de langage pour faire prendre conscience de quelque chose de grave et ne pas verser dans la paranoïa."
Dans les moments de crise, on découvre très vite qu’on ne peut pas imposer de règles communes. "Par l’application d’une règle commune très générale, vous ne faites que renforcer les vulnérabilités."
Qu’attendre du Ségur de la santé qui s’ouvre pour réformer le système hospitalier ? "C’est très simple’’, répond la philosophe, " les soignants le disent, il faut faire ce qu’on a fait là [pendant la crise du coronavirus], desserrer la pression gestionnaire. On n’a pas demandé d’avoir des malades rentables, on a permis aux médecins de recruter".
"Dans les discours on a eu un grand moment de révélation, va-t-on passer à l’acte c’est la question"
Pour Cynthia Fleury, la société ne tient d’abord que par le care, "il n’y a pas de rapport immédiat au monde sans le soin, l’attention à l’autre, tout au long de la vie. Or ce soin très ordinaire, sans grand charme, pénible, a été porté par les femmes, pour le rendre gratuit, on l’a dévalorisé. Nous avons cette séparation entre l’urgence et l’exceptionnel qui est détenu par la gente masculine, et le soin de proximité assuré par les femmes".
– "Pas question que l’on nous enferme indéfiniment pour une maladie"
Publié le 29 mai 2020 par Or gris : seniors acteurs des territoires, dans une société pour tous les âges
lien ; http://www.or-gris.org/2020/05/andre-comte-sponville-pas-question-que-l-on-nous-enferme-indefiniment-pour-une-maladie.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail
Invité de la matinale d’Europe 1, le philosophe André Comte Sponville alerte sur le risque d’une privation de privation de liberté que fait selon lui planer le confinement. "Il n’est pas question que l’on nous enferme indéfiniment pour une maladie", dénonce-t-il, déplorant "un climat dépressif et geignard".
"Depuis un mois dans tous nos journaux télévisés et radiophoniques, on commence par le coronavirus, on termine par le coronavirus et entre les deux on a parlé que du Covid-19", s’énerve André Comte Sponville, philosophe et auteur du Petit traité des grandes vertus (Seuil). Invité de la matinale d’Europe 1, il regrette l’omniprésence de l’épidémie dans les médias mais, surtout, l’intellectuel s’inquiète de la durée du confinement et de la privation de liberté qu’il entraîne avec lui.
"Quand on fait de la santé une valeur suprême, c’est ce que j’appelle le pan-médicalisme. Et, si la santé devient une valeur suprême, évidemment la médecine devient la chose la plus importante et nous allons déléguer à nos médecins, non seulement, la gestion de nos maladies ce qui est parfaitement normal, mais aussi la gestion de nos vies et de nos sociétés ce qui pour le coup est beaucoup plus inquiétant", pointe-t-il.
– Covid-19 : les classes populaires paient-elles le plus lourd tribut au coronavirus en France ?
Auteurs Emilie Counil Chercheuse, Institut National d’Études Démographiques (INED) et Myriam Khlat Chercheuse, Institut National d’Etudes Démographiques (INED), Institut National d’Études Démographiques (INED)
Si les personnes âgées constituent le gros des victimes de la pandémie, les travailleurs d’âge moyen ont également été affectés par le Covid-19. C’est en particulier le cas des professionnels de la santé et des employés dont les postes, au contact du public, augmentent le risque d’exposition au coronavirus.
Les demandes formulées par ces travailleurs de première ligne, qui allaient de la mise en place de mesures de protection sanitaire adéquates à la cessation des activités non essentielles ont fait la une des journaux.
Dans le contexte de cette pandémie, les personnes occupant des emplois à bas salaires dans les services essentiels sont fréquemment contraintes, y compris pour des raisons économiques, de poursuivre leur activité en dépit des risques pour la santé. Risques de contamination sur le lieu de travail, conditions de logement difficiles et comorbidités pourraient alors, en agissant de concert, aggraver les inégalités sociales en matière de santé, avec un effet amplificateur des pertes de revenus et licenciements générés par la crise.
Des données récentes sur les hospitalisations liées au Covid-19 en France reflètent cette situation. Près de 40 % des personnes hospitalisées sont des adultes en âge de travailler. Lire l’article sur le lien : https://tinyurl.com/ybv4qqo6
– Comprendre la pandémie Une vidéo de qualité
revoir la vidéo de la séance exceptionnelle organisée par l’Académie des sciences sur la maladie à coronavirus Covid-19, diffusée pour la première fois le 7 mai 2020. Six orateurs, font chacun le point en 10 minutes sur les sujets suivants :
• Les tests ; Olivier Schwartz, directeur de l’Unité Virus et Immunité – Institut Pasteur
• Les médicaments ; Patrick Couvreur, professeur, membre de l’Académie des sciences, président de l’Académie de pharmacie
• Les vaccins : Frédéric Tangy, chef du laboratoire d’innovation : Vaccins – Institut Pasteur
• La situation de l’épidémie : Dominique Costagliola, directrice de recherche Inserm, membre de l’Académie des sciences
• Le traçage : Olivier Faugeras, directeur de recherche émérite, groupe MathNeuro – Inria, membre de l’Académie des sciences
• La santé publique : Arnaud Fontanet, responsable du département Santé globale – Institut Pasteur
https://www.academie-sciences.fr/fr/Seances-publiques/covid-19-seance-exceptionnelle.html
– Santé publique : le pari d’une résurgence maîtrisée du coronavirus
Le risque d’une deuxième vague n’est pas écarté, mais les médecins tablent sur une augmentation lente du nombre de cas dans deux semaines. Le virus pourrait s’avérer moins contagieux qu’on ne le pense. Ce lundi, les commerces et les écoles ont réouvert, mais de nombreux Français ne se sentent pas encore en sécurité. Deux foyers épidémiques ont été détectés samedi en Nouvelle-Aquitaine, dans la zone verte où le virus circule moins. Des enseignants qui préparaient la reprise des cours dans un collège de la Haute-Vienne se sont contaminés. Le virus s’est également invité à un enterrement en Dordogne : l’enquête menée par l’agence régionale de santé a permis de détecter neuf cas positifs sur 103, dans un premier temps.

Plan hôpital

– 6 milliards pour augmenter les salaires à l’hôpital ?
Olivier Véran a dévoilé mercredi l’enveloppe prévue pour les hausses de salaires des soignants. Après des semaines de concertation sans chiffre, les syndicats savent enfin combien le gouvernement est prêt à dépenser pour améliorer la rémunération des personnels hospitalier — hors médecins, qui font l’objet d’une négociation parallèle. Lors d’une réunion sur ce sujet, le ministre de la Santé a avancé le chiffre de 6 milliards d’euros "pour les hôpitaux, les établissements médico-sociaux (publics, ndlr) et les établissements privés", a indiqué à l’AFP un des participants. Cette somme inclut une augmentation générale des salaires des agents de la fonction publique hospitalière (hôpitaux, Ehpad...), une refonte des primes, ainsi que des hausses ciblées sur certaines professions.
– L’épidémie incite à remettre à plat la gestion de l’hôpital
Auteur Laurent GIRAUD Chercheur associé à la Chaire "ESSEC du Changement", Maître de conférences à Toulouse School of Management et Formateur pour l’Association Nationale de Formation permanente du personnel Hospitalier (ANFH), ESSEC
La crise sanitaire déclenchée par l’épidémie de Covid-19 a jeté une lumière crue sur le manque de moyens hospitaliers. Elle a aussi mis en exergue la forte mobilisation des personnels, intacte malgré plusieurs mois de conflits sociaux visant à dénoncer les conséquences des décennies de politiques budgétaires drastiques auxquelles a été soumis l’hôpital public.
Par le passé, des améliorations majeures de notre système de santé ont résulté de ruptures historiques. La Révolution française, d’abord, a permis à la médecine de s’ouvrir aux sciences. La Seconde Guerre mondiale a donné lieu à la création de la Sécurité sociale et à la garantie d’accès aux soins à tous. Enfin, Mai 68 a accéléré la création des centres hospitaliers universitaires, dont la création avait été initiée en 1958 par Robert Debré : les sites hospitaliers se dotent alors de structures de recherche et d’enseignement.
Lien : https://tinyurl.com/y9y46afj
– Le plan pour l’hôpital sera présenté mi-juillet, promet le gouvernement
C’est “au plus tard à la mi-juillet” que le gouvernement tirera les conclusions du “Ségur de la santé” qui doit débuter le 25 mai, a annoncé mercredi le ministre de la santé, Olivier Véran. “Au plus tard à la mi-juillet, nous tirerons les conclusions de ces concertations auprès des professionnels [de santé] pour apporter des réponses ajustées et construire un système plus fort et plus résilient”, a-t-il déclaré à l’issue du conseil des ministres. Des “échanges nationaux” seront conduits avec “le soutien de Nicole Notat, qui sera entourée d’experts”, a-t-il ajouté.
– "Ségur de la santé" : le secteur médico-social n’est pas oublié
Media social du 21/5 Lors du conseil des ministres du 20 mai, le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran a présenté une communication relative au « Ségur de la santé », cadre de concertations visant la définition d’un « plan massif d’investissement et de revalorisation » des carrières du secteur sanitaire et médico-social. Les concertations nationales commenceront le 25 mai.
Elles permettront de développer les quatre piliers du plan :
• revalorisation des carrières et développement des parcours professionnels à l’hôpital et dans les Ehpad (hausse des salaires, modernisation de la politique de gestion des personnels et des compétences...) ;
• plan d’investissement et réforme des modèles de financement (identification de nouveaux principes directeurs, tels que « l’investissement au service de la réponse aux besoins de la population ») ;
• mise en place « d’un système plus souple, plus simple, plus en proximité, en revalorisant le collectif, le sens de l’équipe et l’initiative des professionnels » (redonner aux professionnels les capacités d’innover, etc.) ;
• mise en place d’une organisation du système de santé fondée sur le territoire et intégrant hôpital, médecine de ville et médico-social (renforcement des organisations territoriales en santé notamment).
Les conclusions de l’ensemble des concertations devront être rendues « d’ici mi-juillet ».
– « Ségur de la santé » : Les revalorisations pourraient dépasser 5 Mds
Les premières estimations circulant dans les sphères de l’Etat montrent, selon nos informations, un coût potentiel de 5 à 6 milliards d’euros par an pour une hausse des salaires des infirmiers et des aides soignants. En incluant les médecins et les personnels non-soignants, la Fédération hospitalière de France table sur 7 à 8 milliards par an pour les seuls hôpitaux publics, hors recrutements.

Bilan du confinement

– Pratiques et opinions des médecins généralistes pendant le confinement lié au Covid-19
Début avril, la DREES a réalisé une enquête flash auprès des médecins généralistes pour connaître leurs opinions et pratiques pendant le confinement lié au covid-19. Les résultats de cette enquête montrent dans quelle mesure l’activité des généralistes a été bouleversée mais aussi plus largement ce qu’ils pensent de cette crise sanitaire.
L’activité des médecins généralistes pendant le confinement
Le volume horaire de 9 généralistes sur 10 a diminué pendant la première quinzaine d’avril, entraînant une baisse du temps de travail moyen comprise entre 13 % et 24 %. Dans la perspective d’un éventuel afflux de patients au moment de la levée du confinement, 7 médecins généralistes sur 10 se déclarent prêts à augmenter leur temps de travail au –delà de leurs horaires habituel avant la crise.
Par ailleurs, les médecins généralistes ont pris des dispositions pour le diagnostic de patients suspectés d’être infectés par le coronavirus mais aussi pour leur surveillance. À ces fins, 7 sur 10 ont mis en place de la téléconsultation, tandis que 4 sur 10 ont eu recours aux visites à domicile. Pour autant, seulement 1 médecin généraliste sur 10 déclare que plus de la moitié de ses consultations a pour motif principal le coronavirus, cette proportion est de 1 sur 4 dans les départements les plus touchés par l’épidémie.
Les demandes de soins pour stress, troubles anxieux ou dépressifs ont augmenté par rapport à la normale pour plus d’1 médecin sur 2 alors que les autres motifs de consultations (suivi de pathologies chroniques, suivi de grossesse, suivi pédiatrique) ont fortement diminué pour la majorité des médecins. Afin de réaliser le suivi de leurs patients les plus à risque, la moitié des médecins ont adopté une démarche active pour les joindre.
Perception des risques et opinions des médecins généralistes face à la crise sanitaire
4 médecins généralistes sur 10 considèrent l’épidémie Covid-19 particulièrement grave contre 7 personnes sur 10 en population générale et un quart des médecins estiment que leur risque d’être contaminé est élevé.
À la mi-avril, 6 médecins sur 10 estiment ne pas pouvoir se protéger efficacement lors des consultations. Parmi eux, deux tiers déclarent s’en sortir par le « système D ». 1 médecin généraliste sur 3 craint de contaminer ses patients lors des consultations, compte tenu des moyens de protection dont il dispose et 1 médecin sur 6 s’est fait dépister à la mi-avril.
6 médecins sur 10 font confiance au ministère chargé de la santé pour gérer l’épidémie, et la moitié pour informer les professionnels de santé. 2 médecins sur 3 jugent que les recommandations officielles diffusées sur le site du Ministère sont claires, mais 2 sur 3 pensent également qu’elles changent trop souvent.
https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/etudes-et-statistiques/publications/etudes-et-resultats/article/comment-les-medecins-generalistes-ont-ils-exerce-leur-activite-pendant-le-12120

Actualités du pouvoir d’achat

– 2018, une personne sur quatre a du mal à boucler ses fins de mois
En France, fin 2018, selon le Baromètre d’opinion de la DREES qui interroge plus de 3 000 personnes, une personne sur quatre a souvent du mal à boucler ses fins de mois. De même, une sur quatre aurait beaucoup de mal à faire face à une dépense imprévue de 500 euros. La moitié de ces personnes ont un emploi.
Les situations d’insécurité financière touchent particulièrement les ouvriers et employés : un tiers d’entre eux affirment avoir souvent des difficultés pour boucler leurs fins de mois et un quart s’estime pauvre, alors que ces situations affectent moins d’une personne sur dix parmi les cadres et professions intermédiaires. Avoir des revenus variables d’un mois sur l’autre constitue un facteur aggravant du sentiment d’insécurité économique : c’est le cas d’un ouvrier et employé sur quatre pour à peine un cadre et profession intermédiaire sur six.
Les retraités font un peu moins souvent part d’insécurité financière que les actifs (un sur six a souvent du mal à boucler ses fins de mois). Les écarts observés sur ces questions par rapport aux actifs restent toutefois globalement de faible ampleur. Parmi les retraités non propriétaires de leur résidence principale, deux personnes sur dix se disent très pessimistes pour leur avenir personnel (contre une personne sur dix chez les autres retraités).
Source ; https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/etudes-et-statistiques/publications/etudes-et-resultats/article/en-2018-une-personne-sur-quatre-a-souvent-du-mal-a-boucler-ses-fins-de-mois
– Des évolutions du niveau de vie contrastées au moment du départ à la retraite
source https://www.insee.fr/fr/statistiques/4308750
En moyenne, les personnes ayant liquidé leur retraite en 2013 ont un niveau de vie plus bas en 2016, trois ans après leur départ à la retraite, que celui qu’elles avaient en 2010, trois ans avant leur départ : – 6,9 % pour les femmes et – 9,1 % pour les hommes. C’est le cas pour six nouveaux retraités sur dix.
Les situations des nouveaux retraités sont diverses. Le niveau de vie moyen des personnes appartenant aux 10 % les plus modestes en 2010 augmente de 69 % entre 2010 et 2016, tandis que celui des 10 % les plus aisées baisse de 27 %. La liquidation des droits à la retraite conduit en particulier à augmenter le niveau de vie moyen des personnes qui ont connu des situations difficiles en fin de carrière sur le marché du travail.
Trois ans avant le départ à la retraite, 10 % des nouveaux retraités de 2013 sont pauvres. Ils ne sont plus que 7 % dans cette situation trois ans après leur départ, mais ce sont souvent les mêmes personnes qui sont pauvres avant et après le départ à la retraite.
– Une inflation stagnante

La situation actuelle de la perte de pouvoir d’achat des retraités avec une inflation chaotique.

Le renoncement aux soins ?

— Quelle part de la population renonce à se soigner faute d’argent en France ?
Article complet sur le lien : http://www.observationsociete.fr/revenus/pauvrete/qui-renonce-a-se-soigner-faute-dargent-en-france.html
Combien de personnes renoncent à se soigner faute d’argent ? Les données divergent beaucoup. Selon l’enquête de l’Insee « Statistiques sur les ressources et conditions de vie », 0,8 % des personnes interrogées disent avoir renoncé à un examen ou à un traitement médical faute d’argent au cours des douze derniers mois et 2,7 % à un traitement dentaire, soit 3,5 % au total (données 2017 pour les 16 ans et plus). Chez les 20 % les plus modestes, les proportions sont respectivement de 1,8 % et 5,7 %, soit 6,5 % au total. Dans la même enquête, le niveau de renoncement aux soins était estimé à 10 % pour l’ensemble de la population vint ans plus tôt, à la fin des années 2000. L’extension de la couverture maladie complémentaire a amélioré sans nul doute le recours aux soins, mais l’ampleur de la baisse interroge.
Une seconde étude porte sur le même sujet : l’enquête Santé et protection sociale, publiée en 2017, constitue un vaste diagnostic santé mené tous les deux ans par l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes). Elle aboutit à un taux de renoncement déclaré pour raisons financières sur 12 mois de 17 % pour les soins dentaires chez les 18 ans et plus en 2014, 10 % pour l’optique, 5 % pour les médecins généralistes et 4,5 % pour les autres types de soins. Enfin, selon le baromètre annuel d’opinion du ministère des Affaires sociales, 20 % des Français ont renoncé à aller chez le dentiste en 2014, dont la moitié faute d’argent. Les années des données ne sont pas identiques et la formulation des questions peut aboutir à des réponses très différentes 1, mais l’ampleur de l’écart entre ces trois sources mériterait au moins une explication. De 2,7 % à 17 % en passant par 10 % pour le renoncement aux seuls soins dentaires, il s’agirait de s’entendre.
Seule l’enquête de l’Irdes permet d’en savoir plus sur qui, concrètement, renonce à des soins faute d’argent. Elle montre tout d’abord que près de la moitié (45,9 %) des cas de renoncement est liée aux soins dentaires, particulièrement chers et mal remboursés, même par les couvertures complémentaires. L’optique en représente plus du quart. C’est beaucoup moins pour l’accès au médecin (14 % des motifs de renoncement qui joue).
Qui indique renoncer à aller chez le dentiste faute d’argent ? Logiquement, les plus pauvres : le taux de renoncement atteint 28 % parmi les 20 % les plus démunis. On notera que 7,5 % des 20 % les plus aisés sont dans ce cas, ce qui là encore mériterait une explication. Une partie de la population, favorisée, dit renoncer aux soins faute d’argent alors qu’elle en a les moyens. Visiblement, elle ne renonce pas à cause de son revenu mais parce qu’elle trouve le coût trop élevé ce qui n’est pas la même chose. Logiquement, le taux de renoncement est très supérieur dans les catégories populaires : il dépasse 20 % chez les ouvriers et les employés (même 27 % chez les employés du commerce, souvent des femmes, vendeuses ou caissières). Enfin, on s’en doute, le fait d’avoir une couverture maladie est le facteur essentiel puisque le taux de renoncement aux soins monte à 40 % pour ceux qui en sont dépourvus.
Il faut considérer ces données, déclaratives, avec précaution. La part de la population qui renonce à se soigner faute d’argent a fortement diminué et n’a rien à voir à ce que notre pays a pu connaître il y quelques décennies. Les mesures dites « reste à charge zéro », prises en vue de l’amélioration des remboursements pour le dentaire et l’optique, vont réduire encore l’effet du niveau de vie dans le renoncement aux soins. Pour partie, le problème se déplace vers d’autres facteurs : l’éloignement géographique, le sexe, l’offre locale, etc. (voir notre article). Cela ne signifie pas que l’argent ne compte plus en matière de santé. Même s’il ne restait que 5 % de Français dans ce cas, cela représenterait tout de même trois millions de mal soignés à cause de leurs revenus. Une partie de la population, la plus pauvre, reste mal couverte. De manière plus large, le renoncement persiste en ce qui concerne les soins très coûteux qui demeurent mal remboursés ainsi que l’accès aux médecins qui pratiquent des dépassements d’honoraires. Tous les malades n’ont pas accès aux mêmes médecins et doivent parfois attendre plusieurs mois pour être soignés. L’accès aux soins progresse mais une médecine à deux vitesses existe toujours en France.
— Quels sont les éléments qui déterminent le recours aux soins
Revenus, diplôme, milieu social, lieu d’habitation, sexe, âge… le recours aux soins dépend d’un ensemble de facteurs dont il est difficile de distinguer l’influence respective. Les progrès ont été considérables dans ce domaine au cours des dernières décennies. Pour autant, les pratiques demeurent fortement différenciées et une partie de la population renonce aux soins.
Articjle : http://www.observationsociete.fr/sante/sante-sante/les-determinants-du-recours-aux-soins.html

Les expressions étranges de l’actualité

– « Backtracking » Divers États ont mis à profit les technologies numériques pour lutter contre la propagation du coronavirus. La Corée du Sud recourt par exemple à la géolocalisation des personnes malades via leurs téléphones portables. Pour s’assurer du respect de la quarantaine, la Pologne utilise quant à elle une application mobile reposant sur des selfies pris par les patients. Voir l’article : https://tinyurl.com/rv5azob
– « Big One » ? c’est le nom donné à un séisme dévastateur qui devrait survenir sur la côte ouest des États-Unis. Le dernier grand tremblement de terre de cette région a été provoqué par un mouvement le long de la faille de San Andreas, en 1906. Les Echos reprennent ce terme pour craindre que l’épisode épidémique que nous traversons n’est qu’une répétition avant une pandémie plus dévastatrice ? « Le grignotage de la biodiversité et les capacités d’adaptation de l’infiniment petit fournissent plus d’occasions aux virus les plus inhospitaliers de se répandre, craignent les experts. Ils plaident pour la tranquillité des espaces et de la vie sauvage. »
– « brigades d’anges gardiens » On avait commencé à parler de « brigades sanitaires », fortes d’environ 20 000 à 30 000 personnes chargées d’établir ces listes des « cas contacts », pour les « inviter à se faire tester ».
« Pour cela, l’article 6 du projet de loi d’urgence sanitaire va créer une base de données pour ces enquêtes épidémiologiques, nous explique Dalloz (Pierre Januel). Ce fichier pourra contenir des données de santé et d’identification sur les personnes infectées et celles ayant été en contact avec elles, le cas échéant sans leur consentement. Il pourra également être nourri des données de Santé publique France, de l’Assurance maladie et des Agences régionales de santé (ARS). Les services de santé et les laboratoires autorisés à réaliser les tests pourront avoir accès aux données. ». Des « brigades sanitaires » incluant entre 3000 et 4000 salariés de l’Assurance maladie et renforcées par des membres de la Croix-Rouge et des Centres communaux d’action sociale, s’il le faut.
– « brigades sanitaires » Voir brigades d’anges gardiens….
– « cas contacts » Les personnes qui ont été en contact avec des personnes infectées.
– « Cluster » terme utilisé dans de multiples sens mais qui dans la période signifie foyer de contagion. En anglais on dit « Disease cluster ».
– « contact tracing » un « système d’information », une méthode qui vise à identifier les chaînes de contaminations virales. Ou plus précisément à « identifier toute personne susceptible de transmettre le virus » en « répertoriant les personnes malades et les personnes contacts des personnes malades ». Le « contact tracing » sera ainsi mis en place autour des personnes atteintes du coronavirus et de leur entourage « pour une durée maximale d’un an ». Il se fera à cinq degrés différents, a précisé Olivier Véran. Tout d’abord,
– le recueil des résultats des tests, lorsqu’ils sont positifs, par les laboratoires. Ensuite, ce qu’on appelle le
- « tracing de niveau 1 », qui sera exercé par les médecins, les professionnels de santé de premier recours, pour définir le premier cercle des cas de contacts potentiels.
– Puis le « tracing de niveau 2 », organisé par l’Assurance maladie : il visera à « enrichir la liste des contacts potentiels au-delà de ce premier cercle », de « vérifier qu’aucune personne potentiellement malade n’ait pu échapper aux premiers tracings » et « donner des consignes prophylactiques aux intéressés ».
– Enfin le « tracing de niveau 3 » organisé comme c’est le cas depuis le début de l’épidémie, par les ARS : il s’agit d’aller identifier des chaînes de contamination, des chaînes de transmission, des « clusters ». Les ARS seront aussi « chargées de faire respecter » les consignes sanitaires.
– « Déconfinement » Si le verbe déconfiner (sortir du confinement) existe, le terme « déconfinement » n’est pas reconnu par le Larousse et le litrré… Seules l’encyclopédie Universalis l’a intégré dans les termes de physique nucléaire, et Wikipedia dans son sens actuel. Pour mémoire son opposé « confinement » est défini par le littré : Action de confiner, de reléguer, et terme de droit criminel. La peine de l’isolement dans les prisons. Tout un programme !!!
– « deux corps du roi » Utilisé par des journalistes à l’occasion des « sorties » de E. Macron, il faut faire appel à l’historien Patrick Boucheron (2006) écrit ainsi : « Parce qu’il est naturellement un homme mortel, le roi souffre, doute, se trompe parfois : il n’est ni infaillible, ni intouchable, et en aucune manière l’ombre de Dieu sur Terre comme le souverain peut l’être en régime théocratique. Mais dans ce corps mortel du roi vient se loger le corps immortel du royaume que le roi transmet à son successeur » La conception britannique de ce double corps du roi, analogue à certaines théories christologiques, peut conduire à une opposition interne à celui-ci : ainsi, le Roi peut s’opposer au roi. En particulier, le Roi en son conseil, c’est-à-dire le Parlement, peut prétendre s’opposer au roi, en parlant pour le Roi lui-même. Cette interprétation spécifique à la Grande-Bretagne la distingue des versions absolutistes en vigueur sur le continent.
— « distanciation sociale » est une traduction de l’anglais « social distancing » utilisé dans la prévention des épidémies de grippe. Il était estimé que le vaccin contre la grippe n’est que de 23% efficace. En tant que tel, on recommandais que des mesures supplémentaires de prévention de la grippe soient prises. Une étude estimait qu’on pouvcait réduire le risque de la grippe simplement en évitant les interactions sociales.
– « épidémie », « pandémie », « endémie » L’épidémie est le développement et la propagation rapide d’une maladie contagieuse, le plus souvent d’origine infectieuse, dans une population. La pandémie est une épidémie étendue à toute la population d’un continent, voire au monde entier. L’endémie se traduit par la persistance d’une maladie infectieuse au sein d’une population ou d’une région.
— « Eprus » établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires, créé en 2006 dont la mission principale était « l’acquisition, la fabrication, l’importation, le stockage, la distribution et l’exportation des produits et services nécessaires à la protection de la population face aux mesures sanitaires graves », y compris bien sûr les, vaccins et les fameux masques chirurgicaux et FFP2 ! La crise H5N1 avait en effet mis en évidence diverses faiblesses dans la réponse logistique de l’Etat. L’EPRUS a a été fusionné en 2016 avec Santé publique France.
– « être médusé par les événements »...Méduse une des trois gorgones de la mythologie grecque. Elle avait un don qu’Athéna lui avait donné, celui de « pétrifier » les rares inconscients qui osaient la regarder dans les yeux.
– « gestes barrières » Cette formule existait déjà avant le COVIS-19. En 2019, la Sécu visait à faire adopter 4 types de gestes pour limiter la transmission des virus en hiver. Ces « gestes barrières » font barrage aux virus et contribuent à se protéger et protéger son entourage disait AMELI.fr sur son site. Au nombre de 4 : Se laver les mains ; Éternuer dans son coude ; Utiliser un mouchoir à usage unique ; Porter un masque jetable quand on est malade. Ce dernier geste a semble-t-il été oublié dans la bataille de ce printemps 2020.
– “Great Lockdown”, ou le “Grand Confinement” en référence aux précédentes crises, la “Grande Dépression” des années 30 et la “Grande Récession” de 2009 qui a suivi la crise financière mondiale. C’est l’économiste en chef du Fonds monétaire international, Gita Gopinath, qui a employé l’expression ce mardi 14 avril en dévoilant les dernières prévisions pour l’économie mondiale face à la crise du coronavirus.
– « Illectronisme » l’incompréhension du fonctionnent et du maniement des ordinateurs, du web, des smartphones, etc. Bref, des nouvelles technos.
– « immunité de groupe » l’immunité collective, c’est-à-dire ce moment où le virus arrête de lui-même sa circulation parce que suffisamment d’entre nous l’avons eu.
– « patient zéro ». Le mythe du « patient zéro », est un grand classique des épidémies : Le coupable originel dont on veut la photo,… De préférence étrangère. Un journal gouvernemental chinois, le Global Time, a d’abord accusé un cycliste de l’armée américaine en visite à Wuhan en octobre 2019 d’être à l’origine de la pandémie Corona. En Italie, on en est sûr, « l’Homo Wuhan » serait un allemand de 33 ans qui avait reçu une collègue de Shanghai infectée à Munich. Ainsi croit-on se souvenir, d’une poignée de coupables certifiés de la Grande Peste de 1348. Des cadavres tatares dévorés par les bubons que le khan Djanibek aurait catapultés à l’intérieur de la forteresse génoise de Gaffa en Crimée. Mais le plus célèbre des « patients zéros » c’est celui de l’épidémie de sida qui explose en 1981. Il s’agirait d’un steward canadien, Gaëtan Dugas. Sauf que tout était faux y compris le prélèvement sanguin. Le virus du sida circulait depuis belle lurette en Afrique, puis aux Caraïbes dans les années 1960, et aux États Unis . G Malaurie pour Historia
– « Prévalence » : En épidémiologie, la prévalence est une mesure de l’état de santé d’une population, dénombrant le nombre de cas de maladies à un instant donné ou sur une période donnée. Pour une affection donnée, on calcule ainsi le taux de prévalence…
– « Résilience » – De plus en plus utilisé, il n’a rien à voir avec le verbe résilier. La résilience est un terme utilisé en psychologie pour désigner la capacité d’un individu à prendre la mesure d’un traumatisme physique ou psychologique pour réussir à le surmonter et à se reconstruire, aller de l’avant. Il s’agit pour la personne de comprendre et d’évaluer les ressorts psychiques relatifs à un obstacle, un choc traumatique, pour mieux les dépasser et s’épanouir malgré les dégâts psychologiques causés. La résilience sera souvent impulsée par une réflexion sur soi, par la parole ou par un accompagnent thérapeutique.
— « RO » ou « Ro » : Le taux de reproduction de base d’une maladie infectieuse en épidémiologie. C’est le n— en d’infections secondaires produites lorsqu’un individu infecté est introduit dans une population où l’ensemble des individus sont sensibles. Si le R0 est inférieur à 1, il n’y a pas de situation épidémique ; dès qu’il est supérieur à 1, il y a épidémie. Dans le cas de Covid-19, ce nombre se situe entre 2 et 3. C’est donc bien une situation épidémique typique. Pour la grippe espagnole de 1918-1919, le R0 était de 2, 3 ; la tuberculose, c’est 10, donc extrêmement contagieux ; la rougeole, de 12 à 18.
– « Seconde ligne ». Quand Emmanuel Macron parle de la « première ligne » et de la « seconde ligne » des Français mobilisés face au Codiv-19, pas sûr qu’ils pensent tous au fort de Vaux à Verdun en 1916. En dessous d’une diagonale La Rochelle-Grenoble, ce sont plutôt les deux premières rangées des avants du rugby qui viennent à l’esprit.
- « StopCovid » Cette application sur smartphone, présentée le 8 avril dernier par le ministre chargé de la Santé Olivier Véran et par le secrétaire d’État au Numérique Cédric O, aura pour objectif de prévenir leurs détenteurs s’ils ont été en contact avec un malade du Covid-19. Basée sur le volontariat, elle utilise la technologie Bluetooth qui se limite à un périmètre restreint : quelques mètres tout au plus.
– « super-spreader » individu capables d’infecter beaucoup plus de personnes que le R0 moyen.
– « Symptomatique » Qui caractérise, ou qui est l’indice, le signe révélateur ou avant-coureur de la maladie. et son contraire « asymptomatique »Se dit d’une maladie, d’un trouble qui ne s’accompagne pas de symptômes
– « taux de létalité » Il définit le nombre de morts par rapport au nombre de cas déclarés.
– « Thanatophobie » crainte morbide de la mort

Une série d’articles à lire sur le coronavirus

— Covid-19 : chronique d’une émergence annoncée, deux textes à lire de Ph. Sansonetti Spécialiste des maladies infectieuses,
https://laviedesidees.fr/Covid-19-chronique-d-une-emergence-annoncee.html
https://laviedesidees.fr/Sortie-de-confinement-ou-la-somme-de-tous-les-dangers.html
– Coronavirus Coronavirus (SARS-CoV et MERS-CoV) Du simple rhume au syndrome respiratoire aigu sévère
Les coronavirus constituent une famille de virus dont certains peuvent infecter les humains, entraînant le plus souvent des symptômes bénins de type rhume. Néanmoins, trois épidémies mortelles sont déjà survenues au 21e siècle, dont celle en cours. Elles impliquent des coronavirus émergents, hébergés par des animaux et soudain transmis à l’homme : les Sars-CoV et le Mers-CoV.
Alors que l’épidémie liée au coronavirus Sars-CoV2 se propage dans le monde, la recherche se mobilise pour accélérer la production des connaissances sur ce virus, sur la maladie qu’elle provoque (COVID-19) ainsi que les moyens de la guérir et de la prévenir. Lien :
https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/coronavirus-sars-cov-et-mers-cov
– Coronavirus : Regards de l’EHESS (école des hautes études sciences sociales)
Les chercheuses et chercheurs de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) le soulignent dans leurs interventions auprès des médias dont nous vous proposons de retrouver une sélection : les épidémies ne se contentent pas d’attaquer les corps. Véritables actrices historiques et sociales, elles matérialisent – et fragilisent – des constructions sociales, politiques et économiques d’ordinaire invisibles et tacites. Elles ébranlent évidemment au premier plan les politiques de santé publique et conduisent les États à reconsidérer leurs rapports avec les populations. Les épidémies travaillent aussi le temps des sociétés. Les modes de gestion de la crise sanitaire réactivent des traditions parfois anciennes (telle la « mise en quarantaine ») autant qu’elles sont susceptibles d’accélérer parallèlement certaines évolutions ou de faire émerger des pratiques nouvelles, à l’exemple du recours aux drones, à l’intelligence artificielle et à la reconnaissance faciale dans la réponse chinoise. Mais au-delà du strict cadre sanitaire, les épidémies bouleversent les activités d’une humanité désormais mondialisée.
un aperçu du type d’approches et de questionnements susceptibles d’éclairer un tel phénomène.
https://www.ehess.fr/fr/échos-recherche/coronavirus-regards-lehess

– Statut immunitaire de la population française
EpiCOV, c’est le nom de l’enquête nationale qui vient d’être lancée par l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). Déterminé par l’Insee, un échantillon de 350 000 personnes va recevoir par courrier et/ou mail un questionnaire à remplir. Ce même échantillon pourra participer à une deuxième phase, avec un test sérologique. Les premiers résultats sont attendus fin mai. Cette meilleure connaissance du statut immunitaire de la population doit pouvoir guider les choix politiques. ASH du 6/5

informations et sites à propos du coronavirus

• Une vidéo de Arnaud Fontanet, le décryptage de l’épidémiologiste
 ? La génèse de l’épidémie en France - Comment fonctionne le comité scientifique ? - Le confinement et les soins - A quoi devraient ressembler les prochaines semaines et la sortie du confinement ?
 ? https://www.youtube.com/watch?time_continue=10&v=Obk8t0ODgNQ&feature=emb_logo
• Les sites officiels :
 ? https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus
 ? https://www.santepubliquefrance.fr/
 ? https://solidaires-handicaps.fr/
• Le site de l’ARS Occitanie
 ? https://www.occitanie.ars.sante.fr/
• les questions-réponses officielles : un site et une vidéo
 ? https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A13959?xtor=EPR-141
 ? https://www.vie-publique.fr/questions-reponses/273959-questions-sur-le-coronavirus-et-le-covid-19#xtor
 ? https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=Poki9YHfvY8&feature=youtu.be
• Des chiffres et des graphiques sur la pandémie (source gazette des communes) ; lien : : https://tinyurl.com/r86crxe
• Des documents pratiques :
 ? le lavage des mains : http://www.geriatrie-albi.com/pourquoi-vingt-secondes.pdf
 ? outils de prévention destinés aux professionnels et au grand public, sur le site de "santé publique france" : https://tinyurl.com/vkzuro8
 ? Covid-19 : quelles précautions prendre avec les aliments et les emballages ? Lien : https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A13966?xtor=EPR-141
• Les nouveaux numéros de téléphone à connaître :*
 ? Le 0800 130 000 : pour une aide psychologique,
 ? Pour les victimes de violences : faire le 17 ou le numéro d’écoute national 3919, dont les horaires sont toutefois réduits (du lundi au samedi de 9h à 19h). Les victimes peuvent désormais se rendre directement en pharmacie et bénéficier de la protection de la police ou de la gendarmerie. Il existe aussi la plateforme de signalement : arretonslesviolences.gouv.fr.
 ? Le 119, numéro d’appel pour l’enfance en danger, est joignable 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 .
 ? Les personnes sourdes et malentendantes ou ne pouvant pas téléphoner peuvent envoyer un SMS au 114. ou joindre le numéro 116 006 de France Victimes.
• Les informations régionales :
 ? PORTAIL COVID19.REHPA.OR ; Le réseau de recherche en Ehpad du Gérontopôle du CHU de Toulouse et l’Équipe Régionale Vieillissement et Prévention de la Dépendance se mobilisent pour apporter leur soutien aux équipes des Ehpad de la région Occitanie. Des ressources visant à accompagner leur activité et la gestion de cette crise. Le CREAI-ORS intervient en support technique. Site :
 ? https://covid19.rehpa.org/
• SOLIDAIRES-HANDICAPS
 ? L’objectif de la plateforme solidaires-handicaps est de faire converger vers un même site toutes les initiatives sur les territoires et au niveau national pour permettre aux personnes concernées et leur famille de trouver rapidement des solutions adaptées à proximité.
 ? www.solidaires-handicaps.fr
• Infographies utiles Covid - 19
 ? Retrouvez l’ensemble des infographies utiles ci-dessous,
 ? https://www.handeo.fr/node/20078
– Symptômes du Covid-19 : un test en ligne
• Publié le 24 mars 2020 - L’autodiagnostic en ligne validé par le ministère des Solidarités aide gratuitement à prendre la bonne décision selon vos symptômes. Développé par l’Institut Pasteur et les Hôpitaux de Paris (APHP), le site maladiecoronavirus.fr permet d’orienter les personnes pensant avoir été exposées au virus. Lien : https://maladiecoronavirus.fr/
– COVID-19 en 10 questions :
https://www.vie-publique.fr/questions-reponses/273959-questions-sur-le-coronavirus-et-le-covid-19#xtor

Réflexions autour du confinement et de la pandémie ?

– Maintenir la distance : tristesse à venir d’une socialité sans contacts ?
Fabienne Martin-Juchat Professeure en sciences de l’Information et de la communication, Université Grenoble Alpes
Avez-vous vous aussi observé les changements qui affectent la socialité ordinaire ? Lors de nos rares sorties, les regards sont fuyants, les visages sont sévères, les saluts rares. Pourquoi un tel comportement ? Le Covid-19 ne se contracte pourtant ni par le regard, ni en disant « bonjour » à un passant. Ce changement qui ne se manifeste pas que dans les quartiers urbains et « sensibles » pourrait sembler anodin. Mais il annonce une évolution peut-être durable. Si Erving Goffman était encore vivant, comment qualifierait-il ce changement ? Article sur le lien : https://tinyurl.com/yczmomn4
— -Le logement, vecteur des inégalités
La qualité de l’habitat augmente, mais également les inégalités de logement entre catégories socio-professionnelles, que le confinement rend particulièrement visibles. Surface, surpeuplement, localisation et accès à l’extérieur figurent parmi les indicateurs de cette hiérarchie sociale. Article sur le lien : https://laviedesidees.fr/Le-logement-vecteur-des-inegalites.html
– Penser l’après : Le confinement, un rite de passage ?
Vanessa OltraMaître de conférences en économie, créatrice du festival FACTS, Université de Bordeaux et Gregory Michel Professeur de Psychologie Clinique et de Psychopathologie, Institut des Sciences Criminelles et de la Justice, Université de Bordeaux, Université de Bordeaux
Nous sommes plus de trois milliards de personnes à être confinées en ce moment, soit la moitié de la population mondiale. Face au caractère inédit de la situation, il est tentant de croire qu’un changement fort adviendra « après » la crise. Mais sortirons-nous vraiment transformés par cette épreuve ? À quoi ressemblera « l’après » ?
article sur le lien : https://tinyurl.com/yaae7rl4
— Épidémies et pandémies : quelles leçons de l’histoire ?
Par Philippe Clairay
– « Verdâtre, les lèvres cireuses, les paupières plombées, le souffle saccadé et court, écartelé par les ganglions, tassé au fond de sa couchette comme s’il eût voulu la refermer sur lui ou comme si quelque chose, venu du fond de la terre, l’appelait sans répit, le concierge étouffait sous une pesée invisible. La femme pleurait.
- N’y a-t-il donc plus d’espoir, docteur ?
- Il est mort, dit Rieux. » (Albert Camus, La Peste ).
Intrinsèquement liés à l’existence humaine, les bactéries et les virus ont accompagné et marqué les différentes étapes du développement de la civilisation. Aujourd’hui, confrontées à un nouvel « ennemi » pour reprendre ce registre langagier autour de la guerre, nos sociétés ont paru à nouveau sidérées par ce défi, avant qu’elles réagissent. Ce fut, semble-t-il, toujours le cas. Lien : https://tinyurl.com/ya4uvd6v
– "Cette conscience que nous sommes mortels change notre rapport à la mort"
Réécouter Marie de Hennezel : "Cette prise de conscience brutale que nous sommes mortels change notre rapport à la mort"
Après de longs atermoiements, la question a été tranchée. Les plus de 65 ans ne resteront pas confinés après le 11 mai. Cette décision a soulagé les premiers concernés mais aussi les acteurs du secteur qui ont alarmé sur les risques psychosociaux d’une telle décision. L’épidémie invite la question du vieillissement au centre des discussions, familiales, sociales mais aussi politiques. Il y a quinze jours, Emmanuel Macron a promis un plan massif pour nos aînés, remettant à l’ordre du jour la loi « grand âge », évoquée par le chef de l’État depuis mi-2018. Émission sur le lien : ,https://tinyurl.com/y89notq6
– Pourquoi le Covid fait-il plus peur que les autres maladies chroniques ?
5 mai 2020, Marie-Eve Laporte article complet : https://tinyurl.com/yaw8haqp
Jusqu’au XXe siècle, les maladies infectieuses constituaient la première cause de mortalité. Aujourd’hui, elles causent 15 % des décès dans le monde, loin derrière les pathologies chroniques (maladies cardio-vasculaires, cancers, diabète, etc.), dites aussi « maladies non transmissibles ». Ces dernières sont en effet responsables de près des trois quarts des décès, plus de 40 millions de personnes en 2016.
Pourtant, cette même année, l’Organisation mondiale de la santé recensait plus de 200 épidémies.
À l’échelle de la France, la prévalence des maladies chroniques est encore plus flagrante : 9 décès sur 10 leur sont imputables, soit près d’un demi-million en 2016. Ces chiffres sont sans commune mesure avec ceux du Covid-19.
Alors pourquoi l’épidémie actuelle suscite-t-elle une telle psychose dans la population ? La perception du risque contribue à éclairer ce paradoxe.
– Nous ne sommes pas en guerre, nous sommes en « care »
article : https://tinyurl.com/y8kjg38m
— Quel est le meilleur message pour inciter les Français à se protéger du Covid ?
5 mai 2020, article collectif : https://tinyurl.com/y8gjbat3
Le gouvernement se prépare à annoncer demain les modalités de déconfinement à partir du 11 mai. Mais nos gouvernants savent-ils utiliser les bons arguments pour communiquer sur la crise auprès des Français ?
– atténuation ou suppression, retour sur les stratégies contre l’épidémie
4 mai 2020, de Timothée Vergne Épidémiologiste et maitre de conférences en santé publique vétérinaire à l’école Nationale Vétérinaire de Toulouse, UMR ENVT-INRAE « ?Interactions Hôtes-agents pathogènes ? », Inrae
article complet : https://tinyurl.com/ycjtm7zl
L’épidémie de Covid-19 qui s’est répandue sur toute la planète met les sociétés et les gouvernements du monde entier à l’épreuve. Il n’existe en effet à l’heure actuelle ni médicament ni vaccin pour lutter contre le SARS-CoV-2, virus émergent à l’origine de la maladie. Qui plus est, puisqu’aucun être humain n’a été en contact avec ce virus par le passé, personne n’est immunisé. Et quand bien même : il est difficile d’estimer, avec les données actuellement disponibles, si les personnes qui ont été infectées et se sont rétablies acquièrent une immunité, à quel degré celle-ci les protégera, et pour combien de temps.
Dans ces conditions, quelle stratégie choisir pour protéger les populations, maîtriser l’expansion du virus, s’ajuster aux capacités des systèmes de santé, et limiter les impacts sur l’activité des sociétés ?
Les approches utilisées pour lutter contre l’épidémie varient d’un pays à l’autre, et peuvent même se succéder dans le temps. Au-delà de la sensibiliser des populations au port du masque et aux gestes barrières, qui relèvent d’initiatives individuelles mais qui restent très efficaces pour diminuer la probabilité de transmission lors d’un contact, les gouvernements doivent choisir entre deux grandes approches populationnelles pour diminuer les taux de contact.
La première consiste à atténuer l’épidémie tout en laissant le virus diffuser dans la population. La seconde stratégie consiste à casser la transmission complètement en mettant en quarantaine et en confinement des villes, voire des pays entiers. Analysons ces deux options.

Actualité de la perte d’autonomie

– aide à domicile : signature d’un avenant sur les classifications et rémunérations
Déjà paraphé par la CFDT Santé sociaux le 26 février, l’avenant 43 à la convention collective de la branche de l’aide, de l’accompagnement, des soins et des services à domicile (BAD), qui était ouvert à la signature jusqu’au 12 mars, a finalement été signé par FO, ce qui le rend majoritaire. Cet avenant remplace l’intégralité du titre III de la convention collective et se compose de deux parties :
le système de classification et la définition des emplois ;
le système de rémunération applicable dans la branche.
Qualifié d’ « historique » par la CFDT, car il permet notamment d’augmenter les salaires à hauteur du Smic, ce texte doit maintenant être agréé par la Direction générale de la cohésion sociale. Nous y reviendrons ultérieurement.
– Des directeurs d’Ehpad qui contiennent la crise mais s’inquiètent pour le long terme
En première ligne face à l’épidémie de Covid-19, les directeurs d’Ehpad et leurs équipes font face à des difficultés et à des questionnements nouveaux. Comment adapter les organisations à chaque instant pour maintenir le meilleur accompagnement possible pour les résidents ? Leur crainte d’une dégradation des conditions si la situation devait trop se prolonger. "On gère au cas par cas, au jour le jour, minute par minute, et c’est difficile de se projeter avec le personnel car la vérité de tout de suite n’est pas la vérité de demain",

Revenu des retraités du Lot en 2017

Cette carte des EPCI du Lot montre :
- combien les 10 % des retraités les moins riches (1er décile) ont un revenu faible (revenu par Unité de consommation.
– l’importance du vieillissement dans le Lot, alors que les politiques en la matière sont très lacunaires.

Pénibilité

– pénibilité : il faut agir sur la conception du travail
TRIBUNE sur le monde du 17/2
Une réforme qui ne prend pas en compte la pénibilité pour fixer un âge de départ ne peut être juste et équitable, pointe, dans une tribune au « Monde », un collectif de quatre ergonomes, qui appellent une « politique incitative pour un travail soutenable ».
Equipé d’un voice-picking donneur d’ordres [système permettant la préparation de commandes guidée par reconnaissance vocale], ce travailleur d’un entrepôt, ouvrier des temps modernes, soulève huit tonnes par jour. Ce n’est pas assez. Son mal de dos ne cède pas, il doit quitter son emploi. Cette caissière, elle, ne soulève « que » cinq tonnes par jour en horaires coupés, à un rythme effréné et en souriant : c’est la règle. Lui est cadre. Il travaille tard le soir, la nuit, les fins de semaine, cherchant à faire correspondre les indicateurs de performance et les résultats de ses équipes. Ça ne colle pas toujours, il ne dort plus, le corps lâche, c’est le burn-out. Pour cette aide-soignante en gérontologie, transmettre son métier aux nouvelles devient insoutenable, sauf à transmettre du sale boulot. Pas assez de temps, pas assez d’effectifs.
https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/02/17/reforme-des-retraites-et-penibilite-il-faut-agir-sur-la-conception-du-travail_6029810_3232.html
– On ne peut faire l’économie d’évaluer tant l’usure physique que la fatigue psychologique »
TRIBUNE dans le monde du 17/2 de Francis Marion Médecin généraliste
La pénibilité n’est pas l’apanage des activités physiquement lourdes, estime le médecin généraliste Francis Marion, qui prône un aménagement des fins de carrière adapté aux véritables ressources des salariés.
Tribune. Devoir travailler plus longtemps, ce consensus s’installe progressivement dans les esprits. Toutefois, les statistiques sur l’allongement de la durée de la vie réveillent une anxiété justifiée sur la qualité de l’existence après l’interruption professionnelle. Vieillir, d’accord, mais pour combien de temps en bonne santé ? De ce fait, la peur de reculer l’âge de la retraite vient questionner profondément notre société.
https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/02/17/on-ne-peut-faire-l-economie-d-evaluer-tant-l-usure-physique-que-la-fatigue-psychologique_6029798_3232.html

Bien vieillir, en bref

– Agriculture, alimentation, santé et environnement : des enjeux multiples
Une alimentation variée, de saison, si possible bio et locale, plus équilibrée, moins transformée, à un
prix raisonnable, dans le respect de nos traditions et de nos territoires, mais surtout source de plaisir et de
découvertes sensorielles. L’alimentation est assurément au cœur des enjeux environnementaux, sanitaires et
socio-économiques.
Notre alimentation doit satisfaire des besoins nutritionnels tenant compte des caractéristiques de chaque
individu tout en étant culturellement acceptable. Elle est le fruit d’un système très complexe d’utilisation de
ressources multiples (eau, sol, semences, main d’œuvre, outillages, transport, emballages,...) avec des impacts variés, sur l’environnement et sur notre santé.
Dossier Ressources de Graines Occitanie, et du programme de l’IREPS Occitanie sur l’éducation à la santé.
https://graine-occitanie.org/pdf/dossier-ressource-1-alimentation.pdf
– L’habitat, des enjeux multiples pour la santé
Pour la plupart d’entre nous la maison est un lieu sûr, un havre de sécurité dans le monde extérieur ouvert et agité de notre vie quotidienne. Le logement, dans l’esprit de chacun, est associé au refuge, à la protection vis-àvis des agressions possibles venant de l’extérieur. Mais on parle aussi du syndrome dit « du bâtiment malsain », qui touche des employés sur leur lieu de travail (bureau, usine ou autres). Dans tous les cas, ami ou ennemi le logement n’est pas un bien comme les autres. L’accès et la qualité des habitats sont aujourd’hui devenus des thèmes prioritaires de l’action et de la santé publique.
Avec le développement urbain, concomitant au développement de l’industrie, l’espace s’est réduit, la demande a explosé. C’est au milieu du XIXe siècle qu’apparaît la notion d’habitat insalubre, c’est-à-dire un habitat nuisible à la santé. Beaucoup plus récemment, en 1990, se développe celle d’habitat indigne. Cette notion correspond aux logements qui ne présentent pas tous les équipements conformes à l’usage d’habitation.
Dossier Ressources de Graines Occitanie, et du programme de l’IREPS Occitanie sur l’éducation à la santé.
https://graine-occitanie.org/pdf/dossier-ressource-2-habitat.pdf
– Orange présente Viktor, le coussin intelligent pour personnes âgées
Connecté à la télévision, le coussin Viktor vous permet de recevoir des photos et des messages, d’échanger avec vos proches en visio-conférence, d’écouter des livres audio, de consulter vos rendez-vous de la semaine. Un produit « techno » pensé pour les personnes âgées. Cela fait des années qu’Orange propose des produits issus des nouvelles technologies à destination des personnes âgées. Ce coussin-télécommande s’inscrit donc dans la continuité des offres précédemment commercialisées par l’opérateur français. Dans la pratique il s’agit donc d’un « coussin-télécommande » (baptisé Viktor) qui vise à faciliter l’accès des seniors au numérique (une grande tendance dans un monde qui s’oriente petit à petit vers le tout connecté).
Viktor se présente d’un côté comme un simple coussin qui se fond dans le décor de tout un chacun. Mais de l’autre, il dispose de larges boutons permettant aux utilisateurs d’avoir un accès facilité à plusieurs fonctionnalités extrêmement pratiques, voire nécessaires pour les plus âgés. D’une simple pression, les ainés peuvent consulter leurs messages, visualiser un rendez-vous chez le médecin, envoyer des photos, regarder la télé, lancer de la musique, écouter un livre audio ou encore demander à leurs proches de les rappeler. Tout cela de manière intuitive.
– « carebots » What is it ?
Terme qui n’est pas encore entré dans le dictionnaire mais qui est utilisé au japon pour dénommer ces robots qui accompagnent ou aide au soins pour les personnes âgées. Ce terme est la contraction de Care (bienvaillance) et de robot. Le Japon fait face à un problème de taille, le pays a la population la plus vieille au monde. Pour combler son déficit de main d’œuvre et s’occuper du nombre croissant des personnages âgées le gouvernement mise sur la robotique.
https://www.youtube.com/watch?v=gVZ_pj0-ggg&feature=emb_logo
– Accidents cardiovasculaires : mieux informer pour réduire les risques
les résultats d’une enquête internationale conduite auprès de patients ayant subi un infarctus du myocarde (253 en France). Face aux enseignements de cette enquête sur le manque d’information des patients, Amgen se mobilise aux côtés de l’association de patients Alliance du Cœur pour sensibiliser aux risques cardiovasculaires.
https://www.senioractu.com/Accidents-cardiovasculaires-mieux-informer-pour-reduire-les-risques_a22481.html
– Toulouse. Les conseils d’un gériatre pour vieillir en bonne santé
Professeur Bruno Vellas médecin gériatre, coordonnateur du Gérontopôle du CHU de Toulouse.
Comment expliquer la hausse – forte et rapide – du nombre de centenaires en Haute-Garonne ? (240 en 2006, 450 en 2016) ?
C’est un phénomène mondial, dû à l’amélioration générale de nos conditions de vie. La hausse du nombre de centenaires peut paraître forte, mais elle est dans la droite ligne de ce qu’on observe depuis les années 1970. Et elle devrait se poursuivre.
Quels sont les points communs aux centenaires que vous connaissez ?
Ils ont tous une forte personnalité, et une vitalité, une joie de vivre. Ils ont eu une vie saine, ils n’ont pas fait d’excès (alcool, tabac), conservé une activité physique, et eu une alimentation modérée et équilibrée.
Selon vous, quelle est la recette du "bien vieillir" ?
Il faut garder des projets. Tout le temps. Quand je dis des projets, ça commence par des activités pour le lendemain ! Participer à la vie d’une association, faire de la musique, du sport, faire partie d’un groupe de lecture.
Les personnes qui vieillissent chez elles vivent-elles plus longtemps que celles qui habitent en maison de retraite ?
En général, les personnes qui sont placées en maison de retraite ont un problème de santé. Mais disons qu’à santé égale, l’important, c’est que le placement en maison de retraite soit préparé, anticipé, et pas imposé à la personne.
"Vieillir oui, mais surtout vieillir en bonne santé", est une formule qui revient. Comment vieillir sans douleurs ?
Pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), vieillir en bonne santé, c’est conserver six fonctions de base : la mobilité, la mémoire, la vue, l’audition, la nutrition et la santé psychique. Pour rester en bonne santé longtemps, nous devons apprendre à mesurer nos propres fonctions de base.
Par exemple ? Pour la mobilité, il y a un exercice : se lever 5 fois de sa chaise sans s’aider des bras et se rasseoir, en 14 secondes. Si on n’en est plus capable, il faut se poser les bonnes questions.
Comment conserver une bonne condition physique ?
Les préconisations sont d’effectuer 30 à 45 minutes de marche, cinq fois par semaine, et d’effectuer un peu de musculation. Conserver ses muscles est primordial pour prévenir les problèmes liés au vieillissement.
– Combien d’heures d’activités physiques pour rester en forme ?
S’appuyant sur de nombreux travaux, l’Organisation Mondiale de la Santé affirme que, pour conserver une bonne forme physique et consolider leur espérance de vie, les seniors doivent impérativement se livrer à 2 h 30 d’exercice physique de moyenne intensité par semaine : (indice MET 7,5 (MET heure/semaine). Certains pourraient juger cette recommandation trop exigeante et hésiter à franchir le pas. Les conclusions d’une étude récente pourraient raviver leur motivation.
http://free.geriatrics.overblog.com/2019/12/combien-d-heures-consacrer-a-des-activites-physiques-pour-rester-en-forme.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail
– Pourquoi le terme « anti-âge » va disparaître
http://www.or-gris.org/2020/01/pourquoi-le-terme-anti-age-va-disparaitre.html

3 livres à lire

– « Vieillir : un retour d’idéal » : un ouvrage dédié aux conséquences du vieillissement du psychanalyste Gérard Bonnet
« Vieillir : un retour d’idéal », le nouveau livre du psychanalyste Gérard Bonnet dédié aux conséquences du vieillissement, disponible en librairies depuis le 19 février, vient s’ajouter aux nombreux ouvrages sur l’âge de la collection « old’up ».
Et si l’idéal s’imposait avec plus de force lorsque l’on vieillit ?
Qu’en est-il de nos idéaux à partir du moment où nous prenons de l’âge et que nos forces diminuent ? N’est-ce pas le début de leur effacement, la fin des illusions, comme le pensent les philosophes ou moralistes qui envisagent surtout l’idéal en tant que valeur ?
Le psychanalyste Gérard Bonnet se pose la question à partir de sa pratique et de travaux menés depuis de longues années, et il démontre ici l’inverse. Non seulement les idéaux ne s’effacent pas, mais ils reprennent puissance et vigueur avec l’âge et s’imposent d’autant plus que les forces physiques diminuent. C’est vrai en particulier pour les idéaux fondamentaux – la beauté, la tendresse, la vérité – qui deviennent avec le temps nos véritables raisons de vivre.
Ce livre en fait découvrir toutes les facettes, démontre comment ces idéaux facilitent peu à peu les échanges, les enrichissent, et deviennent communicatifs. Il explique aussi pourquoi ils sont sources de vie, voire de survie, mais aussi causes de souffrance ou de mort dès lors qu’on ne parvient pas à les vivre dans toutes leurs exigences.
Nous ne voulons pas vieillir seuls ! de Véronique Chatel (livre)
Les éditions Erès viennent de publier Nous ne voulons pas vieillir seuls ! (148 pages, 12 euros) de la journaliste Véronique Chatel, spécialisée dans les questions de société et notamment celles du vieillissement et de l’intergénération.
– Nous ne voulons pas vieillir seuls de Véronique Chatel
De nos jours, de plus en plus de livres s’adressent aux seniors et/ou aux problématiques seniors. Et c’est bien légitime, puisqu’ils sont de plus en plus nombreux. Tous les sujets sont désormais abordés : de la santé au bien-être en passant par les exercices physiques, l’alimentation, la mobilité, l’aide à domicile...
Dernier en date ? Nous ne voulons pas vieillir seuls ! de la journaliste Véronique Chatel aux éditions Erès. Dans ce livre au ton vif, l’auteur brosse le portrait de de nombreux acteurs –des vieux qui ont dit « non », des professionnels engagés– pour changer la place des personnes âgées dans notre société : oser être, ne plus se retrancher, refuser d’être maintenu à domicile dans l’isolement.

– Bien se loger pour mieux vieillir, s’y préparer activement
Les éditions Erès viennent de publier un ouvrage intitulé Bien se loger pour mieux vieillir, s’y préparer activement (280 pages, 14 euros) de Bruno Parmentier (ingénieur et économiste) et président du mouvement SOLIHA, spécialisé dans la rénovation solidaire de l’habitat. A noter une préface du sociologue Serge Guérin, grand spécialiste des questions du vieillissement.
De nos jours, de plus en plus de livres s’adressent aux seniors et/ou aux problématiques seniors. Et c’est bien légitime, puisqu’ils sont de plus en plus nombreux. Tous les sujets sont désormais abordés : de la santé au bien-être en passant par les exercices physiques, l’alimentation, la mobilité, l’aide à domicile...
Dernier en date ? Bien se loger pour mieux vieillir chez Erès. Un livre qui correspond parfaitement à l’air du temps et à la prise de conscience qu’un logement bien agencé et adapté au vieillissement permet de rester vivre à la maison plus longtemps.
Ce livre est écrit dans un langage simple et accessible à tous par un spécialiste de la question : Bruno Parmentier, président du mouvement SOLIHA, spécialisé dans la rénovation solidaire de l’habitat. Cet ouvrage aborde des questions que beaucoup d’entre-nous aimeraient éluder…

Prévention de la perte d’autonomie

– Alimentation : préserver son métabolisme de base pour vivre plus longtemps en bonne santé https://tinyurl.com/vb93qvv
– La diète méditerranéenne améliore la santé intestinale et permet de mieux vieillir
Alors que l’espérance de vie s’allonge dans le monde et dépassent celles de toutes les générations précédentes, il faut trouver des moyens de rester en bonne santé plus longtemps.
Faire de l’exercice et avoir un bon régime alimentaire en font partie. Mais la recherche s’intéresse maintenant au rôle joué par notre intestin dans le processus de vieillissement.
Notre plus récente étude indique qu’un régime méditerranéen provoque des changements dans la composition des bactéries dans notre tube digestif – le microbiome - qui améliorent les fonctions cognitives et la mémoire, le système immunitaire et la solidité osseuse.
https://tinyurl.com/ua9xkru
– Grand âge et autonomie : lancement de la stratégie "Vieillir en bonne santé.
Commentaires : De bonnes intentions mais on oublie de s’appuyer sur le réseau associatif qui est le levier stratégique pour véritablement avancer. Il faut valoriser l’engagement associatif ou solidaire, aider les associations à développer leur nombre d’adhérents, les informer sur leur possible rôle en la matière.

Communiqué du Ministère : La ministre des Solidarités et de la Santé a présenté la stratégie globale « Vieillir en bonne santé 2020-2022 ». Cette stratégie vise à déployer la prévention à tous les âges, pour préserver l’autonomie des aînés le plus longtemps possible.
La stratégie repose sur un constat essentiel : la perte d’autonomie des aînés n’est pas une fatalité. Elle n’est pas liée à l’âge mais à la maladie. Aujourd’hui, sur 10 personnes qui décèdent en France, 4 ont connu la perte d’autonomie dont 2 de façon sévère. Demain, grâce à la prévention, la perte d’autonomie des personnes âgées doit devenir l’exception.
Pour que chacun acquiert les bons réflexes de prévention, la stratégie se concentre sur trois moments-clés de la vie. Une application lancée à la fin de l’année par Santé Publique France permettra à chacun, dès 40 ans, d’évaluer ses besoins de façon autonome et de recevoir des conseils personnalisés. Un rendez-vous de prévention organisé au moment du passage à la retraite montera en puissance, avec un objectif de 200 000 personnes reçues par an d’ici 2022. Une démarche de détection des fragilités des personnes âgées à domicile sera expérimentée dans plusieurs territoires, grâce à un outil innovant inspiré par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Parce que la lutte contre l’isolement est une arme très puissante de prévention, la stratégie vise à mobiliser le plus largement possible les acteurs de terrain autour de cet enjeu majeur. Les bonnes pratiques seront diffusées auprès des collectivités, parmi lesquelles le label « Villes amies des aînés ». Dès 2020, les jeunes participant au service national universel seront mobilisés notamment contre l’isolement des aînés.
Garantir l’autonomie, c’est adapter l’ensemble de notre cadre de vie (transports, espaces urbains, habitats, équipements, etc).
L’enjeu de l’adaptation des habitats, notamment pour éviter les chutes :. En partenariat avec Action Logement, l’Etat mobilise une enveloppe de 1 Mds€ d’euros pour aider les Français à adapter leurs salles de bain, avec des subventions allant jusqu’à 5000 euros (www.adaptation-douche.gouv.fr).
L’adaptation de notre cadre de vie repose sur la mobilisation de tous : institutions, associations, entreprises. Pour susciter l’innovation partout sur le territoire et organiser la mobilisation des acteurs institutionnels et économiques, la ministre des solidarités et de la santé a lancé un tour de France de la Silver economy dans toutes les régions.
Pour diffuser dans tous les territoires les innovations les plus probantes pour prévenir la perte d’autonomie, un centre de ressources sera créé en 2020, et les instances départementales finançant la prévention seront renforcées.
La prévention de la perte d’autonomie est un axe central de la politique du Gouvernement en matière de grand âge. Au-delà, la réforme globale du grand âge et de l’autonomie est une priorité du Gouvernement pour 2020 et fera objet d’un projet de loi à l’été.
https://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-presse/article/grand-age-et-autonomie-lancement-de-la-strategie-vieillir-en-bonne-sante
– Prévenir les chutes : un dispositif d’information pour le grand public et les professionnels
https://www.santepubliquefrance.fr/les-actualites/2019/prevenir-les-chutes-un-dispositif-d-information-pour-le-grand-public-et-les-professionnels
– Prévenir les risques psycho-sociaux. Une démarche spécifique sur la personne âgée désorientée. Bien travailler, de l’idée au projet,
La Fabrique des CCAS/CIAS, 2019, 20 p.
source UNCCAS
– NOUVEAU GUIDE CULINAIRE POUR LES AIDANTS DES PERSONNES ÂGÉES VIVANT À DOMICILE
Avec le soutien de la Fondation d’entreprise ADRÉA, le Centre de Recherche de l’Institut Paul Bocuse publie son guide culinaire "Le plaisir dans l’assiette, Personnes âgées en perte d’autonomie", destiné aux aidants des personnes âgées dépendantes vivant à domicile.
https://fondation.adrea.fr/uploads/documents/5dee52df01826.pdf
– Voix des clients, des familles : faites-vous entendre aux CVS !
Commission obligatoire des représentants des personnes aidées et des familles, dans les établissements et services à domicile
Nés avec la loi de 2002-2, les conseils de la vie sociale (CVS) restent encore méconnus du grand public. La République, le législateur ont pourtant voulu que les personnes aidées et leurs proches aient leur rôle à jouer dans les établissements et services médico-sociaux. Aux côtés des professionnels et des gestionnaires, et pas forcément face à face. Explications de Jacques Rastoul, du réseau des CVS 91, lors des journées nationales des aides-soignantes le 24 janvier. Lien :
https://www.agevillage.com/actualite-18490-1-Faites-vous-entendre-aux-CVS.html
et la vidéo de l’intervention de Jacques Rastoul
https://www.youtube.com/watch?v=PUseg6adPCQ&feature=emb_logo
— Formation en ligne : pour enfin tout connaître sur la dépendance !
Formation en ligne du Du 2 mars au 10 avril 2020. Lien :
https://linote.fr/wp-content/uploads/2020/01/formation-des-aidants.pdf

Espérance de vie à 65 ans en Occitanie

L’espérance de vie moyenne à 65 ans en France progresse peu de 2015 à 2018 (+2 mois pour les femmes, +3 mois pour les hommes).

Au niveau départemental (de l’Occitanie), les évolutions sont très chaotiques….
Deux conclusions :
– La progression de l’espérance de vie qui était une réalité avant, s’est nettement ralentie.
– La politique de prévention n’est pas à la hauteur…

Une hypothèse :
A coté du « bien-soigné » il faut développer un « bien-vivre »

Les ressources du bien vieillir

– Vidéo : Comment garder son cerveau en pleine forme}}}
source The conversation

– Alimentation : protégez votre santé (et la planète)
– 1- protégez votre santé (et la planète) grâce à la règle des « 3V » : https://tinyurl.com/y2qdsxlf

–2Mieux manger pour mieux vieillir : la SGGIF (société de gériatrie tord le cou aux idées reçues en matière d’alimentation des seniors avec 2 ateliers de cuisine filmés et analysés par des spécialistes de la nutrition.
Voir l’article :
https://www.silvereco.fr/mieux-manger-pour-mieux-vieillir-la-sggif-tord-le-cou-aux-idees-recues-en-matiere-dalimentation-des-seniors-avec-2-ateliers-de-cuisine-filmes-et-analyses-par-des-specialistes-de-la-nutritio/31106457

3 : Les 5 règles d’or du bien-vieillir
– Mieux manger et mieux nourrir son cerveau / s’alimenter de manière équilibrée, tout en privilégiant tous les aliments nourrissant le cerveau. 
– Conserver une activité physique / bouger / gérer son stress. 
– Mieux socialiser et se connecter / aux autres et au monde / s’appareiller pour garder des sens opérants/ socialiser. 
– Mieux stimuler son cerveau, tout au long de sa vie / capacités intellectuelles et cognitives. 
– Mieux se connaître / faire des bilans de santé réguliers.

4- Santé publique France présente les nouvelles recommandations sur l’alimentation, l’activité physique et la sédentarité

Lien :
http://invs.santepubliquefrance.fr/Publications-et-outils/Rapports-et-syntheses/Maladies-chroniques-et-traumatismes/2019/Recommandations-relatives-a-l-alimentation-a-l-activite-physique-et-a-la-sedentarite-pour-les-adultes

–5 Bouger en toute sérénité. Prévenir les chutes dans la vie quotidienne, Santé publique France, 2019, 20 p.
https://www.pourbienvieillir.fr/sites/default/files/ns01-144-19b_bien_vieillir-19-01_bouger_brochure_20p_150x210_v1.9_bd_v2.pdf

– 6 Peut-on vieillir heureux ?
Trente ans, c’est ce que nous avons gagné en espérance de vie depuis 1900 : la totalité d’une existence au XVIIe siècle. Formidable avancée qui bouleverse tout : notre vie professionnelle, amoureuse, familiale, notre rapport au monde, à la maladie, le sens même de notre destin.
https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/peut-vieillir-heureux?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR2BbZM8ufoXMANqGX6Zw9MksLlJlNsBJv5feNW5bmoiYge1DaTR_zcdp_8#Echobox=1571489388

– 7Le guide du bien vieillir en silver
CE GUIDE EST UNE BOÎTE À IDÉES DANS LAQUELLE CHACUN PEUT PIOCHER DES ASTUCES PAR-CI, DES BONS PLANS PAR-LÀ…
SUR TOUS LES SUJETS ESSENTIELS : LA SANTÉ, LA FAMILLE, LA MAISON, LA RETRAITE…
http://mavieensilver.fr/

Une urgence la prévention de la perte d’autonomie

– Un enjeu qui risque de passer à la trappe : la Prévention de la perte d’autonomie
– Rappel : Les moyens de financement de la CNSA à travers les conférences de financeurs : voir la page internet de : https://www.cnsa.fr/actualites-agenda/actualites/prevention-de-la-perte-dautonomie-le-rapport-2017-des-conferences-des-financeurs-est-paru

– Le ossier aux députés du Lot

— Propositions de la CFDT retraités du Lot pour une autre logique de prise en charge de la perte d’autonomie, en partant des besoins des personnes 

1er Besoin : promouvoir la prévention de la perte d’autonomie à l’amont,
— intensifier l’adaptation du logement car elle est une question clé pour pouvoir conserver de l’autonomie. https://tinyurl.com/yadpg2lk
— Renforcer les associations qui par le bénévolat développe l’autonomie et la socialisation. https://tinyurl.com/y7qfa5zq
— Développer l’activité physique journalière ; http://www.chu-toulouse.fr/-axe-no-1-l-exercice-physique-
— Montrer l’enjeu de l’alimentation qui contribue à rester en bonne santé, et à réduire les risques de perte d’autonomie http://www.chu-toulouse.fr/-axe-no-2-la-nutrition-
— Multiplier la stimulation cognitive comme l’explique le gérontopôle de Toulouse. http://www.chu-toulouse.fr/-axe-no-3-la-stimulation-cognitive-
— Fournir une information simple, claire et non stigmatisante pour favoriser des choix de parcours en totale autonomie. http://www.pourbienvieillir.fr/
— Promouvoir une campagne sur le thème : " aller dans une maison de retraite n’est pas inéluctable si.."..…

2eme Besoin) : promouvoir la prévention de la perte d’autonomie
— par le repérage des "fragilités". https://tinyurl.com/ya6dmhw7
— par le soutien aux aidants ; https://tinyurl.com/yah6vhag
— en garantissant l’autonomie de décision des personnes concernées. Elles doivent être les seules habilitées à décider avec le médecin traitant du choix du parcours d’accompagnement.

3eme besoin : mieux accompagner la perte d’autonomie en renforçant les aides au maintien à domiciles par un renforcement des effectifs, de meilleurs qualifications et rémunérations des salariés. https://tinyurl.com/y859to4s

4eme besoin : mieux accompagner la perte d’autonomie en renforçant les aides au maintien à domiciles et en multipliant les alternatives
– en renforçant les aides au maintien à domiciles et en réduisant le reste à charge. https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1802
– en élargissant la gamme de prise en charge du plan d’aide au maintien à domicile (ex : jardinage) quitte à ce que l’aide ne soit pas attribuée au même taux. https://tinyurl.com/yawsmoov
– en continuant à développer des alternatives aux maisons de retraite ; https://tinyurl.com/y7m3aukf
— en continuant à développer les soins à domicile, comme l’hospitalisation à domicile ; https://tinyurl.com/ycauo8e9
— en développant les résidence autonomie.

5eme besoin : réduire les disparités d’attribution de l’APA notamment en modifiant la grille AGGIR. Le taux de bénéficiaires rapporté à la population de plus de 75 ans varie de 28,8 % en Aveyron à 16,6 dans l’Aude en Occitanie..

6eme besoin : réduire le reste à charge tant à domicile qu’en établissement, qui par étape devrait être égal au forfait hospitalier. https://tinyurl.com/yckl56du

7eme besoin : Clarifier le devenir des EHPAD.
— Soit l’accueil de personnes en GIR 1 ou 2 est maintenue et dans ce cas l’accompagnement humain en soin doit être fortement renforcé...
— Soit l’accueil de personnes en GIR 1 ou 2 et devrait se faire en USLD ce qui implique un renforcement du réseau, et une modification des circuits de financements.

8eme besoin : Il est indispensable de conserver la proximité des décisions et des accompagnements. Vouloir centraliser mènera à une impasse. https://tinyurl.com/ycm5ednq

9eme besoin : Les EHPAD doivent renforcer les soins et avoir comme objectif la réduction du taux de dépendance de leurs résidents, pour en faire un lieu d’hébergement temporaire pour la majorité d’entre eux, c’est à dire ceux qui le peuvent et qui le veulent.

10eme besoin:Unifier les 2 procédures de reconnaissance de la perte d’autonomie : mesures de protection juridique et attribution de l’APA. Dans la 1e cas une équipe médico sociale devrait intervenir comme dans le 2è cas...https://tinyurl.com/ybsltuz2

– A noter les propositions de réforme du Handicap des sénateurs
http://www.senat.fr/notice-rapport/2018/r18-035-notice.html

Prévention, aides et droits des personnes âgées : 15 vidéos en ligne pour s’informer

Pour répondre au besoin d’information des ainés et de leurs proches, souligné lors de la concertation grand âge et autonomie, la CNSA lance une campagne d’information -avec le soutien du ministère de la Santé) dans la continuité de celle diffusée en 2018.
De quelles aides peut-on bénéficier pour rester à domicile lorsqu’on est âgé ? Comment aménager son logement pour prévenir les chutes ? Quelles sont les différentes possibilités pour faire intervenir une aide à domicile ?
Comment bien choisir une maison de retraite ? Comment être aidé quand on accompagne soi-même un proche âgé ? Comment préserver sa santé et son autonomie avec une activité physique adaptée ?
En tout, quinze vidéos courtes pour donner des conseils de prévention et faire connaître les aides à l’autonomie des personnes âgées.
https://www.dailymotion.com/playlist/x41u09?retry

En attendant la loi Grand âge

– Retour sur l’étude de la mutualité Occitanie sur la perte d’autonomie.

Pour lire le rapport complet ; file :///C :/Users/Retra/Downloads/DP_Perte-dautonomie_Impact_financier_Occitanie_201118.pdf

La réalité des impacts financiers du vieillissement en Occitanie
Pierre-Jean Gracia, Président de la Mutualité Française Occitanie, a tenu une conférence de presse le 20 novembre à Montpellier pour présenter la réalité régionale des impacts financiers du vieillissement. A l’annonce d’une loi sur la perte d’autonomie pour 2019, la Mutualité Française se mobilise une nouvelle fois face à ce sujet qui préoccupe les Français. Retour sur les problématiques régionales du vieillissement dans notre région et le point de vue de la Mutualité Française.
La prise en charge de la perte d’autonomie est un sujet qui préoccupe les Français
L’Observatoire 2018 2e édition-Place de la Santé réalisé par la Mutualité Française montre que la perte d’autonomie qui est un véritable enjeu de société, n’est pas pour autant toujours perçu comme tel. Deux études menées par Harris Interactive confirment que la perte d’autonomie est bien un des premiers sujets de préoccupation des Français. Ils s’y sentent mal préparés financièrement, mais l’assument comme un problème essentiellement individuel et non sociétal. Les aidants, en particulier, ne formalisent pas aujourd’hui de revendications politiques vis-à-vis des pouvoirs publics, sauf auprès des communes identifiées comme pouvant leur apporter une aide ponctuelle et au quotidien.
En Ehpad*, les restes à charge sont élevés et très variables d’un département à l’autre
Un mois d’hébergement en Ehpad pour une personne sévèrement dépendante (Gir 1 et 2) coûte en moyenne 2.470 euros au niveau national et 2.320 euros au niveau régional. Ce coût par exemple est de 2.096 euros dans l’Aveyron mais il dépasse 2.600 euros en Haute Garonne. En prenant en compte les différentes aides publiques, le RAC est de 2.000 euros en moyenne (Gir 1 et 2) au niveau national et 1.880 euros au niveau régional. Il s’avère néanmoins très différent d’un département à l’autre : il atteint 1.654 euros par mois dans l’Aveyron, et culmine à plus de 2.100 euros par mois en Haute-Garonne.
Pour plus d’un résident sur deux, le reste à charge est supérieur aux ressources.Autre enseignement : le nombre de places d’hébergement permanent varie fortement d’un département à l’autre. Il est le plus bas dans les Pyrénées Orientales (86 places pour 1.000 habitants de plus de 75 ans) et le plus élevé en Lozère (197 places pour 1.000 habitants de plus de 75 ans), soit 2,3 fois plus.
A domicile, le coût est très variable d’un département à l’autre et l’intervention des aidants informels est essentiel
En effet, selon les politiques sociales des départements, le même montant d’APA 5 couvre dans le Finistère 66 heures subventionnées par mois auprès des personnes les plus dépendantes, contre 98 heures dans le Jura, soit un écart de 32 heures 6.
Pour les personnes en situation de perte d’autonomie très lourde, le RAC moyen à domicile peut atteindre entre 2.500 € et 4.050 € en fonction du revenu de la personne âgée 7. Mais c’est aussi à domicile que l’intervention des aidants est la plus courante, notamment au travers de la solidarité familiale.
Afin d’aller plus loin et répondre aux attentes qui s’expriment, la Mutualité Française fera des propositions d’ici la fin de l’année tant au sujet du financement que de la prévention ou de l’offre de services et d’accompagnement.
Le vieillissement de la population s’accélère
Si 2,1 millions de personnes avaient plus de 85 ans en 2017, elles devraient être de 5,4 millions en 2050. Le nombre de personnes en perte d’autonomie devrait également doubler en 2060 pour atteindre 2,6 millions (contre 1,3 million actuellement).

— Une bonne nouvelle mais à nuancer car nous sommes très en retard sur l’objectif européen de gagner 2 ans d’espérance de vie en bonne santé : Les femmes vivent neuf mois de plus en bonne santé en 2017. En 2017, l’espérance de vie en bonne santé, c’est-à-dire le nombre d’années que peut espérer vivre une personne sans être limitée dans ses activités quotidiennes, s’élève en France à 64,9 ans pour les femmes. Entre 2016 et 2017, cet indicateur a progressé de 0,8 an, tandis que l’espérance de vie à la naissance est restée stable, atteignant 85,3 ans. Les femmes vivent ainsi plus longtemps en bonne santé, contrairement aux hommes au cours de la même période. L’espérance de vie en bonne santé de ces derniers a reculé de 0,1 an pour atteindre 62,6 ans en 2017, tandis que leur espérance de vie à la naissance est passée de 79,3 ans en 2016 à 79,5 ans en 2017. Au cours des dix dernières années, l’espérance de vie en bonne santé est restée stable pour les hommes, tandis que pour les femmes, la tendance est plutôt à la hausse depuis 2012. Cette tendance récente restant à confirmer dans les prochaines années.

– Plus de 85% des Français souhaitent vieillir chez eux : et si on s’attaquait sérieusement au sujet ?
Lien : https://www.linkedin.com/pulse/plus-de-85-des-fran%C3%A7ais-souhaitent-vieillir-chez-eux-et-arnoux

– DÉPENSES DÉPARTEMENTALES D’ACTION SOCIALE EN 2018 Un pacte financier respecté… mais à quel prix ?
Les neuf dixièmes des aides départementales accordées aux personnes âgées correspondent à l’APA, qui est allouée à 1,3 million de bénéficiaires en décembre 2018. Ce nombre continue d’augmenter en 2018 (+1,2 %) mais à un rythme légèrement plus faible qu’en 2017 (+2,0 %) et 2016 (+1,7 %), années au cours desquelles la loi d’adaptation de la société au vieillissement (ASV) pourrait avoir eu un effet sur lenrecours à l’APA. L’APA à domicile est en majorité consacrée au financement partiel ou intégral de l’emploi à domicile de tierces personne et concerne six allocataires de l’APA sur dix, soit 777 600 personnes âgées vivant à domicile fin 2018 (+1,1 % en un an). L’APA permet également, pour ses bénéficiaires résidant en établissement, d’acquitter une partie du tarif dépendance. En décembre 2018, 548 000 personnes âgées vivant en établissement en bénéficient, soit 41 % de l’ensemble des allocataires de l’APA. Leur nombre augmente également en 2018 (+1,3 %).Lorsqu’elles ne bénéficient pas de l’APA, les personnes âgées peuvent percevoir, sous condition de ressources, une aide à domicile sous forme de services ménagers (aide financière ou accordée en nature). C’est le cas, fin 2018, pour 17 200 personnes âgées qui ont un droit ouvert à l’aide ménagère. Cette prestation a fortement diminué lors de la création de l’APA, et est en constante baisse depuis (-6,5 % par an)
En réumé : Les personnes âgées ont bénéficié, fin 2018, de 1,47 million d’aides sociales départementales, un chiffre en hausse de 1 % par rapport à 2017. Ces prestations comprennent 54 % d’aides à domicile et 46 % d’aides à l’accueil. L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) représente 90 % de l’ensemble des aides aux personnes âgées : 777 600 bénéficiaires à domicile et 548 000 en établissement. Fin 2018, 124 100 personnes âgées perçoivent l’aide sociale à l’hébergement (ASH), soit 8 % des aides aux personnes âgées.

59 % des bénéficiaires de l’APA en établissement sont très dépendants
Les bénéficiaires de l’APA en établissement sont globalement plus dépendants que ceux vivant à domicile. En effet, 59 % des premiers sont très dépendants et classés en groupe iso-ressources (GIR) 1 ou 2, selon la grille AGGIR, contre 19 % des bénéficiaires de l’APA à domicile.

– La perte d’autonomie des personnes âgées à domicile - Quelles disparités entre départements ?
Source DREES ; lien internet : https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/etudes-et-statistiques/publications/les-dossiers-de-la-drees/article/la-perte-d-autonomie-des-personnes-agees-a-domicile-quelles-disparites-entre

Grâce à l’enquête Vie quotidienne et santé (VQS) réalisée en 2014, la perte d’autonomie des personnes âgées vivant à domicile peut être comparée entre les départements français (hors Mayotte), pour divers indicateurs de limitations fonctionnelles, restrictions d’activité, ou recours à des aides professionnelles ou de l’entourage.
Dans l’Ouest de la France (Bretagne, Pays de la Loire, Centre-Val de Loire), jusqu’aux départements de l’Ouest de l’Ile-de-France, les prévalences de la perte d’autonomie à domicile sont faibles. Elles s’accompagnent d’un faible recours à l’aide professionnelle et de l’entourage. À l’inverse, les départements ultra-marins, le nord et le nord-est de la France, et une grande partie de la moitié sud de la France combinent de fortes prévalences de la perte d’autonomie à domicile et un fort recours à l’aide. Les limitations cognitives sont plus fréquentes dans les départements du sud, alors que les prévalences des limitations physiques sont plus élevées dans le nord et le nord-est de la France.
Ces disparités de besoins et de recours à l’aide peuvent être liées à l’offre proposée sur le territoire pour prendre en charge la perte d’autonomie. Les territoires où le taux d’équipement en établissements est faible ont une prévalence des incapacités à domicile forte. Les départements où l’aide professionnelle à domicile est importante sont aussi ceux où les besoins sont élevés.

Pour s’informer par internet sur les questions de l’âge

Liste des sites internet indispensables

Ces sites sont pour la plupart gratuit et délivre des newsletter fort utiles et sont présent sur les réseaux sociaux. Certains proposent des flux RSS, très pratiques pour être alerté d’informations nouvelles. (les flux RSS sont gérés par des logiciels spécialisés ou maintenant les navigateurs).

1- Trois sites incontournables :

– Pour les personnes âgées ; https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/
Flux RSS
Portail national d’information pour l’autonomie des personnes âgées et l’accompagnement de leurs proches, réalisé par la CNSA. Une banque de données indispensable.

– Santé.fr ; https://sante.fr/
Ce site est en cours de création, et ne couvre pas encore l’Occitanie.
Santé.fr est le moteur de recherche du Service Public d’Information en Santé, porté par le Ministère des Solidarités et de la Santé, les agences et autorités publiques. Aujourd’hui, on y trouve déjà plus de 250 000 professionnels, établissements, services de santé et plus de 5000 articles sur vos préoccupations en santé.

– Gérontopole de Toulouse : https://www.chu-toulouse.fr/-gerontopole-891-
Le Gérontopôle du CHU de Toulouse a pour objectifs de fédérer autour d’une même structure des équipes de recherche et des cliniciens afin de dynamiser la recherche, la prévention et de promouvoir la santé des personnes âgées.

2- Les sites « coups de coeur » gratuit, abonnement news et flux RSS,

–Seniors acteurs des territoires dans un société pour tous les âges. : http://www.or-gris.org/
News+ flux RSS
Ce site vous apporte : Une meilleure connaissance des publics retraités, leurs potentialités, leurs besoins : approche concrète du public ; donner les moyens de dépasser les stéréotypes, approche adaptée. Un présentation d’initiatives locales, innovantes et remarquables à diffuser, à mettre en débat : bonnes pratiques concernant différents domaines d’intervention : Habitat/hébergement, services par et pour les seniors, actions intergénérationnelles, seniors actifs (professionnels et volontaires), nouvelles technologies ; pointer les initiatives remarquables pour partager et débattre, les initiatives ou les seniors sont "acteurs" .

– Inter CVS 91 http://eluscvs91.over-blog.com/
News+ flux RSS
Blog d’un Réseau d’élus de Conseils de Vie Sociale, ce site est orienté perte d’autonomie, indispensable pour les mandatés CDCA, CCAS, CVS….

–SWEET HOME : https://sweet-home.info/a-propos/
News + Flux RSS
Sweet Home est un média dédié à la Silver économie et aux enjeux de la transition démographique. Ce site outre des services aux professionnels, cherche à avoir un regard novateur sur la question de la transition démographique.

– Happy Visio ; https://happyvisio.com/
News
Le premier site de conférences sur le Web et d’ateliers personnalisés.
Pour faciliter l’accès à la formation et à l’information et pour répondre aux préoccupations de chacun, quelque soit son lieu d’habitation, HappyVisio, propose des conférences et des ateliers par visioconférence. Grâce à la plateforme développée par HappyVisio, vous pourrez vous former, vous informer et échanger avec l’animateur et les autres participants sur un large choix de thématiques.

– GérontoLiberté http://free.geriatrics.overblog.com/
Un site tenu par Bernard Pradines Gérontologue, qui publie une news décapante.

3- Les sites gratuits indispensables pour suivre l’actualité des retraités

– Notre temps : https://www.notretemps.com/
News quotidienne
Ce site qui émane de la revue la plus ancienne s’adressant aux séniors, se veut très pratique et très polyvalente. S’abonner à sa newsletter permet d’éviter de « louper » une information sur toutes les politiques liées aux retraités, (retraites, perte d’autonomie, santé..)

– ViVa presse : https://www.vivamagazine.fr/
News et flux RSS
Ce site est l’un des plus complet et est lié à la revue Viva liée aux Mutuelles.
Véritable référence en matière de santé et de protection sociale, VIVA est un magazine de santé mutualiste indépendant. Sauf exception signalée, les articles présents sont écrits par des journalistes professionnels titulaires de la carte de presse et spécialisés dans leur domaine d’’intervention. Médecins, chercheurs, journalistes, responsables syndicaux, acteurs sociaux... Tous ceux qui lient leurs activités au progrès social et au développement de notre système de santé considèrent VIVA comme un vecteur de leurs projets.

– Silver Eco : https://www.silvereco.fr/
News + flux RSS
Portail national d’information de la Silver Economie, il est un média d’information qui référence les produits et services du bien-vieillir depuis sa création en 2008. Toutes les actualités et l’agenda du secteur y sont diffusés, mais aussi des dossiers thématiques, des tribunes d’experts…
Une version imprimée de l’Annuaire national de la Silver Economie est éditée chaque année depuis 2014, un ouvrage qui se complète d’un guide pratique avec des fiches repères sur la Silver économie. Il s’accompagne du Guide du Bien-Vieillir : Ma Vie en Silver.

– Age Village ; http://www.agevillage.com/
News et flux RSS
Ce site se veut un site d’information pour les séniors et les aidants. Depuis 2000, l’équipe d’Agevillage cherche, vérifie et met en ligne chaque semaine toutes les actualités sur le bien vieillir. Elle informe sur les services qui aident à rester autonome et accompagnent handicaps et fragilités, épaulée par son réseau d’experts (gériatres, gérontologues, avocats…).
L’une des animatrice de ce site promeut la méthode dite d’humanitude. En facilitant le décryptage des situations difficiles, l’Humanitude donne des outils pour apaiser le tête à tête avec la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer.

– Senior actu https://www.senioractu.com/
News
Ce site est généralistes et permet de recouper les informations d’autres sites.

4 Les sites spécialisés

– CNSA https://www.cnsa.fr/
Gratuit News mensuelle et flux RSS
Le site de cette vénérable institution doit être suivie avec le flux RSS, pour coller à l’actualité. Position de la CNSA, études nombreuses sur la perte d’autonomie des personnes âgées comme des handicapés.

–Gerontonews ; https://www.gerontonews.com/home.php
News quotidienne ; accès aux articles payants.
Gerontonews.com est un service entièrement dédié aux dirigeants d’EHPAD . Le but de Gerontonews est de proposer, chaque jour, l’essentiel de l’actualité dusecteur, mais aussi des contenus pratiques et utiles à la gestion de l’ établissement. Les news quotidienne permettent de suivre l’actualité professionnelle du secteur.

– TSA Travail Social Actualité https://www.tsa-quotidien.fr/?edition_date=2019-01-28&no_redirect=true
Payant, news quotidienne gratuite,
La revue qui traite du social et du medico social est une référence dans l’information du secteur. Les news quotidienne servent d’alerte et d’information.

– Data-DREES
Vous cherchez un chiffre sur la retraite, l’APA, etc. dans votre département, vous le trouverez là :
http://www.data.drees.sante.gouv.fr/ReportFolders/reportFolders.aspx

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