Action internationale


Nelson Mandela


Robben Island. Matricule 466-64. Ils ont voulu l’enfermer. Le faire taire. Ils ont voulu l’humilier, le détruire. La vérité l’a rendu libre pour s’engager. La vérité selon laquelle « personne ne naît en haïssant son voisin ».

La liberté dont il disait : « Être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes. C’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de la haine, des préjugés et de l’étroitesse d’esprit. »

L’engagement sans lequel la traduction de ces valeurs n’atteint pas la dimension que tout homme digne de ce nom peut espérer de lui-même.

La France n’est pas l’Afrique du Sud. Elle ne connaît pas l’apartheid. Mais il y a comme quelque chose de pourri dans les mots et les agissements d’aujourd’hui. La lâcheté en plus.

Notre prison est d’une autre nature que la sienne. Pourquoi serions-nous condamnés à pareil climat ? C’est bien à nous de détruire les cloisons et d’ouvrir toutes les portes !
La vérité, la liberté, l’engagement.

La vérité de dire non ! La liberté de refuser les peurs et les égoïsmes et de vouloir grandir ensemble, dans un engagement assumé, revendiqué même, plutôt que de jouer l’autruche, se pavaner comme des dindons ou jouer la confrontation facile comme dans un combat de coqs.

La vérité, la liberté et l’engagement. L’éducation était à ses yeux une arme puissante pour faire évoluer les mentalités et transcender les différences. Et puis, l’émancipation d’un peuple et de ses membres, dans leurs différences, s’est révélée comme l’issue politique pour sortir d’une crise humaine effroyable et inacceptable.

Merci monsieur Mandela.

Nous entendons poursuivre. C’est notre engagement. Au sein et avec toute la CFDT.

Bonne année à tous.

Michel Devacht, secrétaire général